‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 35 sur 1261 · NORD · texte numérisé non relu

NORD

ALLEMONT-EN-OYSANS, ville de France (Isère), à 22 kil. S. E. de Grenoble. Mines d'argent et de plomb, haut-fourneau, fonderie.

ALLEN ou ALAN (Guillaume), dit le Cardinal d'Angleterre, prêtre catholique anglais, né en 1532, mort à Rome en 1594. Ayant refusé de reconnaître la reine Elisabeth pour chef de l’église, il fut forcé de quitter l'Angleterre et se retira d abord à Louvain, puis à Rome, où 11 se concilia la faveur du pape Sixte V, qui le nomma archevêquede Malines, puis cardinal, et qui le chargea de réviser la traduction de la Bible, avec Bellarmin et le cardinal Colonne. Il a laissé plusieurs ouvrages de controverse, et a été toute sa vie occupé à combattre la religion anglicane et à susciter des ennemis à Elisabeth. On lui attribue un traité où l’auteur se propose de prouver que tuer un tyran n’est pas un meurtre ce traité a été traduit en français, Lyon, 1658.

ALLER, riv. d’Allemagne, naît près de Siersleben, à 31 kil. O. de Magdebourg, devient navigable à Celle, et se perd dans le Weser au-dessous de Verden, après un cours de 222 kil.

ALLETZ (Pons-Augustin), avocat, compilateur laborieux, né à Montpellier en 1 7 03 . mort à Paris en 1785, a laissé, entre autres ouvrages, le Dictionnaire des conciles ; le Manuel de l'Homme du monde; Tableau de l’Histoire de France; Victoires mémorables des Français; les Princes célèbres qui ont régné dans le monde; l'Histoire des Papes ; les Ornements de la mémoire; Connaissance des poêles français; l'Albert moderne ; l' Esprit des Journalistes de Trévoux ; l'Esprit des Journalistes de Hollande ; Selectœ e Novo Testamento historiée; Selecta e Cicérone prœcepta; Excerpta e Tacito ; Selectœ fabulœ ex libris Metamorphos. Ovidii ; Abrégé de l'Histoire grecque ; Nouvelles vies des Saints ; l'Esprit des femmes ce l èbres du siècle de Louis XIV, etc. — E d . A 1 1 etz, écrivain contemp.,descendaitde!ui ( F.le Suppléai.) .

ALLEU, allodium, du saxon alod, c.-à-d. sort, lot. Ce mot désignait, 'dans les premiers temps du moyen âge, après rétablissement des Barbares, les terres, fruit de la conquête, que les vainqueurs s’étaient partagées par la voie du sort. Les alleux étaient libres de toute obligation ou redevance, excepté le service militaire; aussi leurs propriétaires étaient-ils appelés hommes libres , par opposition aux vassaux, possesseurs de fiefs ou de bénéfices [Voy. ces mots). Dès le x* siècle on ne trouve plus d'alleux, ni en France, ni en Allemagne ; d’uncôté l’usurpation etde l’autre le besoin de protection avaient, de gréou de force, transformé la plupart des alleux en fiefs et en bénéfices.

ALLEVARD, ch. -1 . de canton (Isère), à 10 kil. N. E. de Goncelin; 1,500 h. Eaux min. sulfur., cuivre, fer, plomb, houille, elc. Près de là naquit Bayard.

ALLIA, riv. qui se j. dans le Tibre à 15 k. N. E. de Rome. Les Gauloisy défirent les Rom., 390av. J.-C.

ALLIANCE. Les alliances les plus célèbres dans l’histoire sont connues sous le nom de Triple Alliance, Quadruple Alliance, Sainte Alliance.

triple alliance, nom donné spécialement : 1° à l'alliance formée eu 1G68 pour la défense des Pavs-

ALLM

contre Louis XIV, entre la Grande-Bretagne, les États-Généraux et la Suède ; — 2° à la grande alliance du Nord, entre Frédéric IV de Danemarck, Pierre-le-Grand de Russie, Auguste II de Pologne, contre le roi de Suède Charles XII ; alliance signée à Copenhague en 1 697 , rompue par la victoire de Charles Xil sur le Danemarck, 1700, et sur la Pologne, 1700; mais renouvelée en 1709, après la défaite du roi de Suède à Pultawa ; — 3° à l’alliance sgnée à La Haye en 1717, entre les États-Généraux, Georges I, roi d’Angleterre, et le régent Philippe d'Orléans, contre les projets ambitieux du ministre d’Espagne Albéroni , qui voulait revenir sur les traités d’ütrecht, de Bade et de Rastadt et rendre à l’Espagne la totalité de ses anciennes possessions.

quadruple alliance, nom donné au traité d’alliance signé à Londres en 1718 entre l’Angleterre, la France, la Hollande et l’Empire pour le maintien des traités d'Utrecht et de Bade, et pour la pacification de l’Italie L’empereur y consentit à reconnaître le roi d’Espagne, à condition qu’on lui remettrait la Sicile, et que la Sardaigne serait donnée au roi de Savoie. On y convint aussi d’a-ssurer à don Carlos la succession des duchés de Parme et de Plaisance et du grand-duché de Toscane. — On connaît encore , sous le nom de quadruple alliance , l’alliance offensive et défensive formée en 1834 entre l’Angleterre, la F" rance, la Belgique et l’Espagne, et qui a eu principalement pour but d assurer l’indépendance de la Belgique et de maintenir les droits de la reine Isabelle au trône d’Espagne.

sainte-alliance , nom sous lequel se forma l’al liance entre la Russie, l’Autriche et la Prusse, signée à Paris le 26 septembre 1816, après la deuxième abdication de l’empereur Napoléon, et à laquelle accédèrent presque tous les souverains de l’Europe. Elle avait pour but de maintenir le pouvoir des rois et le respect de la religion. Elle tire son nom des sentiments de piété qui animaient les princes qui la contractèrent, surtout l’empereur Alexandre.

ALLIANCE (belle) , vill. de Belgique. Voy. Waterloo.

ALLIER, E laver, riv. de France, sort des Cévenoles, passe à Langogne, Langeau, Rrioude, Issoire, Vichy, Moulins; reçoit la Sioule, l’Alagnon et le La- C au, et tombe, après un cours de 300 kil., dans la Liire au Bec-d’ Allier. Elle a donné son nom à un iépartement.

allier (dép. de 1’), un des dép. centraux de la f ance, entre ceux de Creuse, Cher, Nièvre, Saôneet-Loire, Loire, Puy-de-Dôme, formé à peu près de l’ancien Bourbonnais; ch.-l., Moulins ; surface, 9,420 kiî.carr.; 309,270 hab. Beaucoup de rivières, de sources, dont quelques-unes minérales et thermales (Vichy, Néris, Bourbon-l’Archambaut); quelques mont, à l’E. et au S. ; forêts au N., étangs au S. et au centre. Vins, grains, fourrages, etc. Houille, fer, granit, marbre, etc. Usines à fer, verreries à bouteille, faïenceries, coutellerie, bonneterie, etc. Commerce en vins, grains, bestiaux. — Le dép. de l’Ailier renferme 4 arrond. (Moulins, Montluçon.Gannat, La Palisse), 16 cant. et 322 comm. Il apiartient à la lO' div. mil., à la cour de Riom, et a un év. à Moulins.

ALLIÉS (guerre des). Voy. guerre sociale.

alliés (les). On désigne spécialement sous ce nom les princes confédérés (Russes, Autrichiens, Prussiens, Anglais, etc.) qui pénétrèrent en F’ rance en 1814 et 1815 et replacèrent les Bourbons sur le trône.

ALLIGATOR (c.-à-d. riv. des Crocodiles), riv. des Etats-Unis, dans 10. de la Caroline, se perd dans le grand marais nommé Alligator-Swamp (70 kil. sur 58) qui sépare le Pamlico-Sound de l’Albemarle-Sound.

ALLIX. Voy. alix et Adélaïde.

ALLM ANNS (monts), traversent le cant. de Zurich et longent ceux de St-Gall et Thurgovie; ils sont habités par des Anabaptistes.

ALMA

ALLOA, ville d’Ecosse (Claekmannan), à 9 kil. E. de Stirling, sur le Forth ; 5,500 hab. Port passable. Bière renommée ; très riches mines de houille ; fonderies et manuf. diverses. On y voit une tour de près de 30 mètres de haut, antérieure à 1 3 1 5.

ALLOBROGES ou ALLOBRYGES, peuple de la Gaule Transalpine, habitait au temps de César dans la Province romaine, entre les Sey a lu uni et les Vocontii au S., les Alpes grecques et les Alpes Cottiennes à l’E., les Ambarri au N., les Segusianie t les Vellavi à 10. Ce territoire, qui fut ensuite la province de la Viennaise, correspondait d’abord aux diocèses de Vienne et de Grenoble (moins le district de Die, qui était aux Vocontii, celui de Valence qui appartenait aux Segalauni, et le val d’Oysan , occupé par les Uceni) ; puis au diocèse de Genève , augmenté des districts de Châtiflon, de Miehaille et de Belley. Villes principales: Cularo (Grenoble), Vienna (Vienne) , Geneva (Genève) . Les Allobroges furent soumis par les Romains de 125 à 121 av. J .— C. ; mais le joug de Rome leur pesa longtemps. Ecrasés de dettes publiques, ils députèrent à Rome (63 av. J.-C.) pour demander un allègement et fournirent à Cicéron un moyen de prouver le complot de Catilina. Vers 360, les Allobroges perdirent leur antique nom , qui fut remplacé par celui de Sapaudia (Savoie). En 1792, lorsque l’armée française eut conquis la Savoie sur le roi de Sardaigne, les Savoisiens reprirent le nom d'Allobroges, et, réunis à la France, formèrent un 84e dép. Ils n’en furent séparés qu’en 1814. Le contingent fourni à la France par les Savoisiens prit aussi le nom de légion des Allobroges.

ALL0R1 (Alexandre), dit \e Bronzino, peintre florentin, 1535-1607, eut pour maîtres son oncle Angelo Allori, connu le 1er sous le surnom de Bronzino , puis Michel-Ange. On estime de lui un Sacrifice cl’Abraham, qui se trouve dans le musée de FTorence, et la Femme adultère , qui se trouve dans l’église du Saint-Esprit. — Christophe Allori, son fils, surnommé aussi Bronzino, 1577-1621, le surpassa: il est surtout célèbre par ses tableaux de Judith et de S. Julien.

ALLOS, ch.-l. de cant. (Basses- Alpes), sur le Verdon, à 17 kil. S. de Barcelonnette; 1,484 hab. Lac abondant en truites renommées.

ALLSTETT ou ALLSTAEDT, ville du grand-duché de Saxe-Weimar, à 45 kil. N. de Weimar; 2,000 hab. Othon 1 y résidait ; Othon II y tint une diète, 974.

ALLUTIUS, prince des Celtibériens, était d'abord attaché aux Carthaginois ; mais touché de la générosité de Scipion, qui lui rendit sans rançon une jeune captive d’une rare beauté à laquelle il était fiancé, il prit le parti des Romains ainsi que les peuples qui dépendaient de lui.

ALMA ou ALMASFjRAI, Calamita , village de la Russie d’Europe (Tauride), à 45 kil. S. O. de Simféropol. Comptoir génois du xm* au xv* siècle.

ALMADA , Alsena , ville de Portugal (Estrama dure), à 6 kil. et vis-à-vis de Lisbonne, sur la gauche du Tage. Tout près est la tour Sl-Sébastien, qui défend l’entrée du Tage.

ALMA-DAGH , Amanus mons, petite chaîne qui se détache du Taurus et sépare le pachalik d’Alep de ceux d ltchil et de Maraeh ( la Syrie de la Gilicie),

ne laisse que deux passages étroits, l'un vers l’Euphrate ( portes Amaniques ), l’autre vers la mer [portes Syriennes).

ALMADFON, c.-à-d. la mine, Cetobriga, ville d’Espagne, à 80 kil. S. O. de Ciudad Réal. Riches mines de mercure.

almaden de la plata, Sisapo, à 40 kil. N. O. de Séville. Mine de mercure.

ALMAGF^STFL, nom sous lequel on connaît un écrit astronomique de Claude Ptolémée , qui portait dans lorigine le titre de Symaxis mégisié, la Grunde Construction la Grande Composition. Dans le îx* siècle les

ALMA

Arabe* désignèrent ce livre par sa seule épithète grecque ( mégistê ) qu’ils firent précéder de leur article al; d où résulta la dénomination bizarre d’Ahnageste y qui s’est conservée. Cet ouvrage, divisé en xill livres, contient toutes les notions astronomiques des anciens et un catalogue de 1 ,022 étoiles. Le texte grec ne fut découvert qu'au xve siècle. La première édition fut imprimée à Bâle, 1538, in-f. L’abbé Ilalma a publié VAlmageste avec une traduction française, Paris, 1813, 2 vol. in-4.

ALMAGRO, ville d’Espagne, à 16 kil. de Ciudad-Réal ; 8,000 hab. Manufacture de blondes. Foire aux mulets. Patrie d’Almagro.

ALMAGRO ( Diégo d’ ), l'un des conquérants de l’Amérique, d’une famille obscure, né vers 1463 dans la ville d’Almagro, dont il prit le nom, seconda

Îiuissamment Pizarre dans la conquête du Pérou 1520); on l'accuse du meurtre de l'inea Atahualipa. ^e premier il pénétra dans le Chili, et fut nommé, par Charles-Quint, gouverneur de ce pays, quoiqu’il ne l’eùt point encore conquis ( 1534). La discorde s’etant mise entre Pizarre et Almagro, ils en vinrent aux mains sous les murs de Cusco. Almagro fut vaincu, jugé et nus à mort (1538). C’était un homme brave, mais fourbe et cruel. Son fils, nommé aussi Diégo d’Almagro, fut proclamé par ses partisans gouverneur du Chili , et vengea sa mort par le meurtre de Pizarre (1541) ; mais il fut bientôt puni lui-même , et mis à mort au même lieu que son père.

ALMAGULR, ville de l’Amérique du S. (Colombie) , par 79» 15’ long. O. , 1° 54’ lat. N. Mines d'or. AL-MAHDI. Voit, mvhdi el mohammed-àl-mahdi. AL-MAHDYA, auj. africa, ville et port de la régence de Tunis, sur la côte orient., à 145 kil. S. FL de Tunis. Fondée sur les ruines d' Aphrodisium en 915, par Obéid-Allah-el-Mahdy , elle fut la capitale des premiers Fatimites. Prise en 1550 oar Charles-Quint.

ALMA-KARANA, Carana, ville d Arabie (Yémen), à 66 kil. au S. de Damas. Fortifiée.

AL-MAMOCN (Aboul-Àbbas-Abdallah) , 7e calife abbasside, fils d'Haroun, succéda, en 813, à son frère Amyn sur le trône de Bagdad. Formé par le .sage Giafar-ben-Yahia, il s’illustra par sa clémence et son goût pour les lettres et les sciences, établit des académies, et fit traduire en arabe un grand nombre d’ouvrages grecs. Heureux à la guerre, il défit plusieurs fois les Grecs et conquit une grande partie de i’île de Candie. 11 mourut en 833. On a comparé son règne à celui de Louis XIV.

AL-MANSOLR. Voy. al-manzor.

ALMANZA , ville d’Espagne, à 93 kil. au N. de Murcie ; 6,000 hab. Grande victoire de Berwick sur les troupes de l'archiduc Charles, 1707.

AL-MANZOR, en arabe Al-Mansour, c.-à-d. V invincible. Ce nom a été porté par plusieurs personnages musulmans dont les plus célèbres sont:

abou-giafar-abdallah-al-mansoi:r , 2° calife abbasside. 11 succéda à son frère Aboul-Abbas, l’an 754 de J.-C., se défit de son oncle Abdallah qui lui disputait le trône, et du général Abou-Moslem qui lui faisait ombrage. Il entreprit plusieurs expéditions contre les Grecs, contre la faction des Oramiades et contre les Alides, fonda la ville de Bagdad, qui devint le siège de l’empire musulman, et fit quelques conquêtes au N. de la Perse et dans l'Asie- Mineure; mais il perdit l’Espagne, qui fut enlevée pour jamais aux A bhassides par les Ommiades, et persécuta les Chrétiens de Syrie et de Mésopotamie. Il mourut près delà Mecque en 775. H est le premier calife qui ait protégé les sciences et les lettres; ainsi il prépara les règnes glorieux d’Hr oun al-Raschid et d’Al-Mamoun.

ABOU- AMER-MOHAMMED- AL- M ANSO PR , Un dos plltS

fameux capitaines des Maures éiablisen Espagne, né près d’Alg siras en Andalousie en 9.39, parvint, par son courage, aux premiers grades de l’armée,

ALMI

j et mérita par ses exploits le surnom A' al-Mamour (l’invincible). Appelé à la régence du royaume de j Cordoue après la mort d’Al-Hakem II, il gouverna avec autant de fermeté que de sagesse el porta la | terreur des armes musulmanes dans les parties da l’Espagne occupées par des princes chrétiens. Il m. à Médina-Céli (998 ou 1001) , du chagrin que lui causa la perle de la bataille de Calatanazor (dans la Vieille-Castille), gagnée par les Chrétiens, et où , diton, 60,000 Maures restèrent sur le champ de bataille.

yacoub-al-modjahed-al-mansour , de la dynastie des Almohades, régna sur l’Afrique septentrionale et l’Espagne mahomélane de 1184 à 1199, repoussa les Almoravides qui lui disputaient le trône, et se rendit redoutable aux princes chrétiens d’Espagne: il remporta en 1195, sur le roi de Castille Alphonse IX, à Alarcos, une victoire dans laquelle périrent plus de 30,000 Chrétiens.

ALMARAZ, bourg d’Espagne, à 60 kil. S. E. de Placencia, à 13 kil. duTage. Beau pont, église remarquable. Bataille où les Français défirent les Anglo- Espagnols (1 810).

ALMAZAN, ville d’Espagne, à 27 kil. S. O. do Soria, sur le Duero ; 2,000 hab. Pont magnifique.

ALMÉES, c.-à-d. savantes, femmes indiennes qui font profession d’improviser des vers, dechanter et de danser dans les fêtes. Elles reçoivent une éducation soignée et sont choisies parmi les filles les plus belles et les plus spirituelles. Elles sont souvent appelées chez les grands pour servir à l'ornement de leurs festins. Leur costume léger les couvre à peine. Elles s’accompagnent du son de la flûte, des castagnettes! ou des cymbales.

ALMEJDA, ville de Portugal (Beïra), à 15 kil. S. E. de Pinhel, près du Coa; 6,000 hab. Plaça forte, prise par les Espagnols, 1762: par les Français, 1810. Source sulfureuse aux environs.

ALMEiDA (don Franç. d’), amiral portugais, fut nommé en 1505 gouverneur vice-roi des Indea orienlales par le roi Emmanuel, ût de grandes conquêtes et battit la flotte de Kansou, Soudan d’F.gypte, qui voulait disputer aux Portugais le commerce de l’Inde (1608). Malgré ses services, il fut rappelé et r emplacé par Àlbuquerque, avec lequel i! eut de vifs démêlés. 11 périt en revenant en Europe, dans un combat contre les Cafres du Gap, avec lesquels ses gens s’étaient pris de querelle (1509). — Son fils, don Laurent d'Almeida, eut une grande part à ses succès; il reconnut et soumit les îles Maldives etCeylan. Il périt dans un combat naval contre les Turcs, après avoir fait des prod ig.de valeur, 1509.

ALMELOO, ville de Hollande (Over-Yssel), sur le Vecht, à 36 kil. N. E. de Deventer; 4,000 hab. Fabrique et grand commerce de toiles fines.

ALMELOVÉKN (Théod. Janssen Van, savant hollandais, né en 1657 près d’Utrechl, mort en 1 7 1 2, professa successivement l’histoire, le greceila médecine à llardc wick. 11 a donné des éditions estimées d’Hippocrate, de Gelse, d’Apic. Gœlius, deSlrahon, de Juvénal, des Fastes consulaires, de Qmntilien, une Vie des Etienne, et plusieurs autres ouv. remplisd’érudilion.

ALMENARA,2 bourgs d'Espagne, l’un à 22 kil. S. 0. de Castellon ( Valence ) , l’autre dans la Catalogne , à 14 kil. N. 0. de Lérida; les troupes de Philippe V y furent vaincues par l’archiduc Charles en 1710.

A LM KR ï A, Porlus magnas ou Murgis , ville et por t d’Espagne, à 410 kil. S. E. de Madrid. 1 10 kil. S. E. de Grenade, sur la Méditerranée, au fond d’une vaste baie. Bon port, château-fort; 19,000 h. Soude, salpêtre, plomb; sparterie. Cap. d’un petit roy. maure après la chute du califat deCordouc(xie siècle), elle fut reprise sur les Maures dès 1 143. Alméria a donné son nom à une nouvelle province formée de la partie orient, du roy. de Grenade dont elle est le ch. -lieu.

ALMI 11 ANTE, baie d’Amérique. Voy. amiral.

ALMISSA, Alminium, v. des États autrichiens

LNE

(Dalmatie), à 32 kil. N. de Maearsca, àl embouchure de la Cettina, au pied d'une mont.; J, 200 hub.

ALMODOVAR- DEL- CAMPO, ville d’Espagne (Manche), à 35 kil. S. O. de Ciudad-Real ; 1,000

hab. Huile, vin, safran, mine d'argent. — 11 y a plusieurs autres villes ou bourgs en Espagne et en Portugal qui porter^ le même nom.

ALMOGAVARES. Voy. catalans.

ALMOHADES, de l’arabe al mouahedyn , unitaire, secte et dynastie de princes maures, ainsi appelés parce qu’ils prétendaient être les seuls qui reconnussent l’unité de Dieu. Ils régnèrent sur l’Afrique occidentale et l’Espagne aux xi i* et xme siècles. Ils eurent pour chef Abou -Abdallah-Mohammedal-Mahdi, qui souleva les Kabayles en 1120 contre la puissance des Almoravides, et s’empara d’Aglunai leur capit. (à 50 kil. S. E. de Maroc). Abd-el-Moumen, disciple et successeur de Mohammed, enleva aux Almoravides les royaumes de Fez, de Maroc, toule la régence d’Alger et les côtes mérid. de l’Espagne (1130-1103). Sous ses successeurs Yousouf et Yaeoub (1163-1 104), le pouvoir des Almoravides fut entièrement détruit en Afrique et en Espagne. La puissance des Almohades ne tarda point non plus à s’affaiblir. Ils furent chassés de l’Espagne par les victoires de Ferdinand 111 et d'Alphonse X (1228-1209) ; en Afrique, les tribus des Hafsytes, des Zeïrites et des Mérinites leur enlevèrent la (dus grande parLie de leur territoire, et enfin en 1270 tout l'empire des Almohades devint la proie des Mérinites. Les Almohades avaient régné 150ans(l 1 20-1270) et avaient eu 14 rois.

ALMÜN (Jean), libraire et écrivain politique anglais du parti vvhig, né en 1738, mort en 1805, a donné : Examen du roi Georges II d’Angleterre; Exavien de i Administration de Pilt ; un Journal du Parlement; des Anecdotes des hommes célébrés de son siècle; un pamphlet Sur les jurés et les libelles ; enfin une édition complète des Lettres de Junius , pour laquelle il fut emprisonné; on lui attribue avec quelque vraisemblance ce célèbre ouvrage. 11 fut lié avec J. Wilkes et publia ses écrits.

ALMUiNACll), b. d’Espagne, au S. E. deTolède. Sébastiaui y défit les Esp. le 11 août 1800. — de Zoiuta (Madrid ,à.3l k. S. E. de Guadalaxara, prèsdu Tage.

ALMOND RUR Y, ville d’Angleterre (York) , à G kil . 3. E. de liuddersfield ; 5,800 hab. Résidence de quelqu es rois saxons.

ALMORAH, ville de l’Inde anglaise, ch.-l. de district, à 1 33 kil. N. E. de Bareily, au pied d'une montagne de 2,000 mètres. Environ 1,000 maisons. Grand commerce avec, le Népal. Bâtie sous Akbar par Ram- Tchandra; prise par les Anglais, 1815.

ALMORAVIDES, des mots arabes al morabellî (et par corruption marabout ), qui veulent dire religieux, ermite; nom donné à une tribu de l’Atlas, origin. de l’Yémen, qui vers 1050, sous la conduite d’un certain Abdallah-ben-Yasym, soumit les royaumes de Fez et de Maroc. Yousef-ben-Taschfyn, deuxième successeur d AbdaLlah, poursuivit ses conquêtes; appelé en Espagne par les Arabes, il s’empara de là partie méridionale de la Péninsule (1080-1108), et prit le nom d' Emir-al-Moslémyn, chef des fidèles, auquel il ajouta celui de Nâsser-el-Dyn, défenseur de la foi. Mais l’empire des Almoravides ne tarda pas à s’affaiblir : ils furent renversés par les Almohades qui les chassèrent, d abord d’Aghrnat et de Maroc (1120-29), puis de l'Espagne (1 147-70). Ils se réfugièrent dans l’île de Majorque où les accueillit le prince musulman qui régnait à Cordoue. On attribue à la domination des Almoravides en Espagne l’origine de la monnaie espagnole appelée maravédi.

ALN, petite riv. d Angleterre (Northumberland), tombe dans la mer du Nord, après avoir baigné Alnwich et Alumouth.

ALNETEiNSlS tractus, en Gaule, auj. I’aunis.

ALNETUM, nom latin d’Aulnay (Calvados).

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