‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 367 sur 1261 · FAUS — 605 — FA VA · texte numérisé non relu

FAUS — 605 — FA VA

kil. N. fi. de VoscmJ; 1,000 hab. Commerce de toiles ; kirschenwasser estimé.

FAUCON-BLANC (ordre du), ou de la Vigilance , ordre institué en 1732 par Êrnest- Auguste de Saxe-Weimar pour récompenser les services militaires. La décoration de l’ordre se compose d’une croix d’or octogone, étoilée, émaillée de vert et chargée d’un faucon blanc armé et becqué d or. La devise est : Yigilando ascendimus.

FAUJASDE SAINT-FOND, un des fondateurs de la géologie, né en 1750 à Montélimart, mort à Paris le 26 juillet 1819, administrateur et professeur au Musée d’histoire naturelle, a fait plusieurs découvertes précieuses, notamment en ce qui concerne les produits volcaniques, et a publié : Recherches sur les volcans éteints du Vivarais et du Vélay , 1768; Histoire naturelle du Dauphiné , 1782; Voyage en Angleterre , en Écosse et aux îles Hébrides , 1797; Minéralogie des Volcans ; Essai de Géologie , 1803-9, 2 v. in-8. Il découv. les mines deferdela Voulte (Ardèche), et celle de pouzzolane de Chenavary en Vélay.

FAULHABER (J.), mathématicien, né à Ulm en 1580, mort en 1635, enseigna les mathématiques à Ulm. 11 se plaisait à proposer aux savants des problèmes qu’il croyait insolubles. Descartes, alors simple officier au service de l’Allemagne, en résolut plusieurs en se jouant, au grand étonnement du professeur. Il a écrit en allemand plusieurs traités estimés, entre autres un Recueil de récréations mathématiques , Ulm, 1613, in-4.

FAULQUEMONT, ch.-l. de cant. (Moselle), sur la Nied, à 31 kil. E. de Metz; 1,500 hab.

FAUNA ou FATUA, déesse latine, sœur et femme de Faunus , avait le don de prédire. On la confond quelquefois avec Rhéa ou Cybèle.

FAUNES, Fauni , divinités champêtres, issues de Faunus. On les représente avec des cornes et des pieds de chèvi'e. On les distinguait des Satyres en ce que leurs occupations se rapprochaient davantage de l’agriculture, qu’ils étaient moins hideux et avaient moins de brutalité.

FAUNUS , fils de Picus , et dieu de3 bergers , régna, dit-on, sur le Latium vers l’an 1300 av. J.-C. II apporta d’Arcadie en Italie le culte des dieux et les travaux de l’agriculture. Après sa mort, ses sujets, charmés de son gouvernement, le placèrent au rang des dieux champêtres. On lui attribuait le don des oracles. On lui donnait une forme analogue à celle des Satyres. Il avait pour femme Fauna et pour compagnons les Faunes. — On confond quelquefois Faunus avec Pan.

FAUQUEMBERG, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 19 kil. S. O. de St-Omer; 1,000 hab. Commerce de grains et de bestiaux.

FAURE (Charles), abbé de Ste-Geneviève et premier supérieur-général des chanoines réguliers de la Congrégation de France, né en 1594 à Luciennes près de St-Germain-en-Laye, mort en 1644, travailla avec zèle, de concert avec le cardinal de La Rochefoucauld, à la réforme des congrégations de religieux. Il a laissé pour plusieurs ordres des Con solutions, toutes remplies de l’esprit de Dieu.

FAURE (Louis-Joseph, comte), dit de la Seine, savant jurisconsulte, né au Havre en 1760, mort en 1837, fut nommé juge en 1791, et peu après substitut de l’accusateur public près du tribunal^ criminel delà Seine. 11 entra au Conseil des Cinq-Cents Kl 1799, puis au Tribunat. 11 fut un des principaux auteurs du code Napoléon. En 1806, il fit au Corps législatif un rapport sur les premiers livres du Code de procédure , et en 1810 sur le nouveau Code pénal. 11 entra en 1807 au Conseil d’état et y resta jusqu’à sa mort.

FAUST (Jean), célèbre magicien et nécromancien. On le fait naître à la fin du xve siècle dans le pays d’Anhalt. ou dans la Souabe, ou bien dan3 le Bran¬

debourg. Il étudia d’abord à Ingolstadl e:i Bavière, puis à Wittemberg en Saxe; acquit toutes les connaissances qu’on possédait de son temps , théologie, jurisprudence, philosophie, astronomie, et s’attacha surtout aux sciences occultes, telles que l’astrologie, la chiromancie, la démonologie. Un parent assez riche lui ayant légué sa fortune, il en profita pour se livrer à tous les genres de plaisirs et d’excès ; enfin, il fit, selon la légende, un pacte avec le diable qui lui apparut caché sous le nom et la forme de Méphistophélès , petit moine gris ; il s’engagea par ce pacte à lui livrer son corps et son âme à la condition que le démon le servirait pendant 24 ans. En effet, pendant 24 années, Faust réussit dans tout ce qu’il entreprit, et accomplit mille prodiges ; mais au bout de ce temps il disparut. C’est vers 1545 qu’on place cet événement. On donne pour amante à Faust l’innocente Marguerite, et pour compagnons un fidèle serviteur, Waiger ou Wagner, et un chien familier, Prestigiarius. 11 a pu exister un véritable Faust, mais le personnage vulgairement désigné sous ce nom a fini par n’être plus qu’un type qui représente à la fois l’avidité, la témérité et le danger de la science. La vie de J. Faust a été écrite par un certain George Wiedman, Hambourg, 1593, in-4, et traduite en français sous ce titre : Histoire prodigieuse et lamentable de J. Faust, grand magicien et enchanteur, etc., par V. Palma Cayet, Paris, 1674. Heuman a composé une curieuse dissertation sur Faust, Wittemberg, 1683. On sait quel parti Goethe a su tirer de la légende de Faust dans le célèbre drame de ce nom. — Quelques savants pensent que Faust n’est autre que le célèbre Jean Fust de Mayence, un des inventeurs de l’imprimerie, dont la vie aurait été défigurée par les contes populaires.

Faust de Mayence. Voy. fust.

FAUSTA (Flavia Maximiana), fille de Maximien Hercule, et femme de Constantin, s’éprit d’une passion criminelle pour Crispus, fils de l’empereur, mais d’un autre lit. Blessée des refus du jeune prince, elle l’accusa devant Constantin d’avoir voulu attenter à sa pudeur; celui-ci, trop crédule, fit aussitôt mettre son fils à mort; mais ayant ensuite découvert la vérité, il fit étouffer Fausta dans un bain chaud , l’an 327 de J.-C.

FAUSTE , abbé de Lérins en 433 , évêque de Riez en 460, mort vers 490. est regardé par quelques auteurs comme un saint. 11 combattit la prédestination absolue, et écrivit un Traité de la grâce et du libre arbitre. — Un autre Fauste, martyr à Cordoue en 304, est hon. comme saint le 13 oct.

FAUST1NE, nom de deux impératrices romaines, qui toutes deux ne se signalèrent que par leurs déportements. La première, Annia Galeria Faustma , était femme d’Antonin-le-Pieux ; la seconde, Annia Faustiva junior , fille de la précédente, épousa le vertueux Marc-Aurèle, et fut mère de 1 emp. Commode. Toutes deux furent, malgré leurs torts, traitées par leurs époux avec une excessive indulgence.

FAUV1LLE-EN-CAUX , ch.-l. de cant. (Seinalnfér.), à 13 kil. N. O. d’Yvetot ; 1,200 hab.

FAYARD DE LANGLADE (Guill.-Jean , baron), né à Saint-Florent, près d’issoire, en 1762, mort en 1831, était avocat au parlement de Paris avant la Révolution. Il entra au Conseil des Cinq-Cents en 1795, et au Tribunat après le 18 brumaire. 11 a travaillé atix différents codes. Il fut nommé conseiller à la cour de cassation en 1808, et devint en 1828 président de cette cour. Il fut pendant les Cent-Jours député au Corps législatif. Après la seconde restauration, il continua de siéger à la Chambre des Députés , et vota avec les ministres. On a de lui : Conférences du Code civil, 1805; Répertoire de la législation du notariat, 1807; Code pénal, avec l exposi des motifs et rapports, 1808; Répertoire de la non-

FAVO — 6

utile législation civile , commerciale et administrative , Paris, 1823-25, 5 vol. in-4.

FAVART (Charl. -Simon), auteur comique, né à Paris en 1710, mort en 1792, était fils d'un pâtissier en renom, chansonnier amateur. Il travailla longtemps pour l’Opéra-Comique où il amena la vogue, et dont il devint directeur ; puis, ce théâtre ayant été supprimé (1745), à la demande des Italiens, qui étaient jaloux de ses succès, il alla diriger une troupe ambulante qui suivait en Flandre le maréchal de Saxe, et fit pour l’armée de nombreux impromptus qui, en excitant l’ardeur guerrière du soldat, purent contribuer aux triomphes de nos troupes. A son retour, il travailla pour les Italiens et le Théâtre-Français. On a do lui plus de 00 pièces, remplies pour la plupart d'esprit, de gaîté et de délicatesse; les plus connues sont : la Chercheuse d’esprit , Annette et Lubin ; Ninette à la cour; Bastien et Bas tienne ; la Fée Urgèle; la Belle Arsène, opérascomiques ; Soliman II ou les trois Sultanes, comédie qui est restée au répertoire du Théâtre-Français; l'Anglais à Bordeaux , etc. Son Théâtre complet forme 10 vol., 1763-72; son Théâtre choisi, 3 vol., 1809. Favart était fort lié avec le spirituel abbé de Voisenon, et avait épousé une charmante actrice, mademoiselle Duronceray; tous deux eurent quelque part à plusieurs de ses opéras. — Son fils, né en 1749, mort en 1805, a été acteur aux Italiens et a donné lui-même quelques pièces.

FAVENTIA, auj. Fuenza, ville d Italie, dans la Gaule Cisalpine, au S. de Ravenne, était célèbre par ses vins. Totila y battit les Grecs, 542. — On donnait encore le nom de Faventia à Fayence, ville de France (Var), — et à Barcelone, ville d’Espagne.

FAVERGES , bourg de France (Haute-Savoie) . à 23 kil. S. E. d’Annecy; 2,500 hab. Aux environs, papeteries, fabrique de cuivre en planches, etc. On croit que cette ville oîcupe l’emplacement de l'ancienne Casuaria.

FAVERNEY, ville du dép. de la Il.-Saône, à 16 kil. N. de Vcsoul, sur la Lanterne; 2,000 hab. Commerce de vins et de blé.

FAVERSHAM, ville d'Angleterre (Kent), à 13 kil. N. O. de Cantorbéry ; 4,500 hab. Ancienne église avec abbaye ; fabrique de poudre à canon. Pêche d’huîtres. — Dès l'an 811 Faversham était ville royale. En 1147 le roi Etienne y fonda une abbaye de Bénédictins dont les ruines subsistent encore.

FAVIGNANA, Ægusa, une des anciennes îles Egades, à 13 kil. de la côte occidentale de la Sicile, par 10° long. E., 37* 57’ lat. N.; 10 kil. sur 3; 3,000 hab.

FAYOR1NUS, sophiste grec, natif d’Àrélate (auj. Arles) en Gaule, disciple de Dion Chrysostômc , contemporain et ami de Plutarque, enseigna la rhétorique à Athènes et à Rome sous Adrien. 11 jouit quelque temps de la faveur de ce prince, mais il Unit par se 1 aliéner par ses sarcasmes. U mourut vers l'an 135 de J.-C. En philosophie, il penchait vers le scepticisme. Il avait composé un traité des Tropes pyrrhoniens qui s’est perdu, mais dont Diogène Laërce et quelques autres écrivains ont conservé des fragments. Il avait aussi rassemblé les matériaux d’une Histoire universelle , dont on doit vivement regretter la perte.

favorinus (vàrinus ou guarino), leiî'jographe italien du xvi* siècle, religieux de la congrégation de St-Silvestre , était né à Favera, près de Gamcrino. Il fut précepteur de Jean de Médicis (Léon X), directeur de la bibliothèque de Médicis à Florence, évêque de Nocéra, et mourut en 1537. Il a laissé plusieurs ouvrages, dont le principal est un grand dictionnaire de la langue grecque, intitulé : iMagmm ac çcrutile diclionarium , etc., Rome, 1523, Venise. N12, in-fol.

16 — FàYE

FAVRAS (Thomas mahi, marquis de), né à Blois en 1744, lieutenant des Suisses (le la garde de Monsieur, frère de Louis XVI, et depuis roi (Louis XVIII); ut accusé en 1789 d’un complot ayant pour but d’égorger Lafayette , Nccker et Bailly, et d’enlever Louis XVI , pour le mettre à la tête d’une armée contre-révolutionnaire. Il fut condamné à être pendu et fut exécuté le 19 février 1790. D’après la rumeur publique , le véritable chef du complot aurait étt Monsieur, qui ne fit cependant rien pour le sauver.

FAVRE (Pierre), Faber, jésuite, le premier des compagnons de saint Ignace, né en 1506 au Villarct (Genève), mort à Rome en 1546, contribua puissamment à la fondation et à la propagation de 1 ordre des Jésuites, établit les collèges de Cologne (1544), de Coïmbre et de Valladolid (1546).

favre (Antoine), Faber, jurisconsulte, né en 1557 à Bourg-en-Bresse, mort en 1624, passa sa vie au service du duc de Savoie, qui le chargea de plusieurs missions importantes, et devint président du sénat de Savoie. 11 tenta de réformer ^jurisprudence romaine, en cherchant l’interprétation des Pandectes dans l’esprit de la loi et non dans les arguties dea commentateurs, et rédigea dans ce but plusieurs ouvrages estimés, tels que Jurisprudenlia Papiniana ; De erroribus pragmaticorum ; Rationalia in pandectas ; Codex Fabrianus ; Conjectura , qui ont été réunis en 10 vol. in-foL, Lyon, 1658-81. Il a aussi composé des quatrains moraux, 1601, que l’on trouve le plus souvent avec ceux de Pibrac. — Antoine Favre est père da Claude Favre, plus connu bous le nom de Vaugelas.

FAWKES (Guy), Guida Falxius, officier catholique anglais sous Jacques I, fut un des principaux acteurs de la conspiration des Poudres, 1 606. Il fut arrêté au moment où il allait mettre le feu aui barils de poudre placés sous la salle des séances du parlement, fut condamné â mort, et subit le supplice avec une fermeté inébranlable.

FAY, ville du dép. de la Loire-Inf., à 13 kil, N. E. de Savenay; 3,000 hab.

fày— billot (le), ch.-l. de cant. (H.-Marne), à 24 kil. S. E. de Langres; 2,393 hab.

fay-le-froid, ch.-l. de cant. (H.-Loire), sur le Lignon, à 30 kil. S. E. du Puy; 700 hab.

FAYAL, une des Açores, par 31° 12’ long. O., 38° 30’ -38° 38’ lat. N.: 20 kil. sur 15 ; 22,000 hab. Ch.-l., Yilla-da-Horta. On y trouve des montagnes, surtout au centre. Vins excellents. Forêts ;. fruits estimés; bons porcs. Commerce actif. Cette île est, après Saint-Michel, la plus fréquentée du groupe.

FAYD1T (l’abbé), né à Riom vers 1640, mort en 1709, entra chez les Oratoriens et fut forcé d’en sortir pour avoir écrit en faveur de Descartes. Il fit quelque bruit en dénigrant de grands noms, souleva contre lui les théologiens par ses paradoxes, et mit dans toutes ses attaques une violence et un cynisme qui le décréditèrent. On a de lui, entre autres ouvrages : De Mente humana juxta placita Neotericorum, 167 1 , ouvrage cartésien; Remarques sur Virgile et sur Homère, 1705, assez estimé; la Télémachomanie, 1713, mauvaise critique du chefd’œuvre de Fénelon.

FAYE, bourg du dép. de Maine-et-Loire, à 9 kil. S. O. de Brissac; 1,300 hab.

FAYEL (de). Voy. coucv et vergy (Gabrielle de).

FAYENCE, ch.-l. de cant. (Var), dans l’ancienne Provence, à 1 9 kil. N. E. de Draguignan ; 2,800 hab. Verrerie, tannerie. C’est, assure-t-on, le premier endroit en France où l’on ait fabriqué la faïence ; qui était récemment importée de Faenza en Italie; selon d’autres , c’est à Fayence même qu’elle aurait été inventée. Suivant celle des deux opinions qu’on admettra, Fayence aura donné son nom à la faïence, ou elle l’en aura reçu.

FAYETTE. Voy. la fayette.

FEDO —<607 — FELA

FAYETTEVILLE, ville des États-Unis (Caroline du Nord), ainsi nommée en l’honneur de La Fayette, chef-1. du comté de Cumberland, à 90 kil. S. de Raleigh; 5,000 hab. Quelques édifices remarquables. On en exporte du coton, du tabac, du chanvre, des bois de construction , des munitions navales. C’est un des lieux les plus sains de la Caroline.

FAYOUM, département de la Movenne-Egypte , borné à l’E. par ceux de Djizehet de Benysoueyf ; 90 kil. sur 55; 60,000 hab. Ch. -1., Medinet-el-Fayoum. Très fertile au N. Industrie plus active que dans le •este de l’Égypte. Commerce surtout avec le Caire.

FAZOQL, petit état de Nubie, sur la rive gauche du Bahr-el-Azrek , entre 11° et 12° lat. N., 32° long. E., est tributaire du Bertal, et a pour eapit. Adassi. Forêts impraticables et peuplées de bêtes féroces. Or natif.

FÉ (SANTA-). V&y. SANTA-FÉ.

FEBRON1US (Justin). Voy. hontheim.

FËCAMP, ch.-l. de cant. (Seine-lnf.) , à 60 kil. N. O. de Rouen, sur la Manche ; 9,462 h.;porl.Toil„ siamoises, calicots, indiennes; rafTineiie, corroieries; chantiers de construction ; cordonnerie de pacotille. Commerce d huile, eau-de-vie, vin, soude, cuirs, draperie. Armements pour pêches diverses. Entrepôt de denrées coloniales. Ane. abbaye (f. en 664).

FECHT ouFAECHDT, riv.de France (H.-Rhin), passe à Munster, reçoitla Weiss , et tombe dans 1111 à lllhiseren.

FÉCIAUX, prêtres et officiers publics, institués parAncusouNuma, pour annoncer aux peuples voisins la paix , la guerre ou les trêves ; ils étaient au nombre de vingt.

FEDER (J.- Ceorge - Henri ) , philosophe allemand, né en 1740 à Schornweisbach près de Buyreuth , mort en 1821, fut professeurde philosophie à Gœttingen , 1768, puis directeur du collège Geor gianum et de la bibliothèque à Hanovre. On a de lui: Recherches sur la volonté humaine , Lemgo , 1779-93, 4 vol. in-4 ; Principes de la connaissance de la volonté, Gœtt., 1783. Il combattit la philosophie de Kant et enseigna une morale populaire et accessible à tous.

FÉDÉRALISME. Voy. girondins.

FÉDÉRATIFS (états). Voy. confédération.

FÉDÉRATION. On désigne particulièrement sous ce nom la fête qui fut célébrée au Champ-de-Mars de Paris, le 14 juillet 1790, en mémoire du premier anniversaire de la prise de la Bastille. On y vit réunis, au nombre de 60,000, les députés des 83 départements nouv ellement établis. Le roi Louis XVI assista à cette fête , et y jura le maintien de la constitution. L'enthousiasme y fut porté à son comble. Une seconde fédération eut lieu le 14 juillet 1792; mais l’union et l’entrainement qui avaient signalé la première avaient déjà fait place aux méfiances. Pendant les Cent-Jours, on tenta de renouveler les anciennes fédérations à Paris et dans la Bretagne ; mais elles n’eurent aucun résultat.

FEDERICl (J.-B.-Frédéric viassalo, dit Camillo), poète dramatique, né en 1751 dans le Piémont, mort en 1802, a fait pour les différents théâtres d’Italie un grand nombre de pièces dont quelques-unes ont eu le plus grand succès. Une des meilleures, intitulée la Rugia vive poco , a été transportée sur notre scène sous le nom de la Revanche par MM. Roger et Creuzé de Lesser ; une autre , le Remède est pire que le mal, a été traduite dans la Collection des chefsd'œuvre des théâtres étrangers. Il a été donné à Milan, en 1828, un Choix des pièces de Federici.

FEDOR IWANOWITCH, empereur de Russie, le dernier de la dynastie de Rurick , né en 1557, succéda en 1584 à son père Iwan IV, et mourut en 1598, empoisonné par Godunow, son beau-frère.

fedorii, fils de l’usurp. Godunow, régna après lui, 1605, mais fut mis à mort nar le faux Umitri.

fedor ni alexiewitcii . empereur de Pviissie , fils d Alexis et petit-fils de Michaël Fédérowitch, qui fonda la maison de Rornanov (1613), succéda à son père en 1676, fit brûler tous les titres de noblesse afin que les distinctions fussent désormais la part du mérite et de la vertu, et mourut en 1682, laissant par testament la couronne à ses deux jeunes frères Iwan V et Pierre-le-Grund.

FÉES, êtres fantastiques, jouissant d’un pouvoir surhumain , mais soumises quelquefois à des lois bizarres et humiliantes. On les représente tantôt sous la figure d’une femme jeune , belle, couverte d habits magnifiques ; tantôt comme une vieille ridée et couverte de haillons; mais elles sont toujours armées d’une baguette magique , instrument de leur puissance surnaturelle. Sans être immortelles, elles ont une existence de plusieurs milliers d’années. On ne commença à connaître les fées qu’au moyen âge. On a voulu chercher leur origine dans les/aaste ou fauve des anciens qui prédisaient l’avenir et dont la première était Fa tua ou Fauna , l’épouse de Faunus. On fait aussi dériver le nom de fée (en italien fata) de fatum , destin, ou de l’arabe féri. Quoi qu’il en soit, les fées ont joué un très grand rôle dans le moyen âge. A cette époque, de grandes familles, des contrées même avaient leur fée protectrice. Telles étaient la fée Mélusine, en Bretagne ; la fée Banshee, en Irlande, protectrice des Fitz-Gérald; la fée des Ortoli, en Corse; la fée Morgane , à Reggio ; la fée Uryèle, la Dame Blanche des Avenel, en Ecosse, etc.

FEHRBELLIN, ville des Etats prussiens (Brandebourg), sur la petite riv. du Rhin, à 53 kil. N. O. de Berlin; 1,250 hab. L'électeur de Brandebourg, Frédéric - Guillaume, y remporta une grande victoire sur les Suédois en 1675. Un monument a été élevé près de la ville en mémoire de eet événement.

FE1NAIGLE (Grégoire de), mnémoniste, né en Allemagne vers 1765, vint en France en 1806 pour y enseigner l’art d'aider la mémoire, en employant des procédés de localisation dont il se disait à tort l'inventeur. Après avoir obtenu quelques succès, il finit par devenir l'objet du ridicule, et se retira à Londres où il mourut en 1820.

FE1TAMA (sibrand) , écrivain hollandais, né à Amsterdam en 1694, mort en 1758, donna d’abord au théâtre d’Amsterdam une tragédie intitulée : Fabricius, et un drame allégorique : le Triomphe de la poésie et de la peinture, puis renonça à la composition pourse livrer à la traduction. U a traduit et fait paraître avec succès plusieurs tragédies de Corneille, de Voltaire, de Lamothe-Boudard , etc. ; mais scs traductions les plus estimées sont celles du Télémaque en vers, 1733, et de la Ilenriade , 1753. Le théâtre de Feitarna a été publié en 1735, 2 vol. in-4.

FEITI1 (rhynvis), poète hollandais, néàZwoll, province d O ver-Yssel, en 1753, mort en 1824, fut avec Bilderdyk le restaurateur de la poésie en Hollande. 11 étudia le droit à Leyde, puis s’adonna avec suecès à la poésie; il fut bourguemestre de sa ville natale, et receveur du collège de 1 amirauté. L’académie de Leyde ayant mis au concours V Éloge de Ruyter, il envoya un poème et une ode qui fui considérée par les Hollandais comme un chci -d’œuvre du genre. Ses principaux ouvrages sont, en vers : des Odes et Poésies diverses, 1796-1810; p.usieurs tragédies: Thirsa, ou le triomphe de la Religion , 1784 ; JohannaGray, 1791 ; Inès de Castro , 1793, et Mulius Coi dus ou Rome délivrée, el des Lettres sur divers sujets de littérature , 6 vol. in-8, 1784-94.

FEKETEHALüM , ville de Transylvanie , à 15 kil. N. O. de Cronstadt ; 3,150 hab. Ruines d’un ancien château-fort.

FELAN1CHE ou FELANIX , ville de l’île Majorque, à 44 kil. S. E. de Palma ; 6,000 hab. Eau-devie. Beau couvent. Aux environs, ermitage où l’on va en pèlerinage.

Page 1