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FE LL

ministre, et rendit le duché florissant par sa bonr.e administration. 11 eut des démêlés avec le Saint-Siège au sujet dos investitures, bannit les Jésuites, e fonda l’université de Parme. Don Philippe le créa, en récompense de ses services, marquis de Félino, 1769. 11 ne s’en vit pas moins disgracié par le fils de ce prince, 1771. Il se retira en Espagne, puis en France, où il mourut en 1 774.

FELIX, proconsul ou gouverneur de la Judée pour les Romains vers l’un 53 de J.-C., frère de Dallas, affranchi de Claude, épousa Drusille, princesse juive, fille du vieux roi Agrippa Ier. C’est devant lui que comparut saint Paul à Césarée ; il retint l’apôtre en prison pour plaire aux Juifs.

Félix i (saint), pape (269-274). Sous son règne, l’Église fut troublée par l’hérésie de Paul de Samosate et persécutée par l’empereur Aurélien. Il soutint les fidèles, les encouragea à supporter les persécutions et à souffrir le martyre ; il fut prêt à se dévouer lui-même, mais il mourut en prison. L’Eglise le regarde néanmoins comme un martyr. On célèbre sa fête le 30 mai.

Félix h, anti-pape , d’abord archidiacre de l’église romaine, fut placé sur le Saint-Siège pai l’empereur Constance pendant l’exil du pape Libère, en 355. Trois ans après, Libère étant revenu à Rome, Félix en fut chassé.

Félix ni, pape, né à Home, fut élu en 483, rejeta l’édit d’union des deux églises publié par l'empereur Zénon ; condamna Acace, évêquede Constantinople, et plusieurs autres hérétiques; assembla un concile à Home en 487, et mourut en 492.

Félix iv, pape, natif de Bénévcnt, fut élu en 526 par la faveur (le Théodoric, gouverna sagement, et mourut en 530.

Félix v, antipape, élu par le conc. de Bàle en 1440, était duc de Savoie et avait longtemps gouverné ses ■bits sous le nom d’Amédée Vlil. Voy. savoie.

Félix de Valois (S.). V. vermandois (Hug. de) .

FELLAHS, paysans ou cultivateurs en Egypte.

FELLATAHS, dits aussi Foulahs et Peuls, peuple indigène de i’Afrique centrale, se trouve répandu dans toute la Nigritie occid. (Sénégambie), où il possède les états de Fouta-Toro, de Fouladou, de Bondou, de Fouta-Djalo, etc.; et dans la Nigritie centrale (Soudan), où il habite le Ouasselon, le Sangara et l’empire des Fellutahs proprement dit.

fellatahs (empire des), vaste état de l’Afrique, situé dans la Nigritie centrale, comprend sous sa domination les roy. ou pays de Gouber, Kobbi, Guari, Niffé, Zamfra, Zeg-Zeg, Kano, Douri, Kachcna, Katagoum, Kourri-Kourri, Djacoba : capit., Sakkatou, qui a 80,000 hab. Cet état est aujourd’hui la puissance prépondérante du Soudan. Il u été fondé à la lin du siècle dernier par le prétendu prophète Othman Danfodio , qui, sorti du Gouber, soumit la plupart des états que comprend le Soudan. En 1802, Othman devint fou ; il régna néanmoins jusqu’en 1816, et eut pour successeur Mohammed-Bello, son fils; celui-ci partagea d’abord avec son frère Ben-Abdallah les vastes états que laissait Othman ; mais Abdallah étant mort, tout l’empire des Fellatahs a été de nouveau réuni.

FELLER (Joachim), poète allemand, né à Zwio» kau en 1638, mort en 1691, débuta comme poète à 13 ans, fut professeur de poésie à Leipsick, puis bibliothécaire de l’université de cette ville. 11 était somnambule et mourut d’une chute faite dans un accès de somnambulisme. Il faisait fort bien levers latin. On a de lui: Flores philosopliici ; Cygni Cygneœ , en l'honneur des hommes distingués qu’avait produits Zwickau ( Ctjgnea ), sa patrie. — Son fils, Joachim- Frédéric T eller, né en 1673, mort en 1726, fut secrétaire du duc de Weimar (1706), et publia ü/o< numenta inedita, léna, 1714, 12 vol. in-4, généalogie de la maison de Brunswick-Lunebourg ;

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Otium Hanoveranum , Miscellanea Leibnitziana, etc.

feller (François-XavierDE), jésuite, né à Bruxelles en 1735, enseigna les humanités, puis la théologie à Liège, à Luxembourg, à Tyrnau en Hongrie, revint, après la su ppress. de son ordre, se fixer à Liège, où il se mit à écrire; se réfugia en Westphalie lors de l’invasion des Français (1794), et mourut à Ratisbonne en 1802. 11 a publié un grand nombre décrits, tous empreints d’un zèle ardent contre les philosophes et les Jansénistes ; le plus célèbre est un Dictionnaire historique , publié pour la première fois en 1781, 6 vol. in-8, réimprimé plusieurs fois depuis, avec des augmentations ; ce dictionnaire est en grande partie copié de celui de Chaudon. Feller a rédigé à Liège, de 1774 à 1794, un Journal historique et littéraire. On lui doit aussi un Catéchisme philosophique, 1777, 2 vol. in-8, et des Discours sur la religion et la morale , 1778, 2 vol., où l’on trouve du talent.

FELLET1N, ch.-l. de cant. (Creuse), à 8 kil. S. d’Aubusson ; 3,218 hab. Draps, tapisseries, teintureries, papeteries. Institution ecclésiastique.

FELOUPS, peuple de la Sénégambie oecid., sur la Caramansa, entre les embouchures de la Gambie et du San-Domingo. On évalue leur nombre à 50,000 individus répartis dans 60 à 70 bourgades.

FELS1NA, ville de l’Italie ancienne. Voy. bononia.

FELSOE-BANYA, ville de Hongrie (Szathmar), à 7 kil. E. de Nagy-Banya ; 4,500 hab. Administration et tribunal des mines.

FELsüe-fejer-warmegye, comitat de Transylvanie. Voy. WE1SSEMBOÜRG (OBER-).

FELTON (Jean), Irlandais, lieutenant dans l’armée anglaise envoyée au secours de La Rochelle (1628), assassina le duc de Buckingham, au moment où la flotte allait partir d’Angleterre. Loin de se soustraire au supplice, il le brava avec fanatisme.

FELTRE, Feltria , ville du roy. Lombard-Vénitien, à 26 kil. S. O. de Bellune; 4,500 hab. Evêché. Cathédrale, grande place. Blanchisserie de cire, filature de soie, etc.

FELTRE (duc de). Voy. clarke.

FELTRIA, ville de l’Italie septentrionale, dans la Rhétie, chez les Medoaci, sur le P lavis (auj. Piave ).

FEMERN, île du Danemark, dans la mer Baltique, près de la côte du Holstein: 22 kil. sur 12; 8,000 hab. Ch.-l., Burg. Bétail, céréales. Pêche et navigation actives. Fabrication de bas de laine.

FENAIGLE. Voy. feinaigle.

FÉNELON (François de salignac de lamothe-), né en 1651, au château de Fénelon en Querci, d’une Umille noble et ancienne, fut destiné de bonne heure à l’état ecclésiastique, et prêcha avec succès dès l’âge de 15 ans. Après avoir étudié àSt-Sulpice, il fut chargé par l’archevêque de Paris de l’instruction des nouvelles catholiques; ces fonctions lui inspirèrent le traité de X Éducation des filles. Sur la recommandation de Bossuet, Louis XIY lui confia le soin d’une mission dans le Poitou : repoussant l’auxiliaire de la force, Fénelon réussit par sa douceur et son éloquence à opérer un grand nombre de conversions. A son retour, le roi le choisit, d'après le conseil de madame de Maintenon, pour être précepteur de son petit-fils, le duc de Bourgogne. Il sut enseigner à son élève toutes les vertus d’un chrétien et d’un prince, et lui inspira pour sa personne une affection qu’il conserva jusqu’à sa mort. Lorsque cette éducation fut terminée, Louis XIV le promut à l’archevêché de Cambray (1694). Né avec une âme tendre, et rempli d’un pur amour pour Dieu, Fénelon accueillit les idées mystiques de MmeGuyoti : Bossuet, qui avait été jusque-làsonami, l’attaqua vivement sur ce point, et le St-Siége condamna(1699) X Explication des Maximes des Saints, que l’archev. de Cambray avait publiée pour se justifier. Fénelon se soumit avec humilité et abjura pu¬

bliquement ses erreurs. Vers le même temps, parut le Télémaque , ingénieuse fiction, où sont enseignés les devoirs d’un roi : cet ouvrage , que Fénelon n’avait pas voulu rendre public, lui avait été soustrait par un domestique infidèle. Louis XIV y vit une satire de son règne, arrêta l’impression et disgracia l’auteur. Retiré dans son diocèse , Fénelon ne s’occupa que du bonheur de son troupeau ; il prit soin lui-même de l’instruction religieuse du peuple et des enfants, et se fit universellement chérir par sa bienfaisance. Pendant le cruel hiver de 1709, il se dépouilla de tout pour nourrir l’armée française qui campait près de lui. La réputation de ses vertus attirait à Cambray nombre d’étrangers de distinction , entre autres Ramsay, qu’il convertit et qui ne le quitta plus. Il mourut en 1715, à 64 ans. Fénelon est inférieur à Bossuet pour la force et le sublime ; mais aucun auteur ne l’a égalé pour l’onction et le charme du style : c’est l’écrivain qui a le mieux reproduit dans les temps modernes la noble simplicité des anciens. Comme homme et comme chrétien, personne n’a porté plus loin les vertus douces et n’a mieux su faire aimer la religion. Il avait en politique des idées fort libérales. On a de lui un assez grand nombre d’ouvrages, mais on en a perdu plusieurs, Louis XIV ayant fait brûler, à la mort du duc de Bourgogne, plusieurs de ses écrits qui se trouvaient dans les papiers du prince. Les ouvrages principaux de Fénelon sont : X Éducation des filles, 1687; les Maximes des saints, 1697; les Aventures de Télémaque, publié en 1699 sans l’aveu de l’auteur, réimprimé en 1717 par les soins de sa famille;on en a fait une foule d’éditions; il a été traduit dans toutes les langues et même mis en vers latins; Dialogues des Morts et Fables , 1712 ; Dialogues sur V éloquence, avec une Lettre à l'Académie Française, 1718; Examen de la conscience d'un roi (pour le duc de Bourgogne), impr. seulement en 1734 ; Démonstration de l’existence de Dieu, 1713, avec une deuxième partie, 1718, souvent réimprimé, notamment en 1810 avec notes d’Aimé-Mar lin, et en 1834, chez Méquignon junior; des Sermons, qui pour la plupart furent prêchés d’abondance ; des Œuvres spirituelles. Les œuvres de Fénelon ont été publiées par l'abbé Querbœuf aux frais du clergé de France, Paris, 1787-92, 9 vol. in-4; mais cette publication fut interrompue par la révolution; la seule édition vraiment complète est celle qui a été publiée par MM. Gosselin et Caron, d’après les manuscrits de l’auteur, 1820-29, 35 vol. in-8. Sa Vie a été écrite par Ramsay, et par l’abbé Querbœuf; son Éloge a été prononcé par La Harpe, Maury, etc. Enfin M. de Bausset a donné l 'Histoire de Fénelon, 1808, 3 vol.; 1817, 4 vol. in-8.

Fénelon (J.-B.-A. de salignac abbé de), né à Saint-Jean-des-Tellais en Dauphiné, 1714, était petit-neveu du précédent. Il fut aumônier de la reine Marie Leczinska, femme de Louis XV, puis se chargea de diriger un établissement charitable fondé pour améliorer le sort des petits Savoyards à Paris. Malgré ses vertus et sa bienfaisance il fut arrêté comme suspect, et traduit au tribunal révolutionnaire qui le condamna à mort. Tous les Savoyards de Paris se rendirent à la Convention pour demander la grâce de celui qu’ils appelaient leur bon père; leurs prières furent vaines, et il subit !• supplice le 8 juillet 1794.

FENESTRANGE, Vistringen , ch.-l. de canton (Meurthe), à 13 kil. N. de Sarrebourg; 1,500 hab Bonneterie, tanneries, blanchisseries de toiles. Cette ville était jadis le ch.-l. d’un baronnie et une des archi-maréchaussées de l’Empire. La maison deFenestrange s’étant éteinte au xv* siècle, ses domaines passèrent, les uns aux princes de Salm, les autres par mariage aux princes de Lroi et d’IIavré. Marie- Antoinette en fit don à la famille Polignac. FENESTRELLE, bourg des États sardes, sur le

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Clusone, à 30 kil. N. 0. de Pignerol ; 800 hab. Eau de menthe. Ce bourg est situé entre deux montagnes sur lesquelles on voyait jadis des forts qui ont ité rasés en 1700. Le col de Fénestrelle est célèbre par le passage de l’armée française en 1516.

FENN1, peuple barbare de l’Europe ancienne. Voy. FINNOIS.

FENNONIA, nom de la Finlande en latin mod.

FEND U ILLOT DE FALBA1RË. Voy. falbaire.

FENTON (Elisée), poète anglais, né à Shellon (Stafford), mort en 1730, passa la plus grande partie de sa vie auprès du comte Orrery, dont il éleva le fils, puis auprès du secrétaire d’état Craggs, et de la veuve de sir William Trumball, qui lui avait confié l’éducation de son fils. On a de lui un recueil de Poésies , 1717 ; une tragédie de Mariamne , 1723; la traduction des 1er, 4e, 10e et 20e livres de Y Odyssée, insérée dans celle de Pope ; une Vie de Millon , etc.

FEN-TCHEOU , ville de Chine (Chan-si) , sur le Fen-Ho, ch.-I. de département, par 100° 21’ long. E. et 37° 19’ lat. N. Eaux minérales renommées.

FÉODALITÉ, ou régime féodal (de feodum , fief). On nomme ainsi un état de choses né, au moyen âge, de l’envahissement et de la conquête de l’Empire romain parles Barbares, et qui consistait dans une espèce de confédération de seigneurs investis chacun d’un pouvoir souverain dans leurs propres domaines, mais inégaux en puissance, subordonnés entre eux, et ayant des devoirs et des droits réciproques. De là, une distinction entre les seigneurs suzerains et les vassaux ou feudalaires. Le vassal était celui qui, ayant reçu à titre de récompense une propriété territoriale nommée bénéfice ou fief, se trouvait par là dans la dépendance du donateur, auquel il devait foi et hommage. Le suzerain était celui qui, ayant conféré le fief, avait droit à l’obéissance du vassal. Du reste , le même seigneur pouvait être suzerain pour certains fiefs (ceux qu'il avait conférés), et vassal pour d’autres (ceux qu’il avait reçus). — Le système féodal paraît avoir existé en germe de temps immémorial chez les Germains; il fut régulièrement établi en Gaule à l’époque de laconquête des Francs; toutes les terres conquises furent alors divisées en aüeux ou terres libres dévolues par le sort à des chefs indépendants, et en bénéfices ou fiefs (comme on le3 nomma plus tard), terres concédées par un chef à ses compagnons d’armes en récompense des services qu’ils lui avaient rendus à la guerre. Dans l’origine presque tous les bénéfices étaient amovibles; quelques uns étaient viagers ; mais bientôt ils devinrent pour la plupart héréditaires; néanmoins il y eut longtemps à la fois des fiefs temporaires, des fiefs viagers et des fiefs perpétuels. En France , l’hérédité des fiefs fut sanctionnée en 587 par le traité d’Andelot ; elle le fut de nouveau trois siècles après par l’édit de Quierzy-sur-Oise (877), qui étendit l’hérédité aux gouvernements des provinces de l’empire carlovingien. De ce moment commerce la véritable époque féodale; les possesseurs des fiefs devenus héréditaires accrurent facilement leur puissance sous les derniers Carlovingiens, et les grands feudataires devinrent de fait indépendants. En 987, Hugues Capet consomma le triomphe de la féodalité en renversant la dynastie régnante; mais aussi dès la même époque commence la lutte du pouvoir royal contre la féodalité. Hugues Capet et ses premiers successeurs ne sont encore vraiment rois que dans leurs propres domaines. Louis VI fut le premier qui sut rendre à la royauté le rang qui lui appartenait. L’établissement des communes, en fournissant aux roisun auxiliaire contre la puissance des vassaux; les croisades, en forçant les seigneurs d’engager à la zouronne des domaines qu’ils ne purent depuis recouvrer, portèrent le3 premiers coups à la féodalité

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