‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 37 sur 1261 · ALPE — 55 — ALPH · texte numérisé non relu

ALPE — 55 — ALPH

détachent au S. du Drey-Herren-Spitz, séparant les bassins de l’Adige et de la Drave ; 6° les Alpes Juliennes , qui se lient aux Alpes Cantiques et forment une Talléedans laquelle coule la Save ; 6° les Alpes Uinariques , qui unissent les Alpes proprement dites avec le Èalkan. Les plus hauts sommets des Alpes se trouvent dans les Alpes Pennines :ce sont le Mont-Blanc, 4 ,8 1 0 mètres; leMont-Rosa, 4,G3G :1e Mont-Cervin, 4,600; le Mont-Combin, 4,308 ; le Mont-Géant, 4,210. Viennent ensuite : le Mont-Olan, 4,200 ; le Mont-Pelvoux deValouise, 4,003 ; le Mont-Iseran , 4,063; l'Orteler Spitz, 3,917 ; le Gross Glockner, 3,890; le grand St- Bernard, 3,470; le St-Gotliard, 3,300 ; le Mont-Cenis, 3,493; le Mont-Visa, 3,936. Ces hauteurs dépassent toutes celles de l’Europe, mais elles restent loin de celles de l’Asie et de l’Amérique ( Voy. Himalaya, Andes). Les Alpes sont couvertes de neiges éternelles; elles offrent d immenses glaciers, surtout en Suisse et sur la lisière N. de l'Italie. Un grand nombre de fleuves et de riv. descendent des lianes des Alpes; les principaux sont : le Rhin, le Rhône, le Pô, le Danube, etc. On rencontre très peu de passages dans les Alpes; elles forment comme un mur infranchissable : les passes les plus célèbres sont celles du Mont- Genèvre, entre la France et le Piémont ; des Echelles, entre la France et la Savoie ; du Mont-Cenis et du petit St-Bernard , entre la Savoie et le Piémont ; du St-Gothard, entre la Suisse et l’Italie; du Sœrnmering, entre l’Autriche et la Styrie. Les Français ont exécuté des rentes magnifiques au Simplon et au Mont-Ce»is. Annibal, en 217 av. J. -G., et Bonaparte en 1800, ont franchi les Alpes avec de grandes armées ; ce qui était généralement regardé comme impossible. — Les anciens donnaient aux différentes parties de l’immense chaîne des Alpes les noms de: Alpes Mariiimœ, depuis le Liy us tic us sinus jusqu’au Mons-Vesulus (Yiso) et aux sources du Padus (Pô); Alpes Cottiance (auparavant appelées Alpes Juliœ , mais qui reçurent ce nom sous Auguste, en souvenir de la route que le roi Gottius avait ouverte aux Romains dans la vallée de Suze), depuis le Vesulus mons jusqu’à VAlpis Couia (Mont-Cenis); Alpes Graiœ, appelées aussi Cremonis juga (Mont-Craimon, au N. E. de la vallée de la Thuille), depuis le Mont- Cenis jusqu'aux sources de la Duria major (Boire); Alpes Penninœ , depuis la Duria jusqu’au Mons Adulas (St-Gothard), ainsi nommées d’un mot du pays qui signifiait liante montagne: on y distinguait le Penninus mons (grand St-Bernard); Alpes llelveticœ ou Lepontiœ , au midi de la Suisse ; Alpes Rheticce ou Tridenùnœ , qui traversaient les deux Rhéties, et enfin Alpes Carnicœ ou Noricœ , qui séparaient le Iforicum du pays des Garni.

alpes grecques, Alpes Graiœ, une des 17 prov. de la Gaule au ive siècle, entre les provinces nommées Alpes Mariiimœ, Viennensis , Maxima Sequanorum et 1 Italie, avait pour capitale civ. Helvetiorum ou Aventicum (Av enches), et pour villes principales Darantasia ou civitas Cenlronum ( Moustiers en Tarantaise ) , Octodurus ou civitas Vallensiurn ( Marti- Each). Ce territoire représente à peu près le bassin du Haut-Rhône jusqu’au lac Léman, la vallée de Suze, le Briançonnais et le val de Prégalas.

ALPES maritimes, Alpes Mariiimœ, une des 1 7 prov. de la Gaule au iv*“ siècle, au S. des Alpes Graiœ, entre le Ligusticus sinus, l’Haiieel la Narbonensis 2», avait pour capit. civitas Ebroduncnsium (Embrun), et pour villes principales civitas Diniensiurn (Digne), Sollinensium (Castellane), Cemenelensium (Cimiers), Viniensium (Venee). Elle répond à une partie du Dauphiné, de la Provence, du Piémont et du comté de Nice.— Sous l’Empire, on nomma Alpes-Maritimes un dép. situé entre ceux du Var, des B. -Alpes, de la Stura et de Montenotte; ch.-l. Nice. Enlevé à la France en 1814, il a été en partie recouvré en 1860. alpes (dép. des jbassks— 1. dep. frontière, entreeeux

des H.-Alpes, du Var, de Vaucluse et les États sardes, a pour ch.-l. Digne. 11 est formé d’une partie de la Provence. Surface, 7,460 kil. carr. ; popul. 169,045 hab. Mont., mines, fer mêlé d'or, argent, jayet, etc.; plomb, houille, albâtre, ardoise, marbres. Oranges, châtaignes, truffes, nombreuses plantes aromatiques, délicieuses prairies naturelles. Industrie presque null®* — Cedép.aâarr. (Digne, Castellane, Barcelonette, Forcalquier, Sisteron), 30 canl. et 267 communes. 11 fait partie de la9e div. milit. et dépend de la cour impér. d'Aix. Il a un évôrhé à Digne.

alpes (dép. des hautes-), dép. frontière, entre ceux des B. -Alpes, de l’Isère, de la Drôme et les États sardes, a pour ch.-l. Gap. 11 est formé d’une partie du Haut-Dauphiné. Surface, 6,463 kil. carr.; popul. 131.1G2 hab. Mont, très hautes et vallées où la neige séjourne 8 mois; grandes forets remplies de bêtes fauves ; vastes pâturages. Marbres, albâtre, porphyre, syénite, etc. Céréales, châtaignes, vin, chanvre, etc. Mulets, belles bêtes à laine. Commerce peu actif, grains, fruits, gros draps, craie, mine de plomb noir, térébenthine, albâtre, etc. — Ce dép. a 3 arr. (Gap, Embrun, Briançon), 24 cant.et 189 communes. 11 fait partie de la 8e div. milit. et dépend de la cour impér. de Grenoble. 11 a un évêché à Gap.

ALPES SCANDINAVES. Voy. D0PHR1NES.

ALPHÉE, Roufia, rivière d'Élide, prenait sa source en Arcadie, aux environs de Mégalopolis, passait près d Hérée, arrosait la plaine d'ülympie et de Pise, et tombait dans la mer Ionienne. On croyait qu’il allait s’unir aux eaux de i’Arétbuse, en Sicile.

ALPHÉSIBÉE. Voy. alcméon et eriphyle.

ALPHONSE, nom de divers princes d’Espagne, de Portugal, etc. :

Page 1