‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 385 sur 1261 · FLIN · texte numérisé non relu

FLIN

avec 4 livres inédits qui contienne) t l’esquisse du xve siècle (1414-1517). On trouve dans YHist. ecclés'. de Fleury un style facile et naturel, une vaste érudition, de sages réflexions; mais la critique y est quelquefois outrée. Son 9e Disc, sur T Église gallic., son Cate'ch. histor., son Institution au droit ecclésiastiq. sont à Y Index. Rondet a réuni ses Opuscules en 5 vol., Nîmes, 1780; Émery a publ.en 1807 de Nouv. opuscules. Fleury avait été admis à l’Acad. f r. enl696.

fleury (André-Hercule de), cardinal et ministre, né à Lodève dans le Languedoc en 1653 , fut d’abord aumônier de Louis XIV; devint en 1698 évêque de Fréjus, et fut choisi en 1715 par le vieux roi mourant pour être précepteur du jeune Louis XV. Fleury gagna toute la confiance de son élève, et en 1726, il succéda au duc de Bourbon dans la charge de premier ministre ; la même année il fut nommé cardinal. Il montra de la sagesse dans l’administration intérieure; il diminua les impôts et mit quelque ordre dans les finances ; mais il ne sut pas maintenir l’influence de la France au dehors. Stanislas, roi de Pologne, qui devait être soutenu, fut abandonné dans la guerre qu’il entreprit pour reconquérir son trône ; cependant, par le traité de Vienne (1736), Fleury fit céder par l’Autriche à ce roi déchu les duchés de Lorraine et de Bar, en stipulant que ces duchés, après la mort de Stanislas, reviendraient à la France. Dans la guerre de la succession (1740), le cardinal ne fit pas encore jouer à nos armées un rôle bien brillant, mais il ne vit pas la fin de cette guerre : il mourut en 1743.

fleury (Joseph-Abraham bénard, dit), acteur français, né vers 1750 à Lunéville, fils d’un des acteurs de la troupe du roi Stanislas , débuta à la Comédie-Française en 1772, et réussit parfaitement dans les rôles de petits-maîtres, de courtisans, de mauvais sujets. On ne se lassait pas de l’applaudir dans le Chevalier à la mode, dans l'Homme à bonnes fortunes , et surtout dans le marquis de l'École des Bourgeois. Fleury quitta la scène en 1818, et il mourut en 1822 plus que septuagénaire. M. Laffitte, homme de lettres, a publié en 1836 et 1837 des Mémoires de Fleury, auxquels celui-ci n’a sans doute coopéré que par quelques notes trouvées dans ses papiers après sa mort.

fleury (joly de), magistrat. Voy. JOLY.

FLEVO (lac), lac situé jadis au N. du Rhin inférieur, dans le pays des Bataves, et qui communiquait par un étroit canal (dit Flevum ostium ) avec, l’Océan Germanique. L’irruption des eaux de l’Océan en 1238 l’agrandit et en fit le Zuyderzée actuel.

FLEVUS, fleuve du pays des Bataves, auj. I’yssel.

FLEXÎA, nom latin moderne de la flèche.

FLIBUSTIERS, de flyboat, vaisseau qui vole; ou plutôt de frte booter (en allemand freibeuter) , franc butineur; nom donné à des pirates des Antilles , qui se sont fait un nom dans le xvne siècle par leur audace et leur acharnement contre le gouvernement espagnol. Descendus de ces Boucaniers de l’île de Saint-Domingue dont les Espagnols avaient détruit le commerce, ils couraient les mers, pillant les colonies et les vaisseaux espagnols, et dissipant ensuite leur butin dans la débauche. Les plus célèbres de ces flibustiers furent : l’Anglais Morgan, qui prit Panama en 1670; Pierre Legrand, de Dieppe; Nau l'Olonnais , Michel le Basque et Monbars l' Exterminateur. Le dernier exploit de ces pirates fut la prise de Garthagène, dont ils s’emparèrent en 1697, à l’aide d’une flotte de corsaires français. Depuis cette époque leur nombre diminua sensiblement, et l’histoire n’en parle plus après le xvii* siècle.

FLINDERS (Matth.), navigateur anglais, né vers 1760, mort en 1814, parcourut en 1798 avec Bass les côtes de la Nouvelle-Hollande, découvrit le détroit de Bass qui sépare la Terre de Diémen du continent, et publia à son retour : Voyage aux Terres

FLOU — 629 — FLOP

australes pendant les années 1801, 1802 et 1803, Londres, 1814, 2 vol. in-4, avec atlas.

FL1NDERS (Terre de), partie de la côte S. de la Nouvelle-Hollande, entre les 130° et 136° delong.E. — Près de cette côte, par 132° 7’ long. E., 33° 41’ lat. N., est une ville qui porte aussi le nom de Flinders. On y trouve une espèce particulière de kangourous.

FL1NES-LÈS-MORTAGNES , ville du dép. du Nord, à 8 kil. S. O. de Saint-Amand ; 1,800 hab. Bas de laine, toiles.

FLINSBERG, ville des États prussiens (Silésie), près de la Queiss, à 25 kil. S. O. de Lœwenberg; 1,500 hab. Verrerie. Eaux minérales célèbres qui s’expédient en grande quantité à l’étranger. On trouve aux environs des cailloux blancs très propres à la fabrication du verre.

FL1NT, ville d’Angleterre, ch.-l. du comté de Flint, dans le pays de Galles, à l’embouchure de la Dee et à 17 kil. S. O. de Liverpool. Bains de mer. 2,216 hab. Ruines d’un château-fort. — C’est près de cette ville que Richard II fut pris, et qu’il fut forcé de céder sa couronne au duc de Lancastre (Henri IV) en 1399. — Le comté de Flint, un des comtés maritimes de l’Angleterre, est situé entre ceux de Denbigh à l’O. et de Chester à l’E. : 45 kil. sur 20; 60,000 hab. Pâturages, grains; plomb, houille, zinc, etc.

FL1XECOURT, bourg du dép. de la Somme, à 19 kil. N. O. d’Amiens, sur la Somme ; 1,500 hab. Aux environs, ruines d’un camp de César.

FLIZE, ch.-l. de cant. (Ardennes), à 7 kil. S. E. de Mézière» ; 300 hab.

; FLODDEN, hameau d’Angleterre (Northumberland), à 9 kil. N. 0. de Wooler et à 18 kil. S. de Berwick, est célèbre par la bataille qui s’y livra en 11513, entre les Anglais, commandés par Surrey ,

' et les Écossais, commandés par Jacques IV : le roi d’Écosse y périt avec presque toute sa noblesse.

FLODdARD, chroniqueur français, né à Epernay en 894, mort à Reims en 966, fut chanoine de la cathédrale de cette ville. On a de lui une Histoire de l'église de Reims, en latin, Douai, 1617, et une Chronique de France de 919 à 966, publiée par Duchesne. M. Guizot en a donné la traduction dans sa Collection des Mémoires relatifs à l’histoire de France.

FLORAC, ch.-l. d’arr. (Lozère), à 23 kil. S. E. de Mende, sur le Tarnone, près de son confluent avec le Tarn; 2,000 hab. Société d’agriculture. — L’arr. de Florac a 7 cantons (Barre, Sainte-Enimie, Massegro (jadis S.-George) , Saint-Germain-de-Calberte, Meyrueis, Pont-de-Montverl , plus Florac), 53 communes, et 41,439 hab.

FLORAUX (Jeux). Voy. jeux et flore.

FLORE, Flora , déesse des fleurs et des jardins, épouse de Zéphyre. Son culte fut introduit à Rome par Tatius. On célébrait en son honneur les jeux floraux. Selon d’autres le culte de cette déesse aurait pour origine un legs fait au peuple romain par une courtisane nommée Flora, à la condition que l’on célébrerait tous les ans une fête en son honneur; il est probab.que les 2 cul tes se confondirent.

FLORE (franc-), peintre flamand. Voy. floris.

FLORENCE, Floremia Tuscorum des anciens, Firenze en italien, capitale du grand-duché de Toscane, sur l’Arno, dans une situation délicieuse, par 8° 55’ long. E., 43» 48’ lat. N., à 250 kil. S. E. de Milan, à 1,200 kil. S. E. de Paris; 90,000 hab. Archevêché. Edifices superbes et qui en font une des plus belles villes du monde: palais Pitti, Vieux- Palais, galerie de Florence, nombreux palais appartenant à des particuliers; magnifique cathédrale dite Duomo; belles églises; beaux jardins, places vastes et richement décorées. Les statues, tableaux et autres objets d’art se trouvent en profusion â Florence. Cette ville a de plus beaucoup d’établissements

scientifiques , artistiques et littéraires (les bibliothèques Magliabecchiana, Laurentine, la bibl. particulière du grand-duc; le Musée florentin ; le Musée d’histoire naturelle); plusieurs académies et sociétés savantes, entre autres l’Académie délia Crusca; les écoles pies, une école de peinture, un observatoire, etc. Florence fabrique les taffetas dits fiorence, des lainages, de la carrosserie, des instruments demathémat. ; on y fait de belles mosaïq. en pierre dure; on en exporte des chapeaux de paille. Patr. des Médicis, du Dante, de Boccace.de Machiavel , de Guichardin, ds Villani, de Mars. Ficin, d’Améric Vespuce , de Cimabué, de Brunelleschi , d’André del Sarto, et d’un grand nombre de peintres qui ont formé l’éeole dite Florentine, du musicien Lulli, de plusieurs papes, entre autres Léon X. — Florence existait du temps des Étrusques, mais elle n’eut quelque célébrité que quand Sylla en eut fait une colonie romaine. Stilicon y remporta une grande victoire sur Radagaise en 406. Prise et reprise successivement par Totila, par Narsès, elle finit par être ruinée : Charlemagne la releva en 781, et elle parvint sous l’autorité des rois d’Italie à une hauto prospérité, tandis qu’autour d’elle les factions déchiraient l’Italie. Mais en 1215 elle prit part à ces discordes, et depuis ce temps elle devint la proie des partis et de l’anarchie. Elle fut dans l’Italie centrale le siège de la puissance des Guelfes : son gouvernement varia souvent en général, pourtant sa tendance fut éminemment démocratique, et la constitution dite Ordinamenti di giustizia{i 282) fut la base des organisations postérieures. Souvent en guerre avec l’Empire, avec Milan, avec les Pisans, avec les papes; soumise à Naples de 1314 à 1317, puis de 1326 à 1328 ; à Gauthier de Brienne de 1342 à 1343; gibeline un instant, de 1378 à 1383, elle acquit au milieu des guerres Pistoie, Arexzo, Pise. Elle tomba à partir de 1421 sous l'influence des Médicis, et finit par devenir le patrimoine de cette famille : elle conserva d’abord le nom de république; mais à partir de 1569, Florence et son territoire furent érigés en grand-duché sous le titre de grand-duché de Toscane. — A Florence se tint en 1439 le 18e concile œcuménique, suite de celui de Ferrare, qui lui-même faisait suite à la partie du concile de Bâle tenue de l’aveu du pape. On s’y occupa des moyens de réunir les églises d’Orient et d’Occident.

Florence (compartiment de), une des cinq divisions actuelles du grand-duché de Toscane, au N. de celui de Sienne, à l’E. de celui de Pise. Ch.-l., Florence. Voy. toscane.

FLORENCE (le cardinal de). Voy. zabarella.

FLORENSAC, ch.-l. de canton (Hérault), à 8 kil. S. E. de Peienas; 3,525 hab.

FLORENT (saint), abbé du monastère de Glonne, depuis Saint-Florent-le- Vieux, en Anjou, mort au commencement du v* siècle. On le fête le 22 septembre ou le 7 novembre. — Voy. saint-florent.

FLORENTIA, auj. fiorenzuola et Florence.

FLORENTIN. On désignait sous ce nom avant 1789 une des trois grandes divisions du grand-duché de Toscane. Il en formait la partie septentrionale : outre Florence, il comprenait les villes de Pistoia, Fiesole, Arexzo, Borgo, Montepulciano, Cortone, Vallombreuse et Camaldoli. Sous l’empire français, il a formé le dép. de l’Arno et une partie de ceux de la Méditerranée et de l’Ombrone.

FLORES, une des Açores, la plus à l’O., par 33e 28’ long. O., 39° 33’ lat. N.; 10,000 hab. : 26 kil. sur 14. Ch.-l., Flores. Montagnes, forêts. Orseille, grains, très bons fruits. Pêche.

flores, dite aussi Endé , ou Mangderat , une des îles de la Sonde, par 117° 37-120° 45’ long. E., 7° 53 -9° 3’ lat. N. : 310 kil. sur 90. On y remarque un volcan. Cannelle sauvage, sandal, coton, ris, bois de eapan. Habitants malais , quelques Porto

jrLOR

gais. L’île appartient à la Hollande. — Flores est séparée de Soumbava par le détroit de Sabi : on nomme détroit de Flores le canal entre les îles de Solor et de Sabroun.

flores, île de la Nouvelle-Bretagne, près de la rôte S. des îles de Quadra et Vancouver.

FLORIAN, hameau et château du dép. du Gard,

& 6 kil. E. de Sauve. Patrie de Florian.

FLORIAN (J. -P. Claris de), littérateur, né en 1755 au château de Florian dans les Cévennes, fut d3 bonne heure accueilli et encouragé par Voltaire, auquel sa famille était alliée; entra comme page chez le duc de Penthièvre, servit quelque temps comme officier de dragons, puis vint se fixer à Anet et à Sceaux, auprès du duc de Penthièvre , dont il devint le favori et dont il distribuait les bienfaits. La révolution troubla son bonheur : il fut incarcéré en 1793 et mourut peu après à Sceaux en 1794, à 38 ans. Florian s'était exercé dans plusieurs genres ; quoiqu’il manquât de vigueur et de génie , il se distingua toujours par la grâce et la sensibilité. Il a écrit des nouvelles pleine» d’intérêt, des pastorale» dont les plus estimées sont : Estelle , Galatée (1783); des poèmes en prose, Numa Pompilius (1786), Gonzalve de Cordoue (1791), précédé d’un excellent Précis sur Les Maures; de jolies comédies dont Arlequin est le héros, et des Fables charmantes, qui lui assurent le premier rang après La Fontaine. II avait beaucoup étudié la littérature espagnole et a laissé une traduction, ou plutôt une imitation libre de Don Quichotte. Florian fut reçu à l’Académie Française en 1788. Il a été fait plusieurs éditions de ses œuvres; les plus récentes sont celles de Briand, 1823-1824, 13 vol. in-8, et de Jauffret, 1837, 12 vol. m-8. Jauffret a écrit sa Fie, et Lacretelle son Éloge.

FLORIDA-BLANCA (don josé monino, comte de), ministre espagnol, né à Ilellin (Murcie) en 1729, fut d’abord ambassadeur d’Espagne près la cour de Rome. Les talents dont il fit preuve dans cette mission le firent choisir pour principal ministre par Charles 111, 1777. Son administration à l’intérieur fut sage et glorieuse, mais il échoua dans l’entreprise de chasser les Anglais de Gibraltar, et engagea son pays dans une guerre ruineuse et impolitique contre l’Anglet. en prenant parti pour les États-Unis. Disgracié par Ch. IV en 1792, il resta plusieurs années emprisonné à Pampelune. 11 ne reparut qu’en 1808 etfut alors élu président de la junte centrale; mais il mourut la même année, à Séville.

Fl ORIDE.presqu’îleetétat de l’Uni on, au N. E. du golfe du Mexique, à FO.de l’Atlantique, au S. E. de l’état d’AIabama et au S. de la Géorgie, par 24° 50’- 31°lat. N., 82® l5’-87°40’long. O.: 470 kil. sur 200, 54,000 hab. (35,000 blancs, et 19,000 naturels ou esclaves). Capitale, Tallahassée. Jadis la Floride était divisée en deux parties : Floride orientale et Floride occidentale ; St-Augustin était le ch.-l. de la Floride orient., et Pensacola de la Floride occident. : d’où le nom de Deux-Florides donné souvent à ce territoire. Terrain plat, bas et marécageux. Savane» immenses ; sables en beaucoup d’endroits ; chaleur étouffante et fièvres terribles. — Le nom de Floride, qui vient de Pâques-Fleuries, fut donné à cette contrée par Juan Ponce de Léon , qui en fit la découverte en 1512 le dimanche des Rameaux fqu’on nomme aussi Pâques-Fleuries). Longtemps on donna le nom de Floride à tout le pays situé à FO. du Mississipi. Sur ce vaste espace vivaient six nations dont l’ensemble compose la famille Mobileïiatchez ou floridienne , savoir : les Natchez, les Criks supérieurs (dans l’Àlabama), le» Crik» inférieurs ou Séminole» (sur les bords du Flint), les Tchikkasah, /es Chaktas ou Têtes-Plates, les Yazoux (tous deux dans l’état du Mississipi, au N. ). Après bien de» vicissitudes, les Espagnols restèrent maîtres de la Floride vers 1570 , et ils la possédèrent jusqu’en

FO

1763, époque à laquelle elle fut cédée à la Grande- Bretagne. En 1781, les Espagnols la reconquirent, et le traité de Paris en 1783 les confirma dans la possession de cette contrée ; enfin en 1819 les Etals* Unis l’achetèrent à l’Espagne et en firent un territoire-, qui devint Etat en 1845. — On nomme Trait des Florides un traité conclu en 1819 pour fixer les limites des Etats-Unis et du Mexique.

floride (golfe du). Voy. canal de bahama.

FLORID1A, ville de Sicile (Syracuse), à 13 kil. O. de Syracuse; 4,000 bab.

FLORIEN, Marius Antonius Florianus , frère utérin de l’empereur Tacite, prétendit lui succéder après sa mort, en 276, et se fit reconnaître par le sénat ; mais Probus ayant été proclamé par les légions d’Orient, il marcha à sa rencontre ; il essuya un premier échec après lequel ses propres soldats le massacrèrent. Il n’avait régné que deux mois.

FLORIS (François), dit Franc-Flore , peintre d’histoire, né à Anvers en 1520, mort en 1570, fut surnommé par ses compatriotes le Raphaël flamand, jouit de l’estime de Charles-Quint et de Philippe II, et amassa par son talent une grande fortune. On distingue parmi ses œuvres de beaux Arcs de triomphe , les Douze travaux d' Hercule, et un Jugement dernier. — Il forma un grand nombre d’élèves dont le plus célèbre est son fils François, dit Floris le Jeune.

FLORUS(Annæus Julius), historien latin, que l’on croit natif d’Espagne et de la famille de Sénèque et de Lucain, vivait, selon le-s uns, sous Adrien, selon les autres 100 ans plus tard. On a sou» son nom un Epitome ou Abrégé de l'histoire romaine depuis Romulus jusqu’à Auguste, en 4 livres, ouvrage écrit d’un style brillant et rapide; on lui attribue aussi le Pervigilium Veneris et quelques autres poésie». Les meilleures éditions de Floms sont celles ad usum Delphini, 1674, in-4, et 1723, in-8, de Maittaire, Londres, 1715. Il a été traduit par Coëffetau, 1618; par l’abbé Paul, 1771; par M. Ragon, 1826, dans la collection de Panckoucke et par M. Durozoir, 1829.

FLOTTE (la), ville du dép. de la Charente-Inf., sur la côte N. de l’île de Ré : rade et port excellents; 2,600 hab.

FLOUR (saint), premier évêque de Lodève, martyrisé en Auvergne vers 389, suivant les légendes, donna son nom à la ville de St-Flour ( Voy. SAINTfloijr). On le fête le 3 novembre.

FLIJDD (Robert), Robertut de Fluctibus, néàMilgate (Kent) en 1554, mort à Londres en 1637, cultiva toutes les sciences connues de son temps, surtout la médecine et la physique ; donna dans 1m erreurs de la théosophie, de l’alchimie, de la magie, et s'affilia aux Rose-Croix. Ses écrits sont presque inintelligibles. Ils jouissent cependant d’une grande réputation et furent réfutés par Kepler, Gassendi, Mersenne. etc. Les principaux sont : Utriusque Casntt historia, Oppenheim, 1617 ; De supernaturali microcosmi historia, 1619 ; Claris philosophice et alchimiæ fluddanæ , Francfort, 1633. Ses Œuvres forment 6 vol. in-fol.

FO ou FOÊ, fondateur d’une secte religieuse qui compte de nombreux partisans en Chine, paraît être le même que Bouddha. Il naquit dans l’Inde, à Bénarès, ou dans le Cachemire, environ 1027 ans av. J.-C. Il réforma la religion des Brachmanes, proscrivit la distinction de» castes et l’inégalité des hommes, et enseigna une doctrine dont les préceptes fondamentaux sont de ne point mentir, de respecter le bien d’autrui, de ne tuer aucune créa ture vivante, de s’abstenir de vin, d’éviter l’impureté, de croire à des récompenses et à des punitions après la vie. Sa doctrine ne commença à se répandre en Chine qu’environ 200 ans av. J.-C. Ses prêtres se nomment Bonzes et rivent réunis dans des mo-

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