‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 391 sur 1261 · FOUS — 637 — FORT · texte numérisé non relu

FOUS — 637 — FORT

de Wolf , 1741-63, 6 vol. in-8 ; Conseils pour former une bibliothèque , 1746, in-8; Mélanges philosophiques, 1764, 2 vol. in-12; Éloges des académiciens de Berlin et autres savants, Berlin, 1767, 2 vol. in-12; l'Esprit de Julie (Iléloïse), 1762, in-8; Frédéric-le-Grand, Voltaire, Jean-Jacques , d'Alcmiert , 1789, in-8. lia en outre rédigé plusieurs journaux littéraires. — Son fils, Jean-Louis Formey, né à Berlin en 1766, mort en 1823, fut un médecin distingué et laissa plusieurs ouvrages de médecine fort estimés.

F0RM1ES, Formiœ , auj. Mola, ville du Latium mérid., sur la mer, à l’O. de Minturne, dans le pays jadis habité par les Lestrygons.

F0RM1GNY, village de l’anc. Normandie, dans le N . du dép. du Calvados, à 1 6 kil. N. 0. de Bay eux ; 660 h. Leeonnét. deRichemont.ybatt.les Angl. en 1450.

FORMOSA ou OUARANG, île de l’Océan atlantique, une des Bissagos, la plus au N. : par 18° 60’ long. 0., 11° 30’ lat. N.

formosa, riv. de la Guinée septent., dont la source est inconnue; son embouchure est par 1°30’ long. E., 6° 20’ lat. N. Elle sépare les étals de Bénin et d’Ouari.

FORMOSE, Thaï-Ouan en chinois, île située au S. E. de la Chine, par 117° 52-11 9° 37’ long. E., 21° 56’ - 26° 20’ lat. N., et dépendant de la prov. continentale de Fou-kian ; 400 kil. sur 140. Ch.-l. (de la partie chinoise), Thaï-Ouan. Une chaîne de mont, la coupe en deux; plusieurs volcans; or, argent, cuivre, sel, soufre, camphre, eaux therm.Lapartie orient, est habitée par des indigènes indépendants ; la partie occ., où sont les Chinois, est fertile et bien cultivée. — Les Chinois s’établirent dans cette île en 1430 ; les Japonais et les Hollandais y fondèrent des colonies au commencement du xvne siècle ; mais en 1661, le pirate chinois Koxinga s’empara de l’île tout entière; il y régna jusqu’en 1683. A cette époque, les Chinois aidés des Hollandais la reprirent. — On donne le nom de canal de Formose au détroit qui sépare le continent chinois et l’île de Formose.

FORMOSE, pape de 891 à 896, condamna Photius, sacra empereur Lambert, duc de Spolète, puis mit h sa place Arnoul, roi de Germanie. Le fougueux Étienne VI fit déterrer son cadavre pour lui faire son procès. F. fut réhabilité en 898, sous Jean IX

FORMULAIRE , nom sous lequel on désigne en théologie une formule de foi qu’on propose pour être reçue ou signée. Les plus célèbres formulaires sont celui de 1653, par lequel Innocent X condamnait cinq propositions de Jansénius, et celui de 1665 par lequel Alexandre VII confirmait le précéd. — Les Jansénistes y opposèrent la plus vive résistance : ce qui amena de longs troubles Voy. jansénius et Alexandre vu.

FORNOUE, Fornovo en italien, Forum Novume n latin, bourg du duché de Parme , à 22 kil. S. O. de Parme, sur le Taro, au pied de l’Apennin. Charles VIII, abandonnant Naples, dont il venait de faire la conquête, y battit les Milanais et leurs alliés qui voulaient s’opposer à son retour en France (1496).

FORRES, ville d'Ecosse (Elgin), à 15 kil. 0. d'Elgin, près de la baie de Findhorn; 4,000 hab. Aux environs est un obélisque élevé en mémoire d’une victoire de Malcolm II sur les Danois (1008 ou 1010). Shakespeare a immortalisé Forres en y plaçant la scène de sa tragédie de Macbeth.

FORSKAL (Pierre), naturaliste suédois, professeur à l’université de Copenhague, né à Calmar en 1736, parcourut l’Arabie et l’Orient et mourut à Jérim en Arabie en 1763. 11 a laissé plusieurs ouvrages qui ont été publiés par Niebuhr : Descrip- Hones animalium in ninere orientali, 1775, Hafniae (Copenhague), in-4 ; Flora œgyptiaco-arabica, ibid.

FORSTER (J. Reinhold), voyageur et naturaliste, né en 1729 à üirschau en Prusse, fut ministre protestant à Dantzick, puis intendant des colonies

de Saratow en Russie; quitta la Russie par mécontentement, et vint en Angleterre où il vécut quelque temps en donnant des leçons de langues. Il b embarqua en 1772 avec Cook, et accompagna ce navigateur dans son deuxième voyage, comme naturaliste de l’expédition. A son retour, il publia quoiqu’il eût promis de n’en rien faire, la relation de son voyage, en la mettant sous le nom de son fils qui avait pris part à l’expédition. Par suite de ce manque de foi, il fut obligé de quitter l’Angleterre. Il fut nommé en 1780 professeur d’histoire naturelle à Halle en Prusse, où il mourut en 1798. On a de lui : Caractères des plantes australes (en latin), Gœttingue, 1776 ; Observations faites dans un voyage autour du monde , sur la géographie, la physique, l’histoire naturelle , etc., Londres, 1778, in-4, en anglais, traduit en allemand par son fils, Berlin, 1783, grand in-8, en français par Pingeron, avec le Voyage de Cook en allemand; Histoire des découvertes et des voyages faits dans le Nord, Francfort-sur-l’Oder, 1784, grand in-8, traduit en français par Broussonnet, Paris, 1788, in-8, etc. — 'Une baie de la terre de Sandwich porte son nom.

forster (Jean-George- A dam), fils du précédent, né à Nassenhubem près de Dantzick en 1764, mort à Paris en 1794, fit avec son père le voyage autour du monde; quitta Londres en 1777; fut successivement professeur d’histoire naturelle à Cassel, à l’université de Wilna, et bibliothécaire de l’électeur de Mayence. Lors de la prise de Mayence par les Français en 1792, Forster fut envoyé à Paris pour demander au nom des Mayençais leur réunion à la république. Il mourut dans cette ville. Il a laissé: Voyage autour du monde sur le vaisseau la Résolution, commandé par le capitaine Cook, dans les années 1772-75, Londres, 1777, 2 vol. in-4, en anglais, traduit en allemand par Forster (Jean-Reinhold et Jean-George), Berlin, 1779-80, 2 vol. in-4; Réplique aux remarques de M. Wales sur la relation du dernier voyage de Cook, publié par M. Forster, Londres, 1778, in-8; Mélanges ou Essais sur la géographie morale et naturelle, l'histoire naturelle et la philosophie usuelle , Leipsick et Berlin, 1789-97, 6 vol. in-8, etc. — Il ne faut pas confondre avec les deux précédents George Forster, voyageur anglais, attaché à la compagnie des Indes. Celui-ci étudia profondément les langues orientales, et, à l’aide de cette connaissance, il put en 1782 visiter tout le pays qui s’étend entre le Bengale et la Perse ; il revint en Angleterre par la Russie, et publia en 1790 la relation de son voyage, 2 vol. in-8. Il mourut en 1792 à Allahabad, au momen* où il allait entreprendre de nouveaux voyages.

FORT-LIBERTÉ, autrefois fort-dauphin, ville et port de l’île d’Haïti, dép. du Nord, à 40 kil. S. E. du Cap-Français.

fort-louis ou fort-vauban, ville du dép. du B.-Rhin, dans une île du Rhin, à 20 kil. de H&*guenau ; 1,480 hab. Brasseries, chaudronnerie, etc. Le fort, construit par Vauban, a été en partie détruit par les alliés en 1816.

fort-royal ou fort-de-france, capit. de la Martinique, par 63° 26’ long. 0., 14° 35’ lat. N., au fond d’unebaie; 9,200h. (6,409 esclaves) . Port excell., fort Saint-Louis (et jadis fort Bourbon , démantelé par les Anglais en 1809). Jolie ville, quelq. beaux édifices. Elle fut fondée en 1672. Evêché, récemment créé.

fort-royal, ville de l’île de Grenade. Voy. saintgeorge.

fort-saint-david, ville de l’Inde, à 20 kil. de Pondichéry, sur le golfe de Bengale. Prise par les Français sur les Anglais en 1785.

FORTAVENTURE, Fuerteventura, une des îles Canaries, par 16° 10’- 16° 52’ long. O., 28° 4’-28° 46’lat.N.:90kiI.sur53; 12,400 hab. Ch.-l., Sainte- Marie de Bethancuria. Plaines tantôt arides, et tan-

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tôt très fertiles. Pas de bois. Peu d’industrie. Beaucoup de grains et de soude.

FORTEGUERRI (Scipion), dit Carteromaco , savant philologue, né à Pistoieen 1466, mort à Rome en 1515, tit imprimer chez Aide Manuee plusieurs des éditions princeps les plus estimées des auteurs grecs, et jouit de la faveur de plusieurs cardinaux.

forteguerri (Nicolas), cardinal et poète, nommé le Jeune ( pour le distinguer d’un premier cardinal de même nom), né à Pistoie en 1674, de la même famille que le précédent, dut une fortune brillante à son esprit, à son caractère enjoué et à son talent pour la poésie, et fut élevé aux dignités ecclésiastiques par les papes Clément XI, Innocent XIII et Clément XIII. Il mourut en 1735, après avoir livré aux flammes tous ses manuscrits inédits. On a de lui : les Comédies de Térence , traduites en vers italiens, Urbin, 1736, in-8 ; un poème facétieux dans le genre de ceux de Berni, intitulé : Ricciardeito (Richardet), Paris (Venise), 1738, in-4 et in-8, traduit ou imité en vers français par A.-F. Dumouriez et Nivernois, etc. 11 composa ce poëme comme en se jouant et par gageure, afin de prouver combien ce genre est facile.

FORTESCUE (sir John), savant jurisconsulte anglais du xv* siècle, était en 1442 grand-juge du banc du roi. Il jouit de la faveur de Henri VI, qui le nomma chancelier. Il peidit tout crédit à l’avénement d’Edouard IV, fut poursuivi comme partisan de la maison de Lancastre, accompagna la reine Marguerite dans sa fuite en Flandre, et fut pris après la bataille de Tewksbury (1471). Il obtint cependant sa grâce du vainqueur, et mourut dans la retraite. On a de lui un traité célèbre De laudibus legum Angliœ.

FORTH, riv. d’Ecosse, une des plus importantes de la Grande-Bretagne, naît dans le comté de Stirling, sépare les comtés de Linlithgow et de Fife, tombe au S. d’inverkeiting dans le golfe dit auj. Frith of Forih , et nommé par les Romains Bodoiria œstuarium. Son cours est de 230 kil. Le grand canal le met en communication avec la Clyde.

FORTIA, maison ancienne, originaire du roy. d’Aragon, a formé en France plusieurs branches, dont quatre principales: Fortia-Chailli , Fortia d'Urban, Fortia de Montréal et Fortia de Piles. Le nom des seigneurs de Fortia remonte aux* siècle,

FORTORE (il), riv. d'Italie. Voy. frento.

IORTUNA, ville d’Espagne (Murcie), à 2 kil. N. O. d’Orihuela; 4,900 hab. Eaux thermales. Salpêtre.

FORTUNAT , Venantius Jionorius xjcementianus Fortunatus , évêque de Poitiers, et l’un des meilleurs poètes de son temps, né en Italie, près de Trévise , vivait dans le vi® siècle, et mourut vers 609. Il assista aux noces de Sigebert et de Brunehaut, composa un épithalame pour cette cérémonie; devint chapelain de sainte Radegonde, épouse du roi Clotaire, et édifia son siècle par ses vertus. Ses Œuvres ont été publiées à Cagliari, 1573, à Cologne en 1600, à Mayence, 1617, in-4. Elles se composent de poésies religieuses en vers élégiaques, et d hymnes adoptées en partie dans les offices; on y remarque entre autres le Vexilla regis.

FORTUNE, déesse allégorique, adorée surtout chez les Romains. On la représente chauve par derrière, aveugle, avec des ailes et se tenant debout, un pied posé sur un globe en mouvement et l’autre pied en l’air. Elle avait à Antium, chez les Volsques, ainsi qu’à Fanum Fortunée dans l’Etrurie. des temples magnifiques.

FORTUNÉES (îles). Voy. hespërides et Canaries.

FORUM, la principale place publique de Rome, celle où se réunissaient les assemblées par tribus, était située à peu près au centre de la ville, entre le mont Quirmâl et le mont Capitolin. Dans le Forum

s’élevait la tribune aux harangues ou rostres. Tout autour régnaient des portiques et des basiliques où l’on rendait la justice. Le Forum est auj. désert et s’appelle Campo Vaccino (ou Champ aux Vacher*). Aux viii* et ix* siècles de Rome on créa 4 nouveaux forums, dits de Jules-César, d’Auguste, de Nerva et de Trajan. Ce dernier était le plus beau. On distinguait encore d’autres places moins belles-. Forum boarium (marché aux bœufs) , Forum piscarium (marché au poisson), etc.

FORUM, Buivi d’un nom propre au génitif, désigne un grand nombre de villes anciennes qui primitivement ne furent qu’un champ de foire. Telles sont :

forum allieni, ville de la Gaule Cispadane, auj.

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