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FOUG -- 639 « FOUL

Chant des lombear&x , 1 808 ; des tragédies médiocres : Thyesie * Ajax, Ricciarda; un roman, le Proscrit ou Dernières lettres de Jacques Ortiz, 1802, trad. par de Sénones, 1814, Paris, 2 vol. in-12, et par

M. Trognon, 1819, in-8; une traduction du Voyage sentim. deSterne; des Œuvr. posth., Lugano, 1844.

FOS-LÈS-MARTIGUES , village du dép. des B.du-Rhône, à 9 kil. S. O. d’Istres, est le lieu où l’on présume qu’abordèrent les Phocéens qui depuis bâtirent Marseille; 460 hab. Non loin de là, on voit des vestiges de la ville de Stoma Limnê , colonie de Massilie (Marseille).

FOSSA. Ce mot, joint à un adjectif ou à un nom propre au génitif, désignait un canal. Ainsi Fossa Corbulonis (auj. le Vliet), joignait la Meuse au Rhin en traversant l’île des Bataves ; — Fossa Drusiana mettait en communication le Rhin septentrional (Yssel) avec le lac Flevo; — Fossa Mariana , canal creusé par les troupes de Marius en 103, tandis qu’il attendait les Cimbres, allait du Rhône à Marseille; — Fossa Neronis devait aller du golfe de Putéoles à Ostie , mais ne fut point achevé. — Fossa tout seul désignait le détroit qui sépare la Sardaigne de la Corse, auj. détroit de Bonifacio (Bocca-di-Bonifacio) .

FOSSANO, ville des Etats sardes, à Î9 kil. N. E. de Coni, près de la Stura ; 4,000 hab. Évêché. Murailles , château-fort. Place de guerre aux XIIIe et xivf siècles. Prise par les Français en 1796.

FOSSAT (i.e), ch.-l. de cant. (Ariége), à 12 kil.

N. du Mas-d’Azil ; 1,000 hab.

FOSSE (la), ville de Belgique (Namur), à 13 kil. S. O. de Namur ; 2,000 hab. Filatures de fil. Aux environs, plomb, marbre. Place jadis importante.

FOSSÉUY, branche des Montmorency. V. ce nom.

FOSSOMBRONE , Forum Sempronii , ville de l’État ecclésiastique, à 13 kil. S. E. d’Urbin ; 8,600 hab. Grand commerce de soie. — C’est là qu’Asdrubal fut défait par les consuls Claudius Néron et Livius Salinator, l’an 207 av. J.-C.

FOSSUM, ville de Norwége, à 100 kil. S. O. de Christiana. Aux environs, mine de cobalt et grande fonderie de fer.

FOSTAT ou FOSTAT-MASR, dit aussi Vieux- Caire , ville d’Egypte, sur la rive droite du Nil, à 2 kil. S. O. du Caire, vis-à-vis de Djizeh , sert avec Boulaq de port au Caire. C’est la Babyloned'Egypte.

FOTHER1NGAY, village d’Angleterre (Northampton), à 44 kil. N. E. de Northampton; 400 hab. On y voit les ruines du château où Marie Stuart fut jugée, condamnée à mort et exécutée (1687).

FOUAH, la Naucratis ou la Metelis des anciens, ville de la B.- Egypte (Rosette), à 26 kil. S. E. de Rosette, sur le Nil. Toiles, maroquins, corderies, etc. C’était jadis l’entrepôt des marchandises qui descendent ou remontent le Nil ; mais Rosette l’a privée de cet avantage.

FOU-CHAN, ville de Chine (Kouang-Toung), à 36 kil. S. O. de Canton; 700.000 hab. suivant les missionnaires. Soieries, étoffes de coton, porcelaines.

FOUCHÉ (Joseph), dit Fouché de Nantes, duc d’O- Iran te, ministre de la police sous l’Empire, né en 1754 à la M.'trtinière, près de Paimbœuf, était préfet des études chez les Oratoriens de cette ville lorsqu’éclata la révolution. Il en embrassa la cause avec exaltation, et fut député en 1792 à la Convention nationale. En novembre 1793 il accompagna à Lyon Collot d'Herbois, chargé de faire exécuter le décret qui ordonnait la destruction de cette ville ; de nombreuses accusations de cruauté furent intentées contre lui à la suite de cette mission. Après la dissolution de la Convention, il fut protégé par Barras, et, le 13 thermidor an vu, nommé ministre de la police. Il déploya dans ce poste la plus grande activité ainsi qu'une sagacité rare, et rendit d’importants services à Bonaparte dans la journéedu 18 brumaire.

Celui-ci cependant, ayant peu de confianceen se probité, lui enleva son portefeuille en 1802; mais il le lui i endit en 1804, et bouché le conserva jusqu’en 1810; à cette époque, il fut remplacé, sans que l’on sache bien le motif de sa disgrâce. 11 fut rappelé aux affaires après la campagne de Russie, et chargé par Napoléon du gouvernement des provinces illyriennes, poste fort difficile. Il y montra de la modération, et sut y faire supporter la domination française. Pendant les Cent-Jours il tint de nouveau 1 portefeuille de la police ; enfin, il fut nommé, après la défaite de Waterloo, président du gouvernement provisoire, et traita avec les puissances alliées. Louis XVIII lui rendit pour un moment la police, puis le nomma ambass. à Dresde. Frappé par l'ordonnance du 12 janvier 1816 , comme ayant voté la mort de Louis XVI, il mourut en exil à Trieste en 1820. Selon l’opinion la plus commune, Fouché était un ministre très habile, mais fort peu scrupuleux. On a fait paraître des Mémoires de J. Fouché , Paris, 1824, 2 vol. in-8; mais ces mémoires, publiés par M. Alphonse de Beauchamp, ont été déclarés apocryphes par la famille.

FOUCHER (Simon), abbé, né à Dijon en 1644, mort à Paris en 1696, était lié avec les savants et les philosophes les plus distingués de son temps, Ménage, Baillet, Rohault, Leibnitz, et chercha à restaurer la philosophie des Académiciens. On a de lui, entre autres écrits : Dissertation sur la recherche de la vérité ou sur la philosophie académique , 1673; une Critique de la Recherche de la vérité de Malebranche, 1676, etc., et quelques traités de physique.

foucher (Paul) , de l’Académie des Inscriptions, né à Tours en 1704, mort en 1779, a laissé un traité de la Religion des Perses , des Recherches sur la Religion des Grecs (ces deux ouvrages font partie des Mémoires de l’Académie), etc.

FOUESNANT, ch.-l. de-canton (Finisterre), à 13 kil. S. FL de Quimper; 2,000 hab.

FOUGERAY, ch.-l. de canton (Ille-et-Vilaine), à 27 kil. N. E. de Redon; 6,407 hab.

FOUGÈRES, ch.-l. d’arr. (lile-eWilaine) , à 48 kil. N. E. de Rennes; 9,384 hab. Promenade pittoresque , vieux château - fort. Collège. Toileà voiles, chapeaux, ilanelie ; tanneries, teintureries (écarlate et autres). — Fougères était jadis le titre d’une baronnie. Elle a été quatre fois brûlée pendant les guerres de la Vendée. — L’ar. de F. a 6 cantons (Antrain, St-Aubin-du-Cormier, St-Briceen-Cogles, Louvigné-du-Désert , plus Fougères qui compte pour 2), 67 communes et 81,688 hab.

FOUGEROLLES-L’EGLISE, ville de la H. -Saône, à 8 kil. N. O. de Lure ; 6,700 hab. Bon kirschenwasser.

FOU-H I, législateur chinois. Voy. fo-hi.

FOU-KIAN ou FO-KIEN, prov.de Chine, au S. E., entre celles de Tché-Kiang au N. , de Kiang-Si à l’O., de Kouang-Fong au S. O. ; 600 kil. sur 600; 1 6,000,000 d’hab. Ch.-l., Fou-Tcheou. Beaucoup d’îles sur les côtes, entre autres Formose. Climat très chaud, fertile; belles cultures.

FOULA , une des îles Shetland , à 22 kil. de l’île Mainland. On la regarde eomme la Thulé des anciens.

FOULADOU ou FOULADOUGOV, état de la Nigritie occidentale , entre le Kaarta , le Konkadou, le Ghialonkadou ; traversé par l’Ouonda et le Ba- Oulirnâ (bras du Ba- Qouy , branche du Sénégal) , comprend les provinces de Brouko et de Gangaran, et a pour ville principale Bangassi. Ses habk tants sont les Foulahs ou Fellatahs.

FOULAHS, grand peuple de la Nigritie occidentale. Voy. FELLATAHS.

FOULLON (Joseph-François), une des première* victimes de la Révolution , d’une famille noble d’Anjou, né à Saumur en 1716. avait rempli plu sieurs fonctions administratives , et était intendant

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des finances depuis 1771, lorsqu’il fut nommé contrôleur-général des finances, le 12 juillet 1789 , après la retraite de Necker. Le choix de cet homme, qui depuis longtemps était fort impopulaire , excita une vive irritation. Étant tombé entre les mains du peuple peu de jours après la prise de la Bastille , il fut pendu à une lanterne dans la rue de la Verrerie ( 22 juillet); sa tête fut portée en triomphe avec une poignée de foin dans la bouche. On accusait Foullon d’avoirconseillélabanquerouteetd’avoir

dit pend, la famine: « Si cette canaille n’a pas de pain, qu’elle mange du foin, » accusât, que rien ne justifiait.

F0ULP01NTE, FowZtt-Fowïwenmadécasse, bourgade de Madagascar, sur la côte E. , à 50 kil. N . de Tamatave ; 50 huttes. Ancien établissement français.

FOULQUES, archevêque de Keims en 883, soutint le roi Charles-le-Simple contre Eudes. Il couronna d’abord Charles à Reims en 893 , et parvint ensuite à concilier les deux rivaux. Charles reconnaissant le nomma son chancelier.

foulques, curé de Neuilly-sur-Marne, se rendit célèbre au xii® siècle par sa piété et par son éloquence. Il fut autorisé à prêcher une croisade en 1198, et s’acquitta de cette mission avec succès.

foulques , nom de plusieurs comtes d’Anjou, dont les principaux sont : Foulques III, dit Nerra ou le Noir , comte d’Anjou en 987, mort àMeti en 1040. 11 fit la guerre à Conan I, duc de Bretagne, le défit en 992 près de Conquéreux, et le tua de sa propre main. Ayant été vaincu par Eudes II, comte de Blois, Foulques ne se maintint dans ses états qu’avec l’assistance du roi Robert. Pour expier ses fautes il fonda des abbayes et visita les lieux saints. C’est lui qui se fit traîner sur une claie à Jérusalem en criant : « Sei-

fneur, ayez pitié du traître et parjure Foulques. »— oulques IV , dit le Réchin, petit-fils du précédent, né à Château-Landon en 1043, mort en 1109 ; il entra avec son frère aîné, Geoffroi-le-Barbu , en partage de la succession de Geoffroi-Martel son oncle, et eut pour sa part l’Anjou et la Saintonge (1060). Il dépouilla son frère de la Touraine et devint un prince puissant et redouté de ses voisins. II eut avec l’archevêque de Tours une querelle qui faillit lui être funeste ; mais ses libéralités lui méritèrent l’indulgence des commissaires nommés par le pape pour examiner sa conduite. Il nous reste de lui un fragment de Y Histoire des comtes d’Anjou , inséré dans le Spicilegium de d’Achery, et traduit en français par l’abbé de Marolles dans ses Histoires des anciens comtes d'Anjou , Paris, 1681 , in-4. — Foulques V , fils du précédent. Il fit d’abord la guerre à Louis-le-Gros,- puis il passa en Palestine, épousa Mélisente, fille de Baudouin II, roi de Jérusalem ; succéda à ce prince sur le trône de Jérusalem m 1131, et repoussa les attaques desTurcs. 11 mourut gn 1144, laiss. sa couronne à Baudouin, son fils aîné, et son comté d’Anjou à Geoffroy Plantagenet, puîné.

FOUNG-CHAN, ville considérable de la Chine, dans l’île Formose , sur la côte S. O. Murailles en terre , fossés ; beau temple.

foung-hoang-tching, ville de Chine (Ching-king), sur le Tsao-ho, par 40° 30’ lat. N., 121® 53’ long. E., près des frontières de la Corée, est le seul lieu par où les Coréens puissent communiquer avec les Chinois. Très populeuse et commerçante.

FOUNG-THIAN , CHING-YANG OU MOUKDEN , ville de Chine (Ching-king), ch.-l. de la province, par 121° 18’ long. E., 41° 50’ lat. N. Divisée en 2 villes, la ville intérieure, résidence des derniers souverains mandchoux; la ville extérieure, quia 15 kil. de circuit.

foung-yang, ville de Chine (An-Hoeï), ch.-l. de dép., à 140 kil. N. O. de JNan-king. Patrie de l’emp. Hong-vou,qui y éleva un mausolée à son père etàFo FOUQUET (Nicolas) , surintendant des finances, célèbre par sa disgrâce, né à Paris en 1615, était fils d'un riche amateur breton. Appelé en 1653 par la

protection de la reine -mère, Anne d’Autriche , à l’administration des finances , il réussit pendant quelque temps à faire face aux dépenses de l’état, qui déjà était obéré; mais un déficit considérable ayant été bientôt reconnu , on l’accusa de dilapidation : il avait, en effet, amassé une fortune immense et avait dépensé dans sa seule terre de Vaux 18 millions. Prévoyant sa disgrâce, il avait fait des dispositions pour résister : il n’en fut pas moins arrêté en 1 661 . Jugé et condamné par une commission, qui était composée en grande partie de ses ennemis, il fut enfermé dans la citadelle de Pignerol,où il mourut en 1680* après 19 ans de captivité. Colbert, qui aspirait à lui succéder, avait été le premier artisan de sa ruine. F. conserva dans ses revers de nobles amis, entre autres Pellisson,qui partagea sadisgrâce,LaFontaine, qui chanta ses malheurs, et Mme de Sévigné. Son crime, qui fut longtemps un problème, n’est que trop avéré. Sa vie a été écrite pard’Auvigny. — Maréchal. F. belle-isle.

FOUQUEVILLIERS , bourg du dép. du Pas-de- Calais , à 16 kil. N. O. de Bapaume ; 1,900 hab. Huile de graines.

FOUQUIER-TAIN VILLE (Antoine-Quentin) , accusateur public, né en 1747 au village d’Hérouel auprès de Saint-Quentin (Aisne), avait été procureur au Châtelet avant la révolution. S’étant fait remarquer dans les clubs dès 1789 par la violence da ses opinions, il se concilia la protection de Danton et de Robespierre, qui le firent nommer en 1793 accusateur public près le tribunal révolutionnaire. Il fit condamner des milliers d’accusés , le plus souvent sans les entendre et sans forme de procès. Parmi ses victimes on remarque Marie-Antoinette et les Girondins. Il n’épargna pas même Danton et Robespierre, ses anciens protecteurs. Toutefois, il fut lui- même décrété d’accusation peu après la journée du 9 thermidor, et monta sur l’échafaud le 17 floréal suivant (6 mai 1795), accablé des malédictions de ce peuple dont il avait été e héros.

FOUR ou FOURS, ch.-l. de cant. (Nièvre! , à 19 kil. E. de Decize; 1,100 hab. Porcelaine, verre.

FOURCÈS, bourg du dép. du Gers, à 12 kil. N. O. de Condom; 1,000 hab. Jolies turquoises.

FOURCHAMBAULT, commune du dép. de la Nièvre, à 6 kil. N. O. de Nevers. Forges, hauts-fourneaux ; importantes usines créées par MM. Boigues.

FOURCHES-CAUDINES , auj. Forchie , lieu du Samnium entre Capoue et Caudium, célèbre par la capitulation honteuse qu’y fit l’armée romaine, cernée par le général samnite Pontius Hérennius et réduite à passer sous le joug, 321 av. J.-C. Voy.

CAUDIUM.

FOURCROY (Antoine-François de) , chimiste, né à Paris en 1755, remplaça en 1784 Macquer dans la chaire de chimie du Jardin-des-Plantes , et se fit bientôt une grande réputation par le talent avec lequel il professait. Il fut nommé en 1792 député de Paris à la Convention, et entra ensuite au Conseil des Cinq-Cents. Il fut appelé en 1799 au Conseil d’état, devint en 1801 directeur- général de l’instruction publique, et déploya dans ces fonctions une grande activité. On lui doit l’organisation des écoles de médecine de Paris, Montpellier, Strasbourg , ainsi que celle des écoles de droit, d’un grand nombre de lycées (auj. collèges royaux) et de collèges communaux. Toutefois, ses vues ne s’accordant pas entièrement avec celles de l’empereur Napoléon , il se vit éloigné lors de l’établissement définitif de l’universilé ; il fut très sensible à cette disgrâce et mourut peu après d’apoplexie, en 1809. On a de lui plusieurs ouvrages dont les plus importants sont : Système des connaissances chimiques et de leur application, 1801 , 6 vol. in-4 et 11 vol. in-8; Phi losophie chimique, 1792 et 1806; il a en outre laissé un grand nombre de mémoires particuliers. Fourcroy a découvert plusieurs composés qui détonnent par

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