FRIS
dionale de l’empire d’Autriche , sur l’Adriatique , s divisait en deux parties : le Frioul autrichien , à l'E., ch.-l. Trieste; et le Frioul vénitien , à l’O., ch.-l.Udine. — LeFrioul formait jadis un duché (créé par les Lombards) ; il fut érigé en marche au commencement du ix* siècle en faveur d’Eberhard, père de Bérenger, empereur, et roi d ltalie, pour opposer une digue aux incursions des Slaves. Au Xe sièele, cette marche devint la propriété des patriarches d’Aquilée. Ceux-ci le cédèrent à Venise en 1420; mais au xvie siècle, l’Autriche en conquit une partie: on commença dès lors à distinguer le Frioul autrichien et le Frioul vénitien; ce dernier fut cédé à l’Autriche par le traité de Campo-Formio, 1797; mais en 1806 tout le Frioul fut réuni au royaume d'Italie. En 1814, ce pays fut rendu à l’Autriche ; mais le nom de Frioul ne reparut plus; le Frioul vénitien forma la délégation d’Udine, dans le roy. Lombard-Vénitien; et le Frioul autrichien, compris dans le roy. d’Illyrie, forma le cercle de Trieste et celui de Goritz.
FRIOUL (duc de). Voy. duroc.
FRISCH (Jean-Léonard), savant allemand, né à Sulzbach en 1666, était ministre protestant; il passa la première moitié de sa vie à voyager en Allemagne, en France, en Suisse, en Italie, en Hollande, en Turquie, etc.; se ûxa vers 1700 à Berlin, y enseigna la langue russe à Leibnitz; fut reçu membre de l’Académie de Berlin en 1706, y fut chargé en 1731 de diriger la classe historico-philologico-germanique, et mourut à Berlin en 1743. Frisch a laissé un grand nombre d’ouvrages : Dictionnaire allemandlatin , Berlin, 1711, in-4 ; Nouveau Dictionnaire des passagers , français-allemand et allemand- français, Leips., 1712; Programma de origine charaderis slavonici, vulgo dicticirulici , Berlin, 1727; Description des insectes de f Allemagne , Berlin, 1730-1738 ; Description des oiseaux de l' Allemagne, 1736-1765, in-fol. — Son fils, Josse-Léopold Frisch, ministre protestant à Grtinberg, a laissé de bons ouvrages sur l’histoire naturelle.
FRJSCHE-HAFF et FRISCHE-NEH1UJNG, dans les États prussiens (Prusse), sur le bord de la mer Baltique. Le Friscl>e-Ilaff est une lagune longue et étroite (95 kil. sur 20), unie à la mer par un goulet et recevant la Pregel, la Passarge et un bras de la Vistule. — Le Frische-Nehrung est la langue de terre comprise entre le Ilaff et la mer; 88 kil. sur 10.
FRISCHL1N (Nicodème), Frischlinus , philologue allemand, né en 1547 dans le duché de Wurtemberg, fut à 20 ans professeur de belles-lettres à Tubingen ; reçut de l’empereur Rodolphe la couronne poétique avec le titre de chevalier, et fut fait jomte palatin quelques années plus tard pour avoir composé trois panégyriques des empereurs de la maison d’Autriche. Des envieux le firent chasser deux fois de Tubingen ; il se retira à Mayence, d’où il écrivit au duc de Wurtemberg, un de ses anciens protecteurs, une lettre pressante pour obtenir des secours; n’ayant rien obtenu, il s’emporta au point d’insulter le prince. Il fut aussitôt arrêté, conduit au château de Wurtemberg, puis enfermé dans la forteresse d’Aurach ; il tenta de s’échapper par la fenêtre de sa prison , mais il tomba sur des rochers, et y périt, en 1590. On a de lui entre autres ouvrages : Comædiæ V et tragœdiæ II, Strasbourg, 1585, in-8, et 1604, in-8 ; De astronomicæ artis cum doctrina cœlesti et naturali philosophia congruentia, libri V, Francfort, 1580; Facetiœ selediores, 1603; Orationes sel., 1605 et 1618. Tous ses ouvr. sent à YIndex.
FRISE. On désigne actuellement scus ce nom :
1° La frise proprement dite, Friesland, ou Vriesland en hollandais, une des prov. du roy. de Hollande, bornée àl’E. parcelles de Grœningue et de Drenthe, au N. et au N. O. par la mer du Nord, au S. par la province d’Ovor-Yssel. au S. 0. par le Zuy-