‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 417 sur 1261 · G AND · texte numérisé non relu

G AND

J.C. Il défendit les apôtres contre les Juifs, et se fit secrètement baptiser, par saint Jean ou par saint Pierre. On croit qu’il lut le précepteur de saint Paul et de saint Étienne. On Thon, comme s.(3août).

GAMAN, état de la Guinéesupérieure,auN.O. de l’état des Achantis et au S. de celui de Kong. Captai^ Bontoukou. Il est riche en mines d’or.

GAMBA, petit état de la Guinée septent., au N de celui de Dahomey, dont il est tributaire, a pour ch.-l. une ville de même nom, à 360 kil. N. de Dahomey. Ses habitants sont agriculteurs et fort doux. On tirait de là autrefois des esclaves fort estimés.

. GAM BAR a (Laur.), poète latin médiocre, né à Brescia en 1496, m.en 1586, a composé Colombus,Giganlornachia , etc. — Véronique Gambara, 1485-1550, née aussi à Brescia, cultiva la poésie italienne, et fut l’amie de Bembo. Elle avait épousé le seigneur de Corrcgio GAMBIE, Stachir des anciens, fleuve d’Afrique, dans la Nigritie, naît par 13° 38’ long. O., 10° 37 lat. N., dans l’état de Fouta-Toro, sous le nom de Diman; coule de l’E. à 10.; baigne le Tenda, le Bondou, le Iani, le Saloum, le Badibou, le Barra, reçoit entre autres riv. le Cassamance, le Cacheo, baigne Bathurst(comptoirangl.) et AlbrecWc.franç.) •H tombe dans l’Océan par plusieurs embouchures que jadis on croyait autant dé fleuves différents, bon cours est d’qnviron 1.700 kil. il communique par un liras avec le Sénégal. — La contrée arrosée par lu Sénégal et la Gambie a reçu le nom de Sénéscambie GAMBIER (j.)f amiral angl., 1766-1833, bomba?: a Copenhague en 1807, détruisit la flotte franc, avec lies brûlots à l’Ue-d’Aix, 1809, et laissa son nom à deux archipels, l’un dans le grand Océan, par 23° lat. i Vt 7° lo.ng- (découv. en 1797) ; l’autre au S. de

r0AMÎu0F'sndf8',,’ar S" 131” long. E.

UAMELIES, fetes en 1 honneur de Junon, protectrice des mariages ( gamos en grec). Le mois de janvier portait chez les Athéniens le nom de gamélion, parce que les mariages qui étaient célébrés dans le courant de ce mois passaient pour être plus heureux.

GAN, ville du dép. des B-. Pyrénées, sur la Nées, à 7 kil. S. O. de Pau; 2,600 hab. Vin très estimé.

GAND, Gent en flamand, Gandavum en latin moderne, ville de Belgique, ch.-l. de la Flandre orientale, au confluent de l’Escaut avec la Lys et autres rivières ou canaux, à 49 kil. N. O. de Bruxelles ; 95,000 hab. La ville de Gand est située sur 26 petites îles jointes par 300 ponts (dont 100 assez grands) ; elle a 17 kil. de tour (mais dans son enceinte elle renferme des jardins et des terres labourables). Evêché , univ. libre;Citadelle , murs Beaucoup de monuments du moyen âge (cathédrale, hôtel-de-ville, beffroi, etc.). Collège royal, académie royale de dessin, sculpture, peinture, architecture; sociétés savantes, bibliothèque, musée, etc. Filatures de coton, imprimeries sur toiles, etc. Commerce actif, surtout pour les toiles de Flandre et les produits du sol. Patrie de Charles-Quint, de Daniel Heinsius et de Philippe Lænsberg, astronome. — L’origine de Gand est fort incertaine : suivant les Belges, elle remonte au vu* siècle; elle fut fortifiée en 1053 par le comte Baudouin, et devint bientôt une des plus riches villes de la Flandre; elle se mit plusieurs fois à la tête des révoltes flamandes , surtout de celle qui eut lieu contre Louis II de Mâle (1379-83), sous la conduite de Philippe Arteveld. En 1576 y fut signée la fameuse pacification dite de Gand, par laquelle les provinces du nord et du midi des Pays-Bas s’unirent contre les Espagnols; pacification qu’Alexandre Farnèse rompit bientôt (1579). La paix de Gand de 1814 mit fin à la guerre entre l'Angleterre et les Kt.-Eiiis.LouisXVlllse retira à Gand aux Cent-jours . Priseen 1 67 8 par Louis Xi V et en 1746parLowendahl , Sous l’Empire, Gand fut ch.«l. du dép. de l’Escaut,

GANG — b80 — GAPE

GAND1E, Gandia , ville d'Espagne ( Valence ) , à 23 kil. N. 0. de Dénia, sur la Méditerranée ; 6,060 hab. Petit port, cabotage, pêche. On recueille aux env. les meilleurs melonsde l’Espagne. Ancien duché, donné aux Borgia en 1485 par Ferdin. le Catholique.

CANDIE (François borgia, duc de). Voy. borgia.

CANDINO, bourg du roy. Lombard-Vénitien, à lS kil. N. E. de Bergame; 3,000 hab. Draps, lainages, tanneries. Commerce très étendu avec le Tyrol, l’Italie, la Suisse.

GANDJAM, riv. de lHindoustan septenti sort des monts des Circars et se jette dans le golfe de Bengale au-dessous t/e la ville de Gandjam.

GANojam, district de l’Inde anglaise (Cadras), dans le pays des Circars seplent., est formé de la partie seplent. de l’ancien état de Cicacole. 11 a pour eh.-l. une ville nommée aussi Gandjam, par 19° 22’ lat. N., 82° 68’ long. E., sur la riv. de Gandjam. Commerce très actif, surtout en toiles de coton.

GANDOUANA, Gandwana des Anglais, ancienne province de l'Hindoustan, entre 17° et 26° lat. N., 76° et 83° long. E., au S. de Malwa, au N. des prov. d’Haïderabad et d’Orissa: 890 kil. sur 800: 4,000,000 d’hab. Le Gandouana se divise actuellement en deux parties : 1° roy. de Nagpour (vassal des Anglais sous un prince mahratte); 2° district de Gandouana ou de Djabbalpour (aux Anglais et dans la présidence de Calcutta, bien que partagé presque entièrement entre de petits radjahs indigènes). Capit. ancienne, Gharrâ (auj. presque inhabitée) ;

Erincipales villes actuelles: Nagpour, Djabbalpour.

e Gandouana est généralement montueux et boisé. Il est peu fertile.

GANKÇA, déité indienne, Ois de Bhavani seule, ou de Bhavani et de Siva, est le dieu de la sagesse dans l’Hindoustan. On le représente avec une tête d’éléphant, symbole de discernement et de sagacité, et accompagné d’un rat. que les Indiens considèrent comme un animal prévoyant. Ganeça, que l’on a comparé à Janus, préside à toutes les cérémonies religieuses, à la paix, aux routes, au commencement de toute entreprise, projet, voyage, etc. GANGANELLI. Voy. clément xiv.

GANGARI ou DARCHAN, ville du Thibet, par 31° 4’ lat. N., 78° 63' long. E., sert d'entrepôt aux marchandises envoyées de Lassa.

GANGE, Ganya en bengali, Ganges des anciens, célèbre fleuve de l'Hindoustan, naît dans les monts Himalaya, au Thibet, sous le nom de Bagirathi, un peu au-dessus de Gangoutri, et par 76° 40’ long. E., 21° 4’ lat. N. Sa source est située à plus de 4,000 mètres de hauteur. 11 prend le nom de Gange dans le Gherouâl, après avoir reçu l’Alakananda, au lieu dit Devapraïaga (ou divin confluent) ; traverse les prov. de Delhi, Agrah, Aoude, Allahabad, Bahar, Bengale, passant par Farrakhabad , Allahabad, Mirzapour, Bénarès, Ghaiipour, Patna, Radjamahala ; et après avoir suivi la direction du S. ()., puis du S. et de l’E., prend la direction S. E. en formant un énorme delta, coupé par des branches multipliées, et dont la plus forte est l’Hougly qui passe par Calcutta et Chandernagor. Cours total, au moins 2.600 kil. Affluents: à droite le Calinaddi, le Djemnah ; à gauche le Ramganga, le Gogra, le Gandak, le Bagmatti, le Kouci, la Mahanada , la Tistah. Le Brahmapoutre, qui vient du N.E., reçoitd’ahord unedesbranchesnomhreusesdu Gange, et. s'unissant lui-même à ce fleuve, se jette avec lui dans l’Océan par une même embouchure. Le Gange est aux yeux des Hindous un fleuve sacré. Ils croient se purifier au moral comme au physique en prenant un bain dans ses eaux. Ils en font la déesse Ganga, identique à Bhavani, femme de Siva. Les Hindous regardent comme le comble du bonheur et comme l’aurore de la vie céleste de mourir dans les eaux du Gange.

GANGES, ch.-l. de cant. (Hérault), à 40 kil. N. O. de Montpellier; 4,627 hab. Bas de soie bonneterie, filature desoie. Commerce.

GANGES (Anne-Elisabeth de rossan, marquise de), née à Avignon en 1636, épousa le marquis de Ganges, étant déjà veuve du marquis de Castellane. Sa beauté lui avait fait donner à la cour de Louis XIV, où elle avait été présentée par son premier mari, le surnom de la Belle Provençale; elle revint à Avignon après son second mariage, et là fut l’objet d une criminelle passion de la part de ses deux beaux-frères, l’abbé et le chevalier de Ganges. Ayant résisté avec courage, elle périt frappée de plusieurs coups d’épée que lui porta le chevalier, après avoir essayé vainement de l’empoisonner. Par suite de cette action infâme, les deux frère# qui avaient eu le temps de quitter la France, furent condamnés par contumace à être rompus (1667).

GANGOUTRI , lieu de pèlerinage, sur le Gange et près des sources de ce fleure, par 76° 49’ long. E., 31» 4’ lat. N.

GANGRES, Gangra, auj. Kiangari , ville de Paphlagonie, résidence du roi Déjotarus.

GAN 1 LH (Charles), économiste, né en 1768 à. Allanche (Cantal , mort en 1836, fut d’abord avocat; entra au tribunat, où il resta jusqu’en 1802; fut en 1816 nommé député; défendit les libertés publiques, mais sans jamais s’écarter du ton de la modération, et porta souvent la lumière dans les questions de finances. 11 a beaucoup écrit ; ses principaux ouvrages sont : Essai politique sur les revenus des peuples , 1806 et 1823; Des Systèmes de l'économie politique , 1809: Dictionnaire de l’économie politique, 1826, 1 vol. in-8; Théorie de l’économie politique, 1830, qui tous attestent un esprit droit et consciencieux.

CANNAT, Gannatum ou Gannapum, ch.-l. d’arr. (Allier), sur l’Andelot, à 387 kil. S. E. de Paris, à 63 k. S. de Moulins; 6,109 li. Collège. Comm. de blé. — L’arr. de Gannat a 6 cant. (GhantelLe-le-Château, Ebreuil, Escurolles, Saint-Pourçain, Gannat), 79 communes et 66,024 hab.

GANNODURUM, nom latin de laufenbourg.

GANYMÉDE, jeune prince d’une grande beauté, fils de Tros, roi de Troie, fut, selon la fable, enlevé par l’aigle de Jupiter, et transporté dans le ciel pour y remplacer Hébé comme échanson de« dieux.

GAOUTAMA. Voy. bouddha.

GAP, Vapincum, ch.-l. du dép. des H. -Alpes, à 669 kil. S. E. de Paris; 7,864 hab. Évêché; tribunal de lre instance, collège communal; cathédrale (où l’on voit le mausolée du duc de Lesdiguières). Musées de peinture et d’histoire naturelle. Cadis, soie, laine, etc. Commerce. — Cette ville, jadis capit. du Gapençais, est fort ancienne. Elle souffrit beaucoup des invasions des Sarrasins et des Lombards. Elle appartint ensuite aux comtes de Porcalquier, qui la cédèrent aux évêques de la ville. En 1692, elle fut prise et ravagée par Victor-Amédée, duc de Savoie. — L’arr. de Gap a 14 cant. (Asprea-lès-Veynes, Barcilonette, la Bastie-Neuve,

I aragne, Orpierre, Bibiers, Roians, Saint-Bonnet, Saint-Etienne-en-Devoluy , Saint-Firmin , Serres, Tallard, Veynes, plus Gap), 126 communes, et

GAPENÇAIS, Vapincensis tractus, partie du Haut- Dauphiné, sur les confins de la H.-Provence, et au S. E. de I Embrunais, qui la Bépare des frontières du Piémont; 46 kil. 6ur 28. Ch.-l., Gap. Autres places : Chorges, Tallard, Veynes, Aspres-lès- Veynes. Montagnes, pâturages, gibier. — Le Gapençais faisait jadis partie de la Narhonnaise 2*, et avait pour habitants les Caturiges et les Tricoriv.

II appartint ensuite successivement aux Burgundes; aux Franc», aux rois d’Arles, et après ledémembre-

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