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GIRO — 714 — GIRO

et celui deLouYO^quétaitdansl’égl.desGapucineB.

G1RARDOT (Nicolas de), horticulteur, né vers 1715, avait d’abord servi dans les mousquetaires; il fut blessé en 1743, à l’affaire de Dettingue ; le général ennemi, le duc de Cumberland, dans la tente duquel il fut porté, et qui était blessé luimême, eut la générosité d’ordonner qu’il fût soigné avant lui. Rentré dans la vie privée, Girardot »e retira à Bagnolet, près de Yincennes, et s’y adonna à la culture du pêcher. Il améliora cette culture et en communiqua le goût à tout son voisinage, si bien que la vente des pêches a depuis fait la réputation des jardiniers de Bagnolet, de Montreuil et de Vincennes, et a répandu l’aisance dans tout ce canton.

GIRAUD (J .-Baptiste et Pierre-François-Grégoire), nom de deux sculpteurs qui se sont également distingués par leur soin à conserver les traditions de l’art antique. Le premier naquit à Aix en Provence en 1752, et mourut en 1830. Ses principaux ouvrages sont un Mercure , un Hercule , un Achille mourant. 11 entra à l’Académie en 1780. Il forma à ses frais une collection en plâtre des plus précieux monuments de la sculpture antique, et coopéra à l’ouvrage intitulé Recherches sur l'art statuaire chez les Grecs. — Le second, né au Luc (Var) en 1783, mort en 1836, fut élève du précédent. On lui doit plusieurs bas-reliefs remarquables: la Mort de Pallas, Philoctète blessé , Phalante et Elhra; une statue de Triomphateur , et un Faune jouant avec les serpents sacrés.

GIRAULT-DUV1V1ER (Charles-Pierre), grammairien, né à Paris en 1705, mort en 1832, était associé d’agent de change, et ne s’occupa de grammaire qu’en faisant lui-même l’éducation de ses filles. Il publia en 1811, sous le titre de Grammaire des grammaires, un excellent ouvrage contenant \' analyse raisonnée des meilleurs traités sur la grammaire française , 2 \ol. m-8. (M. A. Lemaire en a donné en 1842 une éd. fort améliorée). On lui doit aussi une Encyclopédie élémentaire de l'antiquité , 1830, 4 vol. in-8, ouvrage qui présente, d’après les meilleurs auteurs, l’origine, les progrès des arts et des sciences chez les anciens.

GIRBA, ville d’Afrique. Voy. meninx.

GIRGENTI, en grec Acragas , en latin Agrigentum , vulgairement Agrigente, ville de Sicile, ch.-l. de l’intendance de ce nom, à 102kil. au S. de Païenne, à 3 kil. de la mer ; 18 ,000 hab. Elle est mal bâtie, sale, peu industrieuse ; mais on y jouit d’une superbe perspective. A 2 kil. de là, se trouve Girgenti Vecchio où l’on voit les ruines de l’ancienne Agrigente. Girgenti même occupe l’emplacement de l’ancienne citadelle d’ Agrigente. Voy. agrigente. — L’intendance de Girgenti est située sur la côte mérid. de Sicile, entre les intendances de Trapani

10., et de Calaianisetta à l’E. Elle a 130 kil. sur 35 de large, et 200,000 hab.

GIRODET (Anne-Louis), célèbre peintre, rué en 1767 à Montargis, mort à Paris en 1824, fut adopté par le médecin Trioson, dont il joignit le nom au sien, et reçut les leçons de David. En 1789 il remporta le grand prix de peinture et partit pour Rome. 11 y exécuta deux tableaux remarquables: Endymion , et Hippocrate refusant les présents d'Artaxercès. Après un séjour de cinq ans en Italie, pendant lesquels il courut les plus grands dangers, comme partisan de la révolution, il revint en France, et y produisit successivement les beaux tableaux d ’Ossian, de Danaé et des Saisons, En 1806 parut son chef-d’œuvre, une Sc'etie du déluge, qui obtint le grand prix décennal, l’emportant même sur le tableau des Sabines de David. Il donna ensuite les Funérailles d'Atala, la Révolte du Caire , une Tête de vierge, enfin Galalèe, 1816. Girodet n’était pas seulement grand geintre, il était encore

poëte estimable. On a de lui un poëme intitulé ; le Peintre, et des traductions d 'Anacréon, de Musée , de Lucain, qui renferment des beautés, de l’élégance et de l’harmonie.

GIROMAGNY, ch.-l. de cant. (H.-Rhin), sur la Savoureuse, à 12 kil. N. O. de Béfort ; 1,950 hab. Tissus de cotou. Mines de cuivre, carr. de porphyre.

GIRON, riv. de France, naît à l’O. et près de Puy-Laurens (Tarn), et se jette dans le Lcrs, après un cours de 92 kil.

GIRONDE, nom que prend la Garonne, après avoir reçu la Dordogne au Bec-d’Ambez. Elle donne son nom à un dép. Voy. Garonne.

Gironde (dép. de la), dép. maritime de la France, sur le golfe de Gascogne, au S. du dép. de la Charente-Jnf., et au N. de celui des Landes: 10,250 kil. carrés; 555,809 hab. Ch.-l., Bordeaux. 11 est formé du Bordelais, du Bazadais et d’une portion de l’Agénais et du Périgord. Sol assez uni; landes, dunes, marais, étangs dans l’O. Tourbes, belles pierres à bâtir. Sol fertile au N. et à l’E. (céréales, vins célèbres, connus sous le nom général de Bordeaux, et parmi lesquels on distingue ceux de Médoc, Haut- Brion, Saint-Emilion, Graves, etc.); quelques forêts pins, chênes-lièges, etc.; beaucoup de bêtes à laine. Constructions navales, corderies, extraction de résine, de goudron; manufactures de tabac; verreries, faïence ; eaux-de-vie, esprits, vinaigres ; raffinerie-? de sucre, etc. Très grand commerce, maritime surtout (ce département est le centre des importations et exportations entre la France d’une pari, les colonies, l’Inde et l’Amérique de l’autre). — Le dép. de la Gironde a 6 arr. (Bordeaux, Bluye, Bazas, Libourne , Lesparre , La Béole), 48 cantons et 58' communes. Il appartient à la 14e divis:on militaire ressortit à la cour impériale de Bordeaux et est compris dans l’archevêché de ce nom.

GIRONDE (la) , GIRONDINS, nom d’un parti célèbre qui joua un rôle important dans l’Assemblée législatives dans la Convention, et qui fut ainsi nommé, parce qu on y remarquait principalement des députés du département de la Gironde. Distingués presque tous par leur éloquence, les Girondins dominèrent d’abord Tassemblee et furent des plus ardents à faire proclamer la république; mais après les événements du 10 août et les massacres de septembre, ils témoignèrent hautement leur horreur pour les excès populaires, condamnèrent le régime de la Terreur et voulurent faire régner la modération. Dès ce moment, ils devinrent en butte à la haine du parti démagogique. Leurs efforts contre Marat, qu’ils avaient en vain fait décréter d’accusation, consommèrent leur ruine. On les accusait surtout de conspirer contre l'unité et l’indivisibilité de la République. Le 31 mai 1793, 29 députés girondins furent mis en état d’arrestation, à l’instigation de Robespierre, et le 31 octobre, malgré les vaines démonstrations des départements en leur faveur, vingt députés, parmi lesquels on remarque Brissot, Gensonné, Vergniaud, Ducos, Siilery, etc., montèrent sur l’échafaud; Valazé 6e poignarda devant ses juges. Les autres Girondins, activement poursuivis par les envoyés de la Convention, ne purent échapper longtemps à la mort. — On désigne souvent les Girondins sous la dénomination de Brissoiins, du nom de Brissot, un de leurs principaux chefs, et de Fédéralistes , parce qu’ils voulaient, prétendait-on, faire des divers départements de la F rance autant d’éta ts indép. et fédérés entre eux, à l’instar des Etats-Unis d’Amérique.

GIRONE, Gerunda des anciens, Gerona en espagnol, ville forte d’Espagne (Barcelone), sur une mont, que baigne le Ter, à 80 kil. N. E. de Barcelone; 7,000 hab. Evêché. Place forte. Cathédrale (dont on vante la façade), église collégiale. Etablissements de bienfaisance et d’instruction. Filatures de coton, toiles communes» bas, lainapes, étoffes de coton.

GiUS — 715 — GLAJD

savon, papier. — Cette ville, qui est très ancienne, donnait son nom aux fils aînés des rois d’Aragon. Prise en 1656 et 1694 par les Français. En 1705, elle ouvrit ses portes à l’archiduc Charles, et ne se rendit qu’en 1710 à Philippe V. En 1809, elle fut de nouveau prise par les Français.

S1SCHALE, Gischala , ville de Palestine, dans la Galilée, aux environs de Gabara ; elle fut la dernière qui tint contre les Romains, animée par les discours de Jean de Gischale. Voy. jean.

G1SGON, général carthaginois, fils d’Himilcon.fut chassé de Carthage par une cabale, et rappelé ensuite vers l'an 339 av. J.-C. On lui permit de se venger de ses ennemis comme il le voudrait, lise contenta de les voir prosternés à ses pieds et de leur montrer que leur vie dépendait de lui. Peu après, vers l’an 338 av. J.-C., il fut envoyé en Sicile contre les Corinthiens, commandés par Timoléon, et obtint une paix avantageuse.

giscon, général carthaginois, commandait àLilybée en Sicile, sous les ordres d’Amilcar. Chargé, à son retour, de réprimer la révolte des mercenaires, i! tomba entre leurs mains et fut tué, 239 av. J.-C.

CISÈLE, fille de Charles le Simple. Voi/. rotaon.

G1SOLFE , premier duc de Frioul, était neveu d’Alboin, roi des Lombards. 11 fut créé duc par ce prince en 568 et régna jusqu’en 611; il fut tué dans un combat contre le roi des Avares.

gisolfe , duc de Bénévent , iasu du précédent, monta sur le trône ducal vers 686 et régna dix-sept ans. Il fit une incursion dans le duché de Rome en 702.

gisolfe i, prince de Salerne, né en 929, était fils de Guaimar 11. 11 monta sur le trône en 933, prit en 959 la défense des princes de Bénévent et de Capoue contre le pape Jean XII; sut se garantir de l'invasion d’Othon-le-Grand en Italie (969) ; fut quelque temps privé de son trône par Landolfe en 973, et mourut en 978. — Gisolfe II régnait à Salerne en 1077 lorsqu’il fut dépossédé par Robert Guiscard, son beau-frère.

GISORS, Gisortium , ch.-l. de cant. (Eure), à 26 kil. E. du Grand-Andelys, sur l’Epte; 3,364 hab. Bien bâtie. Fabrique d’indiennes, filature hydraulique de coton, blanchisserie, apprêts. Coll. comm.

GISSI, ville du roy. de Naples (Abruzze Citér.), à 15 kil. S. O. d’Il-Vasto; 3,000 hab.

GITANOS. Voy. bohémiens.

GIUGLIANO, ville du roy. de Naples (Naples), à 9 kil. N. O. de Casoria; 7,900 hab.

GIUNTA. Voy. junte.

GIURGEVO, Djordjova , Jerkœki, ville de Yalachie, sur le Danube, à 70 kil. S. de Bucharest ; 7,000 hab. (Yalaques , Turcs, Arméniens, etc.). Commerce. Château-fort de facile défense (deux bras du Danube f environnent). Giurgevo a été pris par les Russes en 1810.

GIUSTINIANI, nom d’une famille patricienne de Venise qui a fourni plusieurs hommes distingués, entre autres : Laurent Giustiniani, évêque, puis patriarche de Venise (1451), qui fut canonisé sous lo nom de saint Laurent Justinien (Voy. saint Laurent Justinien); — Bernard Giustiniani, sénateur vénitien, né en 1408, mort en 1489, qui fut chargé successivement de différentes missions auprès de Ferdinand, roi de Naples (1453), de Louis XI, roi de France, des papes Pie II, Paul II et Sixte iV, et fut élu procurateur de Saint-Marc en 1474. On a de lui : De Origine urbis Veneliarum rcbusque ab ipsa gcstis hisioria , Venise, 1492, in-fol.; Or alloues et epistolœ.Xe nise, 1492, etc.; —Augustin Giustiniani, savant dominicain, évêque de Nebbio en Corse, né à Gênes en 1470. 11 se livra avec ardeur à l’étude des langues orientales, fut fait évêque de Nebbio par Léon X, assista au 5* concile de Latran, puis fut appelé en France par François I, qui le nomma pro¬

fesseur d’hébreu à Paris. Néanmoins, 11 retourna dans son diocèse, et périt en 1531 dans une traversée de Gênes en Corse. On a de lui, entre autres savants ouvrages ; Psalterium hebrœum, greecum , arabicum, chaldaicum, cum tribus lalinis interpretationibus et glossis, in-fol., sans date (Gênes, 1516): c’est le premier ouvrage de ce genre qui ait été publié en Europe; — Marc-Antoine Giustiniani, doge de Venise de 1684 à 1688 , qui s’allia contre les Turcs avec l’empereur Léopold I, et le roi de Pologne, J.Sobieski, et sous l’administration duquel eut neu la conquête de la Morée par les Vénitiens.

G1VET, ch.-l. de c. (Ard.), sur la Meuse, à 30 k. E. de Rocroy, près de la frontière belge ; 4,021 h. Place de guerre, fortifiée par Vauban. On y distingues parties : sur la rive droite de la Meuse, G. Notre-Dame ou Petit-G.; sur la rive gauche, G. St-Hilaire ou Grand-G. et Charlemont , qui doit àCharles-Quintsa fondation et son nom. Petit port. Cuivres, faïence, colle-forte, céruse, tanneries. Patrie de Méhul.

G1VONNE, village du dép. des Ardennes, à 7 kil. N. E. de Sedan; 900 hab. Fonderies, lamineries, fabriques de faux, enclumes, balanciers, etc.

GIVORS, eh.-l. de canton (Rhône), sur le Rhône, au confluent du Gier, à 17 kil. S. de Lyon; 5,379 hab. Verreries à bouteilles, etc.; teinturerie de soie en couleurs fmes;forges. Chemin de fer conduisant de Givors à St-Etienne. — Givors donne son nom à un canal qui commence dans le dép. de la Loire, à Rive-de-Gier, et se jette dâns le Rhône près de Givors.

GIVRY, ch.-l. de canton (Saône-et-Loire), sur l’Orbize, à 9 kil. O. de Châlons-sur-Saône ; 2,700 hab. Très bons vins aux environs; forêt de Givry.

GIZEH. Voy. djyzeh.

GJAT, ville de la Russie d’Europe (Smolensk), sur la rivière de Gjat, à 200 kil. O. de Moscou; 2,500 hab. Toiles, chantiers de construction de bateaux. Commerce en blé, chanvre, fer.

GLABER (Raoul), historien du xi« siècle, bénédictin de Cluny, né en Bourgogne, mort à Cluny en 1050, avait mené une vie très déréglée quoiqu'il eût embrassé l’état ecclésiastique. On a de lui une Chronique qui va de l’an 900 à l’an 1046 ; elle a été imprimée d’abord dans les Historiée Francorum de P.Pithou, etmieux d’après un Ms.de De Tliou dans les Scriptores Francorum coœtanei de Duchesne, tome 4. On trouve la Vie de Glaber dans V Histoire littéraire de France, tome 7, et des Mémoires sur ses ouvrages, par Lacurnc-Sainte-Palaye, dans le Recueil de l’Académie des Inscriptions, tome 8.

G LA BRIO, consul romain. Voy. acilius.

GLACIALE antarctique (mer) , ou Océan Glacial austral , mer que l’on suppose occuper toute l’étendue de la zone glaciale du Sud, depuis le cercle polaire antarctique jusqu’au pôle ; elle est fort peu connue, les glaces qui la couvrent empêchant les navigateurs d’y pénétrer : le Nouveau-Shetland, les terres Sandwich, Adélie, Louis-Philippe, Victoria sont les seuls endroits qu’on ait pu aborder.

glaciale arctique (mer), ou Océan Glacialboréal , mer de glaces qui s’étend depuis le pôle boréal jusqu’au cercle polaire arctique, est bornée au S. par les côtes septentrionales de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique. La Nouvelle-Zemble au N. O. de l’Asie, et le Spitzberg au N. de la Suède, sont les deux plus grandes îles de la mer Glaciale arctique. Cette mer est surtout fréquentée pour la pêche de la baleine. Les principaux navigateurs qui l’ont explorée sont: Hudson en 1607, Phillips et Lord Mulgrave en 1773, et récemment les capitaines Ross et Parry qui se sont élevés jusque sous 82° 45’ 15” lat. N.

GLADIATEURS (du mot latin gladius , épée), hommes qui faisaient profession de se battre dans le cirque, soit contre les bêtes féroces, soit contre d’autres hommes ; ila étaient pour la plupart esclaves.

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Les Romains aimaient ce spectacle avec fureur ; dans 1 les jeux publics, il n’était pas rare de voir jusqu'à 1,000 paires de gladiateurs. On distinguait diverses classes de gladiateurs : parmi les principales étaient celles des mirmillons et des rètiaircs; le mirmillon était armé d’un bouclier et d’une faux, et portait un poisson sur son casque ; le rétiaire , qui devait le combattre, tenait un trident d’une main, et de l’autre un filet avec lequel il cherchait à envelopper son adversaire. On distinguait aussi les essédaires , qui combattaient en chariot; les andabates , qui combattaient à cheval; les bestiaires , qui combattaient les bêtes féroces, etc. Quand un gladiateur était blessé, il devait mettre bas les armes, et il était à la discrétion du vainqueur, qui le tuait, à moins que les spectateurs ne le lui défendissent. S’ils levaient la main en abaissant le pouce, c’était signe qu’ils lui faisaient grâce ; s’ils levaient le pouce, il fallait l’immoler. L’arrivée de l’empereur sauvait la vie au vaincu. Les gladiateurs avaient le droit de ne plus se représenter dans l’arène au bout de trois ans de service; on leur donnait leur congé en leur remettant un fleuret de bois ( rudis ) , et une palme d’argent. Depuis l’introduction du christianisme, les empereurs romains interdirent souvent les combats de gladiateurs; cependant ce n’est qu’au vc siècle qu’ils furent entièrement abolis. — Les anciens nous ont laissé plusieurs belles statues de gladiateurs : les plus célèbres sont le Gladiateur dit Borghèse , qui était à Paris sous l’empire et qui se voit aujourd’hui au Capitole de Rome, et le Gladiateur mourant , qui est aussi à Rome.

GLAFEY (Adam-Frédéric) , publiciste et iittéraleur, né à Reichenbach, dans le Voigtland, en 1692, mort en 1763, fit pendant plusieurs années avec succès des leçons publiques sur le droit naturel à Leipsick, et fut nommé en 1726 archiviste privé de la cour de Dresde. On a de lui, sur le droit naturel et le droit public, de nombreuses dissertations en allemand, parmi lesquelles nous citerons : Précis historique de la maison électorale de Saxe , Francfort et Leipsick, 1721, in - 8 ; Historia Germaniæ polemica , ibid., 1722, in-4 ; Traité du droit naturel , 1723 et 1732, etc.; Théâtre historique des prétentions et des disputes des grands souverains et autres princes régnants en Europe, par Christ.-Hermann Schroder , continué et augmenté de moitié , ibid., 1727, in-fol. (en latin), accompagné de la Bibliothèque du droit naturel et des gens ; Histoire complète du droit de la nature , Leipsick, 1739, in-4.

GLAMORGAN (comté de) , un des comtés méridionaux de la principauté de Galles, à l’E. de celui de Caermarthen, à 10. de celui de Monmouth . 80 kil. sur 40; 124,600 hab. Ch.-l., Cardiff. Climat rude ; montagnes peu élevées, mais abruptes, vallées pittoresques. On a surnommé ce comté le Jardin du pays de Galles. Fer, houille, pierres calcaires. Beaucoup d’antiquités normandes et romaines. — Le comté de Glamorgan fut jadis habité par les Silures.

Il forma quelque temps un état particulier.

GLANDÉ VES, Glannaliva ou Glanum Livii, ancienne ville du dép. de3 Basses-Alpes , sur le Yar, à 47 kil. N. E. de Castellane, a été détruite par les débordements du Var. Les habitants l’ont abandonnée pour se retirer à Entrevaux. Ane. évêché.

GLANDORP (Jean), littérateur allemand, né à Munster dans le xvi® siècle, mort en 1664, fut recteur du gymnase de Hanovre , puis professeur d’histoire à Marbourg. 11 a publié : Sylva carminum elegiacorum in enarrationem Commeniariorum C. Julii Ciesaris de bello gallico et civili, 1661 ; Dislicha sacra et moralia , Magdebourg, 1669; Descriptio gentis Antoniæ inter Romanos, Leipsick, 1669; Descriptio gémis Juliœ 1676; Onomasticon historiœ romance , 1689, ainsi que des notes sur César, Cicéron (épî- Lès failli ièresj, etc. — Un autre Glandorp, Eber-

hard Théophile, né en 1760, mort en 1794, bibliothécaire à Gœttingue, a donné une édition des Vers dorés de Pythagore, Leipsick, 1776.

GLANVIL ou GLANVILLE (Ranulph de), baron anglais du xii* siècle, célèbre à la fois comme jurisconsulte et comme guerrier, descendait d’une famille normande. 11 était justiciaire du royaume sous Henri II qui le chargea en 1166 de rédiger un corps de lois anglaises; il écrivit dans ce but un livre curieux qui a été publié en 1664, el traduit du latin en anglais par J. Beames à Londres, en 1812, avec une Vie de l'auteur. Comme guerrier, il repoussa avec courage le roi d’Écosse, Guillaume, qui avait fait une invasion en Angleterre; il se croisa avec le roi Richard, et périt au siège de Saint-Jean-d’Acre en 1190.

glanvilou glanville (Joseph), théologien anglais, né à Plymouth en 1636, mort en 1680, fut d’abord curé d’Abbeychurch à Bath, puis prébendier de l’église de Worcester et chapelain de Charles II. Il défendit la religion contre les attaques des athées, et combattit en même temps ceux qui abusaient de la religion pour justifier des superstitions. On a de lui : la Vanité du dogmatisme , avec des réflexions sur le pèripaiéticisme el une apologie de la philosophie, 1661, in-8 ; Scepsis uientifica , ou l’Ignorance avouée , etc., suivi d’une réponse à Thomas Albius, Londres, 1666, in-4; Considérations philosophiques sur l’existence des sorciers et de la sorcellerie , J 666, in-4, ouvrage qui fit reprocher à l’auteur une asseï grande crédulité; Philosophia pia, ou Discours sur le caractère religieux el la tendance de la philoso~ phie expérimentale , 1671, in-8; Essai sur différents sujets de philosophie et de religion, 1676, in-4. Il professa une sorte de scepticisme, qui chez lui n’est que l’examen impartial des erreurs accréditées. Métaphysicien assez profond, il éleva des doutes, bien avant Hume, sur l’idée de cause. 11 défendit avec chaleur la philosophie de Bacon et la Société royale de Londres , dont il était membre , contre leurs détracteurs.

GLAPHYRA, femme d’Archélatis, grand-prêtre du temple de Bellone à Comana, en Cappadoce, séduisit Antoine par sa beauté et obtint de lui le royaume de Cappadoce pour ses fils Sisenna et Archélaüs. — Une autre Glaphyra, sa petite-fille, épousa successivement Alexandre, fils d’Hérode, puis Juba. roi de Mauritanie, et enfin Archélaiis roi de Judée , son beau-frère.

GLAREANUS (Henri lorits, dit), savant philologue, né en 1488, dans le canton de Glaris (d’où son nom de Glareanus ), mort à Fribourg en 1663, fut un des propagateurs de la science dans le xvi® siècle, étudia la philosophie, la théologie, l’histoire, l’astronomie et la chronologie, et enseigna les mathé* matiques et la philosophie à Râle (1616), les belleslettres au collège de France à Paris ( 1 62 1 ), l’histoire à Fribourg (1629). Il a laissé des commentaires sur presque tous les poëte3 et les historiens d*e l’antiquité, notamment sur Horace, Tite-Live, Cicéron, Ovide. On cite parmi ses autres écrits ; De Geographia liber, Bâle, 1627, in-4, et un curieux traité de musique intitulé Dodecachordon , imprimé à Bâle en 1647; Helvetiœ Descriptio, etc., poëme, Râle, 1614, etc. Il fut intimement lié avec Erasme.

GLARIS, Glaronia ou Glariiium en latin moderne, Glarus en allemand, ville de Suisse, par 6° 42’ long. E., 47° 2’ lat. N., à 130 kil. N. E. de Berne; 4,000 hab. Ch.-l. du canton de Glaris. — Le canton de Glaris est situé au N. de celui des Grisons, au S. et à l’O. de celui de Saint-Gall ; 40 kil. sur 26; il compte 30,000 hab., presque tous protestants. Montagnes, vallées; le pays est fréquemment ravagé par les inondations de la Linth et de ses affluents. Peu d’agriculture, mais beaucoup de pâturages et bestiaux; fromage vert, dit schabziyer: quelque iudus-

GLÀU

trie. — Ce canton avait d’abord été la propriété du couvent de Seckingen qui l’inféoda en 1299 à la maison de Habsbourg; en 1362 il entra dans la confédération suisse , qui déjà comptait 6 cantons (Schwitz, Unterwald, Uri, Zurich, Lucerne el Zugj.

GLASGOW, Glascovium ou GLascum en latin moderne, grande ville d’Ecosse (Lanark), à 66 kil. O. d’Edimbourg, sur la rive droite de la Clyde* 367,000 h. en 1850. Divisée en deux parties: la vieille ville, qui est mal bâtie, sombre et malpropre ; la nouvelle ville, qui est percée de larges rues et remplie de superbes édifices, tels que : Courihouse ou palais de justice, Traders-Hall , Assembly rooms , la Bourse, l’Hôtel-dfi- Ville, la salle de spectacle, la cathédrale St-Mungo church, les églises de St-André et de St-George, l’hôpital dit Royal lnfirmary . Célèbre université, fondée en 1460 par Will. Turnbull, évêque de Glasgow, et qui réunit 1,600 étudiants; Grammar-School , institution académique d’Anderson , fondée en 1796 par le professeur de ce nom. Nombreuses manufactures; fonderies pour les machines à vapeur, les mécaniques et les caractères d’imprimerie. Verreries, radineries, teintureries. Commerce considérable, facilité par plusieurs canaux. — La ville de Glascow est fort ancienne. Son . origine est attribuée à saint Mungo, qui y fonda en 560 un évêché (érigé plus tard en archevêché). Guillaume-le-Lion, roi d’Êcosse, ériger Glascow en bourg vers 1172. Depuis, â différentes époques, elle reçut de nombreux privilèges des rois d’Ecosse.

Glasgow (port-), ville d’Ecosse, dans le comté de Renfrew, à 32 kil. N. O. de Glasgow, sur le golfe de la Clyde ; 6,000 hab. Cette ville sert de port à Glasgow; elle fut fondée en 1668.

GLASTENBURY, ville des États-Unis (Connecticut), à 63 kil. N. E. de Newhaven ; 3,600 hab. Manufacture de coton ; verreries.

GLASTONBURY, Glasconia ou Avalonia, ville d’Angleterre (Somerset), à 9 kil. S. O. de Wells, dans une presqu’île marécageuse dite île d’Avalon; 2,500 hab. Soieries, bas. Ruines d’une magnifique et riche abbaye, qui attirent chaque année une infinité de curieux. L’abbaye de Glastonbury, fondée, selon la légende, par Joseph d’Arimathie, mais assurément à une époque fort ancienne, fut détruite par les Danois en 703, rebâtie par le roi Edmond en 873, et enrichie parce prince et ses successeurs; elle fut supprimée par Henri VIII, et ses revenus furent saisis au profit de la couronne.

GLATZ, Glacium ou Glocium en latin moderne, Kladzko en bohémien, ville des Etats prussiens Silésie), à 77 kil. S. O. de Breslau : 8,230 hab. Ancien ch.-l. du comté deGlatz. Lainages, peluche, mousselines, damas, toile, savon, maroquins ; imprimerie sur toiles, etc.

glatz (comté de), ancien comté d’Empire, entre la Bohême, la Silésie, la Moravie, mais annexé à la Silésie, est auj . compris dans les Etats prussiens et dans le gouvernement de Breslau, auquel il fournit 2 cereles (Glatz, Habelschwerdt); il compte 100,000 hab. environ. Villes principales: Glatz, ch.-l.; Landeck, Habelschwerdt, Hummel, Hradek, Neurode. — Anciennement réuni à la couronne de Bohême, ce comté fut donné en 1331 à Henri VI de Breslau, puis aux ducs de Munsterberg, jusqu’au xvi* siècle. Il appartint ensuite à Ferdinand 11 d’Autriche (1634-47), à la Bavière (1647-61), à l’Autriche (1661-1 742) ; fut cédé après cette époque à la Prusse, qui le conserva depuis (sauf de 1760 à 1763).

GLA (J BER (Jean-Rodolphe), chimiste et médecin allemand du XVII* siècle, se fixa en Hollande après avoir beaucoup voyagé, et mourut à Amsterdam en 1668. 11 était grand partisan de l’alchimie, chercliait la panacée universelle, et la pierre philosophale; mais au milieu de ses expériences, il Ut quelques découvertes utiles, entre autres celle du

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