GRAS
verness; s’attacha au parti Canning, et entra au ministère avec lord Grey en 1830 comme président du bureau des contrôles. Il n’a pas cessé depuis de remplir les plus hautes fonctions. On le connaît sous le nom de lord Glenelg.
grant (mistriss Anna), née à Glasgow en 1756, çiorte en 1838, fille d’un officier écossais nommé Campbell, et femme de M. Grant, ministre luthérien, s’est fait connaître par quelques écrits : les Montagnards ( the IJighlanders), poème, 1801; Mémoires d'une dame américaine , 1808 (elle avait longtemps séjourné en Amérique, et elle a décrit dans cet ouvrage les scènes qui l’y avaient frappée); Lettres écrites des montagnes , 1808 (elle y décrit les mœurs des montagnards écossais).
GRANTIIAM, ville d’Angleterre (Lincoln), à 35 kil. S. de Lincoln ; 7,500 hab. Eglise élégante (clocher de 30 mètres). Ecole où étudia Newton. Courses de chevaux. Canal se rendant au Trent.
GRANVELLE, village du dép. de la H.-Saône, à 17 kil. S. O. de Vesoul ; 400 hab.
GRANVELLE (Antoine perrenot de), cardinal, ministre de Charles-Quint et de Philippe II, né à Ornans près de Besançon en 1517, m. à Madrid en 1586, fut initié à la politique par son père, qui était chancelier de Charles-Quint. Evêque d’Arras à 23 ans, il montra une grande habileté aux diètes de Worm8 et de Ratisbonne, où il assistait son père, et fut nomme garde des sceaux en 1544. 11 conclut en 1553, contre la réforme, une alliance difficile entre l’Espagne et l’Angleterre, qui fut sanctionnée par le mariage du fils de Charles-Quint avec Marie, fille de Henri VIII, roi d’Angleterre. A l’avénement d’Elisabeth , cette alliance ayant été rompue, l'habile ministre en conclut une autre avec la France à Cateau-Cambrésis en 1559. Enfin il fut chargé, avec Marguerite de Parme, par Philippe II, d'établir dans les Pays-Ba» le gouvernement absolu et l’unité rei igieuse : il s’acquitta de cette mission avec un zele qui lui valut le chapeau de cardinal 1 1561) ; mais il se fit par sa rigueur tant d’ennemis qu’il se vit obligé de s’éloigner (1564). Il se retira à Besançon, et s’y livra à la culture des lettres. Philippe II le nomma en 1571 viceroi de Naples, puis le rappela près de lui et lui confia la régence pend, son voy. en Portugal. Elu en 1584arch, 'de Besançon, il ne putse rendre dans son nouv.dioc. Gr. a laissé manu scr. de précieux Me’moir. sur les affaires du temps/pii ont été pnbl. en 1839etann . suiv.par le gouv.fr .sousle titre de Papiers d'état de Granvelle.
GRANVILLE, Grannonum, ch.-l. de cant. (Manche), sur une presqu’île, à 24 k. N. O. d’Avranthes, 7,581 hab. Port d’accès difficile. Murailles. Ecole de navigation ; chantiers de construction. Entrepôt de sel. Commerce actif. Pêche d’huîtres (dites de Cancale), cabotage, armements pour la pêche de la morue et pour l’Amérique. — Cette ville ne fut qu’un bourg jusqu’au xv* siècle, au commencement duquel ies Anglais en firent une place forte. Elle fut prise par les Français en 1450, et brûlée par les Anglais en 1695. Elle fut assiégée par les Vendéens en 1793; mais ils ne purent s’en emparer. Les Anglais la bombardèrent en 1803.
GRANVILLE (George), vicomte de Lansdowne, poète et homme d’état, né en 1667, mort en 1735. Deux fois élu député à la Chambre des Communes, il se fit remarquer dans les rangs des Tories ; il fut nommé en 1710 secrétaire d’état de la guerre à la place de Robert Walpole ; puis fut élevé au rang de pair, de membre du conseil privé, et enfin nommé trésorier de la maison de la reine. Disgracié à l’avénement de George I, il se vit accusé d’avoir favorisé une descente du prétendant en Angleterre, et subit une année de détention à la Tour de Londres en 1715. En 1722 il passa en France, et j demeura dix ans. Ses œuvres, qu'il publia luimême en 1732, 2 vol. in-4 se composent de corné-
fe lrir”«édie?’ ':t de dissertations historiques, il lut un des protecteurs de Pope. H
t> giJJnv,lle SHARP, philanthrope, né en 1735 a Bradford-Dale, mort en 1813, fils d’un doyen du Northumberland, fut un des premiers et des plus ardents à combattre 1 esclavage des nègres; fit piévaloir devant les tribunaux ce principe que tout esclave qui met le pied sur le sol de la Grande- Bretagne est libre ; fonda en 1 787 la colonie de Sierra- Léone en Afrique, et fut la même année un des fondateurs de la Société pour l’abolition de la traite. Granville occupait un emploi dans les bureaux do la guerre; il refusa des postes plu3 importants afin de vaquer librement à la généreuse mission qu’il s’était donnée.
GRAO, ville d’Espagne (Valence), à 2 kil. E. de Valence ; 3,000 hab. C est le port de Valence. Jolies maisons. Les troupes de l’archiduc Charles y tentèrent un débarquement en 1710; mais elles furent
repoussées.
GRASL1TZ, Graglicze en bohémien, ville de Bohême (Elnbogen), à 22 kil. N. O. d’Elnbogen ; 3,600 hab. Fonderie de laiton ; fil de fer. Aux environs, mines de cuivre.
GRASSANO, ville du roy. de Naples (Basilicate). à 26 kil. O. de Matera ; 3,400 hab.
GRASSE, ch.-l. d’arr. (Alp. marit.), à 912 kil. S. E. de Paris, à 15 kil. de la Méditerranée; 7292 hab. Trib., collège. Rues étroites et sales. Auxenv, vergers délicieux. Huile, savon, liqueurs, essences, parfums rcnomm.Com. d’oranges, citrons, miel, cire, et des produits de ses fabriques. Jadis évêché. — Cette ville remonte au xii* siècle; elle servit souvent d’asile aux habitants de Fréjus et d’Antibes contre les incursions des pirates. — L’arr. de Grasse a 7 cant. (Antibes, Le Bar, Coursegoule, St-Auban, St-Vallier, Vence, plus Grasse), 62 communes et66,383h. — Grasse est fa naine du peint. Fmgonard
grasse (LA;, ch.-i. de cant (Aude), sur 1 Orbien, à 26 kil. S. E. de Carcassonne ; 1,200 hab. Elle doit son origine à une abbaye de Bénédictins, fondée en 778.
GRASSE (François-Joseph-Paul, comte de), marquis de Grasse-Tilly, lieutenant-général des armées navales, né en 1723 à Valette en Provence, mort à Paris en 1788, passa par tous les grades de la marine, fut nommé chef d’escadre en 1779 et assista en cette qualité à toutes les batailles qui eurent lieu pendant la guerre de l’indépendance en Amérique. Attaqué en 1782 dans la mer des Antilles près des Saint» s par lord Rodney dont les forces étaient supérieures aux siennes, l’amiral français fut forcé d’amener son pavillon après un combat des plus acharnés. Le comte de Grasse resta deux ans prisonnier en Angleterre et ne revint en France qu’à la paix. A son retour il publia un Mémoire justificatif et fut honorablement acquitté par le conseil de guerre tenu à ce sujet.
GRASSET DE SAINT-SAUVEUR (Jacques), compilateur fécond, né en 1757 à Montréal, au Canada, mort à Paris en 1810, vint étudier à Paris, fut pendant longtemps vice-consul de France en Hongrie et dans le Levant. Il a publié les ouvrages suivants : Costumes civils actuels de tous les peuples connus (en société avec Sylvain Maréchal), 1784 et années suivantes, 4 vol. petit in-4, ornés de 305 pl.; Tableaux de la fable représentés par figures, et accompagnés d’ explications, 1785, in-4; Tableaux cosmographiques de i Europe, l'Asie, l'Afrique et l' Amérique, 1787, in-4 ; l'Antique Rome 1795, in-4 , en 50 tableaux ; Encyclopédie des voyages, 1795-96, 5 vol. in-4, avec 432 pl. ; les Amours du fameux comte de Bonneval, etc., 1796, in— 1 8 ; le Sérail, ou Histoire des intrigues secrètes et amoureuses du grand-seigneur . 1796, 2 vol. in— 12; Fastes du peuple français, etc., 1796, in-4; Costumes des représentants du peuple, etc., 1796, in-8; les Trois
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Maniais, ouvrage moral , écrit dans le goût d'Ëpictble, etc., 1796, i»-Ï8; Esprit des ana, etc., 18.01, 2 vol. in-12; Voyage pittoresque dans les quatre parties du monde, 1806, in— 4 .
GRASSIN (Pierre), vicomte de Busancy, concilier au parlement de Paris, fonda en 1569 à Paris le collège dit des Grassins, en faveur des pauvres écoliers de la ville de Sens ; ce collège était jitué rue des Amandiers, sur la montagne Sainte- Geneviève. Depuis 1789, il est devenu la propriété d'un particulier.
GRATAROLI (Guillaume), célèbre médecin du xvi* siècle, né à Bergame en 1516, étudia à l’université de Padoue, quitta l’Italie désolée par la guerre et par des querelles religieuses, et »e rendit en Suisse; il professa la médecine à Marbourg et à Bâle, acquit la réputation d'un habile praticien, et mourut à Bâle en 1568. On cite comme un de se3 meilleurs ouvrages : De medicinœ et rei herbarice origine , progressu et utilitate , Strasbourg, 1564, in-8. On a de lui, en outre : Opuscula Grataroli , ab ipso auctore denuo correcla, Lyon, 1558, in-12, et Discours notables sur les moyens pour conserver et augmenter ta mémoire, qui ont été traduits par Et. Goppé, Lyon, 1586, in-12.
GRAT1AN1. Voy. graziani.
GRAT1ANOPOL1S ou CULARO, ville de la Gaule Transalpine, auj. Grenoble.
GRAT1ANOPOL1TANUS pagus, nom latin du
«RES1VAUDAN.
GKAT1EN , Flavius Gratianus , empereur d’0ccident, né à Sirmium en 359, fut associé à l’empire par Valentinien 1, son père, en 367, dès l’âge de huit ans, et lui succéda en 375, conjointement avec son jeune frère Valentinien IL II repoussa les Allemands qui avaient envahi la Gaule, et les Golhs qui ravageaient l’Orient. Le trône de Constantinople étant devenu vacant par la mort de Valens, il y éleva Théodose, le plus habile de ses généraux. Gratien poursuivit avec animosité les restes du paganisme ; ayant fait enlever du Capitole la statue de la Victoire, il se rendit par là odieux aux Romains , et dès que le tyran Maxime se fut fait proclamer dans la Grande-Bretagne, il se vit abandonné de ses sujets. Il fut pris et mis à mort prè3 de Lyon par Andragathms, lieutenant de Maxime, en 383. Gratien avait eu pour précepteur le poète Ausone: aussi aima-t-il toujours les lettres.
gratien, Gratianus, célèbre canoniste, ne a Chiu si en Toscane, embrassa la vie religieuse à Bologne, et y mourut vers le milieu du xir siècle, il est auteur d'une compilation des textes de l’Ecriture sainte, des canons de» apôtres, des canons des conciles, des décrétales des papes, des extraits des SS. PP., des livres pontificaux, etc., qui est connue sous le nom de Décret de Gratien ( Decrelum Gralianï). Cette collection fut achevée et publiée pour la première fois en 1 15! ; elle a été imprimée en 147 1 à Strasbourg, in-fol., et en 1572 par les soins du pape Grégoire XIII. On la nomme aussi Concordantia canonum, parce que l’auteur cherche à mettre d accord entre eux les passage» qui pouvaient paraître contradictoires.
GRATIEN, pape. Voy , GRÉGOIRE II.
GRAT1US FAL1SCUS, poêle latin, né à Faléries, capitale des Falisques, contemporain et ami d 0vide, qui le cite avec éloge, a laissé un poème en 550 vers sur la chasse avec les chiens, intitulé : C ynegeticon. Ce poème, longtemps perdu, fut retrouvé, dit-on, vers 1503, par Sannazar, dans une bibliothèque de France; il fut imprimé pour la première fois à Bologne, 1504, in-fol. ; il <* souvent été réimprimé, et presque toujours avec celui de Némésien Bur le même sujet: on estime surtout les éditions de P. Burmann, Leyde, et de Wernsdorf,
dans la collection des Poetæ iatini minores. L’édition
la plus récente est celle de Stern, Halle, 1832, in-S,
GRATTAN (Henri), célèbre orateur irlandais, né à Dublin en 1750, mort à Londres en 1820. Il débuta comme avocat à Dublin, et entra en 1775 au parlement d’Irlande, où il prit dès l’abord un rang distingué parmi les membres de l’opposition. En 1782 ses efforts empêchèrent la réunion du parlement de l’Irlande à celui de la Grande-Bretagne; et depuis ce moment il fut le chef reconnu de» whigs-clubs d’Irlande. Bien que protestant luimême, il ne cessa de réclamer les droits électoraux pour ses compatriotes catholiques. Après le rappel du vice-roi d'Irlande, Fitz-William, Grattan chercha à s’opposer à l’insurrection qui en fut la suite ; mais ses efforts furent vains, et il quitta le parlement. 11 y rentra un moment pour s'opposer aux mesures de Pitt qui allait consommer l’union de l’Angleterre avec l'Irlande ; mais il devait encore échouer. Plus tard (1805), Grattan siégea dans le parlement anglais où il se porta toujours le défenseur des catholiques irlandais. Ses discours politiques ont été recueillis sous le titre de Speeches of Àfr Grattan, Londres, 1822, 4 vol. in-8 ; ils avaient été imprimés séparément de 1788 à 1812, même format. Son fils a publié sa vie, Londres, 1839, 2 vol. in-8.
GRATZ, ville d’Allemagne. Voy. grætz.
GRAUDENZ, Grudziadz en polonais, ville des États prussiens (Prusse), 9ur la Vistule, à 31 kil. S. O. de Marienwerder ; 8,300 hab. Draps, distilleries, brasseries. Commerce de grains et de tabac. Fort qui commande la Vistule.
GRAULHET, ch.-l. de canton (Tarn), à 18 kil. E. de Lavaur; 2,400 hab.
GRAUN (Charles-Henri), chanteur et compositeur allemand, né en 1701 à Wahrenbruck (Saxe), mort en 1759, débuta en 1725 comme premier ténor à l’Opéra de Brunswick et reçut bientôt le titre de vice-maître de chapelle. F rédéri c-le-Grand le chargea de créer l’Opéra de Berlin (1740). Ses principaux opéras sont : Polydore , 1726; Rodelinda , 1741 ; Demofoonte, 1746; Britannico, Merope , 1756.
GRAUS, ville murée d’Espagne (Saragosse), è 25 kil. N. E. de Barbastro; 2,400 hab. Cuirs, sevon, papier, eau-de-vie; moulins à huile et à foulon, etc. Cette ville fut assiégée en 1063 par ;e roi d’A-
'HK’-'U Uamire I, qui y mourut; sou fils Ramire II s en empara.
GRAVE, ville forte de Hollande (Brabant septentrional), à 12 kil. S. O. de Nimègue; 2,000 hab. Elle a été prise plusieurs fois : par le prince Maurice de Nassau en 1602, par les Français en 1672, et par Guillaume, prince d’Orange, en 1674.
grave-en-oysans (la), ch.-l. de canton (Hautes- Alpes), à 30 kil. N. 0. de Briançon; 1,500 hab.
GRAVELINES ( Graven linghe , c.-à-d. fossé des comtes ), ville de France, ch.-l. de canton (Nord), à 18 kil. O. de Dunkerque, à l’embouchure de l’Àa dan» la Manche; 4,200 hab. Assez jolie ville. Port ensaolé. Chantiers de construction. Armements pour la pêshedu hareng, etc. — Fondée au xii* siècle, cette ville prit son nom d’un canal que les comtes de Flandre y avaient fait creuser. Les Anglais la dévastèrent en 1383. Une bataille se livra sous ses murs en 1558 entre le comte d’Egmont et le maréchal de 1 hernies, qui fut défait. Prise par le maréchal de la Fer té en 1658 , et fortifiée sur les plans de Yauban.
GRAVENHAGIJE (’s) , ville de Hollande. Voy.