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HALLUIN, ville de France, dans le dép. du Nord, à 15 kil. N. E. de Lille, près de la Lys; 4 240 hab. Tissus de lin et de coton ; tisseranderies , blanchisserie de fil. — Voy. schombERG.
H ALMA ( l’abbé Nicolas ) , né en 1755 à Sedan, mort en 1828 à Paris, étudia d’abord la médecine, puis reçut les ordres ; fut quelque temps précepteur, enseigna ensuite les mathématiques et la géographie à Sedan ; devint principal du collège de cette ville en 1792 ; s’établit en 1797 à Paris et y tint quelque temps un pensionnat ; fut sous l’empire secrétaire du conseil de l’Ecole Polytechnique, professeur de mathématiques au Prytanée , bibliothécaire des ponts et chaussées, et fut nommé en 1816 conservateur de la bibliothèque de Sainte- Geneviève. 11 consacra la plus grande partie de sa vie à traduire 1 ' Almageste de Ptolémée, qui n’avait jamais été jusque- là traduit en français; il le publia sous le titre de Composition mathématique de Claude Ptolémée (avec des notes de Delambre). Le premier volume parut en 1 8 1 3, in-4, et le deuxième en 1816. il fit suivre ce travail de la traduction des Hypothèses et époques des planètes de Ptolémée , 1821 , ainsi que des Commentaires de Thèon d'Alexandrie sur Ptolémée, 1821 et 1822, et de quelques ouvrages du même genre. 11 a aussi beaucoup écrit sur le zodiaque de Denderah. 11 avait été chargé sous l’Empire de continuer Y Histoire de France de Velly ; mais cette entreprise n’eut pas de suite.
HALMSTAD ou HALLAND, préfecture de Suède, dans la partie S. O. de la Gothie, bornée au N. O. par la préfecture de Gothembourg-et-Bohus , au N. E. par celle d’Elfsborg, à l’E. par celles de Jœnkoping et de Kronoberg, au S. E. par celle de Christianstad, et à 10. par le Cattegat: 310 kil. sur 80; 90,000 hab. Ch.-l., Halmstad, petite ville de 1,600 hab., sur le Cattegat, à l’embouchure du issaan
HALMYDESSE. Voy. sai.mydesse.
HALONÈSE, Halonesus, auj. Dromi, île de la mer Égée, sur la côte de la Macédoine , entre Scopelos et Péparèthe, est célèbre par le massacre que les femmes y firent de leurs maris, comme à Lemnos.
HÀLSTEA1), ville d’Angleterre (Essex), à 18 kil. N. O. de Colchester; 3,900 hab. Étoffes de soie.
HALYS, auj. le Kisil-Irmak , le plus grand fleuve de l’Asie-Mineure , descendait du Taurus, courait à l’O., puis au N.; traversait la Galatie et tombait dans le golfe d’Amise après avoir séparé la Paphlagonie d’avec le Pont. Sur ses bords Alyatte et Cyaxare se livrèrent une bataille indécise (601 av. J.-C.); elle fut interrompue par une éclipse de soleil.
HAM , Hamelum ou Hamum , ch.-l. de canton (Somme), à 22 kil. S. E. de Péronne ; 1,900 hab. Guingamps, cravates, rouenneries, etc. Célèbre château-fort qui sert de prison d’élat , et où ont été délenus, entre autres prisonniers, les quatre ministres de Charles X , après les journées de juillet 1830, et le prince Louis Napoléon (1840). Patrie du poète Yadé et du général Foy.
HAMA, VAmath de la Bible, Y Epiphaniades Grecs, v. de Syrie, sur l’Oronte, à 185 kil. N. E. de Damas, ch.-l. d’un livah ; 100,000 hab. Citadelle, murailles; palais du cheik, mosquées, bazars, caravansérail , bains publics. Beaucoup d’industrie (soieries, drap, ceintures, turbans, etc.). Grand commerce avec Alep. Ane. principauté avoubite.
HAMADAN, Ecbatane? ville d’Iran (Irak-Àdjemi), à 240 kil. S. O. de Téhéran; 25,000 hab. Citadelle et remparts en ruines. Quelques monuments (bazars, mosquées, bains, caravansérails), industrie. Environs charmants et vantés. Les tombeaux d’Avicenne, et des poètes Attar et Aboul- Hasif y attirent beaucoup de pèlerins. — Cette ville occupe l’emplacement de l’ancienne Ecbatane.
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Elle a été très florissante sous les Sophis ; mais depuis, sa prospérité a toujours été en décroissant.
HAMADRYADES (des mots grecs, hama , ensemble, et drys, chêne), nymphes des arbres, naisïaient et mouraient avec l’arbre auquel elles étaient attachées. Voy. dryades.
HAMAKER (Henri arens), orientaliste hollandais, né en 1789 à Amsterdam, mort à Leyde en 1835, fut appelé en 1817 à Levde, où il enseigna jusqu’à sa mort les langues orientales. On le re-
f;arde comme le Sylvestre de Sacy de la Hollande. 1 possédait l’arabe, l’hébreu, le syriaque, le persan, le sanscrit, etc. On lui doit, entre autres travaux, un excellent Catalogue des manuscrits orientaux de la bibliothèque de Leyde , en latin, Leyde, 1820.
HAMANN (Jean-George), écrivain allemand, né en 1730 à Kœnigsberg, mort en 1788 à Dusseldorf, changea souvent de carrière. Il était également versé dans la théologie, la jurisprudence, les langues orientales, l’économie politique, la littérature ancienne et moderne. Il a composé un grand nombre d’ouvrages, parmi lesquels on remarque : Mémoires socratiques recueillis pour l'ennui du public , etc., Amsterdam (Kœnigsberg), 1759, in-8; les Nuées, supplément aux mémoires socratiques, etc., Altona, 1701, in-8; Apologie de la lettre H, ou Observations extraordinaires sur l'orthographe des Allemands, Dise (Francfort), 1773, in-8; Dictionnaire des phrases poétiques, 1775, en français. Hamann avait adopté un langage mystérieux et métaphorique qui le fit surnommer le Mage du Nord. On a réuni sous le titre de Feuilles Sibylliques du Mage du Nord ses fragments littéraires et théologiques, Leipsick, 1819. Il y défendait la révélation contre le scepticisme. HAMATH, ville de Syrie. Voy. hama.
RAMAXOB1ENS (d 'hamaxa, char, et bios , vie), nom sous lequel les anciens désignaient une partie des Sarmates et des Agathyrses, qui, comme les Kirghises actuels, n’avaient d’autre domicile que leurs chariots.
HAMAZEL ou PIC D’ADAM, montagne de l’île de Ceylan, par 5° 47’ lat. N. et 78° 11’ long. E., haute d’environ 3,335 mètres, d’où sortent les trois plus grandes rivières de l’île. Les Indiens y font un pèlerinage assidu. On y monte à l’aide d’une chaîne' fixée à son sommet. — On y voit sur une pierre l’empreinte grossière d’un pied gigantesque; c’est, selon les indigènes, le pied de Bouddha, et selon les Chrétiens, celui d’Adam ou de saint Thomas. — On a donné le nom de Pont d’Adam à un long amas de rochers, près de Ceylan, qui joint l’île Manar à l’île de Remisseram.
HAMBACH (fête d ). On a nommé ainsi en Allemagne une fête patriotique , célébrée le 27 mai 1832, au village d’Hambach en Bavière, près de Neustadt (cercle du Rhin), dans le but de resserrer l’unité nationale des Allemands; il s’y rendit environ 30,000 personnes. Le gouvernement bavarois, inquiet de l’enthousiasme qu’excita cette fête, prit des mesures pour en empêcher le retour.
HAMBERGER, nom de plusieurs savants allemands, dont le plus connu est George - Erhard Hamberger, médecin et physicien, né à léna en 1697, mort en 1755. Il publia plusieurs traités de physiologie, et tenta de donner une explication toute mécanique du phénomène de la respiration. Il eut de vives disputes sur ce point avec Haller.
HAMB1E, ville de France, dans le dép. de la Manche, à 17 kil. S. E. de Coutances; 3,814 hab. Aux environs, vieux château-fort en ruines.
HAMBOURG, Hamburg en allemand, Hambur gium, Hammoniae t Hochburi castellum en latin moderne, ville libre d’Allemagne, sur la rive droite de l’Elbe, à 90 k. de son embouchure dans la mer du Nord et à 2 kil. S. d’Altona; 130,000 hab. (dont
95,000 luthériens et 14,000 Juifs, le reste catholiques, réformés et moraves). Rues étroites et tortueuses, excepté dans la nouvelle ville [Neustadt); multitude de canaux. Parmi les édifices les plus remar quables,on cite l’église de Saint-Michel, la Banque, la Bourse, l’hospice des orphelins, le nouvel Hôtel- Dieu, l’Observatoire, les salles de spectacle, le Baumhaus, l’hôtel de l’Amirauté, la bibliothèque, le musée, etc. Plusieurs établissements scientifiques; gymnase Johannœum , école de navigation ; institutions des sourds-muets. Grand commerce maritime. Patrie de Gronovius, Hagedorn, Holstenius, Basedow , Reimar , etc. — Le territoire de Hambourg s’étend peu au-delà des limites de la ville, et est restreint entre les duchés de Holstein et de Lauenbourg, et le royaume de Hanovre. La république possède en outre, mais en commun avec Lubeck, quelques villages du duché de Lauenbourg. La population totale de l’état de Hambourg ne dépasse guère 150,000 hab. Le gouvernement est démocratique ; le pouvoir exécutif appartient à un sénat composé de 4 bourgmestres et de 24 conseillers électifs. Le comité des 60* et le comité des Anciens [Ober- Alten ) complètent les pouvoirs de l’état. Dans les assemblées ordinaires de la Diète, les 4 villes libres ont ensemble une voix; mais dans l’assemblée générale, Hambourg a une voix à elle seule. Son contingent est de 1,298 hommes. — Charlemagne jeta les premiers fondements de la v. (809), en construisant un fort sur l’emplacement qu’elle occupe aujourd’hui. Au xn» siècle, elle était déjà une place de commerce importante; au xm*, elle forma avec plusieurs autres villes la ligue célèbre dite Jfanséatique. Jusqu’en 1618, Hambourg fut soua la dépendance des ducs de Holstein; mais à cette époque elle se fit reconnaître ville libre et impériale : cependant elle ne fut totalement affranchie de l’hommage que réclamaient d’elle les ducs de Holstein qu’en 1770. A partir de ce moment jusqu en 1802, le commerce de Hambourg prit le plus grand essor, et celte ville devint une des plus florissantes de l’Allemagne; mais le blocus continental établi par Napoléon porta un coup funeste à son commerce. Elle fut occupée militairement par les Français de 1806 à 1809, et réunie à l’empire en J 8 1 0; elle devint alors le chef-lieu du département des Bouches-de-l’Elbe. En 1813, les Russes s’en emparèrent un instant, mais elle fut la même année reprise par les Français. Le maréchal Davoust y soutint un siège mémorable ; il s’y maintint pendant un an, et ne la rendit qu’en mai 1814, après le retour des Bourbons en France. Hambourg reprit aussitôt son ancien gouvernement. En partie détruite par un incendie en 1842.
HAMELN, ville murée du roy. de Hanovre (Hanovre), sur le Weser, à 40 kil. S. O. de Hanovre ; 5,000 hab. Bas, maroquin, tabac, etc. Grande pêche de saumons. Commerce. Jadis défendue par le fort George, que les Françaisdétruisirent en 1806.
HAMID, ville et sandjakat de la Turquie d’Asiej nommée aussi Isbarteh, à 100 k. S. de Karahissar
HAM1LCAR. Voy. amilcar.
HAM1LTON, ville d’Ecosse (Lanark), sur la Clyde et l’Avon, à 59 kil. S. O. d’Edimbourg ; 9,500 hab. Palais des ducs d’Hamilton. Casernes de cavalerie. Manufacture de tissus de coton. — Cette ville se nommait d’abord Cadzow ou Cadyow ; elle prit le nom d Hamilton lorsque la famille anglaise de ce nom vint s’y établir. Elle reçut le titre de baronie en 1456, et fut érigée en bourg royal en 1458.
HAMILTON, célèbre famille écossaise, issue, dit-on, d’une branche cadette de la famille anglaise de Leicester. On raconte qu’un gentilhomme de cette famille, Gilbert d’Hamilton, ayant tué en duel un seigneur anglais, se réfugia vers 1272 en Ecosse, où il fut accueilli par le roi. et que cc
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prince lui donna le domaine de Cadyow qui prit > depuis le nom d'Hamilton ( Voy . l’article précédent).
Il fut la souche d’une famille qui devint bientôt j puissante, et qui reçut successivement les titres de comtes d’Arran (1603) et de ducs d’Hamilton(1643).
hamilton (James D’)» 1er comte d’Arran. Ce seigneur, ayant prêté au roi Jacques un puissant appui contre les projets ambitieux de Douglas, fut comblé de faveurs par ce prince. 11 épousa sa fille Marie (1474), et fut fait en 1603 comte d’Arran, titre qui depuis fut toujours porté par le chef de la famille. 11 fut plus tard un des lords de la régence et lieutenant-général du royaume, il mou- j rut en 1619.
hamilton (James), 2* comte d’Arran, duc de Châtelleraut, tuteur de Marie Stuart. Voy. arran.
hamilton (Patrick), enthousiaste, de la noble famille écossaise de ce nom , neveu du premier comte d’Arran, était né en 1603. 11 reçut les ordres, puis alla voyager en Allemagne au moment où naissait la réforme; il voulut à son retour régénérer son pays en y pronageant les idées nouvelles; mais, par lavbolencedeses prédication s luthériennes, il souleva contre lui le clergé catholique saisi dans son lit par ordre de l’archevêque de Saint- André, il fut condamné comme hérétique à être brûlé vif; il subit le supplice â St-André, en 1627, et montra beaucoup de courage. 11 peut être regardé comme le 1er propagateur de la réforme en Écosse. Il avait à peine 24 ans.
hamilton (James, premier duc d’), né en Écosse en 1606, fut un des plus fidèles serviteurs de Charles 1 ; mais la haine qu’il conçut contre Montrose, autre défenseur du trône des Stuarts, l’empêcha de rendre à la royauté tous les services qu’il aurait pu. Presbytérien modéré , Hamilton désirait concilier les intérêts de la religion avec eeux de la couronne; Montrose voulait sans restriction le rétablissement de l’ancien ordre de choses. Celui-ci l’emporta dans l’esprit de Charles I, et Hamilton fut jeté dans une prison (1646). Rendu à la liberté peu après, il ne se vengea qu’en levant £©ur le roi une armée de 20,000 hommes; mais il fut battu par Cromwell, fait prisonnier à Preston, et décapité quelques jours après Charles I (1649). — Un de ses descendants, James, comte d’Arran, créé pair en 1711, reprit le titre de duc d’Hamilton qui avait été aboli par Cromwell, après le supplice du précédent. Il mourut en 1730.
hamilton (Antoine, comte d’), écrivain spirituel, né en Irlande en 1646, et issu delà famille écossaise de ce nom, fut amené jeune en France par son père qui avait émigré après le supplice de Charles I , et y passa tout le temps de l’exil des Stuarts ; il rentra en Angleterre avec Charles II (1660), et obtint de Jacques II un régiment, ainsique le gouvernement de Limerick, en Irlande. Il revint en France avec Jacques II, et fit l’ornement de la petite cour de ce prince àSt-Germain; il mourut dans cette ville en 1720. Le comte de Gramont avait épousé sa sœur. Hamilton a écrit en français plusieurs ouvrages qui se font remarquer par la plaisanterie fine, la causticité et la gaieté; le plus connu est celui qu’il publia sous le titre de Mémoires du comte de Gramont; il fut rédigé sous la dictée, ou du moins sous les yeux de celui qui en est le héros. Cet ouvrage original et spirituel est un chef-d’œuvre dans son genre ; il offre une peinture fidèle des mœurs corrompues de la cour à cette époque. On lui doit également plusieurs jolis contes mêlés de vers : le Bélier , Fleur d' Épine, les Quatre Facardins, Zénéide.
Il a aussi laissé des vers charmants. La meilleure édition de ses œuvres e9t celle qu’a donnée M. Rencuard, Paris, 1812, 3 vol. in-8; M. Champagnac
a donné les Œuvres choisies d’Hamilton, 1826,
2 vol. in-8.
hamilton (sir William), ambassadeur, né en 1730 en Écosse, était le frère de lait du roi George IV. Il résida à la cour de Naples de 1764 à 1800, et mourut en 1803. Amateur éclairé de3 arts et des sciences naturelles, il a publié plusieurs ouvrages précieux, entre autres, Observations sur le Vésuve , l'Etna, etc., 1772, et a formé un riche musée d’antiquités, gravé en 1806. 11 avait épousé en secondes noces une femme qui s’est rendue fameuse par sa beauté et ses déportements. Cette femme, nommée Emma Harte, avait été servante et avait mené la vie la plus déréglée : elle parvint néanmoins à captiver le cœur de lord Hamilton, et obtint la plus grande influence à la cour de Naples , en s’emparant de l’esprit de la reine Marie-Caroline qui l’admettait dans son intimité. Lady Hamilton trahit son mari pour l’amiral Nelson auquel elle inspira une folle passion. Elle mourut en France, près de Calais, en 1816. Elle publia elle-même sa correspondance avec Nelson, Londres, 1 8 1 6; ses Mémoires , remplis de révélations scandaleuses . parurent l’année suivante et excitèrent uue indignation universelle.
hamilton (miss Elisabeth), née en 1758, à Belfast en Irlande, d’une famille sans fortune, morte en 1816, à Harrowgate, fut chargée de l’éducation de deux jeunes Écossaises, composa d’excellents ouvrages d’éducation et fut en ce genre la rivale de miss Edgeworth. On a d’elle : Lettres sur les principes élémentaires de l'éducation, 1801, 2 vol. in-8, traduites en 1804, par L.-C. Chéron: Lettres sur la formation du principe religieux et moral , 1806. Elle donnait la religion pour base à l’éducation.
HAMM, ville murée des Etats prussiens (Westphalie), à 32 kil. N. O. d’Arensberg; 5,100 hab. Aux environs, fort Ferdinand. Draps, toiles , tanneries, jambons. Jadis ville libre et hanséatique.
H AMMA-DE-CABÈS (kl-), vill© d’Afrique. Voy.