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225 kil. O. d’Albany. Cette ville fut fondée en 1798. La commune contient 5,600 hab. Plusieurs édifices remarquables.

HOMÈRE, le plus ancien et le plus célèbre des poètes grecs. On ne sait rien de certain sur sa personne. Nous rapporterons cependant les traditions les plus répandues à son égard. 11 florissait, selon les uns, dans le IXe siècle av. J.-C. , dans le \» selon les autres (907 av. J.-C., d’après les marbres de Paros) ; il était d’origine ionienne ; sept villes se disputaient l’honneur de lui avoir donné le jour :

Smyrna,Chios, Colophon, Salamis Rhodos, Argot, Athéna, (Jrbis de patna certat, Uomere, tua.

SmyrneetChios sont celles dont les prétentions semblent le mieux fondées. On raconte qu'Homère eut pour mère une jeune fille de Smyrne nommée Crithéis, qui était restée orpheline et qui fut séduite par son tuteur ; qu'il naquit sur les bords du tleuve Mêlés, qui arrose Smyrne (d’où il prit le surnom de Mélésigène) ; que Phémius , qui tenait à Smyrne une école de musique*et de belles-lettres ayant conçu de l’amour pour Crithéis, l’épousa et adopta son enfant ; qu'après la mort de Phémius, Homère lui succéda dans son école; qu’ensuite , ayant conçu le projet de \ Iliade, il voyagea pour acquérir par lui-même la connaissance des hommes et des lieux ; que , mal accueilli de ses compatriotes à son retour, il abandonna son ingrate patrie, et alla s’établir àChios, où il ouvrit une école; que dans sa vieillesse il devint aveugle , tomba dans l’indigence, se vit réduit à errer de ville en ville, récitant ses vers et mendiant son pain ; qu'enfin il mourut dans la petite île d’ios, une des Cyclades. On a sous le nom d’Homère deux poëmei épiques en 24 chants chacun: Y Iliade , où il chante les effets de la colère d'Achille, les malheurs des Grecs au siège de Troie pendant l’absence du héros, et la vengeance terrible que celui-ci lira du meurtre de Patrocle ; Y Odyssée, où il raconte les voyages d Ulysse errant de contrée en contrée après la prise de Troie, et le retour de ce prince dans son royaume d’Ithaque; plus , un petit poëme héroï-comique, la Bairuchomyomachie, ou combat des rats et des grenouilles; 33 hymnes et quelques épigrammes. Tous ces ouvrages sont écrits dans le dialecte ionien. L'Iliade et YOdyssée ont été de tout temps regardées comme les chefs-d’œuvre de l’épopée. Ces deux poëmes brillent, du reste, par des mérites fort divers: on admire dans Y Iliade la grandeur des conceptions , la beauté et la simplicité du plan , la hardiesse de l'imagination , la ri chesse et la sublimité des images; on trouve dans YOdyssée un plan moins régulier, une imagination moins éclatante, mais on se sent attaché par un vif intérêt et par une séduisante naïveté. Outre leur beauté intrinsèque, Ylhade et YOdyssée avalent pour les anciens le mérite de renfermer les traditions théologiques , les noms et l’origine des peuples , la description et la situation des pays, et ces deux poëmes jouissaient sous ces divers rapports d'une grande autorité. Les poëmes d’Homère, selon de savants critiques, seraient antérieurs à I invention de l’écriture, et longtemps ils n'auraient été conservés que par la mémoire; ils furent de bonne heure morcelés et défigurés parles rhapsodes qui en détachaient les épisodes les plus intéressants pour les réciter. Pisistrate, ou, suivant d’autres, Hipparqueson fils, fit recueilliretcoordonner avec beaucoup desoin ces divers morceaux ; depuis, ces poëmes ont été révisés par les plus grands critiques de l’antiquité, Aris tote, Aristophane de Byzance, Zénodote, Àristarque; c’est ce dernier qui divisa Ylliade et YOdyssée cha-* cune en 24 chants, etleurdonna la forme sous laquelle nous les possédons. Ces deux poëmes ont été commentés par Didymc, Eustathe . etc. Malgié l’admiration universelle dont il s, été l'ob»et Homère

HOMP

a trouvé quelques détracteurs. On cite surtout Zoïle dans l’antiquité ; Perrault, Lamothe, ehez les modernes. Quelques savants, Wolf entre autres, ont prétendu qu’Homène n avait jamais existé, et que les poèmes que nous avons sous son nom n’étaient qu’un recueil de morceaux composés par divers auteurs qu’il appelle lloméndes et qui formaient une espèce d école. Tous ces morceaux, auraient été réunis plus tard et groupés en deux grands poèmes; mai9 quoiqu'il paraisse êtres vrai que ces poèmes ont subi des altérations, des' interpolations, l’unité du plan et l'ordre qui y règne font justice d’un si hardi paradoxe. D’autres ont prétendu avec plus de vraisemblance que Y Iliade et T Odyssée n’étaienti pas du même auteur, et ont regardé l’ Odyssée comme bien postérieure à 17liade. Quant à la Datraciwrmjomachie et aux autres pièces que l’on met d’ordinaire au nombre des poésies homériques, on est assez d’accord pour les regarder comme n’étant pas d’Homère ; elles sont d’ailleurs peu dignes d un si grand poète. On a donné des explications fort diverses du nom d’Homère; chacun adopte celle qui convient à son système : les uns, partisans des traditions vulgaires, traduisent ce nom par aveugle; d’autres par otage , parce qu’Homère servitd’otage dans une guerreque se firent les habitants de Srnyrne et de Colophon ; d’autres enfin le font dériver d ’liomereô, rassembler, prétendant que ce mot désigne fort bien le compilateur qui n'a faft que rassembler des éléments épars pour en former un ensemble.' — Nous avons une fouie d’éditions et de traductions' d’Homère. Parmi les éditionson remarque celle de Florence, 1488, 2 vol; in-fol., donnée par Démétrius Ghalcondylaa ; e’est la plus ancienne; celle de H. Etienne, grscque-latine, Paris, 1566; de Barnès, Cambridge, 1711; de Sam. Clarke, Londres, 1729-40; deVilloison, Venise, 1788 (faite d'après un manuscrit qui venait d’être découvert à Venise, avec les signes critiques des Alexandrins et de précieuses scliolies); de F.-A.Wolf, Halle, 1794, etLeipsick, 1817;,deHey«ne, Leipsick, 1 802 [Y Iliade seulement); de J. -Al. Ernesti, Leips., 1824. A. Mai a publié en 1819, à Milan, des variantes inédites de Y Iliade. Les meilleures traductions françaises d’Homère sont : en prose, celles de Madame Dacier, de Bitaubé , de Lebrun , et surtout celle de Dugas- MunLüel (avec texte et notes, 1828-33, 9 vol. in-8) , et celle d’E., Bareste, 1842; en vers, celles de Roihefort, d’Aignan, de Biguan. Les Anglais estiment les traductions de Pope et de Cowper ; les Allemands, celles de Bodmer, de Stolberg, de Voss ( ce dernier a traduit vers pour vers ) ; lus Italiens celles de Salvini et de Monti. L'Iliade a été traduite en vers latins par Raimundus Cunichius, Rome, 1777, et. Y Odyfmée par Bernard Zaniagna, 1778. Nous avons une vie d’Homère en grec, attribuée à Hérodote, et traduite par Larcher.

HOMÉR1DES. On désigne par ce nom, soit les descendants d’Homère, soit des poètes d’une certaine époque et d’une certaine école dont Homère n’aurait fait que rassembler les chants, soit les poètes postérieurs à Homère qui s’exercèrent sur des sujets analogues à ceux qu'il avait traités.

HOMER1TES, peuple de l’Arabie ancienne, habitait la partie méridionale de l’Arabie heureuse, au S. E. des Sabéens.

HOMPESCH (Ferdinand de), dernier grandmaître de. l’ordre de Malte, né à Dusseldorf en 1744, fut investi de cette dignité en 1797. Gagné., à ce que l’on préfend, par l’argent et les promesses du Directoire, il se soumit sans résistance, en 1798, à la flotte française qui allait en Egypte sous la conduite de Bonaparte, et fut conduit à Trieste. 11 protesta vainement contre l’usurpation française, et abdiqua sa souveraineté en faveur de L’empereur

HOND

de Russie, Paul 1. IJ erra quelque temps en Allemagne, "puis se réfugia en France, et mourut i Montpellier en 1803.

HOMS ou HEMS, Emesa, ville de la Syrie (Damas) , à 136 kil. N. E. de Damas; 25,000 hab., chef-lieu de livah. Beaucoup de mosquées, églises chrétiennes grecoues , bazar, grand khan, etc. Soieries , toile ue coton , savon. Commerce actif avec Hama, Damas, Alep. Ibrahim-pacha y battit les Turcs en 1832. Homs fut occ. par les Anglais en 1840.

HO-NAN , province de Chine , entre celles de Pe-tchi-li au N. , de Hou-pe au S. : 700 kil. sur 650; 12,800,000 hab. Ch.-l., Khaï-foung. Elleforme 9 dép. (Khaï-foung, Koueï-te. Chang-te, Oueï-hoeï, Hoaï-king, Ho-nan, Nan-yang, Yu-ning, Tchintcheou) et 4 mouvances directes. Climat très doux, agriculture florissante ; on a surnommé cette province le jardin de la Chine. — Ville de Chine, ch.-l. du dép. de lio-nan, à 200 kil. O. de Khaï-foung, sur un affluent du Hoang-ho, vers le centre de la Chine, ce qui la faisait regarder par les Chinois comme le centre du monde.

HONARURA , port de l’île Ouahou , une des îles Sandwich, dans le Grand Océan équinoxial, et capitale de tout l’archipel. Résidence du roi : un fort. Maisons en jonc pour la plupart; 5,000 hab.

HONDA , ville d’Amérique, dans la république de Nouvelle-Grenade, sur la Magdalena, à 95 kil. N. O. de Bogota ; 4,500 hab. Entrepôt de tout le commerce entre le S. et le N. de la Nouvelle- Grenade avant les guerres de l’indépendance. Mines d’or aux environs. La baie de Honda, sur la mer des Antilles, par 73° 26’ long. O., 12° 20’ lat.. N., fournit des perles.

HOND1US ou HONDT (Josse) , géographe et graveur en cartes, né en 1546, en Flandre , mort à Amsterdam, en 1611 , séjourna longtemps en Angleterre. On a de lui un Traité de la construction des globes y 1597 ; des éditions du grand Atlas de G. Mercaior; des cartes de Guyane d’après Walter Raleigh, Nuremberg, 1599, in-4.

HONDO, rîv. du Mexique. Vot/. rio-€RAnde.

HONDSCHOOTE , ville de France , ch.-l. de canton (Nord), à 15 kil. S. E. de Dunkerque; 3,903 hab. Chicoréc-café. Les Français, commandé» par Houchard , y battirent les Autrichiens commandés par Freytag, le 8 septembre 1793. *On donne le nom de canal de Hondschoote à un petit canal qui fait communiquer Bergues et Fûmes et qui a un embranchement à Hondschoote.

HONDT ou HONT, bras de l’Escaut. Voy. hont.

HONDURAS, contrée d’Amérique, naguère un des états de la confédération de TAmériquecent., auj. état indépendant , est bornée au N. par la baie de Honduras, qui la sépare de l’Yucatan, à 10. par le Guatimala, au S. par l’état de Nicaragua, ài l’E. par la mer des Antilles: 480 kil. de TE. à 10., et 420 du N. au S„ ; 100,000 hab. Son ch.-l. est Comayagua.. Climat chaud, humide et malsain; belles plaines, sol fertile en grains, fruits et légumes; pâturages; beaucoup de poisson. Mines d’or et d’argent. — Le Honduras a été découvert en 1502 par Christophe Colomb, qui aborda sur la partie de la côte habitée par les Mosquitos ; il fut ensuite conquis par un lieutenant de Cortez. Il forma d’abord un gouvernement particulier, mais en 1790 il ne fit plus qu’une intendance : il a depuis fait partie delaconféd. de Gualimaia jusqu’en 1839. Les Anglais vont dep, 1798 uneeolonie dont Balize est ch.-l

Honduras (baie ou golfe de). On nomme ainsi la partie de la mer des Antilles comprise entre le cap de Honduras et la presqu’île de Yueatan, par 16°-l8° 1,5! lat. N., et 88° 20’ -90° 45. long. O. Sa largeur est de 360 kil. et sa profondeur d’autant ; on y remarque plusieurs caps donle principal est le cap des T rois-Pointes au N. K»

HONG

Elle reçoit prasieurs rivières, entre autre3 la Xagua, l’Ülua, la Motagua, le Rio-Golfo, la Balise, etc. — Cette baie est remplie de bancs de sable et de récifs qui en rendent la navigation très dangereuse. Lee courants y sont très violents, surtout lorsque le vent souffle du nord.

HUNKLEUR,v. et port du Calvados, ch.-î. de cant. (arrond. de Pont-Lévêque), à 11 kil. S. E. du Havre, à l’embouchure de la Seine, rive gauche; 19,130 hab. Collège. Entrepôt de denrées coloniales, fabrique de dentelles , couperose , vitriol, acides, biscuits de mer , galeries, chantiers de construction, etc. ; armements pour la morue, la baleine, le veau marin. Commerce assez considérable. — Honfleur était jadis très florissant, mais il est bien déchu depuis la fondation du Havre. Charles Vil le prit aux Anglais en 1450 ; les Calvinistes s'en emparèrent en 1562 ; mais le duc d’Aumale le reprit la même année. Elle se soumit fort tard à Henri IV.

HONG-KONG, île de la baie de Canton, par 22° 16’lat. N., 1 11° 50’ long. E. , à l’E. de Macao . 15 kil sur T. Occupée par les Anglais en 1842; cap. Victoria.

HONGS, marchands chinois de Canton qui, jusqu'en 1842, eurent le monopoleducornmerceavec l’étranger.

HONGRIE, en latin Hungaria , en allemand Vngarn , en hongrois Madgyar-Orszag , en slave Vherska-Kragina , vaste contrée d’Europe qui fait auj. partie des Etats autrichiens et porte le titre de royaume, s’étend entre 44? 26’-49° 29’ lat. N. et entre 13° 42 - 22° 40’ long. E. ; elle est bornée au N. par les monts Krapacs, qui la séparent de la Galicie, à l'E. par la Transylvanie et la Valachie, au S. par le Danube et la Drave, qui la séparent de la Servie, de l’Esclavonie et de la Croatie, à l'O. par la Styrie et l’archiduché d'Autriche, et au N. O. par la Moravie. Etendue : 660 kil. de l’E. à l’O., 490 kil. du N. au S. ; 10,062,680 hab. Capitale, Ofen ou Bude. Le royaume de Hongrie proprement dit se divise actuellement en quatre cercles subdivisés eux-mêmes en 46 comitats dont

843 — HONG

Zemplin, IJjheli.

Unghvar, Unghvar.

Beregh, Bereghzasz.

Cercle au-delà de La Theiss

Marmarosch, Lgotsch, Szathmar, Szaboltsch, Bihar, Bekesch, Csongrad, Csanad, Aradi,

Krasso, Temesch, Toronthal,

voici les noms :

Comilais.

Chefs-lieux.

Cercle en-deçà du Danube.

Pesth,

Ofen (Bude) et Pestli.

Bacs,

Baja.

Neograd,

Balassa-Gyarmath.

Sohl,

Neusohl.

Honth,

Ipoli-Sagh.

Gran,

Gran.

Bars,

Kremnitz.

Neutra,

Neutra.

Presbourg,

Presbourg.

Trentcin,

Trenlsin.

Thurost,

Saint-Martin.

Arva,

Also-Kubin.

Liptau,

Saint-Michel.

Cercle au-delà du Danube.

Wieselburg,

Ungarisch-Allenburg

Œdenburg,

OEdenburg.

Aa&b,

Raab.

Komorn,

Komorn.

Stuhlweissembourg,

St uhl weissembouKg.

Vesprim,

Vesprim-

Eisenburg,

Stein-am-Anger.

Salad,

Szala-Egerszeg.

Schtlmeg,

Kaposvar,

Tolna,

Szexard.

Baranya,

FUnfkirchen.

Cercle en-deçà de la Theiss.

Zips,

Leutschau.

Goemœr,

Gross-Steffélsdorf.

Hevesch,

Erlâu.

Borschod,

Miskolz.

Torna,

Torna.

Abaujvar

Kachau.

Saroscb.

Eperies.

Szigetk.

Nagyszœllœst Nagy-Karoly.

Nagy-Kullô.

Debreczin.

Gy u la.

Szegedin,

Mako.

Boros-Jenœ.

Lugos.

Temesvar.

Nagy beeski reck.

On met d’ordinaire au nombre des annexes de la Hongrie le royaume de Croatie et celui d Eaclavonie ( Vuy . ces noms), ainsi que quelques districts particuliers, tels que le Littoral hongrois, le Pays des lazyges, la Petite et la Grande-Cumanie, le territoire des Haydouks, et en outre le Pays dit des Hongrois dans la Transylvanie.

La surface de la Hongrie est très variée. Au N. et à l’E. les monts Krapacs forment un vaste demi-cercle qui s’étend depuis la Moravie jusqu’à la rive gauche du Danube. Le S. O. est traversé par les ramifications des Alpes Juliennes mais au centre s’étendent d'immenses plaines. Un grand nombre de rivières arrosent la Hongrie : le Danube, le Raab, la Mareh,, la Drave, le Waag, la Theiss, la Save, le Gran, la Plalten, etc. On y remarque des lacs assez importants : le lac Balaton elle lac Neusiedel; les marais y sont également fort nombreux. Le climat est très variable, sec dans la partie mon tueuse, humide et malsain dans les plaines et sur les bords du Danube. Les montagnes de la Hongrie renferment des mines d’or, de fer, de cuivre, de plomb; du mercure natif et du cinabre, de l'antimoine* des marbres, du porphyre, du soufre et du sel gemme; on y voit aussi plusieurs sources minérales. Le sol est très fertile ; il produit en grande abondance le blé et toutes sortes de grains, des fruits, des légumes et des vins très estimés (notamment ceux de Tokay, de Bude, d’OEdenburg, de Syrmie, etc.) Les pâturages de la Hongrie nourrissent beaucoup de chevaux, d’ânes et de mulets, ainsi que du gros bétail ; on y trouve une graude quantité de gibier. L’industrie est peu active en Hongrie, et la pimpant des manufactures y sont occupées par des ouvriers allemands ; on trouve cependant parmi les Hongrois des tanneurs, des peaussiers, des cordonniers, des fourreurs, des ouvriers en dentelle et des barbiers. Le commerce est presque exclusivement entre les mains des Allemands, des Grecs et des Juifs. Les Hongrois sont issus de différentes races parmi lesquelles dominent les familles oïgoure. teboude, finnoise ou hunnique, et ouralienne. Ils professent presque tous le culte catholique. — Le gouvernement de la Hongrie est une monarchie tempérée par l’aristocratie. Le pouvoir législatif réside surtout dans la diète composée de deux chambres, la haute ou celle des magnais , et la basse, formée de la réunion des prélats, des abbés et des députés des comitats. Le pouvoir exécutif est exercé au nom de l’empereur d’Autriche par un comte palatin ou viee-roi ( nandor-ispan ), assisté d’un conseil. L’administration des comitats est tout à fait indépendante de la couronne ; tous ont leurs lois et leurs coutumes particulières ils élisent eux-mêmes leurs gouverneurs.. La noblesse,, qui. se compose ordinairement des magnats et du clergé, et quelquetois do bourgeois. auxquels l’empereur a donné des lettres de noblesse, jouit d’immenses privilèges ; lpa bourgeois de# villes ont aussi de

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