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ANDRONIC III, PALÉOLOGUE, OU ANDRONIC-LE- JEUNE

né l’an 1295, était petit-fils du précédent et fils du prince Michel Paléologue (qui mourut jeune). 11 régna d’abord conjointement avec son grand-père (1325); mais à partir de 1328, il relégua le vieil empereur dans son palais et régna seul. Guerrier habile, il fut en même temps le père de son peuple et diminua les impôts. Il mourut en 1341, adoré de ses sujets.

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andronic it, paléologue, fils aîné de l'empereur Jean V, fut associé au trône par son père, vers l’an 1365. Son père, qu’il avait voulu détrôner, le força de renoncer à l’empire, et de céder ses droits à son frère Manuel (1373). 11 finit ses jours dan3 l’exil.

ANDRONICUS (Livius), poète comique latin, antérieur à Ennius, florissait vers 240 av. J.-G. 11 composa les premières comédies régulières chez les Romains. 11 jouait lui-même dans ses pièces. 11 ne reste de lui que quelques vers que l’on trouve dans le Corpus poeiarum. Andronicus avait été esclave.

andronicus de Rhodes, philosophe péripatéticien, natif de Rhodes, revit et publia, par les ordres de Sylla, les ouvrages d’Aristote et de Théophraste, dont les originaux venaient d’être retrouvés par Apellicon. On lui a longtemps attribué une Paraphrase de l'Ethique à Nicomaque (publiée par Daniel Heinsius, Lugd. Batav.), que l’on a reconnue depuis être d’uu certain Héliodore de Pruse.

ANDROS, Andro ou Andra des Turcs, île de l’Archipel, au S. E. de Négrepont, par 22° 40’ long. E., 37« 50’ lat. N.; 150 kil. de tour; 12,000 hab. Montagneuse, fertile. Commerce de soie, huile, vin, oranges, etc. Enlevée aux Turcs par les Grecs, elle fait auj. partie de la Grèce (prov. des Cyclades septentr.). — Ch.-l. de l’île de même nom, sur la côte S. O. ; 5,000 hab. Port vaste.

ANDROSGOGGIN, riv. des États-Unis (New-Hampshire), coule au S., puis à l’E., au S., à l’E., et tombe, avec le Kennebek , dans la baie de Merry- Meeting, après un cours de 220 kil.

ANDROUET DU CERCEAU, architecte duxvi'siècle, enrichit Paris d’un grand nombre de beaux édi— ûces(hôtels de Sully, de Mayenne, desFermes, du Carnavalet, etc.), fut chargé par Henri 111 de construire le Pont-Neuf (1578), et par Henri 1Y de continuer le Louvre (1596) ; mais ne put achever ces travaux, ayant quitté la France à cause de son attachement au protestantisme. On ade lui : Livres d’ architecture , 1550 et 1561, in-f., et Leçons de perspective, 1576, in-f.

ANDROUSSA , ville de la Grèce (Messénie) , à 26 kil. N. de Coron; près de là on voit les ruines de l’ancienne Messène. t

ANDUJAR, ville d’Espagne, sur le Guadalquivir, dans la capitainerie-générale d’ Andalousie, à 35 kil. N. O. de Jaën ; 9,000 hab. On y fabrique des alcarazas. A 4 kil. d'Andujar, on voit les ruines de l’ancienne Illiturgis. — Andujar est célèbre par l’ordonnance que le duc d’Angoulême, commandant l’armée française envoyée en Espagne pour délivrer Ferdinand Ml, rendit en 1823, dans le but de concilier les partis royalistes et libéraux, mais qui resta sans effet par l’opposition de la régence de Madrid.

ANDUZE, Andusia , ch.-l. de cant. (Gard), à 11 kil. S. O. d’Alais, sur le Gardon d’Anduze , au pied des Cévennes; 5,500 hab.

ANEAU ou ANNULUS (Barthélemi), poète latin et français, né à Bourges, fut nommé en 1542 principal du collège de la Trinité à Lyon. On a de lui une traduction en vers français des Emblèmes d Alciat, Lyon, 1549; Picla poesis , Lugd., 1552, in-8, qu il & traduite lui-même en vers français, sous le titre d’imagination poétique; Alector ou le Coq , histoire fabuleuse, prétendue traduite du grec, Lyon, 1560. Il fut massacré par le peuple dans son collège, le jour de la Fête-Dieu, en 1565, parce qu’on le soupçonnait d’être Protestant, et qu’on l’accusait d’avoir jeté une pierre sur le prêtre qui portait le St-Sacrement à la procession.

ANEDA, ville d’Ëcosse. Voy. Edimbourg.

ANEMOUR (cap), Anemurium promonlorium , en Turquie d’Asie, surlacôted’ltchil, par 30° 30 long.E., 36° lat. N. On voit à 12 kil. de là les restes d’une Tille qui fut sans doute Y Anemurium des Grecs, en

ANET, ch.-l. dcc.(Eure-et-Loir), à 15 k. N. E. do

Dreux; 1,600 hab. C’est là qu’était le charmant château de Diane de Poitiers, détruit en 1792. — Un autre Anet en Suisse (Berne), entre Erlacli et Morat, offre dans son voisinage des antiquités romaines. Vue des lacs de Berne et Neufchâtel.

ANGAD, désert situé au S. O. de l’Algérie, sépare cet état de l’empire de Maroc.

ANGARA, nom de 2 riv. de la Russie d’Asie : l’une naît dans les monts de Nertchinsk, se perd dans le lac Baïkal après un cours de 355 kil. ; l’autre vient du S., traverse le lac Baïkal, entoure Irkoutsk, et va grossir l’iénisséi ; après un cours de 1,500 kil. On nomme celle-ci Angara inférieure.

ANGE, famille grecque qui a fourni plusieurs empereurs au xn° siècle. Voy. isaac l’ange cl ALEXIS l’ange.

ange de sainte-rosalie (le père), savant gé' néalogiste, dont le nom de famille est François Raffard, né à Blois en 1655, mort à Paris en 1726, était de l’ordre des Augustins déchaussés. 11 a rédigé l’£’tat de la France, 5 vol. in-12, réimprimé et augmenté en 1749, 6 vol. in-12; il revit et augmenta considérablement Y Histoire généalogique de la maison de France du P. Anselme, ouvrage précieux où tous nos historiens ont puisé; il allait publier son travail lorsqu’il mourut subitement. Le P. Simpiicien, son associé dans ce travail, le publia en 1726, 9 vol. in-fol.

ANGE-POLITIEN. Voy. POL1TIEN.

ANGELES (Puebla de los). Voy. puebla.

ANGELI, Pelrus Angélus Bargœus , poète latin, né en 1517 à Barga, en Toscane, mort en 1596, dovint, après plusieurs aventures, professeur à Reggio en 1546, et trois ans après fut nommé par Côme 1 professeur à Pise ; il défendit vaillamment cette ville avec ses écoliers, contre Pierre Strozzi qui l’assiégeait, 1554. 11 est auteur d’un poëme de la Chasse ( Cynægeticon ), en 6 livres, fort estimé. Il a aussi composé un poëme intitulé Syrias , en 12 livres, où il traite le même sujet que le Tasse dans sa Jérusalem délivrée. Il a donné le recueil de ses poésies, Florence, 1568 ; Rome, 1585.

angeli (Bonaventurel, jurisconsulte, né à Ferrai t vers 1500, m. à Parme vers 1576, a laissé une Descri jA. de la ville de Parme et une Hist. de cette ville, 1 59 i.

ANGELICO (Fra), peintre. Voy. giovanni.

ANGELIQUE (la mère). V. Arnaud et port-royal.

ANGELIQUES (les), religieuses. Voy. barnàbites.

ÀNGÉLY (P), fou de Louis XIII, était d’abc. 1 valet d’écurie du prince de Condé ; il se fit remarquer du prince par ses saillies, et le roi désira l’avoir à son service. Il n’épargnait personne dans ses bouffonneries, et il amassa des sommes considérables par la crainte que ses railleries inspiraient aux courtisans. Boileau a immortalisé son nom (salir. I et VUE.»

ANGENNES (Julie d’). Voy. riontausier.

ANGERBOURG, ville des Etats prussiens (Prusse orient.), à 50 kil. S. O. de Gumbinnen; 2,700 hab. Étoffes de poil de chèvre, etc.

ANGERMAN1E, Angermanland, ancienne prov.

de Suède, entre celles de Laponie, Bothnie, Iamtie, Medelpad, forme auj. avec celte dernière le dép. du Wester-Nordland : ch.-l. Hernosand.

ANGERMUNDE, ville des Etats prussiens (Brandebourg), à 88 kil. N. 0. de Berlin ; 2,600 hab.

ANGÉRS, Juliomagus, puis Andes et Andecavi, ch.-l. du dép. de Maine-et-Loire, sur la Mayenne, à 270 k. S. 0. de Paris; 35,000 h. Évêché, cour imp.; lycée; école sec. de méd., cours de sciences appliquées, éc. d’arts et métiers. Belle cathédr., h.-de-v., musée, jardin bot., biblioth., etc. Industrie active , toiles et tissus de tout genre, filatures. Commerce vins, grains, bsstiaux, ardoises. L’abondance de ce dernier produit est telle, que toutes les maisons d’Angers sont couvertes en ardoises ; ca qui a fait nommer cette ville la Ville Noire — Angers fut

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