INNO
INQU
innocent vi, Étienne d'Albert , pape de 1352 à 1362, était né dans le Limousin, et avait d’abord professé le droit civil à Toulouse. Il protégea les gens de lettres et fonda à Toulouse le collège de Saint-Martial.
INNOCENT vil, Côme de Meliorati , pape de 1404 à 1406, né à Sulmone dans l’Abruzze, succéda en 1404 à Boniface IX, lorsque déjà l’anti-pape Benoît XIII était en possession de sa dignité usurpée. Les deux compétiteurs firent de vaines démonstrations de conciliation, mais sans arriver à aucun résultat.
innocent VIII, J.-Iî. Cibo, pape de 1484 à 1492, fut élu par l’influence du vice-chancelier Borgia , célèbre depuis sous le nom d’Alexandre VL II s’efforça d’exciter le zèle des souverains de l’Europe contre les Turcs, et se fit remettre le jeune prince Zizim,frère et compétiteur de Bajazet (1490), qui après sadéfaites’était réfugié auprès deschev.de Rhodes. Il excommunia Ferdinand, roi de Naples, qui avait
para d long, h., 47» 16 lat. N. ; 1 1,000 hab Bâtie en amphithéâtre sur une haute colline. Evêché belle cathédrale , château , jardin , etc. Université ancienne, rétablie depuis 1 826. Lycée, gymnase école normale, société économique. Soieries, gants, draps cotonnades, rubans de fil, etc. ë P ‘
^STADT, 1 loiodurum, faubourg de Passau
INNTHAL (c.-à-d. vallée de l'Inn ), région du Tyrol divisée en Haut et Bas-Innthal (chefs-lieux lmbst et Schwaz). Ces deux divisions forment auj deux cercles du Tyrol qui ont l’un 89,000 hab.
5 autre 125,000 hab. — La vallée de l’Inn a été en 1797, 1805 et 1809 le théâtre de nombreux com-
TAmlre es Franfaia et Ies Tyroliens.
1NO, fille de Cadmus et d’Hermione, et femme d Athamas, roi de Thèbes. Répudiée pour Néphélé
deiiT 1 n*! SC Æ”14; Pa.r ép0UX’ elle lui donna if “j % Méhcerte et Léarque. Jalouse des deux
paix
innocent ix, J. -A. Facchinetti , de Bologne, succéda à Grégoire XIV en 1591, et mourut deux mois après son exaltation, regretté des Romains. II les avait soulagés des impôts onéreux dont ils avaient été grevés par ses prédécesseurs.
innocent x, J+B. Panfili , pape de 1644 à 1655, Romain de naissance, dépouilla de ses états le duo de Parme, accusé d’avoir fait assassiner l’évêque de Castro; exila les cardinaux Franç. et Ant. Barberini, quoiqu’ils eussent contribué à son élévation, et condamna les cinq fameuses propositions de Jansénius (1653).
innocent xi. Benoit Odsleaschi , pape de 1676 à 1689, avait d’abord été soldat. Il eut des démêlés avec la France au sujet de la régale , des quatre articles arrêtés par l’assemblée du clergé français et rédigés par Bossuet en 1682, et du droit de franchise des ambassadeurs français à Rome ( Voy . lavàrdin) ; il condamna les erreurs de Molinos, premier auteur du quiétisme (1687). Ce pontife avait un caractère sévère et souvent inflexible ; mais il s’efforça de faire renaître la discipline, éloigna des emplois les hommes ignorants ou déréglés, et pourvut aux besoins des pauvres.
innocent xii, Ant. Pignatelli, pape de 1691 à 1700, eut toutc-s les qualités d’innocent XI, et n’eut point ses défauts; il se montra censeur rigoureux des mœurs, n’appela aux emplois que des hommes dignes de les remplir, et fut le père des pauvres ; il termina, après quelques concessions faites par Iaïuis XIV, les différends qui s’étaient élevés entre îa France et le Saint-Siège sous Innocent XI ; il termina aussi l’affaire du quiétisme et condamna VExplication des Maximes des saints , de Fénelon. innocent xiii, Mich.-Aug. Conti , pape de 1721 1724, le 8e pape de sa famille, publia en 1723 la bulle Apostolici ministerii, sur la discipline, et accorda une pension au prince Edouard, fils de Jacq. IL INNOCENTS (la fête des). L église romaine honore sous ce nom la mémoire de tous les enfants qu’Hérode, roi de Judée, fit mettre à mort, l’année où naquit le Sauveur, parce qu’il avait appris qu’il venait de naître un enfant destiné à r^ncr un jour sur la Judée et sur le monde entier. On sait que, malgré cette mesure barbare, Jésus échappa à la mort, ses parents l’ayant emmené en Égypte. La fête des SS. Innocents se célèbre le 28 décembre.
bélier à toison d’or. Athamas, dans un accès de îureur, écrasa Léarque contre un mur. Ino, au désespoir, se jeta dans la mer avec Mélicerte : tous deux furent changés en dieux marins.
INOWRACLAW, ville murée des États prus-
fnnn (Povsnanie) » à 40 kil. s. E. de Bromberg ; 4,000 hab. *
INQUISITION, célèbre institution qui avait r> ui but de rechercher et de punir l’hérésie. On la fait dater du xme siècle, époque à laquelle Innocent 111 envoya des missionnaires dans le midi fie la France pour y convertir les Albigeois (1204). Pierre de Castelnau et les autres moines de Citeaux qui raccompagnaient furent de fait les premiers inquisiteurs : mais S. Dominique est le premier qui ait reçu du pape le titre d’inquisiteur général (1215). Introduite en Italie en 1221, l’Inquisition reçut en 1229 une organisation plus précise de Grégoire IX, qui l’éleva au rang des tribunaux réguliers. Essayée en France où elle fut organisée en 1255 par Alexandre III, de ’oncert avec S. Louis, elle n y fut jamais bien prospère. C'est en Espagne que l’Inquisition obtint le plus de puissance : elle fut dans ce pays une institution politique autant que religieuse. Introduite en Catalogne en 1232, elle ne tarda pas à se répandre sur toute la Péninsule ; elle y poursuivit surtout les Juifs et les Maures relaps. En 1481 ’
sous le règne de Ferdinand et d’Isabelle, l’inquisition reçut une nouvelle organisation ; elle fut soumise à des statuts, à des réglements nouveaux, et obtint un nouvel accroissement de pouvoir; elle reçut alors le nom de Saint- Office; on créa un grand inquisiteur-général (ce fut le cardinal Torquemada), et on lui adjoignit un conseil, connu sous le nom de la Suprême , et quarante-cinq inquisiteurs généraux. Ce nouv. tribunal, établi malgré Sixte IV, qui en trouvait les règlements trop sévères, procéda avec plus de rigueur encore que l’ancien. 11 éfcndit sous PhilPppe 11 son action sur les Pays-Bas, et fut une des principales causes de l’insurrection de ces riches provinces, qui furent à jamais perdues pour l'Espagne. Le pouvoir de l’inquisition s’affaiblit avec les progrès des lumières et de la tolérance. Ce tribunal existait encore en Eepagne lorsque les Français entrèrent dans ce pays (1808) ; ils s’empressèrent de l’abolir; rétabli par Ferdinand VII en 1814, il fut définitivement aboli par les Cortès en 1820. L’inquisition devait d’abord employer contre les coupables les peines spirituelles,
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si ce moyen ne suffisait pas, elle les livrait au bras séculier. Les coupables étaient, selon la gravité des cas, plongés dans les cachots, appliqués à la torture ou livrés aux flammes; on appelait aulo-da-fe (acte île foi) ce genre d’exécution. L'Histoire de l'Inquisition a été écrite par Limborch, Amst., 1692, et par A. Llorente, Paris, 1815-17 : ces deux ouvrages, entachés de partialité, ont été condamnés à Rome.
INSARA, ville de la Russie d’Europe (Penza), à 90 kil. N. O. de Penza, sur l’Isa ; 2,500 hab. Fonderie de fer. — Riv. de la Russie d'Europe, naît dans le gouv. de Penza, à 13 kil. N. E. d’insara, baigne Saransk et se joint à l’Alatyr , dans le gouv. de Nijnéi-Novgorod.
INSER, riv. de la Russie d’Europe (Orenbourg) , sort des monts Oural, court au S., puis à l’O., et tombe dans la Bélaîa; cours, 250 kil.
1NSPRUCK. Voy. innsbruck.
INSTERBURG, ville murée des États prussiens (Prusse orientale), à 26 kil. O. de Gumbinnen, sur le Pregel ; 5,650 hab. Château. Draps, bière.
INSTITUT (1’). Voy. académie.
INSUBRES, INSUBRIENS, en gaulois Is-Ombra (c.-à-d. les hommes forts), peuple de la Gaule Cisalpine, habitait au N. du Pô, entre l'Adda, le Té3in et les Alpes, dans le pays qui correspond à la légation actuelle de Milan, et avait pour ch.-l. Mediolanum (Milan). Les Insubres étaient venus s’établir en Italie lors de la première invasion gauloise, conduite par Bellovèse. Primitivement, ils habitaient la Gaule Transalpine , au pays des Eduens ; la petite ville de Mediolanum (aujourd’hui Châleau-Meillant ) était probablement une de leurs cités. Les Romains attaquèrent les Insubres l’an 223 av. J.-C., et par les victoires de l’Addua et de Clastidium, les rendirent tributaires. Unis aux Boïens, ils se révoltèrent en 218, tandis qu’Annibal passait l’Ebre, et battirent Manlius à Modène, puis se déclarèrent pour Carthage : en 215, ils écrasèrent Posthumius à Litana Sylva : en 204 et 203 ils ouvrirent leur pays à Magon; c’est sur leur territoire que fut vaincu ce général en 203. En 200 ils prirent part à la quadruple alliance gallique contre Rome; mais battus au Mincius par Céthégus en 197, à Côme par Marcellus , 196, à Mediolanum par Valerius Flaccus, 195, ils furent enfin remis sous le joug.
ÎNTAPHERNE, l’un des seigneurs persans qui conspirèrent avec Darius, fils d’Hystaspe, contre le faux Smerdis. Désespéré de n’avoir pu obtenir la couronne, il conspira contre Darius. Celui-ci, averti de ses projets, le fit arrêter et condamner à mort avec tous les individus mâles de sa famille.
INTEMEL1I , peuplade ligure, dans la Gaule Cisalpine, au S. O. des Ingau nés, et comme elle sur la Méditerranée. Ch.-l., Albium lntemelium (auj. vintimille).
INTÉRAMNE, Interamna (c.-à-d. entre les eaux), nom de deux villes de l’Italie ancienne : l’une, auj. Terni, est en Ombrie, entre deux bras du Nar ; c’est la patrie de Tacite jl’autre, auj . Teramo, chez les Prœuilii, 'duS.duPicenum, entrele Liris ei\e Melpis. — Une autre Intéramne, Interamnium, en Hispanie, chez les Astures, était située entre Pallantia et Asturica.
INTERAQUÆ, ville de Gaule, auj. entraigues.
INTERIM d’augsbourg (1’). On désigne sous ce ^omun formulaire ou concordat dressé à Augsbourg par Charles-Quint en 1548, pour apaiser les troubles religieui de l’Allemagne ; il fut ainsi nommé parce qu’il n’était établi que provisoirement en attendant la décision définitive du concile général convoqué à Trente. Il faisait des concessions aux Catholiques comme aux Luthériens, et n’en mécontenta pas moins les deux parties.
1NTERLAKEN , village et ancienne abbaye de Suisse (Berne), à 42 kil. S. E. de Berne, avec un
château et plusieurs hôtels. Il prend son nom de
sa position entre deux lacs. — Le bailliage d’interlaken compie 15,000 hab.
INTERNUM mare, nom latin de la Méditerranée.
INTERRÈGNE. L’histoire de France ne compte que deux interrègnes : l’un après la mort de Thierri IV (737-742) , l’autre après la mort de Louis X, le Hutin (1316), et pendant la grossesse de Clémence, sa veuve. Dans l’empire d’Allemagne ainsi que dans toutes les monarchies élective», il y eut de fréquents interrègnes ; mais on désigne spécialement sous le nom de Grand interrègne l’espace qui s’est écoulé depuis la mort de Conrad IV (1254), dernier prince de la maison de Hohenstaufen, jusqu’à l’élection de Rodolphe de Habsbourg (1273) ; pendant ce laps de temps, une foule de compétiteurs se disputèrent la couronne impériale, et l’Allemagne fut livrée à l’anarchie.
INTERROI, magistrat à qui les Romains confiaient le gouvernement de l’état après la mort du roi et pendant l’élection de son successeur. Même sous la république on conserva le nom d’interroi; on appelait ainsi un magistrat temporaire qui était chargé du gouvernement lorsque les deux consuls étaient absents ou morts, ou bien lorsque, la durée des fonctions de ces magistrats étant révolue, l’élection de leurs successeurs se trouvait retardée par un motif quelconque. L’interroi devait toujours être un sénateur ; ses fonctions duraient cinq jours, après lesquels on nommait un autre interroi.
INTERVALLIS, ville de Gaule, auj. entrevaux.
INTORCETTA (Prosper), jésuite de Sicile, missionnaire à la Chine, né à Piazza en 1625, mort en Chine en 1697, coopéra à plusieurs des travaux littéraires de la Société en Chine, entre autres à la publication du Taï-hio, du Tchoung-young , imprimés en latin avec le titre de Sinarum scientia politico-moralis, Canton et Goa, 1667, in-fol., et Teslimonium de cultu sitietisi, Lyon, 1700, in-8.
INTRA, ville des Etats sardes, à 48 kil. N. de Novare, sur le lac Majeur ; 5,000 hab. Blanchisserie.
1NTRODACQUA, ville du roy. de Naples (Abruzze Ultérieure 2e), à 7 kil. S. O. de Sulmone; 4,000 habitants.
1NVERARY , ville d’Ecosse, ch.-l. du comté d Argyle, à 130 kil. N. O. d'Edimbourg, sur une petite baie ; 2,000 hab. Pêche du hareng (de temps immémorial) : commerce de laine, bois, etc. Aux environs, château d’Inverary (d’un aspect assez imposant). Charles I l’érigea en bourg en 1648.
IN\ ERKE11 HING, bourg d’Ecosse (Fife), sur le golfe de Forth, à 14 kil. N. O. d’Edimbourg; 2,200 hab. Port très commode : quatre salines ; houille. Ce bourg est très ancien. Sous David I , il devint une résidence royale.
INVERLEITH. Voy. leith.
INVERNESS, Innernium ou Invernium , ville d’Ecosse, chef-lieu du comté d’Inverness, à 133 kil. N. 0. d’Aberdeen , sur la Ness ; 14,300 habitants ; port sûr et commode ; quelques édifices passables; industrie développée, commerce actif. Inverness , dit-on, était jadis la capitale des rois pietés. Après la révolution de 1688 elle commença à déchoir; depuis 1745, diverses améliorations l’ont un peu relevée. — Le comté d’Inverness est situé entre ceux de Ross au N., de Perth et d’Argyle au S., de Nairn, de Murray et d’Aberdeen à l’E. ; il est borné par l’Océan à l’O. : 1.35 kil. sur 90. Sa superficie, en y comprenant plusieurs des îles Hébrides qui en dépendent (North-Uist, Benbecula, South-Uist, Barra, Skye, et la partie méridionale de l’île de Lewis), est de 7,000 kil. carrés; 95,000 hab. Beaucoup de montagnes, parmi lesquelles le Ben-Nevis, la plus haute montagne de la Grande- Bretagne ; climat humide , très froid ; landes, bruyères, quelques terres fertiles ; gibier abondant, aigles, etc.; fer, chaux, cristal de roche. On y trouve
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beaucoup d’antiquités celtiques, et les célèbres routes parallèles dites routes de Fingal.
INVESTITURES (querelle des). On connaît sous ce nom dans l’histoire la contestation qui s’éleva au xi* siècle entre les papes et les souverains de divers états de l’Europe, notamment de l’Allemagne , au sujet de la collation des bénéfices ecclésiastiques. Depuis longtemps les évêques et les abbés étaient devenus seigneurs féodaux par suite des nombreuses concessions de biens territoriaux que la piété des princes leur avait faites. Ces biens, étant des fiefs , étaient, de même que les autres iiefs, conférés conformément à la coutume féodale: le prélat, après avoir fait entre les mains de son souverain serment de fidélité, recevait à la fois l’investiture du titre ecclésiastique (archevêché, évêché ou abbaye) et celle des domaines attachés à ce titre ; le suzerain disposait ainsi à la fois du spirituel etdu temporel, donnant, non seulement le sceptre et l’épée, mais la crosse et l’anneau. Les papes ne manquèrent pas de réclamer contre cet état de choses aussitôt qu’ils le connurent. Grégoire Vil surtout s’éleva avec force contre l’investiture conférée par les laïques, et réclama pour les papes un droit que les omp. prétendaient exercer seuls (1073) : telle fut l’origine de la querelle. La lutte , engagée d’abord entre le pape Grégoire VII et l’empereur Henri IV, se continua sous Henri V et les papes Urbain II, Pascal II, Gélase II ; elle se termina en 1122, sous le pape Calixte II, par un compromis que l’on connaît sous le nom de Concordat de Worms : le pape reconnut à l’empereur (Henri V) le droit de donner l’investiture temporelle, celle des biens séculiers, en se réservant l’investiture spirituelle, c’est-à-dire le droit de conférer les titres ecclésiastiques ; la première se faisait par le sceptre , la seconde par la crosse et l’anneau. La querelle des investitures recommença cependant dans le siècle suivant, mais «lie se compliqua de la lutte entre les Guelfes et les Gibelins. Elle ne futeniièrement terminée qu’en 1 268 paria mort de Conradin .—L’investiture des fiefs laïques se faisait par 1 épée ou le sceptre pour les royaumes; par l’étendard pour les principautés ; ou simplement, en France surtout, par le bâton ou la verpe pour les fiefs inférieurs.
INZELI ou ZINZILI, port de l’Iran, sur unebaie de même nom formée par la mer Caspienne (Ghilan), à 22 kil. N. O. de Recht. Commerce maritime. Cette ville était très florissante avant 1805, époque où les Russes la brûlèrent.
INZ1NZAC, bourg de France, dép. du Morbihan, à 5 kil. O. d’Hennebon ; 2,300 hab.
10, fille du fleuve Inachus. Jupiter, devenu amoureux de cette princesse, la changea en vache afin de mettre en défaut la jalousie de Junon. La déesse, soupçonnant du mystère, demanda cette vache à Jupiter ; et le dieu n’ayant osé la lui refuser, elle la donna en garde à Argus aux cent yeux. Mais le complaisant Mercure endormit le gardien au son de sa flûte, lui coupa la tête et délivra Io. Junon, irritée, envoya un taon qui poursuivit la malheureuse princesse et la força d’errer par toute la terre. Elle s’arrêta enfin sur les bords du Nil, où elle donna le jour à Epaphus. On dit que les Egyptiens adoraient Io sous le nom d’Isis.
IOL, dite aussi Cœsarea, ville de Mauritanie, auj. CHERCHELL.
ÏOLAS, fils d’Iphiclès et neveu d’Hercule, aida ce héros à vaincre l’hydre de Lerne en appuyant un fer chaud sur les blessures du monstre pour empêcher ses têtes de renaître. Après la mort d’Hercule, ayant été rajeuni par Jupiter, il se mit à la tête des Héraclides, et combattit Eurystbée.
IOLCOS, ville d’Hémonie, près de la mer, au fond du golfe Pagasétique, était le ch.-l. d’un petit état que se disputèrent Pélias et Eson, le père !
iOiNi
de Jason. C est d Iolcos que partirent les Arconautes pour la conquête de la toison d’or.
10LE, fille d’Euryte, roi d’OEchalie, fut enlevée, après la prise d’OEchalic, par Hercule qui l’emmena à Trachine. Ce nouvel amour excita la jalousie de Déjanire et causa la mort d Hercule ( Voy . hercule), Après la mort du héros, lole épousa son fils Hyllus,
10L0FS, peuple de la Nigritie. Voy. giiiolofs.
10MN1UM, ville de l’Afrique anc., dans la Maurita nie Césarienne, sur la côte, est auj. Ternenou. Skurffat
IONA ou 1COLMK1LL, une des îles Hébrides, au S. de Mull ; 400 hab. Belle serpentine jaune, marbre blanc et autres minéraux : beaucoup de ruines antiques. Son premier nom était Î-Columb- Kill , c.-à-d. cellule de Colomba ; elle fut ains: appelée d’un couvent qui fut fondé en 565 par saint Colomba. Ce couvent fut, aux vne, vin et ix* siècles, l’asile des scienc.Anc. sépult. de rois écoss.
IONIE, Iotiia , auj. les côtes de Sivas, Saroukan et Aïdin. On donnait ce nom à la partie du littoral de l’Asie-Mineure qui s’étend de Phocée à Milet, entre le Méandre et l’Hermus, et qui était comprise dans la Lydie (sauf le sud qui appartenait à la Carie) ; on la nommait ainsi, à cause des nombreuses cités grecques, d’origine ionienne, qui s’y trouvaient. Parmi ces villes, on en remarquait douze principales, et dont l’ensemble formait une confédération. C’étaient : 1° sur le continent, du N. au S., Phocée, Smyrne, Clazomènes, Erythres, Téos, Lébédos, Colophon, Éphèse, Priène, Milet; 2° dans les îles voisines, Chio et Samos. De bonne heure Honie fut célèbre par son commerce, sa navigation, ses colonies, ses richesses, son luxe et par le développement des beaux-arts. Elle a produit Homère, Archiloque, Anacréon, Pythagore, Thalès da Milet, Héraclite et Bias, Parrhasius, Aspasie, etc. — C’est vers 1140 que commença l’émigration des toniens, qui, partis de l'Attique, allèrent s établi dans l'Asie-Mineure [Voy. ioniens). Les Perses sous Cyrus, après îacnute du royaume de Lydie (548 av. J.-C.), assujettirent presque entièrement l’Ionie. Elle se révolta en 504 , mais fut vaincue, et resta sous le joug jusqu’à ce que les victoires des Grecs d’Europe, dans la 2* guerre médique (480 et 479), lui rendissent de fait la liberté, et que le traité de Cimon en 449 déclarât en droit l’Ionie indépendante de la Perse. Mais dès lors Athènes s’appropriait Chios, Samos, et attentait à la liberté des autres cités ioniennes; le traité d’ An talcidas (387) les remit pour quelque temps sous la domination du grand roi. L’Ionie, depuis lors, fut alternativement dépendante, soit de la Perse, soit d’Athènes, soit de Sparte, soit des successeurs d’Alexandre, et finit par tomber sous la domination des Romains, qui laissèrent seulement l’autonomie à ses cités. Voy. ioniens.
IONIE (école d’). On nomme ainsi une école, ou plutôt une secte de philosophes qui prit naissance en Ionie, et dont les principaux représentants étaient des Ioniens. Cette école, qui est la plus ancienne des écoles philosophiques de la Grèce, a pour caractères propres d’expliquer le monde par un principe unique dont les transformations diverses produisent tout ce que nous voyons, de chercher ce principe unique dans quelqu’un des éléments du monde matériel, et en général de tendre au matérialisme. Les principaux philosophes ioniens sont : Thalès de Milet, qui florissait environ 600 ans av. J.-C., et qui admettait pour premier principe l’eau ou l’élément liquide ; Anaximandre, compatriote et contemporain de Thalès, qui admettait une substance unique, Y infini; Anaximène, natif aussi de Milet et disciple d’Ànaximandre, pour qui l’air fut la substance infinie et primordiale; Diogène d’Apollonie, qui professa une doctrine analogue à celle d’Anaximène; Héraclite d’Éphèse, qui florissait vers 500 av. J.-C. et qui enseigna que le feu esfle <usbtra-
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