I. Saints
jean-baptiste (saint), précurseur de J. - C. , fils de Zacharie et d’Elisabeth , naquit quelques mois avant le Sauveur, il tut rempli de l’Esprit SauiL dès le sein de sa mère, et se retira de bonne heure dans le désert, pour s’y livrer aux rigueurs les plus austères. L’an 29 de J.-C. il sortit de sa solitude et prêcha sur les bords du Jourdain la venue du Messie. Un grand nombre de Juifs touchés par ses paroles lui demandèrent le baptême; c’est ce qui l’a fait surnommer Baptiste. Jésus lui-même voulut recevoir le baptême de sa main. Quelque temps après, saint Jean fut mis en prison pour s’être élevé avec force contre l’union incestueuse d llérode Antipas avec Ilérodiade sa belle-sœur ; il fut ensuite mis à mort, sur la demande qui en fut faite â Hôrode Antipas par Salomé la danseuse, fille d’Hérodiade, l’an 32 de J.-C. La nativité de saint Jean- Baptiste est célébrée le 24 juin.
jeàn-l’évangéuste (saint), un des douze apôtres, fils de Zébédée, et frère de saint Jacques-le- Majeur, naquit à Bethsaïde en Galilée et exerça d’abord le métier de pêcheur. Il avait environ 25 ans lorsqu'il fut appelé à l’apostolat par J.-C.
Il fut témoin de presque tous les miracles du Sau- . veur : il était sou disciple chéri ; il raccompagna au jardin des Oliviers et sur le Calvaire ; c’est à lui que *
Jésus recommanda sa mère en mourant. R ooüv nricnça h prêcher l’Évangile aussitôt après l’Ascen sion de J.-C. llassistaau concile de Jérusalem l’an 51, puis il alla prêcher la foi dans l’Asie-Mineure, et jusque chez les Parthes. Il fut le premier évêque d Ephèse. Arrêté l’an 95 , il fut conduit à Rome, où 1 emp. Domitien le ht jeter dans l’huile bouillante ,• mais il n en ressentit aucun mal. 11 fut ensuite relégué dans l’île de Pathmos , où il écrivit V Apocalypse <c,-a-d Révélation}, ouvr. prophétique et allégorique, dont tout le sens n’a pas encore été pénétré. Bevenu à Ephèse après la mort de Domitien, îi y rédigea son Evangile (en grec, à ce qu’on croit) C’est, la qu’il tn., à 9i ans (101). 11 reste de lui, outre \'E"nnçile et l 'Apocalypse , trois Ëpitres canoniques. On le fête le 27 déc. Son emblème est l’aigle.
jean chkysostôme (saint), c’est-à-dire Bouche d'or, le plus éloquent des Pères de l’Église grecque, né à Antioche vers l’an 344, était fils d'un général de l’empire. Après avoir étudié la rhétorique avec le plus grand succès sous Libanius, il fréquenta le barreau ; mais bientôt il quitta cette carrière pour se vouer tout entier à l’étude des Écritures et à la pratique des austérités chrétiennes. En 374 V se retira sur les montagnes de la Syrie et y vécut p’usieurs années en anachorète: mais ayant épuisé sa santé par l’excès des mortifications, il fut obligé de quitter sa solitude et de revenir à Antioche (381). Saint Flavien , évêque d’Antioche, l’ordonna prêtre et le garda quelque temps près de lui comme son vicaire ; il se Ût dans ces fonctions une telle réputation d’éloquence et de sainteté que l’empereur Arcadius le choisit pour lélever au siège de Constantinople (3U8). il rendit plusieurs services à l’empereur, et apaisa des révoltes par lascendant qu il avait sur la multitude; il oc signala par l’abondance de ses aumônes et par son zèle pour la propagation de la foi ; mais ayant «déplu à l’impératrice Eudoxie, femme avide et corrompue, dont il avait blâmé les rapines et les désordres, il fut déposé et exilé. Contraint, rnalgréson grand âge, à faire des marches forcées pour se rendre au lieu de son exil, il succomba en route, etmourutàComaneen407. On le fête le 27 janvier. On a dit de saint Jean Chrysostôme qu’il était T H ombre des orateur* . Son éloquence réunit les mérites de Démosthène et de Cicéron : il a l’énergie du premier, la facilité et l’abondance dix second. Ce père a laissé plusieurs traités dogmatiques , des commentaires sur différentes parties des livres saints, uu très-grand nombre de discours, d’homélies et de panégyriques de saints, et des lettres. Les plus estimés de ses ouvrages sont les Traités du Sacerdoce , de la Providence , de la Vir ginité. Ses œuvres ont été plusieurs fois recueillies : l’édition la plus complète est celle du père Montfaucon, grecque-latine, 13 vol. In-fol., Paris, 1718, reproduite dans la collection de M. Guillon, 13 vol. in-8, 1834 , etc. Une grande partie a été traduite en français, savoir: le Sacerdoce par ÀnL Lemaistre , 1650; la Providence , par Ilermant; plusieurs Discours et Homélies par Bellegarde ; les Homélies et Lettres choisies, par Ath. Auger, 1785. On a découvert en 1838 cinq homélies inédites de Chrysostôme qui ont été publiées à I.eipsick par le docteur Becker. Une nouvelle édition, en 26 vol. in-8, a été publiée à Paris, 1835-1840, par les frères Gaume. La vie de saint Jean Chrysostôme a été écrite en latin par Erasme, en français par Ilermant, Ménard et Tillemont.
JEAN DAMASCfcNE (saint). Voy. DAMÀSCÈNE.
jean climaque (saint). Voy. climaque.
jean de matka (saint) , fondateur de l’ordre des Trinitaires, qui se consacrait au rachat des captifs, né en 1161 en Provence, mort en 12l3, institua son ordre en 1199 avec Félix de Valois àCerfroi près de Meaux; obtintla protection de Philippe-
Auguste et fit plusieurs voyages en Afrique, d’où il ramena un grand nombre de captifs. Ses disciples sont nommés les Mathurins. Sa fête a lieu le 8 février.
jean de dieu (Saint), instituteur des Frères de la Charité, né en Portugal en 1495, d'une famille pauvre, fut d’abord soldat, et mena une Jiie dissipée. Ayant été licencié en 1536, il se convertit et résolut de se consacrer au service des malheureux. Il se fixa dans Grenade, fit de sa maison un hospice pour les indigents et pourvut à leurs besoins par le travail de ses mains ; sa charité trouva des imitateurs qui se joignirent à lui pour le seconder : ce fut là le berceau de l’ordre de la Charité. Il mourut en 1550, d’une maladie contractée en sauvant un homme qui se noyait. Jean reçut de l’arehevêque de Grenade le nom de Jean de Dieu à cause de sa piété; il fut canonisé par Alexandre VIII en 1690. On le fête le 8 mars. La règle de son ordre ne fut rédigée qu’en 1556, et les vœux introduits en 1570.
jean de la croix (saint), fondateur des Carmes déchaussés, né en 1542 à Ontiveros (Vieille-Castille), mort en 1591, entra chez les Carmes à 21 ans et s’associa à sainte Thérèse pour réformer cet ordre. Il accomplit ce projet en 1568, le fit approuver en 1580 par le pape, et donna le nom de Carmes déchaussés à ses disciples parce qu’ils marchaient pieds nus. 11 se soumit aux plus dures austérités et mérita d’être canonisé. Il a laissé des ouvrages mystiques, écrits en espagnol, qui ont été réunis en 1619, et dont plusieurs ont été traduits en français par le père Cyprien (164 1), et par le père Louis de Sainte-Thérèse (1665) , etc. On le surnomma Jean de la Croix parce qu’il avait pour tout ameublement,
avec un lit grossier, une croix de jonc. L’Eglise le fête |e i4 <-ieu. , juur ae sa mort, ei le 24 nov.
JEAN COLOMBIN (s.). fêté le 31 iuill. F. JÉSUATES.