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reuse tentative de Chapelain. Voltaire a souillé son talent en flétrissant, dans un poème burlesque et immoral, la mémoire de cette femme héroïque.
JEANNE HACHETTE. VoiJ. HACHETTE.
Jeanne (la papesse). Quelques chroniqueurs oct prétendu qu’aprèsle pape Léon IV (855), et avant l’avénement de Benoît JH, le siège pontifical avait été occupé pendant deux ans par une femme du nom de Jeanne, native de Mayence, qui, ayant acquis de grandes connaissances , entra dans les ordres sous le nom de Jean d’ Angleterre , réussit à cacher son sexe, parvint aux dignités ecclésiastiques, et fut élue pape sous le nom de Jean Y11I, mais que cette femme, étant devenue enceinte, accoucha au milieu d’une procession, et révéla ainsi l’imposture. On a démontré victorieusement que c’était là une fable absurde, et qu’il n’y avait aucun intervalle entre Léon IV et Benoît III son successeur. Pour expliquer l’origine de cette fable, on a dit que le pape Jean VIII (872-882) ayant eu la faiblesse de consentir à reconnaître le patriarche Photius, on l’accusa de s’être conduit comme une femme, et on le surnomma la papesse Jeanne.
JEANN1N (le président), homme d’état, né à Autun en 1 540, était, dit-on, fils d’un tanneur. 11 étudia le droit sous Cujas, s’éleva par son seul mérite, et devint sous Charles IX et Henri 111 conseiller, puis président au parlement de Bourgogne. Consulté, à l’époque de la Saint-Barthélemy, par le gouverneur de la province au sujet des ordres envoyés par Charles IX. il fut d’avis de différer l’exécution et sauva par là les Protestants. Il fut député aux états de Blois, entra dans le parti des LV gueurs et s’attacha au duc de Mayenne dont il tempé* rasouventlafougue. Après l’avénement deHenrilV , il se rallia franchement à ce prince; il fut, nommé premier président au parlement de Paris, fut employé dans les négociations les plus importantes, et partagea avec Snlly toute la confiance du roi. Il signa en 1609 le traité qui assurait l’indépendance des Provinces- Unies. Après la mort de Henri IV, Marie de Médicis le nomma surintendant des finances; il conserva celte charge jusqu’à sa mort , en 1622. Il a laissé des Négociations , Paris, 1656, in-fol., ouvrage très estimé des diplomates.
JEBB (Samuel), savant anglais, né en 1690, mort en 1772, exerça la médecine avec succès, tout en cultivant les lettres par goût. On a de lui des éditions estimées, entre autres celle de VOpus ma jus de Roger Bacon, Londres, 1733, in-fol., et un recueil des Écrits publiés sur Marie Stuart , 1725 (en latin).
JEBUSEENS, un des peuples principaux de la terre de Chanaan ; ils habitaient à 10. de la mer Morte et au N. des Héthéens, dans le pays qui fut depuis la partie septentrionale des tribus de Siméon, Juda, Benjamin, et avaient pour capitale Jebus, jadis Salem , nommée depuis Jérusalem.
J EOHONIAS, roi de Juda, succéda en 597 av. J.-C. à Joachim son père, et fut détrôné trois mois après par Nabuehodonosor qui l’emmena captif à Babylone.
JEDBURGH , ville d’Ecosse, ch.- 1. du comté de Roxburgh, à 60 kil.S. E. d’Edimbourg ; 5,600 nab, Hôtel-de-ville remarquable. Sources minérales. Ville ancienne, qui remonte au-delà du xe siècle.
JËDDO ou JEDO, capitale du Japon. Voy. yeddo.
JEFFERSON (Thomas), troisième président des Etats-Unis, né en 1743, à Shadwell (Virginie). Il commença sa réputation au barreau , entra de bonne heure dans la législature de la Virginie , prit une parf glorieuse à l’insurrection des colonies conlre la métropole, rédigea la déclaration d’indépendance en 1776, fut envoyé en France en 1784 comme adjointà Franklin, devint vice-président de la république en 1797, président en 1801; fut réélu en 1805, et resta ainsi huit ans à la tête de l’administration. 11 se retira ensuite en refusant une