‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 576 sur 1261 · AH · texte numérisé non relu

AH

KESSEL, peintre hollandais. Voy. van kessel.

îŒSSELDORF , village du royaume de Saxe (Misnie), à 9 kil. O. de Dresde ; 350 hab. Les Saxons y furent défaits par les Prussiens en 1745.

KESW1CK, ville d’Angleterre (Cumberland), sur le lac de Derwent-YVater , à 31 kil. de Penrith; 2, 159 hab. On y exploitait jadis des mines de cuivre.

RESZTHELY, ville de Hongrie (K*«i:.d) , sur le lac Balaton, à 60 kil. S. O. de Vesprim ; 8,000 hab. Château. Sources thermales et marbres aux environs.

KET, riv. de la Russie d’Asie (Sibérie), naît au S. d’Iénisséisk , et grossit l’Obi près de Narym. Cours, 800 kil.

KETBOGHÀ, sultan d’Egypte , était Mogoi de naissance et avait d’abord été esclave du sultan Kélaoun. Chargé, après la mort de Kélaoun et de Kalil-Aschraf, son Gis, delà garde de Naser Mohammed, héritier du trône, il s’empara du sceptre pour lui-même en 1294. 11 réussit à apaiser une révolte des Mamelouks bordjites; mais peu après, un de fies lieutenants, Ladjin, se révolta et se ût proclamer, 1296. Ketbogha se vit forcé d’abdiquer.

KETCH-H1SSAR, Tyana ?, ville de la Turquie d’Asie (Konieh), à 130 kil. S. O. de Kaisariéh. Fabrique de poudre à tirer. Ruines antiques, entre autres un aqueduc de granit de 10 kil. de long.

KETEK, district de l’Inde. Voy. kattak.

KETEL (Corn.), peintre hollandais, né en 1548 à Gouda, mort en 1610, séjourna en France, en Angleterre, en Hollande, et Gt une foule de tableaux et de portraits estimés. 11 eut cela de singulier qu’il peignait avec les doigts de la main , et même avec ceux des pieds, aussi bien qu’avec des pinceau*-

KETELAER (Nicolas), impriment’ «.<=' .ann assort. ueeinpi, le plus ancien des im¬

primeurs hollandais. Ils vivaient à Utrecht à la fin du xv« siècle. On leur doit la première édition du Scholaslica historia super Novum Testamenium, 1473, in-fol. On leur attribue l’édition princeps de VHistoria ecclesiasiica d’Eusébe, 1474, in-fol.; Alexandri magni liber de præliis, in-fol.; et Thomœ A-Iiempis opéra , in-fol. que i’on croit imprimé en 1474.

KETTENHOF, village des Etats autrichiens (Autriche), à 10 kil. S. E. deVienne; 1,100 hab. Château. Grande fabrique d’indienne, qui occupe 14,000 ouvriers. Vinaigre, produits chimiques.

KETTERING, ville d’Angleterre (Northampton), à 22 kil. N. de Northampton; 4,000 hab. Etamines, lustrines, lainages.

KETTLER (Gothard), dernier grand-maître des chevaliers teutoniques de Livonie, embrassa le luthéranisme, et céda en 1561 les droits de son ordre sur la Livonie à Sigismond-Auguste, roi de Pologne; il reçut en échange le titre de duc de Gourlande et de Sémigalle, mais à la condition de faire hommage aux rois de Pologne. 11 mourut en 1587.

KEU1LU-HISSAR , l’ancien Lycus , riv. de la Turquie d’Asie, porte d’abord le nom de Kerkif, coule à l’O., passe à Nikar, et tombe dans l’Iékilîrmak, après un cours de 450 kil. — On trouve sur ses bords une ville de même nom, à 49 kil. O. de Kara-Hissar.

KEW, ville d’Angleterre (Surrey), à 10 kil. O. de Londres, sur la Tamise, rive droite; 700 hab. Château royal avec un magnifique jardin botanique.

KEXHOLM ou KOREL-GOROD , bourg de la Russie d’Europe, dans la Finlande (Viborg) , à 80 kil. N. E. de Viborg, sur le lac Ladoga; 400 hab. — Cette ville fut fondée en 1295 par les Suédois, et fit longtemps partie de la Carélie suédoise ; mais elle fut cédée à la Russie en 1598. Les Suédois la reprirent en 1611; mais Pierre-le-Grand s’en empara de nouveau en 1710, et la paix de Nystadt en agsura la possession à la Russie.

KEY, groupe d’iles du Grand-Océan, fait partie de 1 archipel des Moluques et du groupe de Banda.

KEZÀNL1K, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), au pied du Balkan, à 49 kil. N. de Tchirpan ; 10,000 hab. Essence de roses renommée.

KHABOLR ou KABOUR, nom de deux rivièrec de la Turquie d’Asie : 1° l’ancien Chaboras , qui prend sa source dans le N. E. du pachalik de Réha, tombe dans l’Euphrate près de Kerkisieh (jadis Cii ccriura ) après un cours de 380 kil.: — 2° l’ancien Nicephorius , qui sort du pachalik de Van, entre dans celui de Diarbékir, et grossit le Tigre après un cours de 400 kil.

KHAl-FÜLNG, ville de Chine (Ho-nan), par 34° 52 lat. N., 112° 12’ long. E.; 200,000 hab. Elle est située sur la rive droite du Hoang-ho, mais au-dessous du niveau du fleuve, et serait inondée sans de fortes digues qui la défendent. Avant 1642, elle comptait 500,000 hab.; elle en perdit la moitié dans un siège où les digues furent percées.

KHAI-SANG, dit aussi Wou-tsoung , 6* empereur chinois de la dynastie des Mongols, succéda en 1308 à Tamerlan son oncle. Il régna avec gloire jusqu’en 1311, protégea les lettres et réunit en code les lois de ses prédécesseurs.

KHALDOUN. Voy. ibn-khaldoun.

KHALED, un des plus courageux généraux de Mahomet, avait d’abord pris parti contre lui et avait contribué au gain de la bataille d’Ohod , où les Mecquois battirent le prophète. Il embrassa cependant la nouvelle religion la 8' année de l’hégire (630), et eut par ses exploits la plus grande part à la conquête de la Syrie. Il reçut de. Mahomet le o»rnpm &' Épée de Dieu. 11 mourut l’an 642 de J. -G.

.... ,i Russie (lekaterinoslav), tombe dans le Dnieper, près de son emu. Mongols y

remportèrent en 1223 sur les Russes une grande vict.

KHALKAS, nation mongole, qui habite dans là partie sept, de l’empire chinois, par 42° 53’ lat. N. et 85°-ll6° long. E., entre la Sibérie au N., le Heloung-kiang à l’E., la Charra-Mongolie au S. et la Dzoungarie à l’O; 2,200 kil. sur 800. Vastes déserts, semés de quelques oasis ; plusieurs vallées fertiles arrosées parl’Orkhon, le Selenga, l’Amour et l’iénisseï. Les Khalkas sont un peuple pasteur, qui fut jadis nombreux et puissant; ils furent extrêmement affaiblis au xvme siècle par les guerres qu’ils eurent à soutenir contre les Eleuthes.

KHAMÉFIS, dieux suprêmes de l’Égypte, formaient une trinité semblable à la trinité indienne de Brahma, Vichnou et Si va. Leurs noms sont Knef, Fta, Fré {Voy. ces noms). Le mot Khaméfis, selon les mythographes, signifie gardiens de l'Égypte , pays appelé originairement pays de Cham.

KHAN, nom qui signifie seigneur , était le titre que prenaient au moyen âge les grands chefs de peuples tartares; presque toujours ce mot s’ajoute à la suite du nom du souverain : Gengis-khan, Mohammed-khan, etc. Quelques-uns de ces khans étendirent leur domination sur une grande partie de l’Asie, entre autres Gengis-khan et Tamerlan Aujourd'hui la plupart des khans ne sont plus que de simples gouverneurs de provinces ou des officiers à la solde de la Russie et de la Perse. Les seuls khans indépendants qui subsistent encore habitent au nord du mont Caucase, dans le Turkestan indépendant et le pays des Kirghiz. Les principaux sont auj. les khans de Boukhara, de Khi va, de Balk. Dans le moyen âge, on connaît surtout les khan» des Avares, de Kaptchack, deKazan, d’Astracan, de Crimée, etc. {Voy. ces noms). — Les Turcs désignent aussi sous le nom de khan leurs caravansérail»»

KHANG-H1, empereur de la Chine. Voy. kang-hi.

KHARAN, ville forte du Béloutchistan, ch.-l. de la prov. de Saraouan , à 100 kil. S. de Saraouan. Excellents chameaux. Résidence d’un chef qui pont mettre sur pied 5 à 600 hommes.

RH ER — 957 — KHIV

^ KIIARGEH (el-) , bourg d’Êgypte, ch.-l. de la Grande-Oasis, qui prend quelquefois son nom, par 26° 25’ lat. N., 27° 20’ long. E. ; 2,000 hab. Eau douce, dattes et riz. Lieu de rafraîchissement pour les caravanes.

KHARIZM ou KHOYARESM , pays des Chorastniens , région du Turkestan occid., au sud de la mer d’Aral, sur les deux rives du Djinoun, entre le khanat de Boukhara et la mer Caspienne, contient, entre autres territoires, le khanat de Khiva et le pays des Turcomans. Il est mêlé de steppes et de districts fertiles. — De 994 à 1231 , leKharism forma une principauté indépendante, qui fut fondée par un prince turc aux dépens des Samanides. Les princes du Kharizm envahirent la Perse, y mirent fin en 1193 à la dynastie des Seldjoucides, et 3’emparèrent en 1 197 de Sarnarcand; leur puissance fut détruite par Gengis-Khan. — Une dynastie de princes khovaresmiens régna aussi à Delhy dans l’Hindoustan depuis 1213, après avoir renversé la puissance des Gourides; elle fut remplacée à son tour en 1398 parles Patans. — Le Kharizm fut quelque temps compris dans l’empire du Kaptchak. Vers 1481, Ilbars-le-Cheibani le détacha du Kaptchak et en lit de nouveau un royaume indépendant.

KHARKOV, ville de la Russie d’Europe, à 1,200 kil. S. E. de Saint-Pétersbourg, par 34° 6’ long. 43., 50° lat. N.; 10,000 hab. Ch.-l. du gouvernement de Kharkov. Univers. (1805). Savon, tanneries et autres industries. Fondée par le czar Alexis en 1650 pour arrêter les Tartares de Crimée. — Le gouvernement de Kharkov, dit aussi

des Slobodes d’Ukraine , est bprr,'Lfr, ,ue

Koiirsk an N . J- .cjc a i E., d lékatennoslav

au S., de Pultawa à 10.; il a 380 kil. sur 110, et

compte 914,000 hab. Voy. Ukraine.

KHASPOUR, capitale du Katchar. Voy. khospour.

KHATANGA, riv. de la Russie d’Asie, naît dans le gouvernement de Tomsk (cercle de Touroukansk) par 67° 50’ lat. N. et 94» long. E. ; coule à l’E., puis au N. et au N. E., et se perd dans l’Océan Glacial arctique par 74° 40’ lat. N. et 108° long. E., après 1,000 kil. de cours.

KHAZARES , peuple, turc de l’Europe or. , était placé au v« siècle sur les deux rives du Bas- Volga près de la mer Caspienne. S’avançant à i’O. après les grands mouvements des peuples, ils conquirent sur les Avares (634) la Russie actuelle jusqu au Dniepr et à I’Oka. Leur vaste empire subsista ainsi pendant deux siècles, pendant lesquels ils furent presque toujours alliés avec les Grecs. D accord avec Héraclius, ils se jetèrent sur la Perse en 626 ; et c’est chez eux que Justinien II, chassé de ses états, alla chercher un refuge. Us le ramenèrent en 715, et plus tard une princesse khazare, mariée à Constantin Copronyme, devint impératrice d’Orient, et valut à son fils, Léon IV, le nom de Léon le Khazare. Mais de 862 à 885, les Varègues leur ravirent des territoires considérables ; puis les Petchenègues vinrent occuper la partie occid. de la Khazarie (882, etc.); finalement ils ne gardèrent que la Taurideetla Crimée, d’où même ils furent expulsés par Sviatopolk I en 1016. Les Khazares avaient adopté le christianisme en 858. Leur place principale était Sarkel ou Bielavèche, fondée en 834.

KHAZARIE. Ce nom désigne tantôt tout l’empire des Khazares, tantôt la Crimée seulement, dernière possession des Khazares.

KHERSON, ville forte de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouvernement de Kherson, à 1,500 kil. S. de Saint-Pétersbourg, à l’embouchure du Dniepr dans la mer Noire, par 46° 37’ lat. N., 30° 18 long. E.; 12,000 hab. Quatre quartiers ; la Forteresse, l’Amirauté, le faubourg des Grecs, le faubourg des Militaires. Port militaire et commercial; chantiers de construction, arsenal, magasins

de vivres, casernes, etc., etc. Commerce de bois de construction. Fondée en 1778 par Potemkin, elle fut ainsi nommée en souvenir d’une cél. v. de i’ane. Tauride (F. cherson) Elle fut d’abord importante; mais la construction d’Odessa et l’accroissem. de Ni-

kolaiev lui ont fait beaucoup de tort. — Le gouv. est borné par ceux de Kiev an N., de Podolie à l’O., d’iékatèrinusiav h l’E., de Tauride au S. E. et au S. par la mer Noire; 375 kil. sur 200 ;’459*,Ô00 hab. Sol en général peu fertile, sauf en approchant des gouvernements de Kiev, Podolie et lékatérinoslav; mûriers, vigne, nombreux troupeaux de tout genre. Salines. — Ce gouvernement fut formé en 1802 de quelques districts de l’ancien gouvernement d’Iékatérinoslav, d’une partie de la prov. de Kiev et de toute la steppe d’Olchakov, acquise par la Russie en 1791.

KHETA, rivière de la Russie d’Asie (Iénisséisk) , naît par 92° long. E., 68° lat. N., et se perd dans la Khatanga, après 450 kil. de cours.

KH1AN -LOUNG ou K1EN-LONG, empereur de la Chine, de la dynastie des Mandehoux, monta sur le trône en 1736, réprima en 1755 une révoltedes Tartares, soumit à sa domination toute la Tartarie jusqu’à la Perse. Se sentant vieux, il abdiqua en 1795 en faveur de son fils. Khian-Loung défendit en 1753 l’exercice de la religion chrétienne dans ses états. Il cultiva les lettres avec succès et forma une bibliothèque de 600,000 vol. 11 avait composé, entre autres écrits, un Éloge de la ville de Moukden, que le P. Amiet a traduit en français, Paris, 1770.

KU1LCAN, historien arabe. Voy. ibn-khilcàn.

1U11LOK, riv. de la Sibérie, tombe dans le Sc-

’lÜIlVlAROLl [ monttf'ou' D^L CÀU lSi 1 }}} ;

Ceraunii ou Acroceraunii moules , petite chaîne de

mont, de la Turquied’Europe, s’étend parallèlement au canal d’Otrante, dans le sandjakat de Delvino jusqu’à celui d’Avlone, et se termine par le cap Linguetta : ces monts étaient fameux chez les anciens comme étant souvent frappés de la foudre.

KH10UNG -TCHEOU , ville et port de Chine (Kouang-tong), dans l’île d’Haïnan, sur un cap, à 250 kil. S. O. de Canton ; 103,000 hab. Ch.-l. de l’île d’Haïnan et du dép. de ce nom. Temples nombreux, collèges, bibliothèque. Commerce avec Macao, le Tonquin, la Cochinchine, Sincapour, etc.

KH1U-TCHEOU, ville de Chine (Tehe-Kiang) , ch.-l. de dép., par 29° 2’ lat. N., 116° 42’ long. E. Grand commerce avec la prov. de Fou-Kian ; le transport seul des marchandises occupe 10,000 bras.

KHIVA, capitale du khanat de Khiva, près du Djihoun, par 57° 4’ long. E., 41° 40’ lat. N., à 560 kil. N. E. d’Asterabad ; environ 10,000 hab. Citadelle, trente mosquées, medresseh ou collège. Commerce assez actif. Grand marché d’esclaves.

khiva (khanat de), dans le Turkestan, s’étend de 48° à 62° long. E., et de 36° 15’ à 45° lat. N., entre la mer d’Aral et les steppes des Eirghiz au N., le Djihoun à l’E., la Boukharie au S. E., des déserts stériles et sablonneux à l’O. et au N. O. ; 350,000 hab. (Araliens , Karakalpaks, Turcomam et Tartares mahométans , parmi lesquels il faut compter au moins 95,000 esclaves). Ce khanat est le plus vaste du Turkestan ; mais il est occupé presque tout entier par des déserts. Le climat y est froid. Les habitants font un très grand commerce par caravanes avec Orenbourg, Astrakhan, la Perse et l’Afghanistan. — Pierre-le-Grand voulut en vain conquérir ce pays.Dep. 1802, lekuauatde Khivas’est beaucoup agrandi sous Mohammed-Bachim, père du khan actuel, Rehman-Kouli-Khan. Ce dernier a eu récemmentdes démêlés avec les Russes; une expédition envoyée contre lui en 1840 échoua; néanmoins, un traité conclu en 1854, à la suite d’une2e tentative, recula les frontières russes jusqu’aux portes de Khiva.

khor

KIAJN

KRQDAVENKIAR, ancien sandjak de /a Turquie d’Asie (Anatolie) , entre la mer de Marmara au N. et les sandjaks de Kodjah-Ili au N. E., de Sultaneuni à l’E., de Kerméian et de Saroukan au S., de Karassi et de Biga à 10. : 200 kil. sur 1 60. Ch.-l., Brousse. 11 répondait à la partie mérid. de l’anc. Bithynie , à la partie occid. de la Phrygie Epicteie, et à une petite portion de la My-w orientale.

KHODJENH, Alexandriaullima , Alexandreschata? ville de la Tartarie indépendante , dans l’anc. Sogdiane, ch.-l. du khanat de Khokhan, à 50 kil. N. de Khokhan, sur le Sir -Daria, par 41° 22’ lat. N. et 67° long. E. ; 60,000 hab. Commerce avec les Boukhares et les Russes en soie, brocarts, toiles peintes, etc.

KHOI, ville d’Iran (Azerbidjan), à 130 kil. N. O. de Tauris ; 25,000 hab. Fortifiée à l’européenne. Industrie et commerce actifs. On a cru y retrouver l’antique Artaxate. Chah Ismaïl fut défait dans les environs de Khoï en 1514 par le sultan Sélim I. La ville moderne ne date que du règne de Kérim-Khan.

KHOKHAN ou KHOKAND, ville de la Tartarie indépendante, capit. du khanat de Khokhan, à 270 kil. N. E. de Samarcand, non loin du Sir- Daria, par 40° 45’ long. E., 64* 14’ lat. N. ; 400 mosquées; caravanséraïs ; très vaste château et hautes murailles ; quelques anciens monuments. Drap, toiles de coton, étoffes de soie, brocarts, etc. Gengis-Khan fit de cette ville sa principale résidence, et Tamerlan y donna, pour le mariage de ses petits-fils, une fête magnifique, où se trouvèrent réunis 500 ambassadeurs de peuples soumis.

khokhan (khanat de), partie de la Scythi*

^f^irgtuz "noirs ultramontains, au S. par les Perses montagnards, à l’E. par le Kachgar : 560 kil. sur 200; 3,000,000 d’hab. Il comprend les territoires de Ferganah,de Tounkat, de Tachkend et de Tarez.

KHOLMOGORY, ville de la Russie d’Europe (Arkhangel), à 60 kil. S. E. d’Arkhangel; 300 maisons. — Jadis capit. du roy. de Biarmie.

KHONSAR, ville de l’Iran (Irak-Adjémi), à 130 kil. N. O. d’Ispahan; 2,500 familles. Cette ville s’étend l’espace d’environ 9 kil. entre deux montagnes; elle renferme d’immenses vergers.

KHOPER, riv. de la Russie d’Europe, naît dans le N. du gouvernement de Saratov, traverse ceux de Voronèje et des Cosaques du Don, et tombe dans le Don après un cours de 750 kil.

KHORAÇAN ou KHORASSAN , Parthiène , Margiane et partie de l’Arie, contrée de la Perse, entre le Mazendéran à l’O., le khanat de Balkh à l’E., celui de Boukhara au N., l’Irak-Adjémi et le Sedjistan au S. : 880 kil. sur 450; 1,500,000 hab. On distingue : 1° le Khoraçan persique ou Khoraçan occidental , entre le Turkestan au N., le khanat de Boukhara au N. E., le roy. d’Hérat à l’E., le Kouhistan au S., le Tabaristan et le Mazandéran à l’O. ; places principales ; Mesched, Nichabour, Kélat, Kabouchan ; 2° le Khoraçan oriental ou Afghan , dit aussi royaume d’Hérat ( Voy . hérat). — Montagnes qui courent du S. E. au N. E. Déserts immenses, lacs; quelques parties fertiles, pâturages. Habitants; Perses, Afghans, Tar tares Uzbeks, Turcomans, diverses peuplades nomades. Soieries, tissus de coton, superbes tapis, armes à feu et sabres renommés. Mines de turquoises et de rubis. Le Khoraçan est exposé aux incursions des hordes pillardes du Nord. — Le Khoraçan était autrefois une des provinces les plus florissantes de la Perse ; mais ayant été pendant plusieurs siècles ravagé par les Tartares, il est devenu presque désert.

XHORAN. Voy. coran.

KîIORKHANDJ, ville des Huns Ephtalites. Voy. GORUO.

KHORREMABAD, Corbiena, ville de Perse (Kliou zistan), ch.-l. du Louristan, près de la Kerkah, è 110 kil. S. O. d’Hamadan. Résidence d’un khan. Château-fort.

KHOSPOUR ou KOSPOUR , ville de l’Inde Transgangétique, capit. du Katchar. Voy. katchàr.

KHOSROU. Voy. chosroes.

KHUrAIO. Yoy. soi a us.

KHOTAN ou KIIOTIAN , ville de 'empire chinois (Thian-chan-nan-lou) , à 400 kil. S. E. d’Yarkand, par 37» lat. N. et 78» 15’ long. E. ; soieries, toiles de lin. Ch.-l. de la principauté de Khotan , Jadis indépendante, au j. tributaire de la Chine.

KHOT1N , ville de la Russie d’Europe. Voy.

CHOCZIM.

KHOU-KHOU-NOOR (c.-à-d. lac bleu), lac de l’empire chinois, situé sur les limites occidentales de la province de Kan-sou, par 37° lat. N., 96° long. E.; 110 kil. sur 45. Ce lac est entouré de hautes montagnes d’où sortent le Hoang-ho, le Thalouen, le Menam-Kong, etc.; il a donné son nom au pays environnant , qui est habité par des Mongols et des Kalmouks tributaires de la Chine.

KHOULM ou KIIOULOLM , ville du Turkestan, capitale du khanat de Khoulm, sur le Khoulm, à 50 kil. E. de Balkh ; 8,000 maisons ; 2 châteauxforts. Chevaux. Le khan dépend de celui de Kandouz,

KHOURREM, c.-à-d. Favorite. Voy. roxelane. *

KHOÜZ1STAN, Susiane et pays voisins, province de la Perse occidentale, entre le Kourdistan au N., l’Irak-Adjémi au N. E., le Fars à l’E., le golfe Persique au S., l’eyalet de Bagdad à l’O., s’étend

'■?*"? .30 ej 34° lat. N. et entre 44° et 48° long. E.: 400 kil. sur oiu; K-k /Knnrdes et Loures).

Ch.-l., Chouster. villes principales :Dizioui, Knorremabad. Le Khouzistan se compose de trois régions principales ; le Khouzistan propre (l’anc. Susiane ), le Louristan [ Elymaïde ), et le territoire d’Ahouaz (pays des Uxiens). C’était jadis la province la plus riche et la plus peuplée de la Perse; aujourd’hui elle est presque déserte.

KHOVARESM ou KHOWARESM. Voy. kharizm.

KHROWATES. Voy. croates.

KIA-BUZURGOMID. Voy. büzrukomid.

KIA-HING , ville de Chine (Tche-kiang), à 65 kil. N. E. d’Hoang-tcheou : grande, commerçante, peuplée ; faubourgs vastes, nombre de canaux, 15 tours de marbre; portiques, arcs de triomphe.

KIA-KING, empereur de la Chine (1795-1820), était fils de Khian-Loung. Son règne fut troublé par des séditions continuelles. Il eut pour successeur Tao-kouang, son fils, qui régna jusqu’en 1850.

KIAKHTA, ville de la Russie d’Asie (lrkoutsk), à 280 kil. S. O. d’irkoutsk, sur les frontières de Chine ; 4,200 hab. (sans compter la garnison ni les étrangers). Entrepôt du commerce entre la Russie et la Chine. Fondée en 1728 après un traité de commerce entre les deux empires.

KIAMA, ville de la Nigritie centrale, dans le Borgou, la plus commerçante et la plus peuplée de ce royaume ; 30,000 hab.

KIANG, mot chinois qui veut dire fleuve, entre dans un grand nombre de noms géographiques.

KIANGARI, Gangra, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), à 100 kil. N. E. d’Angora ; ch.-l. d’un livah qui correspond à une partie de l’ancienne Galatie et à une petite portion de la Paphlagonie.

K1ANG-N1NG, ville de Chine. Voy. nan-king.

KIANG-SI , province de Chine, au S. E., entre celles de Hou-pe et d’An-hoeï au N., de Tche-kiang au N. E., de Fou-kian à l’E., de Kouang-toung au S., de Hou-nan à l’O.: 660 kil. sur 400 ; 6,700,000 hab. Ch.-l., Nan-tchang. 13 dép. (Choui-tcheou, Fou-tcheou, Jao-tcheou, Kan-tcheou, Ki-an, Kiantchang, Kieou-kiang, Rouang-sin, Lin-kiang, Nan*

, an, Nan-kang, Nan-tchang, et Youan-teheoiü. So'

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