‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 579 sur 1261 · HAN-YANG · texte numérisé non relu

HAN-YANG

K1NGS, c.-à-d. livres , mot chinois qui s’applique en général à tous les livres écrits par les philosophes chinois, désigne plus spécialement cinq ouvrages qui jouissent chez eux d’une autorité sacrée: Y-King, cosmogonie; Chi-King , chants populaires ; Chou-King, livre des annales, ouvrage de Confucius; Li-Ki, livre des rites et céréin. relig.; Tchun-Tsieou, chronique du roy. de Lou, patrie de Confucius. On y joint quelquefois le Tan-te-King (de Lao-Tseu).

KING’S COUNTY (c.-à-d. comté du Roi), en Irlande , dans le Leinster, entre ceux de Kildare à l’E., de Mealh et West-Meath au N., de Roscommon à l’O., de Tipperary au S. ; 144,000 hab.

\ n ‘ T lulA.'îtr - DuisTullamore. 11 fut formé sous la reine Marie et reçm au» . . . i>w„„np,ir fl„

roi d’Espagne, Philippe, époux de cette reine.

king’s mountain, montagne de» Etats-Unis, dans la partie O. de la Caroline du Nord, à 35 kil. O. de Charlottenbourg. Les Anglais, commandés par le major Ferguson, y furent défaits par les Américains sous la conduite des colonels Williams et Cleveland , le 7 octobre 1780.

KINGSTON, dit Kingston-sur-Tamise, ville d’Angleterre (Surrey), à 16 kil. S. O. de Londres; 7,257 hab. Grande église, hôtel-de-viile. Station romaine importante, puis forteresse royale et domaine de la couronne»

kingston-upon-hull, ville d’Angleterre (York).

Voy. HULL.

Kingston, ville principale et port de la Jamaïque (Antilles), sur la côte S., par 78° 53’ long. O., 18° 0’ lat. N.; 40 à 50,000 hab. Bon mouillage; belle église, hôpitaux, etc. La ville est exposée à d’horribles inondations. Elle fut fondée en 1693, après la destruction de Port-Royal, mais elle n’à été érigée en ville qu’en 1802. Incendiée en 1843.

Kingston, ville de l’Amérique anglaise (Haut- Canada). sur le St-Laurent. à l’extrémité N. E. du lac Ontario, capit. de tout le Canada de 1 839 à 1843. 15,000 hab. Port naval, chantiers de construction de marine royale. Entrepôt de tout le commerce entre Montréal et la région des Lacs à l’E.

Kingston, nom de diverses villes des États-Unis, dans ïa Caroline du Nord , dans l’état de New- York, etc. ; ■ — d’une ville de la Guinée anglaise (Sierra-Leone) , à 310 kil. S. E. de Freetown, fondée en 1809.

KINGSTON (Elisabeth chudleigh, duchesse de), dame anglaise, célèbre par sa vie aventureuse, née en 1720 dans le Devonshire, fut d’abord fille d’honneur de la princesse de Galles. Elle eut pour amant le duc d’Hamilton, puis épousa secrètement le capitaine Hervey, avec lequel elle ne put vivre. Elle se mit alors à voyager , fut bien accueillie par le grand Frédéric à Berlin, et par l’électrice de Saxe à Dresde, revint en Angleterre, fit rompre son mariage et

Kl KC — 961 — KlfiK

cpoi sa le duc de Kingston , qui la laissa veuve et Héritière de biens immenses. Les parents du duc la lirent condamner comme bigame et lui tirent perdre le titre de duchesse ; mais ils ne purent faire casser le testament qui lui assurait la fortune de son second mari. Elle fit alors de nouveaux voyages, inspira encore une vive passion en Pologne au prince Radziwil, et mourut en 1788 au château de te-Assise , près de Fontainebleau.

K1NGSW1NFORD, ville d’Angleterre (Stafford), à 5 kil. N. de Stourbridge ; 9,000 hab. Verreries, faïenceries.

KING-TCHEOU, ville de Chine (Hou-pe) , par 30° 26’ lat. N., 109° 43’ long. E. Ch.-l. de dép. Ville très forte et regardée comme un des boulevards de l’empire.

KING-TE-TCH1NG, ville de Chine (Kiang-si), à 150 kil. S. deNan-king, par 29° 15’ lat. N., 114° 55’ long. E. ; 1,000,000 d’hab. C’est là qu’on fabrique presque toute la porcelaine fine de Chine. Commerce immense.

K1NGTON ou K1NETON , ville d’Angleterre (Hereford), à 32 kil. N. O. d’Hereford ; 2,000 hab. Commerce de draps.

kington ou kineton, bourg d’Angleterre (Warwick) , à 13 kil. S. E. de Warwick ; 1,000 hab. Résidence royale sous Edouard-le-Confesseur et Guillaume-le-Conquérant.

K1NROSS, ville d’Ecosse, ch.-l. du comté deKinross, à 24 kil. S. de Perth, sur le lac Leven; 2,500 hab. Tissus de coton ; jadis coutellerie, toiles. — Le comté de Kinross est borné par celui de Perth au N. et à l’O., et par celui de Fife partout ailleurs : 20 kil. sur 16; 31,431 hab. Il appartenait jadis au comté de Fife dont il fut détaehé en 1426.

KINSALE , ville d’Irlande , dans la prov. de Munster (Cork), à 22 kil. S. de Cork; 7,070 hab. Bonne rade, beau fort dit Charles-Fort. Bains de mer. Quelques armements pour la pêche. Ville fort ancienne. Jacques II débarqua dans son port à son retour de France en 1689; Marlborough la prit en 1690.

K1NTYRE, presqu’île l’Ecosse. Voy. cantyre.

KINZ1G, riv. du grand-duché de Bade, tombe dans le Rhin près de Kehl, après 70 kil. de cours et après avoir donné son nom à un cercle. — Le cercle de la Kinzig, une des six divisions du grandduché de Bade, est entre les cercles de Murg-et- Pfinz au N., de Treisam au S. : 90 kil. sur 40 ; 191,000 hab. Ch.-l., Offenbourg.

KIO, ville du Japon. Voy. miyako.

KIO-SEU, ville de Chine (Chang-tong), à 32 kil. N. O. de Yen-tcheou. Patrie de Confucius.

KIOUPERLI. Voy. koproli.

KIOU-SIOU, île du Japon. Voy. ximo.

KIRCH , K1RK. Ces mots, qui Dignifient eyitse, entrent dans la composition d’un grand nombre de mots allemands, écossais et anglais.

KIRCHBERG, nom de plusieurs villes d’Allemagne, dont les deux principales sont : 1° une ville du roy. de Saxe, à 9 kil. S. de Zwickau ; 2,100 hab. Draps, papier, bière, etc.; — 2° une ville du roy. de Wurtemberg (Iaxt), sur l’Iaxt, à 35 kil. O. d'OEhringen ; 1,300 hab. ; elle est le ch.-l. de la seigneurie de Hohenlohe-Kirchberg ; château, résidence du prince.

KIRCHDRAUF, Szepes-Varallya , ville des Etats autrichiens (Hongrie), dans le comitat de Zips , à 11 kil. S. E. de Leutschau ; 3,000 hab. Aux environs, source minérale dite de Baldock.

KIRCH EH ER , Diocœsarea ou Andrapa , ville de la Turquie d’Asie (Caramanie), à 191 kil. N. E. de Konieh; ch.-l. d’un livah.

KIRCHER (le Père), savant jésuite allemand, né en 1602 à Geysen près de Fulde, enseigna la philosophie et les langues orientales à Wurtzbourg fut

forcé par la guerre de Trente-Ans de quitter l’Allemagne, se retira en France chez les Jésuites d’Avignon, et fut appelé vers 1636 à Rome. Il enseigna les mathématiques au Collège Romain, puis quitta l’enseignement pour se livrer tout entier aux sciences. Il mourut à Rome en 1680. Ce savant infatigable embrassa toutes les connaissances : physique, histoire naturelle, mathématiques, théologie, antiquités, linguistique, etc. En physique, il s’occupa surtout de l’optique, de l’acoustique et du magnétisme, propriété par laquel le il voulait tout expliquer et qu’il appliquait même au traitement des maladies. Il fut un des premiers en Europe à étudier la langue copte, et tenta d’expliquer les hiéroglyphes égyptiens. Il voulut aussi renouveler l’art de Raymond Lulle. Il imagina une pasigraphie ou écriture universelle que chacun pùt lire dans sa langue. On lui attribue l’invention de la lanterne magique. Il est à regretter que Kircher ait joint à sa science profonde beaucoup de crédulité et de bizarreries. Ses principaux ouvrages sont : Magnes, Rome, 1641; Magneticum regnum , seu de tripliciin naiura magnete, 1667; Musuryia universalis, 1650, où il traite du son et de la musique ; Prodromus copius, 1636; GEdipus Ægypiiacus , 1652; Poly graphia , 1663 ; China monumeniis illustrata, 1667. Kircher avait formé un cabinet précieux d’objets rares d’histoire naturelle, d’antiquités, d’instruments de physique, de mathématiques, etc., que l’on voit aujourd’hui à Rome au musée du Collège Romain, et dont on a publié la description sous le litre de Muséum Kircherianum.

KIRCHHE1M ou K1RCHEN-UNTERTECK, ville du roy. de Wurtemberg (Danube), à 49 kil. N. O. d’Ulm; 4,300 hab. Toiles, rubans de fil, cire à cacheter. Commerce en laine, orge mondé, etc.

kirchheim-poland , ville de Bavière (Rhin) , à 26 kil. N. de Kaiserslautern. Ancienne résidence du prince de Nassau-Weilburg. — Une autre Kirchheim se trouve encore dans la Bavière (Danube supér.), à 36 kil. S. O. d'Augsbourg ; 1,500 hab.

K1RENSK ou KARENSK, ville de Sibérie (Irkoutsk), sur les bords de la Léna, à 690 kil. N. E. d’irkoutsk, ch.-l. du district de même nom; 500 hab. Commerce de pelleteries. Fondée en 1655.

K1RGH1Z ou KAISAKS, peuple du Turkestan, auj. dépendant des Russes, est divisé en trois hordes : la Grande (dans les steppes au S. et àl’E. de l’Oural, entre la mer Caspienne et celle d’Aral) ; — la Moyenne (au N. de la mer d’Aral et à l’E. de la suivante) ; — la Petite (au-delà de la mer d’Aral, sur le Djihoun). Chaque horde est ensuite subdivisée en tribus de 3 à 5,000 tentes, et régies chacune par un sultan. Les Kirghiz sont braves, actifs, vigoureux, toujours à cheval ; ils sont pasteurs, chasseurs, et, quand lis le peuvent, exercent le brigandage. Ils professent l’islamisme. Les Kirghiz de la Petite et de la Moyenne horde sont sujets russes depuis 1731 ; ceux de la Grande horde ne le sont que depuis 1819; encore y en a-t-il une partie qui nominalement est soumise à la Chine et qui de fait est indépendante. Cos derniers errent aux environs du lac Balkachi et du lac Dzaïssang.

K1RIN ou GH1R1N, province de la Mandchourie.

Voy. MANDCHOURIE.

kirin-oula, ville de la Mandchourie, ch.-l de la province de Kirin, sur le Soungari, par 124° 32’ long. E., 43° 46’ lat. N. Résidence d’un chef mandchou.

KIRKALDY, ville d’Ecosse (Fife), à 22 kil. S. O de Cupar, sur le golfe de Forth; 5,034 hab. Filatures de lin; quatre salines; fonderie, chantierc de construction, etc. Bains de mer. — Ville ancienne, florissante avant le xvie siècle, déchue auj. Patris de Michel Scott, d’Adam Smith, etc.

KIRKBY, nom de plusieurs villes d’Angleterre.

KISO — 962 — KLÀP

do trois entre autres, toutes situées dans le comté de Westmoreland : Kirkby-Lonsdale , à 17 kil. S. E. de Kendal ; 1,700 hab. Église; beau pont sur la Loyne. Bas, bonneterie ; — Kirkby-Stephen, à 15 kil. S. E. d’Appleby ; 2,000 hab. Ecole gratuite, manufactures ; — Kirkby-in- Kendal. Voy. kendal.

KIRKCUDBRIGHT , ville d’Ecosse, ch.-l. de comté, sur la Dee, à 137 kil. S. O. d'Edimbourg; 3,511 hab. Académie, prison (bâtie en 1816), bon port. VOLe ancienne. — Le comté de Kirkeudbright, situé entre ceux d’Ayr au N., de Wigton à l’O., de Dumfries à l’E., et borné au S. par la mer d’Irlande, a 65 kil. sur 31 et compte 40,600 hab. Beaucoup de landes, culture arriérée; grains, pommes de terre, bestiaux en grand nombre ; espèce particulière de chevaux, dits galloways; cuivre, houille. Peu d’industrie.

KIRKDALE, lieu du comté d’York, dans le North- Riding, au fond d’une vallée. On y voit une grande caverne qui est devenue célèbre depuis 1820 par la découverte qu’y fit Buckland d’ossements fossiles.

KIRKHAM, ville d’Angleterre (Lancastre), sur la Ribble, près de son embouchure, à 40 kil. N. de Liverpool ; 11,630 hab. Des canaux facilitent ses communications avec l’intérieur. Toiles, corderies.

K1RKKIL1SSIA (c.-à-d. les Quarante églises ), ville de la Turquie d'Europe (Roumélie), à 49 k. E d’Andrinople ; 1,500 hab. Ch. -1. d’un livah. Château fort. Commerce de grains, vins, comestibles divers. Amurat II prit cette ville en 1436.

KIRKWALL, ville d’Ecosse, ch.-l. du comté d’Orkney ou des Orcades, dans l’île de Pomona, par 2° 45’ long. O., 58° 33’ lat. N. ; 3,500 hab. Bon port, cathédrale, ruines du palais des anciens comtes, palais épiscopal. Toiles de coton, tissus de paille, ouvrages en paille. — Cette ville a longtemps appartenu aux Norwégicns et aux Danois qui la nommaient Kirkivog.

K1RWAN (Richard), savant irlandais, né en 1750 dans le comté de Galway, mort en 1812, cultiva avec succès la chimie, la minéralogie et la géologie, vint se üxerà Londres en 1779, etfutmembre des sociétés royales de Londres et de Dublin. Ses principaux ouvrages sont des Éléments de minéralogie , 1784; un Essai sur le phlogislique et les acides , 1787 il défendait dans ce dernier ouvrage la théorie de Priestley; cependant il se convertit plus tard à la théorie de Lavoisier; un Essai de géolome, 1799 (il veut y concilier la science avec la Genèse). Le 1er, il classa les minéraux d’après leur composit. chimique.

K1S. Ce mot, qui signifie petit en hongrois, entre dans la composition d'un grand nombre de noms géographiques. Pour ceux qui ne seraient pas ici, cherche! le mot qui suit Kis.

KISAMOS, Cysamus , ville de l’île de Candie, sur la côte N. O., à 31 kil. O. de La Canée, au fond du beau golfe de Kisamos.

KISCHM, dite aussi Kïchema ou Keichme , jadis Oaracta , île du golfe Pcrsique, dans le détroit d’Ormus qui forme l’entrée de ce golfe, et sur la côte méridionale de la Perse, près du Laristan ; 115 kil. sur 26. Elle appartient à un chef arabe, tributaire de l’imam de Mascate. On y comptait jadis 300 villages; elle peut renfermer auj. 16,000 hab., dont 4,000 dans la petite ville de Kischm, sur la côte orientale de l’île.

KISIL. Voy. KiziL.

KJSLAR ou K1ZL1AR, ville de la Russie méridionale (Caucase), à 300 kil. E. de Géorgievsk, sur ieTerek, à 65 kil. de son embouchure .-9,000 hab. forteresse, seiz; églises grecques, une église arménienne; établissements d'instruction, etc. Jolie ville ; soieries, tissus de coton, de soie et coton, etc. Aux environs, riz, garance, sésame, safran, coton à courte soie, vers à soie.

KiSON, fleuve du Paradis terrestre. Voy. eden.

KISSENBRUCH, village du duché de Brunswick, sur l’Ocker. C’est là que furent baptisés les Saxons vaincus par Charlemagne en 783.

K1SSJNGEN , p. v. de Bavière (Bas-Mein), sur la Saale, à 45 k. N. de Wurtzbourg ; 1200 li. Riches salines et sources minérales; bains très-fréquentés. K1SS0V0, l’ancien Ossa, mont, de Grèce. V. ossa. K1STES, peuple de Russie (Caucase), se divise en Ingouches, Karaboukaies, Touches, Tchetchenzes. KISTNAH, grand fleuve de l’Inde. Voy. krichna, KJTZINGEN, ville de Bavière (Bas-Mein), à 66 kil. N. d’Anspach, sur le Mein ; 4,000 hab. Murs, tours, fossés. Bas, chapeaux, vinaigre, toiles peintes, etc. Commerce de transit.

KIUPERL1. Voy. KO'PROLi.

KIUTAYA, KIVERUVA.— V.kutaïeh, kieverova, K1Z1L. Ce mot, qui veut dire rouge , entre dans la composition d’un grand nombre de noms turcs.

kizil-daria, riv. du Turkestan indépendant, sort des monts Nourarabas, se dirige au N., puis au N. O., et tombe dans la mer d’Aral ; 600 kil. de cours-.

kizil-irmak , VHalys des anciens, riv. de la Turquie d’Asie, naît au mont Tchicheghi, dans la Caramanie; court au N. O., à 10. , au N. , au N. E., et se jette dans la mer Noire après avoir séparé les eyalets de Sivas et d’Anatolie. Cours, 800 kil. Affluent principal, î’Eusdent.

kieil-ousen, Mardus, riv. de l’Iran, naît près de Senna dans le Kourdistan, coule au N. et à l’E. ; sépare l’Irak-Adjémi de l’Aderbaïdjan, et se perd dans la mer Caspienne près de Recht. Cours, 500 kil.

K1Z1L-ARSLAN (Othman), souverain de l’Aderbaïdjan , de 1166 à 1171, était de la dynastie des Atabeks. Il se souleva contre le sultan seldjoucide Togrul III, au nom duquel il gouvernait l’Adcrbaïdjan, et régna quelque temps à Hamadan; mais il fut trahi et mi& à mort.

KIZLIAR, ville de Russio. Voy. kislar.

KJACHTA, ville de la Russied’Asie. Voi/.kiakhta. KLAARWATER, établissement européen chez les Hottentots. Voy. Hottentots.

KLAGENFURTH, ville des États autrichiens, dans le roy. d’illyrieet Je gouvernement de Laybach , ch.-l. du cercle de Klagenfurth, à 72 kil. N. O. de Laybach : 10,000 hab. Château impérial; place ornée des statues de Marie-Thérèse et de Léopold I. Société d’agriculture, lycée, bibliothèque , etc. Draps tins , soieries , mousselines ; céruses, etc. Ruines d’une ville ancienne qu’on suppose être Tibumia. — Klagenfurth était jadis fortifiée ; les Français la prirent en 1797 et 1809 et en rasèrent les fortifications. — Le cercle de Klagenfurth est borné au N. et à l’E. par lu Styrie, au S. par le cercle de Laybach, et à l’O. par celui de Vilîach ; il compte 180,000 hab.

KLAPROTH (Martin-Henri) , chimiste, né à Berlin en 1743, mort en 1817, était professeur de chimie à Berlin , membre de l’Académie des Sciences de cette ville. Il a fait faire de grands progrès à la minéralogie par ses découvertes , et surtout par ses moyens particuliers d’analyse. On lui doit la découverte de ruranium et de la zircone. Outre un grand nombre d écrits insérés dans le Journal de physique , les Annales de chimie , le Journal des mines et autres collections scientifiques , il a rédigé un système minéralogique basé sur les principes constitutifs des minéraux; un Dictionnaire de chimie, en commun avecWolff, 4 vol. in-8, traduit en français par Bouillon-Lagrange et Vogel, 1810. Ses Mémoires sur la chimie out été recueillis et traduits en français par Tassaert, 1807.

klaproth (Henri-Jules), orientaliste, fils du précédent, né à Berlin en 1783, mort à Paris en 1835; se livra d’abord avec succès sous la direction de son père à la chimie et à la physique , puis s’adonna tor* entier à l’étude des langues orientales : aeenm

KLEB

pagna en 1805 l’ambassade envoyée par la Russie en Chine; revint en 1807 avec une ample moisson de livres chinois , mandchoux, mongols et japonais; fut chargé par l’Académie de Saint-Pétersbourg de visiter les montagnes du Caucase (i 808— 1810) , fut nommé en 1812 professeur de langues asiatiques à Yilna , mais se vit empêché par les événements de cette époque de prendre possession de sa chaire, et vint en 1815 se fixer à Paris, dont il fit sa patrie adoptive. On a de lui ; Asiu polygloila ou Classification des peuples de l'Asie d'après leurs langues , Paris, 1823, in-4 ; Mémoires sur l'Asie, 1824-28, 3 vol. in-8 ; Tableau histor géographique, etc. du Caucase , 1827; Tableaux hist. de lfAsie, avec atlas. Son Voy. au Caucase , publ. en al« tem . dès 1 812, à Halle, parut à Paris eu franç. en 1 823.

KLAR ou CLARA, riv. de la péninsule Scandinave, naît dans le cercle d'Aggerhuus en Norwége, et tombe dans le lac Wener en Suède; cours, 270 kil.

KLATTAU ou KLATOW , ville de Bohême, à 108 kil. S. O. de Prague, ch.-l. de cercle; 3,900 hab. Draps, bas. Aux environs, eaux minérales. — Le cercle de Klattau , situé entre ceux de Pilsen et de Prachin, et la Bavière, a 80 kil. sur 49, et compte 150,000 hab.

KLAUSENBOURG. Voy. kolosvar.

KLAUSTHAL, ville du roy. de Hanovre , ch.-l. du capitanat particulier de Klausthal , à 70 kil. S. E. de Hanovre; 7,800 hab. Rues plantées d’arbres. Conseil supérieur et école des mines, hôtel des monnaies. Forges, clouteries, taillanderies. Aux environs les plus riches mines d’argent du Harz (entr’autres celles dites Dorolhea , Caroline et ISeue- Benedikté). — Le capitanat de Klausthal , borné au N. et à 10. par le duché de Brunswick, à l’E. par ce même duché et la Prusse , au S. par la principauté de Grubenhagen, comprend presque tout le Haut-Harz ; il a 35 kil. sur 12 , et 24,000 hab.

KLEBER (Jean-Bapti8te) , général français, né à Strasbourg en 1754 , d’un ouvrier terrassier, s’engagea en 1792 dans un bataillon de volontaires comme simple grenadier, et s’éleva rapidement aux premiers grades ; il se signala au siège de Mayence sous Custine ; fut de là envoyé dans la Vendée, avec le titre de général de brigade; résista avec 4,000 hommes à 20,000 Vendéens au combat de Torfou, et décida la victoire à Cholet. Il fut pourtant destitué à la suite de quelques échetsdont on lit peser sur lui la responsabilité ; mais le général Marceau le conserva près de lui , et Kléber anéantit l’armée vendéenne à la bataille de Savenay (1793). L’horreur qu’il manifesta alors pour les mesures sanguinaires qui étaient prises contre la Vendée le Qt condamner à un exil, d'où il fut bientôt tiré par le besoin qu’on avait de sea talents. Nommé général de division à l’armée de Sambreet-Meuse, il contribua puissamment à la victoire de Fleurus (1794), battit le prince de Wurtemberg à Altenkirchen, etle prince de Wartensleben à Friedberg (1796). Néanmoins il tomba encore dans la disgrâce et quitta l’armée (1797). Tiré de sa retraite par Bonaparte qui partait pour sou expédition d’Egypte , il eut la plus grande part aux vie-* toires du mont Thabor et d’Aboukir, et fut jugé digne du commandement en chef lorsque Bonaparte revint en France. Avec une armée réduite à un état de détresse*déplorable , il battit au combat d’Héliopolis (1800) une armée turque dix fois olus nombreuse que la sienne, et soumit de nouveau '’Egypte révoltée. Il s’occupa ensuite à consolider celle conquête par les mesures les plus sages, et se fit un allié de Mourad ; il allait conclure la paix avec les Turcs, lorsque (juin 1800), il fut assassiné dans la ville du Caire par un [eune Turc fanatique. L’abandon de l’Egypte, qui fiivit bientôt, montra la grandeur de la perte que la France avait faite.

KLOP

Kléber n’était pas moins remarquable par les avantages du corps que par le courage et les qualités de l’âme : il avait une taille élevée, un port majestueux. Son Éloge funèbre fut composé par Garat. Strasbourg lui a élevé une statue de bronze en 1840.

KLEEBERG , bourg de France (Bas-Rhin), à 40 kil. S. E. de Deux-Ponts; 800 hab. Château qui a été le berceau de la dynastie des rois de Suèda de la maison de Deux-Ponts (Charles-Gustave, Charles XI et Charles XII).

KL^lEKER ( Jean ) , né en 1698 à Hambourg, mort en 1775, magistrat dans sa ville natale, est auteur d’un ouvrage curieux intitulé: Bibliolheca eruditorum prœcocium, 1717, in-8 , et d’une Collection des lois de Hambourg, 1765-73, 12 vol. in-8.

KLEIN (Jean-Théodore), naturaliste, né en 1685 à Kœnigsberg, mort en 1759, était secrétaire du sénat de Dantziek. Ses principales œuvres sont ï une Histoire naturelle des poissons, 1740; — des Echinodermes ou Oursins, 1734 ; — des Oiseaux, 1750. Ce naturaliste manquait de méthode.

klein (Bernard), compositeur, né en 1794 à Cologne, mort en 1832, a composé une foule de sonates pour le piano, des chants religieux , des oratorios, l’opéra de Didon, etc.

KLEINHARTS. Voy. clénart.

KLE1ST (Ewald-Christian de) , poëte allemand, né en 17 16 à Zehlin en Poméranie, prit du service en Prusse sous Frédéric II, et pétrit en 1759, par suite des blessures qu’il avait reçues à la bataille de Kunersdorf. Il ne cultiva les lettres que dans les loisirs que lui laissait la guerre ; et cependant il sut acquérir la réputation d’un grand poëte. Il publia en 1756 le recueil de ses poésies. Celui des ouvrages de Kleist dont on fait le plus de cas est le Printemps. Ce poëme a été traduit en français par Hubert en 1766, par Nicolas Beguelin, 1781 , in-8. et par Adrien Sarrazin, 1802, in-8. On a aussi de lui des idylles, des élégies et des épltres estimées.

kleist (Henri), auteur dramatique, né en 1777 à Francforf-sur-l’Oder, servit quelque temps dans l’armée prussienne, puis fut employé à Berlin dans l’administration. D’un caractère inquiet et mélancolique, il mena une vie vagabonde et finit par se suicider, en même temps qu’une dame qu’il aimait éperdument, 1811. La plus célèbre de ses piècesest Catherine de Heilbronn. 11 a aussi laissé des contes et des poésies lyriques.

KLEPHTES (c.-à-d. brigands ), nom donné à des peuplades grecques dispersées sur tout le territoire, surtout dans l’ancienne Thessalie, et qui pendant des siècles firent la guerre aux Turcs. Après avoir été longtemps combattus par les Armatoles , les Klephtes virent ceux-ci s’unir à eux pour assurer l'indépendance de la Grèce en 1821.

KL1AZMA, riv. de la Russie d’Europe, naît dans le gouvernement de Moscou, court au N. E., puis à l’E., et tombe dans l’Oka au-dessous de Gorbatov (Nijnéi-Novgorod) ; cours , 570 kil. Elle reçoit la Tcherna, la Pekcha, le Loukh, la Soudogda , etc.

KLIN, ville de la Russie d’Europe (Moscou), à 85 kil. N. O. de Moscou ; 1,100 hab. Ancien patrimoine de la famille Romanov.

KL1NGENMUNSTER, ville de Bavière (Rhin), à 7 kil. S. O. de Landau; 1,000 hab. Ruines d’un célèbre monastère fondé par Dagobert.

KLINGENTHAL, bourg de France (Bas-Rhin), sur l’Ehn , à 28 kil. S. O. de Strasbourg; 1,000 hab. Manufacture royale d’armes blanches ; outils pour artillerie et marine, instruments aratoires, ! coutellerie; cuivre rouge, martinets.

KLODWIG, Voy. clovis.

KLOPSTOCK (Frédéric - Gottlieb) , poëte allemand , né en 1724 à Quedlimbourg (Saxe) , mort eu 1803; étudia la théologieprotestac te àlénaetdov. minist. du cuite réforiné.llav. conçu, Lorsqu’il u’était

KNEF

encore qu’étudiant, le projet de donner une épopée à l’Allemagne, et il choisit dès lors le sujet du Messie. Les trois premiers chants de son poëme furent publiés en 1748 sans sa participation, par l’indiscrétion d’un ami, et attirèrent sur lui l'attention publique. Encouragé par Bodmer, il vint passer Une année auprès de lui à Zurich (1760'; puis il alla se fixer à Copenhague, où le comte de Bernstorff lui fit donner par le roi Frédéric V une pension qui assurait son existence. 11 quitta Copenhague en 1771 après la disgrâce de son bienfaiteur, et se retira à Hambourg qu’il habita jusqu’à sa mort. Klopstock employa la plus grande partie de sa vie à composer sa Messiade ; il en publia d’abord cinq chants (1750) , puis dix (1766) , et il la porta enfin à vingt chants (1769). Il y employa un rhythme nouveau en Allemagne, semblable à celui du vers alexandrin des anciens. Ce poëme fut d’abord reçu avec un enthousiasme universel , mais la ferveur ne tarda pas à diminuer. 11 est plein de morceaux sublimes, mais on y trouve aussi de l’obscurité et des longueurs. L’action principale est terminée dès le dixième chant, avec la mort du Rédempteur ; et les dix chants qui suivent, quoique offrant de très beaux épisodes, ne sont nullement nécessaires au sujet. Outre la Messiade , Klopstock a composé des Odes , qui forment peut-être le fondement le plu3 solide de sa gloire , des Élégies , trois tragédies, la Mort d'Adam , Salomon , David , Hermann , chant héroïque et patriotique. 11 a aussi écrit sur la grammaire allemande, et a fait tous ses efforts pour perfectionner sa langue. Ses œuvres ont été réunies par Gœschen , Leipsick, 1 7 98- 1 809, 10 vol. in-8 , et 1840, 12 vol. in-8. La Messiade a été plusieurs fois traduite en français, notamment par d’Horrer, 1826, 3 vol. in-8, et par madame A. de Carlowitz , 1840, un vol. in-12. — Klopstock a immortalisé dans ses vers Marguerite Moller, jeune fille de Hambourg qu’il aima longtemps et qu’il épousa en 1764 ; il la désigne dans ses odes sous le nom de Cidli et de Méta. Elle mourut en 1768. Elle avait elle-même publié quelques écrits ; Lettres de morts à des vivants , la Mort d’Abel , tragédie, etc., qui ont été réunis aux œuvres de Klopstock.

KLOSTERCAMP, ville des Etats prussiens (prov. Rhénane), près de Rheinberg. Le maréchal de Castries y battit les Hanovriens en 1760. Vog. assas.

RLOSTERN EU BOURG ou NEUBOURG, ville des Etats autrichiens (Autriche), à 1 1 kil. N. de Vienne, sur le Danube , rive droite. Riche monastère d’Augustins, fondé en 1114 parle margrave Léopold IV. Bibliothèque de 26,000 volumes, etc.; maroquins, dentelles, produits chimiques, raffinerie de sucre, etc.

KLOSTERSEVEN, bourg du Hanovre, à 27 kil.

S. O. de Stade; 800 hab. Château. Lea Français, après y av. vaincu le duc de Cumberland, y signèrent en 1767 une convention par laquelle les Hanovriens furent forcés à garder la neutralité ; cette convention fut bientôt rompue.

KLLJNDERT, villede Hollande (Brabantseptentr.), à 17 kil. N. O. de Breda; 2,100 hab. Prise par Dumouriez en 1793.

KNARED, bourg de Suède, à 33 kil. S. E. de Hœlm- Btad. Traité entre le Danemark et la Suède, 1613.

KNARESBOROUGH , ville d’Angleterre (York), à 26 kil. O. d’York; 6,260 hab. Toiles, étoffes de coton. Aux environs, célèbre fontaine pétrifiante. Antiquités romaines.

KNEF, ou Canope, dieu égyptien, le 1er des trois Khamétïs ou dieux suprêmes (Vog. ce mot). C’est la première émanation de l’Être incompréhensible, le principe fécondateur, créateur et bienfaiteur. On lui donne la figure d’un homme au teint bleuâtre, tenant un sceptre à la main, la tête couverte d'un plumage magnifique ; de sa bouche sort l’œuf primitif, qui a donné naissance à tous lçs êtres. Knef

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