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LALA

en 1640, mort en 1719, professeur d’astronomie et de mathématiques au collège de France, fut reçu à l’Académie des Sciences en 1678, fut employé à dresser la cartede France, etexécuta des nivellements pour amener des eaux à Versailles. Il était à la fois géomètre, mécanicien, astronome, hydrographe. Ses principaux ouvrages sont : Traité des Sections coniques ; Tubulæ astronomicœ , 1702; un traité de Mécanique. 1675; l'École des Arpenteurs, 1689. — Son lils, Gabriel-Philippe de Laliire , fut aussi un savant distingué et publia des Épiièrnèrides. Il mourut jeune en 1719.

LAHN, riv. d’Allemagne, naît en Prusse (Westp'nalie), traverse la Hesse, le duché de Nassau ; passe à Marburg, Gieasen, Wetzlar, We-ilburg, Limbourg, Nassau, Niederlahnstein , et tombe dans le Rhin, après un cours de 150 kil. Bords charmants.

LA HONTAN (N.., baron de), gentilhomme gascon, servit dans le Canada en 1783, puis à Terre- Neuve, où il était lieutenant du roi; fut accusé de concussion, s’évada, se retira en Portugal, et de là en Danemark. Il a publié ses Voyages dans l' Amérique septentrionale , Amsterdam, 2 vol. in-12, 1705. LAUORA-BENDER, ville de l’Inde. Voy. lari. LAHORE, ville de la Confédération du Seikhs , sur le Ravi, à 2,490 kil. N. O. de Calcutta, par 71° 28’ long. E., 31° 50’ lat. N., a donné son nom à la province de Lahore, et a été très florissante , mais est aujourd’hui en décadence et n’a qu’un petit fort; env. 94,000 h. Fahr. d’armes de guerre. Aux environs se voit le mausolée de Géangir, 4e empereur mongol de la maison de Rabour. — On croit que c’est Fane. Sagala, fondée au temps d’Alexandre; elle fut longtemps la capitale de tout l’empire mongol; après de nombreuses vicissitudes, elle tomba en 4788 au pouvoirdesSeikhs.Occ.pariesAngl.en 1846.

lahore (roy. de), nom donné, tantôt aux possessions des Seikhs occidentaux, comprenant le Lahore proprement dit, le Cachemire, une partie de l'Afghanistan et le Moultan, tantôt à ces possessions diminuées du Moultan, et de tous les pays à l’ouest du Sind; quelquefois même on en ôte encore la province de Cachemire. Le royaume de Lahore ne se distingue plus alors de la province de Lahore.

lahore (prov. de), dans le roy. de Lahore, entre 30°-34° lat. N., et 69°-75° 30’ long. E., est bornée par le Cachemire au N., leThibet à l’E., le Kaboul à l’0., et le Moultan au S. : 440 kil. du N. Q. au S. E. et du S. U. au N. E. ; 10,000,000 d’hab. Ville principale, Amretsyr, capitale de toute la Confédération des Seikhs. Le Lahore se divise en deux régions, le Lahore méridional ou Pendjab, et le Lahore septentrional ou Kouhistan indien , au-delà des mont. [Voy. ces noms). Rivières considérables ; le Sind qui y reçoit à droite le Kaboul grossi de la Kama: à gauche lePendjnad, formé par la réunion des cinq rivières, d’où vient au pays le nom de Pendjab. Température chaude et sèche; sol fertile surtout dans le Pendjab, rocailleux dans le Kouhistan. Blé, tabac, coton, sucre, bois et fruits d’Europe. Pâturages nombreux. Ce beau pays a été dévasté et dépeuplé par les guerres. Le Lahore faisait jadis 'partie des états du célèbre Porus, rival d’Alexandre. Tour à tour indépendant ou soumis aux empereurs afghans ou mongols, ou même aux souverains du Kaboul, il fut au xviii* siècle partagé entre un grand nombre de petites principautés indépendantes possédée» par les Seikhs. Au commencement de ce siècle, un chef habile, Runjet-Sing, aidé par des officiers européens, surtout par le général Allard, parvint à étendre sa suprématie sur presque tout te n y. de Lahore ; mais à sa mort (1840), son empire tomba en dissolution . son fils, Shere-Sing, qui lui avait succédé, fut massacré dès 1843; et à la suite ne guerres sangl.,le pays recourut, en 1846, à la protection des Angl.j qui eu 1849 s’en emparèrent défini tiv.

LAîiOl?, v. de Sénégambie , par 'i o €5’ long. G 5° 20’ lat. N.; 6,000 hab. Commerce d’ivoire et d’or

LA1IR , ville murée du grand-duché de Bade à 36 kil. N. de Fribourg ; 4,800 hab. Fabrique de drap, rubans de soie, toile, tabac, savon, etc.

LAHSA ou HESSE, dit aussi Bahram ou IJadjar , vaste région de l’Arabie, s’étend au N. O. du pay» d’Oman, le long du golfe Persique, jusque près de 1 embouch.de l’Euphrate. Il est partagé en un grand nombre de petits états indépendants, dont la population est évaluée à 150,000 individus; les habitant! des côtes vivent des produits de leur pêche et surtout de piraterie. On remarque les villes de Fouf (considérée comme la ville principale du Lahsa) , Ras-el-Khyma, El-Katif et Grain ou El-Koueït. Un grand nombre d’îles sont répandues sur le? côtes; les plus remarquables forment le groupe dit groupe de Bahraïn ou de Bahra. Voy. bahraÏn.

L’AIGLE, ville de France. Voy. aigle (l’).

LA1GNES, ch.-l. de canton (Côte-d’Or), à 15 kil. O. de Cliâtillon-sur-Seine, sur la riv. de Laignes;

I, 800 hab. Toiles, lainages, etc.

LAINEZ (Jacques), jésuite, né en 1512 en Castille, mort à Rome en 1565, fut un des premiers à s associer à Ignace de Loyola, et rédigea de concert avec lui les fameuses constitutions des Jésuites. Il succéda en 1558 à Ignace comme général de l’ordre, assista au colloque de Poissy et au concile dfc A rente, et se montra dévoué à la cour de Rome. Aussi modeste que vertueux, il refusa le cardinalat.

LAIRESSE (Gérard de), peintre et graveur, né à Liège en 1640, mort en 1711, a donné, entre autres tableaux , Antiochus et Stratonice. 11 est auteur d’ouvrages estimés sur la peinture. Il était doué d’une prodigieuse facilité.

LAIS, courtisane grecque, célèbre par son esprit et sa beauté, née en Sicile vers 420 av. J. -G. Ella se fixa à Corinthe , attira auprès d’elle tout ce que la Grèce renfermait d'illustre, et Tut la maîtresse d’Alcibiade. Le philosophe Xénocrate sut cependant lui résister. On dit qu’ayant quitté Corinthe pour suivre en Thessalie un jeune homme dont elle était éprise, les femmes de cette contrée, jalouses de sa beauté, l’assassinèrent, l’an 380 av.

J. -C. — On cite une autre Laïs qui vivait une cinquantaine d’années plus tard. Cette courtisane demandant à Démosthène un prix trop élevé, le célèbre orateur lui répondit : « Je n’achète pas si cher un repentir. »

laïs ou lays (François), habile chanteur, né en 1758 à La Barthe, près de Bagnères (Hautes-Pyrénées), mort en 1831, débuta à l’Opéra en 1779, et fit pendant 40 ans les délices du public. Il réussissait surîout dans les rôles du marchand de la Caravane , du consul dans Trajan , de Cinna dans la Vestale. Il lut professeur au Conservatoire et à l’école de chant. Laïs avait la plus belle voix de ténor qu’on eût entendue jusque-là.

LA1SSAC, ch.-l. de canton (Aveyron), à 37 kil. N. 0. de Milhau; 1,600 hab.

LAÏUS, roi de Thèbes, fils de Labdacus, était encore au berceau à la mort de son père. Lycus, son oncle, puis Amphion, meurtrier de Lycus, usurp. la couronne ; mais , après leur mort , il fut placé sur le trône. Il épousa Jocaste, et en eut OEdipe. Craignant, d’après la prédiction d’un oracle, de périr de la main de son fils, il le fit exposer sur le mont Cithéron. Néanmoins l'enfant fut sauvé, et Laïus fut dans la suite tué par ce fils sans en être connu, à la suite d’une rixe qui s’engagea entre eux pour le passage dans un chemin étroit.

LAKNAOUTY, ville de l’Inde. Voy. gour.

LAKNAU, ville de l’Inde, capit. du roy. d’Aoude. Voy. LIIKNOW.

LAI.AIN ou LALAING, village de France (Nord), «."’ès de Douai, «ur Ja Ssarpe. Jadis titre d’un duché ,

LALlL

LALÀ1N (Jacques de), surnommé le Bon Chevalier, né vers 1421 dans le château de Lalain en Flandre, d’une famille noble, excellait par son adresse dans les exercices du corps et par sa courtoisie. 11 accompagna comme écuyer le duc de Glèbes à la cour du duc de Bourgogne , et fut longtemps l’ornement de cette cour; puis il alla taire le t&up de lance en Espagne, en Portugal, en Angleterre, etc., et, pour terminer ses prouesses, soutint un pas à la fontaine des Pleurs , près de St-Laurentlès-Challon, contre tous les nobles qui se présentèrent. Lalain se signala contre les Gantois révoltés, sous les murs d’Oudenarde, à la bataille de Rupelmonde , et vint mettre le siège devant le tort de Pouckes; il y fut tué en 1463. On a une Histoire de Jacques de Lalain (Bruxelles, 1634, in-4), attribuée à G. Châtelain, mais qui est du héraut Charolais.

LALAND, île de Danemark. Voy. laaland.

LALANDE (Jos.-Jérôme le français de), astronome, né en 1732 à Bourg en Bresse, mort en 1807, étudia l’astronomie sous Messier et Lemonnier au collège de France, fut chargé en 1761 d’aller à Berlin pour y faire des observations sur la distance de la lune à la terre, fut reçu à l’Académie des Sciences à son retour (1763), devint en 1762 professeur d’astronomie au collège de France, et remplit cette chaire pendant quarante-six ans avec le plus grand succès. Nul n'a plus que lui contribué à répandre le goût de l’astronomie. Plein d’amour pour cette science, il forma un grand nombre d’élèves : prenait en pension à très bas prix ou même gratuitement les jeunes gens qui donnaient quelque espérance, afin de pouvoir les faire mieux étudier. Ses estimables travaux avaient déjà rendu son nom populaire; mais entraîné par un fol amour de la célébrité, il chercha aussi hors de la science les moyens de faire parler de lui, et se singularisa soit par des goûts bizarres (il mangeait, dit-on, des araignées, des chenilles), soit par des opinions impies, et se fit gloire d’être athée {Voy. Sylvain maréchal). On a de lui, outre une foule de Mémoires dans le recueil de l’Académie, l’ Histoire de la comète de 1769 ; Connaissance des temps , espèce d’almanach astronomique qu’il publia pendant seize ans, 1760-76; Traité d astronomie, 1764, plusieurs fois réimprimé ; Mémoire sur le passage de Vénus observé le 3 juin 1769; Réflexions sur les éclipses du soleil, 1778 ; Abrégé de navigation, historique, astronomique , etc . , 1793 ; Astronomie des dames, 1796 ; Histoire céleste française, 1801; Bibliographie astronomique, 1802; Tables de Logarithmes à 5 décimales, 1802; et les articles d’astronomie de 1 Encyclopédie méthodique. Il fonda par testament une médaille en faveur du meilleur mémoire d’astronomie.

LALBENQUE, ch.-l. de eant. (Lot), à l£. kil. S. E. de Cahors ; 2,000 hab.

LALETANI, peuple d’Hispanie (Tarraconaise ) , au N. E. sur la côte, entre l’embouchure de la Blanda et celle du Rubricatus. Ville principale Barcino (Barcelone).

LALINDE, ch.-l. de cant. (Dordogne), à 18 kil. E. de Bergerac; 1,800 hab.

LALITA-PATAM , ville de l’Inde sept. (Népal), à 3 kil. S. de Katmandou; 24,000 hab. Etoffes de soton. Articles en cuivre et en laiton.

LALLEMAND (le général), né à Metz, était maréchal-de-camp dans l’artillerie lors du retour de Napoléon (1816), et se prononça en sa faveur. 11 obtint de l’empereur le grade de lieutenant-général, et combattit à Waterloo. Condamné à mort par contumace à la rentrée des Bourbons, il passa en Amérique et tenta de fonder un établissement au Texas sous la dénomination de Champ d’asile (i818). La colonie n’ayant pas prospéré, Lallemand alla se fixer aux États-Unis. 11 rentra en France après 1830, et m. en 1839 à 65 ans.

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