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N. 0. de Liège; 800 hab. Ville ancienne. Elle a donné son nom à Pepin-le-Vieux ou de Landen, de la célèbre maison d’Héristal. Une victoire y fut remportée en 1693 par le maréchal de Luxembourg sur les alliés ; cette victoire est plus connue sous le nom de bataille de Nerivinde.
LANDENOLFE I, prince de Capoue, de 884 à 887, avait été, avant son avènement, nommé évêque de Capoue en 879, bien qu’il fût marié et que ie siège fût déjà occupé par un prince de sa famille. De là des guerres civiles, que le pape Jean VIII termina en partageant le diocèse et l’autorité épiscopale entre les deux concurrents. Quand Landenolfe fut parvenu à la principauté (par la mort de son frère Pandenolfe), il renonça à l’état ecclésiastique ; mais il fut bientôt détrôné par son parent Atenolfe. — Landenolfe 11, prince de Bénévent et de Capoue , succéda à son frère Landolfe VI en 982, et fut assassiné en 993 par ordre de son frère Landolfe Vil, qui lui succéda.
LANDERNEAU, ch.-l. de cant. (Finisterre), à 18 kil. N. E. de Brest, sur l’Elorn, nommé aussi Landerneau (rivière qui a son embouchure dans la rade de Brest); 4.963 hab. Papier, toile, etc. Miel estimé, poisson sec. Prise en 1374 par & duc Jean (V.
LANDES ou LANNES, Ager Syrticus en îatin moderne , pays de France , jadis compris dans la Gascogne, à l’E. du pays des Marennes, et à l’O. de la Chalosse et du Marsan, sur l’une et l’autre rive de l’Adour. 11 se divisait en quatre vicomtés, Dax, Tartas, Aorte ou Ortevielle et Àlbret (depuis duché). Ch.-l., Dax. Il forme actuellement une partie du dép. des Landes. — Souvent on étend le nom de Landes à toute la lisière stérile et marécageuse qui s’étend entre Bayonne et Bordeaux. — Souvent aussi on y distingue deux régions : Landes de Gascogne et Landes de Guyenne ou de Bordeaux. Les habitants de ces contrées, étant dans la nécessité de traverser continuellement des sables et des marais, sont presque toujours montés sur des échasses.
landes (dép. des), dép. maritime, au S. de celui de la Gironde, au N. de celui des Basses-Pyrénées, à l’O. de ceux du Gers et de Lot-et-Garonne : 9,093 kil. carr.; 284,91 8 hab. Ch.-l., Mont-de-Marsan. Il est formé du pays des Landes et de portions de la Chalosse, du Condomais, de la Guyenne et du Béarn. Fer, marbre, grès fin et autres, pierres de taille ( superfines ) , pierres meulières, lithographiques; tourbe; terre à porcelaine, pouzzolane, bitume, etc. Le pays est couvert de landes et de bruyères au N. et à l’O. de l’Adour ; cependant il est assez fertile au S. et à l’E. de cette rivière : grains, bons vins, safran , etc.; bons chevaux, porcs dits de bois (à chair fine), volaille, gibier. Industrie : exploitation des sapins et chênes-lièges qui couvrent les landes; 2 hauts-fourneaux, verreries, tanneries; toiles; préparation de jambons. Commerce. — Le dép. de3 Landes se divise en 3 arrond. (Mont-de- Marsan , Dax, St-Sever), 28 cantons et 348 communes; il appartient à la 13* division militaire, à la cour impér. de Pau ; il a un évêché à Aire.
LANDGRAVE (de l’allemand land, terre, et graff, juge ou comte), nom donné anciennement à des juges qui rendaient la justice au nom de 'empereur dans l’intérieur du pays, différant en cela des margraves qui jugeaient dans les pays frontières. En 1130, Louis III, possesseur de la Thuringe , prit le premier le titre de landgrave comme synonyme de souverain, exemple qui fut Buivi par Thierry, comte de Basse-Alsace (1137), par Albert de Habsbourg, comte de Haute-Alsace (1186), et par plusieurs autres. Auj. il n’y a de landgraves que les princes de la maison de Hesse.
LANDIT, foire célèbre qui se tenait jadis à Paris et à Saint-Denis, le l*r lundi aurès le 11 *©ur
de la Saint-Barnabé. L’origine de cette fête est incertaine, mais elle est toujours fort ancienne (on la fait remonter au temps de Charlemagne). On fait dériver le mot Landi ou Landii du latin indicium c.-à-d. lieu ou jour indiqué. Les écoliers de l’Université avaient congé le jour du Landit; on explique l’origine de ce congé en disant que c’était à la foire du Landit que se vendait le parchemin, et que les écoliers choisissaient ce jour pour en faire provision. — On donnait encore le nom de landit à l’honoraire que les écoliers étaient dans l’usage de donner autrefois à leurs professeurs.
LANDIVI, ch.-l. de canton (Mayenne), à 35 kil.
N. O. de Mayenne; 1,900 hab. Bestiaux et toiles.
LAND1VISIAU, ch.-l. de canton (Finisterre), à
18 kil. S. O. de Morlaix; 3,031 hab. Toiles; tanneries. Commerce.
LANDOLFE , nom de plusieurs princes lombards qui régnèrent à Capoue ou à Bénévent de 846 à 1077. Les plus connus lont Landolfe I, prince de Capoue, qui en 840 se révolta contre le prince de Bénévent, et forma à Capoue une principauté indépendante; — Landolfe III (ou selon d’autres Ier du nom), qui réunit en 910 les duchés de Capoue et de Bénévent, et qui conquit la Pouille sur les Grecs; — Landolfe VIII (ou VI), qui régna sur Capoue dès 1050, fut chassé de cette ville par les Normands en 1062, et régna depuis sur Béné vent. Il mourut en 1077, et en lui s’éteignit la race des princes lombards de Bénévent.
LANDON (C.-P.), peintre et littérateur, conservateur des tableaux du Musée, né vers 1760, mort en 1826. Outre quelques tableaux estimés, on a de lui plusieurs ouvrages : Annales du Musée et de l’École moderne des Beaux-Arts, 1801 17, 29 vol. in-8; Vie et œuvres des peintres les plus célèbres , 1803-17, 22 vol. in-4; Description historique de Paris et de ses édifices, avec un Précis historique ar Legrand, 1806-9, 12 vol. in-8; Galerie des ommes les plus célèbres , contenant des portraits au trait et des notices, 1805-8, 13 vol. in-12; Re cueil des ouvrages de peinture et de sculpture qui ont concouru pour les prix décennaux, 1816, in-8.
LANDRECY ou LANDRECIES, ville de France, ch.-l. de canton (Nord), sur la Sambre, à 17 kil.
O. d’Avesnes; 3,679 hab. Genièvre, chandelle», bouteilles. Commerce : dépôt de charbon de Charleroi et d’ardoises de Fumay. — François I la prit sur les Impériaux. Cédée à la France en 1659, elle fut fortifiée par Vauban. Elle résista au prince Eugène en 1712; fut prise par les Autrichiens en 1794, mais reprise la même année par les Français.
LANDRI ou LANDRY, seigneur de la cour de Chilpéric, roi de Neustrie, était l’amant de la reine Frédégonüe, et fut soupçonné d’avoir tué Chilpéric à l’instigation de cette princesse. Il fut maire du palais pendant la minorité de Clotaire II , fils da Chilpéric, et défendit ce prince contre son cousin Childebert, roi d’Austrasie, qu’il battit en 593.
landri (saint), évêque de Paris, signala sa bienfaisance dans la famine de 651, et fonda l’Hôtel- Dieu. On le fête le 10 juin.
LANDRIANO, village du royaume Lombard- Vénitien, à 15 kil. N. E. de Pavie ; 1,800 hab. Combat entre les Français et les Impériaux, commandés par Antoine de Lève (1529); ces derniers furent vainqueurs.
LANDSBERG, ville des Etats prussiens (Brandebourg), à 62 kil. N. E. de Francfort, sur la War~ tha; 8,750 hab. Papier, drap, lainage», cotonnades, etc. Navigation active, commerce. — Il y a plusieurs autres Landsberg, entre autres une ville murée de Bavière ( Isar ) , sur le Lech , à 50 kil. S. O. de Munich; 3,000 hab.
LAND’S-END ou CAP FINISTERRE, Bolerium cap d’Angleterre (Cornouailles), forme Pex-
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trémité la plus occidentale de l’Angleterre, par 8° 61’ long. O., 50° 6’ lat. N.
LANDSER, jadis Lands-Ehre, c.-à-d. honneur du pays , bourg de France, ch.-l. de canton (Haut-Rhin), à 8 kil. S. E. de Mulhouse; 700 hab. Jadis ch.-l. d’une seigneurie de la maison de Habsbourg.
LANDSHUT, ville murée de Bavière (Isar), à 60 kil. N. E. de Munich ; 8,000 hab. Château dit le Bâtiment -Neuf ; église de St-Martin dont V* clocher a 152 mètres; université long-temps célébré (transférée en 1826 à Munich); bibliot. de 10,000 vol.; amphithéâtre, laboratoire chimique, etc. Industrie; aux env., vieux château de Trausnitz. — Les Français l’ont prise en 1796, 1800, 1805 et 1809.
landshüt, ville des Etats prussiens (Silésie), à 46 kil. O. de Reichenbach ; 3,100 hab. Commerce de toiles, lycée avec bibliothèque.
LANDSKRON , nom commun à 2 villes des Etats autrichiens : l’une en Bohême , à 50 kil. E. de Chrudim; 2,800 hab.; — l'autre en Galicie, à 14 kil. O. de Myslenicze; 2,700 hab. Château.
LANDSKRONA, ville forte de Suède, à 22 kil.
S. d’Helsingborg, sur l’OErsund ; 3,800 hab. Citadelle, port. Gants, savon, etc. Souvent prise et reprise par les Danois et les Suédois ; elle appartient aux derniers depuis 1677.
LANDSTURM. Voy. landwehr.
LANDWEHR, c.-à-d. défense du pays. On nomme ainsi en Prusse et dans divers états de l’Allemagne une partie de la population qui est armée pour servir d’auxiliaire aux troupes régulières, dans le cas d’une invasion étrangère. On appelle landsturm en Suisse et dans quelques pays une levée en masse, qui est plus étendue encore que celle de la landwehr , et qui comprend tous les hommes ec état de porter les armes.
LANDY. Voy. landit.
LANE-END, ville d’Angleterre (Stafford), à 7 kil.
S. E. de Newcastle -under-Lyne ; 5,000 hab. Poterie. Commerce actif.
LANFRANC, archevêque de Cantorbéry, né à Pavie en 1005. 11 enseigna d’abord le droit à Pavie,puis à Avranches; il entra ensuite dans l’abbaye du Bec, 1042, et fit bientôt de cette abbaye une des écoles les plus célèbres de l'Occident pour les lettres et les études théologiques. Devenu conseiller intime du duc de Normandie, Guillaume-le-Bâtard, il en obtint l’abbaye de St-Etiennc de Caen, et enfin l’archevêché de Cantorbéry lorsque ce prince eut fait la conquête de l’Angleterre. Lanfranc contribua puissamment à répandre le goût des études dans ce pays encore barbare, bâtit des églises, fonda et dota des hôpitaux, et tint plusieurs conciles. Après la mort de Guillaume 1. il couronna son fils Guillaume-le-Roux, alors âgé de 13 ans, et éclaira le jeune prince de ses conseils. Il mourut en 1089, universellement respecté. Lanfranc était fort habile dans la dialectique, et il eut de vives disputes avec Bérenger sur la transsubstantiation.
Il a laissé des écrits théologiques. Ses Œuvres ont été publiées par dom Luc d’Achery, Paris, 1648.
lanfkanc (Jean), peintre italien, né à Parme en 1581, mort en 1647, élève des Carrache, a excellé à peindre les coupoles. Le Musée possède 4 de ses tableaux : Agar dans le désert , Saint Pierre , Saint Paul et Saint Augustin. 11 a gravé à l’eau-forte la Bible de Raphaël , 1607, in-4.
LANGEAC, ch.-l. de canton (Haute-Loire), à 23 k.
S. E. de Brioude ; 3,109 hab. Houille, antimoine, pierres meulières, etc. Beau pont sur l’Ailier.
LANGEAIS, ch.-l. de canton (Indre-et-Loire), à 22 kil. N. E. de Chinon , près de la Loire ; 2,840 hab. Vieux château. Toiles, tuileries, melons renommés. C’est dans cette ville que furent mariés Charles VIII et Anne de Bretagne.
LANGELAND (c.-à-d. longue terre), île du Da-
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nemark, dans la Baltique, entre celles de Seeland, Laaland et Fyen : 50 kil. sur 9 environ ; 1 1,500 hab. Ch.-l., Rudkiœbing.
LANGENAU, nom d’un grand nombre de villes d’Allemagne, dont le3 deux principales sont: l°dans le roy. de Wurtemberg (Danube), à 16 kil. N. E. d’Ulm; 3,800 hab.; 2° dans les Etats autrichiens (Bohême), à 41 kil. N. E. de Biczow; 2,400 hab.
langenau, ville de Valachie. Voy. kimpolung.
LANGENBIELAU, ville des Etats prussiens (Silésie), à 9 kil. S. de Reichenbach, se compose de trois villages très rapprochés; 7,000 hab. Etoffes de laine, mousselines, indiennes, etc.
LANGENBQURG, ville du royaume de Wurtemberg (cercle de l’iaxt), à 22 kil. N. E. de Hall ; 900 hab. Résidence des princes de Hohenlohe- Langenbourg.
LANGENDORF, ville de Transylvanie. Voy.
HOSZUFALU.
LANGENSALZA, ville des États prussiens (Saxe), à 26 kil. N. O. d’Erfurt, sur la Salza ; 6,000 hab. Société d’agriculture, établissement d’instruction : soieries, lainage, etc.; grains, eau-de-vie; commerce de transit avec Lubeck, Hambourg. Brême. — LesPrusiens y défirent en 1760 les Français et les Saxons.
LANGEZWAAG, ville de Hollande (Frise), à 7 kil. N. E. de Heerenveen; 5,100 hab.
LANGHEMARK, ville de Belgique (Flandre occidentale), à 9 kil. N. O. d’Ypres; 4,700 hab.
LANGHOLM, ville d’Ecosse (Dumfries), à 60 kil. N. E. de Dumfries; 2,400 hab. Beau pont sur l’Esk. Sellerie, bas de coton.
LANGLÉ (François-Marie), compositeur, né en 1741 à Monaco, d’une famille originaire de France, mort en 1807, fut l’élève de Caffaro et de Léo (à Naples), vint à Paris en 1764, se fit remarquer par des morceaux composés pour les concerts spirituels, devint en 1784 professeur de chant à l’école royale de chant et de déclamation , et fit la musique de plusieurs opéras dont le plus connu est Corisandre, 1791. Il forma des élèves distingués, entre autres Dalayrac. — Son fils, M. Ferdinand Langlé, s’est fait connaître comme un de nos plus spirituels auteurs dramatiques.
LANGLÉS (L.-Matthieu), orientaliste, né en 1763 à Péronne, mort en 1824 à Paris, étudia profondément la plupart des langues de l’Orient, fut nommé professeur de persan et de malais à l’école spéciale des langues, etconservateur des manuscrits orientaux de la Bibliothèque royale. 11 a traduit les Itistituts politiques ci militaires de Tamerlan , 1787, des Fables et Contes indiens, 1790; a publié le Dictionnaire tartare et français, rédigé par le père Amiot,
1 7 90? les Monuments anciens et modernes de l'Indostan, 1821, 2 vol. in-fol., et une foule d’autres savants ouvrages sur les langues orientales.
LANGLEY (Edmond de). Voy. YORK.
LANGNAU, bourg de Suisse (Berne), à 25 kil. E. de Berne; 4,400 hab. Toiles, tanneries, fromages.
LANGOBARDI, peuple ancien. Voy. lombards.
LANGOGNE, ch.-l. de canton (Lozère), à 36 kil. N. E. de Mende; 2,750 hab. Martinets à cuivre.
LANGON, ch.-l. de canton (Gironde), à 14 kil. N. de Bazas ; 1,640 h. Charmante position. Industrie. Vins dits de Grave. Pont suspendu sur la Garonne.
LANGONNET, ville du dép. du Morbihan, à 40 kil. 0. de Pontivy; 3,432 hab. Haras.
LANGRES, Andomatunum, puis Lingones, ch.-l. d’arr. (H.-Marne), à 31 k. S. S. E. de Chaumopt, sur une montagne, près de la Marne. Évêché. Trib. de lre instance; collège communal. Cathédrale, belle promenade, bibliothèque ; coutellerie renommée, vinaigre, bougies. Commerce de meules à émoudre et de pelleteries.— Ane. cap. des Lingones. Patrie de Sabinuset d’Éponine, de Diderot, Roger, St- Allais. Prise et brûlée par les Vandales (407), par Attila (451),
LANG
Ch. 1. d'un comté jusqu’en 1179. Acquise alors par Hugues III , duc de Bourgogne, qui la donna à Gautier, son oncle, évêque de Langres; érigée en duché-pairie par Louis VII, en faveur de celui-ci et des évêques ses successeurs; fortifiée en 1362, et depuis par Louis XI et François I. Ses fortifications, qui étaient en ruines, ont été récemment relevées. — L’arrond. a 10 cantons (Auberive, Bourboime, Fay- Billot, La Ferte-sur-Amance, Longeau, Montignyle-Roi , Neuilly-sur-Suize , Prauthoy, Varennes, plus Langres), 209 communes, et 100,523 hab.
LANGUEDOC, un des grands- gouvernements de la France avant la révolution, et le plus vaste après celui de Guyenne-et-Gascogne, avait pour bornes : au S. E. la Méditerranée, à l’E. le Rhône qui le séparait de la Provence, du ComtatVenaissin, du Dauphiné ; au N. le Forez ; au S. O. le Roussillon et le comté de Foix (qui le séparaient de l’Espagne); à 10., l’Auvergne, le Rouergue avec le Quercy, l’Armagnac, le Comminges, le Conserans. Capitale, Toulouse. On y distinguait le Languedoc proprement dit et les provinces annexes. Celles-ci sont : le Vivarais, le Vélay, le Gévaudan, dans la partie N.; l’Albigeois et le Quercy languedocien, à l’O. et plus au S. Dans le Languedoe proprement dit, on distinguait : 1° le Bas-Languedoc (diocèses d’Uzès, de Nîmes, d’Alais, de Montpellier); 2° le Haut- Languedoc (diocèses de Toulouse, Comminges languedocien, Lauraguais, Sault, Carcassez, Rasez); 3° le Littoral méditerranéen (diocèses d’Agde, (le Béziers, de Narbonne). Ce pays forme aujourd’hui les départements de l’Ardèche, de l’Aude, du Gard, de la Haute-Garonne, de l’Hérault, de la Haute- Loire, de la Lozère et du Tarn. Forme très irrégulière. Le pays est traversé par une chaîne de montagnes à peu près parallèle au cours du Rhône et aux côtes de la Méditerranée, qui comprend les Cévennes et les monts du Vivarais. Rivières: partie de la Loire, du Rhône et de la Garonne; plus l’Ardèche, l’Ouvèze, le Gard, l’Ailier, le Lot, le Tarn, l’Aude, l’Orb, l’Hérault. Climat varié suivant les hauteurs, chaud et délicieux en approchant de la mer. Grande fertilité, plantes du midi dans les lieux bas, pâturages et belles forêts dans les montagnes. — Le Languedoc correspond en grande partie à la première Narbonnaise des Romains, habitée par les Volces. Vers la fin de l’empire romain, cette province portait le nom de Septimanie , à cause des sept villes principales qu’on y remarquait ( Voy . septimanie). Les Wisigoths , qui s’en emparèrent au Ve siècle, lui donnèrent un moment le nom de Gothie. Dans le vin8 siècle les Sarrasins l’occupèrent un instant ; mais ils en furent chassés par Charles Martel, Pépin et Charlemagne. Le Languedoc forma dès lors sous la domination des Francs le duché de Septimanie ; ce duché devint bientôt indépendant; au X* siècle il se confondit avec le comté de Toulouse {Voy. Toulouse). A l’epoque de la croisade contre les Albigeois, le comte Amaary de Montfort, à qui le comté avait été dévolu, le céda au roi de France Louis VI 11, cession qui fut confirmée en 1229 par un traité entre Raymond VII, héritier des anciens comtes de Toulouse, et saint Louis. Ce dernier mit son frère Alphonse en possession du Languedoc; mais Alphonse étant mort sans enfants, la province fut réunie au domaine de la couronne sous Philippe— le-Hardi (1271). C’est \ partir de cette époque que l’on employa pour désigner cette province le nom de Languedoc , nom qui s’étendait d’abord à tous les pays où l’on parlait la langue d’oc (ou langue toulousaine), par opposition aux pavssituésau nord de cette contrée et où l’on parlait la langue dVtï (ces deux mots oc et oïl sont les deux manières dont s’exprimait le mot oui dans les deux langues).
Languedoc (canal du). Voy. midi (canal du). LANGUE D’OIL. Voy. la fin de l’art. Languedoc,
LANM
LANGUET (Hubert), diplomate et publiciste, né en 1518, en Bourgogne, mon en 1581, passa’ de bonne heure en Allemagne , s’y lia avec Camerarius et Mélanchthon et embrassa la réforme. L’électeur de Saxe l’employa dans plusieurs négociations et l’envoya en France. Il se trouvait à Paris à l’époque de la Saint-Barthélemy, et sauva plusieurs victimes au péril de sa vie. On a de lui, entre autres ouvrages, un traité devenu célèbre à cause de la hardiesse des idées : Vindiciœ contra lyrannos, publié sous le nom de Junius Brutus , 1579, traduit en français par François Etienne, soua ce titre : De la puissance légitime du prince. 11 y discute les cas où l’insurrection devient légitime.
languet de gergy (J .-B. -Joseph), curé de Saint- Sulpice, né â Dijon en 1675, mort à Paris en 1750, obtint sa cure en 1714 et fil achever l’église de Saint-Sulpice dont la construction, commencée depuis 1646, avait été interrompue pendant plus de 50 ans. Il réussit à rassembler les fonds nécessaires à c'ette grande entreprise, en stimulant le zèle de ses paroissiens et en employant même quelquefois d’ingénieux subterfuges. Les constructions furent achevées en 1745. Languet se fit chérir par son inépuisable charité et par ses bonnes œuvres. — Son frère, J. -Joseph Languet, évêque de Soissons, puis de Sens, prit une part fort active aux querelles religieuses de l’époque, et fut un grand adversaire des Jansénistes. Il était, on ne sait pourquoi, de l’Académie Française ; il eut pour successeur Buffon, qui, à sa réception, ne dit pas un mot de lui.
LAN1SCAT, ville de France (Côtes-du-Nord), à 5 kil. de Rostrenen; 3,14 1 hab.
LANJARON, ville d’Espagne (Grenade), à 35 kil. S. E. de Grenade; 3,350 hab.
LANJUINA1S (le comte J. -Denis), député et pair de France, né à Rennes en 1 7 53, mort à Paris en 1827, fut reçu avocat par dispense d’âge à dix-huit ans, obtint au concours la chaire de droit ecclésiastique à Rennes à 21 ans, et joignit pendant quelque temps la pratique du barreau à l’enseignement. Il fut nommé en 1789 par le tiers-état de Rennes député aux États-Généraux , prit une part active aux délibérations de l’assemblée, et 'travailla surtout à la rédaction de la constitution civile du clergé ; cependant il parla contre le décret qui déclarait tous les biens du clergé biens nationaux. Porté à la Convention en 1792, il y lutta courageusement contre les Jacobins; s’éleva avec force contre les massacres de septembre ; réclama pour Louis XVI, lors du procès du roi, les garanties dues à tout accusé; fut lui-même décrété d’accusation et mis en état d’arrestation; mais parv. à s’échapper et se réfugia à Rennes, où il resta caché 18 moifl. Il fut rappelé à la Convention en 1795 et en fut nommé président. En l’an iv, il fut porté au Conseil des Anciens par 73 départements, et, par une singulière vicissitude, il ne fut pas renommé l’année suivante. Il fut appelé au Sénat en 1800, s’y prononça contre l’établissement du consulat à vie, et u’en fut pas moins créé plus tard comte de l’empire. En 1814, il adhéra à la déchéance de Napoléon, et fut nommé pair par Louis XVlil. — Lanjuinais se montra constamment l’adversaire des
privilèges et le défenseur des libertés publiques. On a
delui une foule dédise, et opinions prononcésdans les div. assemblées politiques, et plus, écrits, dont le plus connu est; Constitutions de lanation franç.,<i\(ic\iü Essai historique, 1819 : c’est l’ouvrage le plus complet qui eût paru jusque là sur notre droit constitutionnel. Il s’occupa surtout desaffaires ecclésiastiques, et porta dans cesmatièresl’esprit janséniste dont il était imbu; son Appréciation de r trois Concordats estai Index .
LANMEUR, ch.-l.decant. (Finisterre), & 15 kil N E de Morlaix; 2,650 hab. Commerce de grains.
LANMEZAN, ch.-I. decant. (Ilautes-Pyrénéea),
LANO — 998 — LAN1
â 19 kil. N. E. de Bagnères de Bigorre , 1,250 hab.
LANNEAU (P.-A. -Victor de), célèbre instituteur, né en 1758, mort en 1830, entra jeune dans la congrégation des Théatins , fut professeur au collège de Tulle , puis vicaire épiscopal à Autun (1791) ; il quitta i’état ecclésiastique dès qu’il le put, dev.maired’A.utun et député à l’Assemblée législative, puis vint se fixer à Paris et y fonda en 1798, dans les bâtiments alors abandonnés de l’ancien collège* de Sainte-Barbe , une institution qui devint bientôt la plus florissante de la capitale. Inquiété sous la Restauration, il se vit obligé de mettre son établissement sous un nom emprunté. Lanneau avait su A la fois se faire chérir et respecter de ses élèves. Les Barbistes ont, après sa mort, formé entre eux une association qui a pour but de continuer son œuvre en faisant prospérer la maison qu’il a fondée.
LANNES (Jean), duc de Montebello, l’un des plus intrépides généraux français, né en 1769 à Lectoure (Guyenne), était fils d’un simple garçon d’écurie, et fitd’abord l’état de teinturier. 11 s’enrôla en 1792 comme volontaire, obtint par son courage un avancement rapide , fut nommé colonel dès 1795; se signala surtout en Italie, où il servit sous Bonaparte; fut fait général de brigade en 1797, et eut une part brillante à la prise de Mantoue et à la bataille d’Arcole. 11 accompagna Bonaparte en Egypte, revint avec lui et le seconda au 18 brumaire. Envoyé de nouveau en Italie en 1800, il se couvrit de gloire à Montebello (juin 1800), et quelques jours après contribua puissamment à la victoire de Marengo. Dès qu’il fut empereur, Napoléon le créa maréchal de l’empire et duc de Montebello. Dans la campagned’Allemagne(1805-1806), Lannes commanda l’avant-garde et rendit les pius grands services dans les batailles d'Austerlitz , d’Iéna, d’Eylau, de Friedland; mais il fut blessé mortellement à celle d’Essling (22 mai 1809), et expira pe u de j . après. Son corps fu t transporté au Panthéon. On a surnommé Lannes le Roland moderne.
LANNILÎS, ch. -l.de cant. (Finisterre), à 14 kil. E. de Lesneven; 3,094 hab. Poteries de terre.
LANNION, ch.-l. d'arr. (Côtes-du-Nord), à 70 (i. N. O. de Saint-Brieuc; 5,461 hab. Collège. Commerce en grains, bestiaux et chevaux. — L’arr. de Launion a 7 cant. (Lézardrieux , Perros-Guirec , Plestin, Plouaret, La Roche-Derrien , Tréguier, plus Lannion), 63 communes et 107,229 hab.
LANNOY, ch.-l. de cant. (Nord), à 12 kil. E. de Lille; 1,500 hab. Jadis ville forte. Souvent prise et reprise; appartient à la France depuis 1667.
LANNOY (Charles de), d’une des plus illustres maisons de Flandre, né vers 1470, se distingua au service de l’Autriche, sous les règnes de Maximilien etdeCharles-Qaïnt ; fut nomme gouverneur île Tournay en 1521, puis vice-roi de Naples en 1522, et eut le commandement général des armées impériales après la mort de Prosper Colonna en 1523. Lannoy s’immortalisa à la journée de Pavie, où fut vaincu François 1, et. fit ce prince prisonnier; le roi ne voulut rendre son épée qu’à lui. Lannoy mourut à Gaëte en 1527. — Son fils, Ferdinand de Lannoy, fut à la fois un militaire et un savant distingué : on lui doit de bonnes cartes de la Bourgogne et de la Franche-Comté; on lui attribue l’invention des pièces de montagne.
LA NOUE (François de), dit Bras de fer, fameux capitaine calviniste, né en Bretagne en 1531, entra fort jeune au service ; fit d’abord la guerre en Italie et dans les Pays-Bas. Quand les guerres civiles religieuses eurent commencé en France, il se mit à la tête d’un parti de Calvinistes, prit Orléans et d’auj 4res places en 1567 , et fut chargé du commandement de La Rochelle. Ayant tenté d’amener les Rochelois à rester en paix avec la cour (1572), il devint suspect à ses coreligionnaires par sa mo¬
dération, et se vit obligé de passer dans le camp du duc d’Anjou; il préserva ce prince d’un complot formé contre lui par le duc d’Alençon. Mais il se réconcilia bientôt avec le parti réformé, fit de La Rochelle une place redoutable, servit Henri ITI et le roi de Navarre réunis contre la Ligue, et battit le duc d’Aumale. Envoyé par Henri IV avec le titre de lieutenant-général contre le duc de Mercoeur en Bretagne, il péril au siège de Lamballe en 1591. Ott a de La Noue des Discours politiques et militaires, Bâle, 1587, in-4, espèce de mémoires qui renferment des faits intéressants; et des Remarques sur , Histoire de Guichardin, en marge de la traduction française de Chomedey, Paris, 1568. — Son fils, Odet de La Noue, servit sous Henri IV; c’est à lui que Henri dit un jour: « La Noue, il faut payer ses dettes, je paie bien les miennes ; » et en même temps ce bon roi lui remit de riches pierreries. — P. de L., gentilhomme angevin, adonné un Dict. de Rimes , 1596.
lanoue (Jean sauvé, dit), acteur et auteur, né à Meaux en 1701, mort en 1761, débuta dans la tragédie à Fontainebleau en 1742 , fut reçu sur-lechamp au Théâtre-Français; fit représenter en 1746, pour le mariage du dauphin, une comédie-ballet, intitulée Zélisca, qui réussi là la cour; obtint la place de répétiteur des spectacles des petits appartements et la direction du théâtre du duc d’Orléans à Saint- Cloud. On a de lui, outre Zélisca , les Deux Bals , 1734; le Retour de Mars, pièce de circonstance, 1735 ; une tragédie de Mahomet II, 1739; la Coquette corrigée , 1 755, comédie ; c’est le meilleur de ses ouvrages. Ses Œuvres ont été publiées à Paris, 1765.
LANSDOWN, lieu d’Angleterre, dans le comté de Somerset, à 7 kil. de Bath. Il s’y livra une bataille entre les troupes de Charles I et celles du Parlement.
LANSDOWNE (George Granville, vicomte de).
Voy. GRANVILLE.
LANSQUENETS (de l’allemand landsknecht, serviteur de la terre). On appelait ainsi dans l’origine les valets d’armée qui accompagnaient les reitres ou cavaliers allemands; ces hommes formèrent dans la suite des bandes de soldats mercenaires, presque tous allemands. Charles VIII et Louis XII ont presque toujours eu des lansquenets dans leurs armées. Henri IV en avait aussi à Ivry en 1590.
LANTA, ch.-l. de cant. (Haute-Garonne), à 17 kil. N. de Villefranche ; 1,550 hab.
LANTARA (Sim.-Malhurin), peintre français, né en 1745, près de Montargis, avait reçu de la nature un grand talent ; mais son goût pour la paresse et pour la débauche l’empêcha de le porter aussi haut qu’il l’aurait pu; il vécut dans l’indigence, passant la plus grande partie de son temps au cabaret, et mourut a l’hôpital, à peine âgé de 33 ans (1778). 11 peignait le paysage, et excelhüt uurtout à représenter les différentes heures du jour.
LAN-TCHEOU, ville de Chine, ch.-l. de la province de Kan-sou, sur le Hoang-ho, par 36° 8’ lat. N., 101° 34’ long. E.
LANTIER (E.-F. de), écrivain, né en 1736 à Marseille, mort dans la même ville en 1826, servit d’abord dans la cavalerie, puis quitta les armes pour les lettres, et passa la plus grande partie de sa vie à Paris dans la société des gens de lettres et des femmes d’esprit. On a de lui quelques comédies (/’ Impatient, le Flatteur), de jolis contes en vers et en prose ; mais il est surtout connu par son Voyage d Anténor en Grèce, 1798, 3 vol. in-8, souvent réimprimé. Ce roman, qu’on ajustement surnommé l Anacharsis des boudoirs, est ùne espèce de supplément à l’ouvrage de Barthélemy; l’auteur y a traité de la partie galante et licencieuse des mœurs grecques. 11 a paru à Paris en 1836 une édition compacte do? Œuvres de Lantier, t vol in-8, à deux colonnes.