LAPI
son nom aux sires de La Palice. — L’arr. de La Palice a 6 cant. (Cusset, Jaligny, Le Donjon, Le Mayetde-Montagne, Yarenne et La Palice), 78 comm. et 73,614 hab.
LA PALICE (Jacques de ciubannes, seigneur de), maréchal de France, gouverneur du Bourbonnais, de l’Auvergne, du Forez, du Beaujolais, du Lyonnais, suivit Charles Vlll à la conquête de Naples, prit part aux diverses expéditions de Louis XII en Italie, se signala surtout dans la campagne de 1512 contre les confédérés de la Sainte Ligue; fut pour beaucoup dans le gain de la bataille de Ravenne; évacua les provinces vénitiennes en bon ordre, laissant des garnisons à Peschiera, Legnago, Bergame, Bresse, Cpémone ; fut pris en 1513 à la 2® bataille de Guinegate, mais eut le bonheur de l’échapper; se trouva en 1515 à la prise de Villefranche et à la bataille de Marignan, en 1522 à la journée de la Bicoque; secourut Fontarabie, fit lever le siège de Marseille , et périt glorieusement en 1525 à la défaite de Pavie.
la palice (J.-Fr. de la GCICHE, comte de). Voy. LA GU1CHE.
LA PAUSE (J. de plantavit de), savant, né en 1576, dans le Gévaudan, d’une famille protestante, mort en 1651, abjura de bonne heure, prit les ordres, voyagea, fut employé par Paul Y dans ses relations avec Venise, fut aumônier de Marie de Médicis, puis d’Elisabeth de France ; devint évêque de Lodève, prit une part très active à la révolte de Gaston et de Montmorency, mais échappa à la mort et se renferma depuis ce temps dans les travaux littéraires. On lui doit un grand Dictionnaire hébréo-chaldaïco -rabbinique, 3 vol. in-fol., 1644-45.
LA PÉROUSE (J.-Fr. galaup de), navigateur, né en 1741 à Albi, devint en 1780 capitaine de vaisseau après plusieurs campagnes. Envoyé en 1782 en Amérique pour détruire les établissements anglais de la baie d’Hudson , il réussit dans cette mission périlleuse. Il fut en 1785 chargé par Louis XVI d’un voyage de découverte : il partit de Brest avec les frégates la Boussole et l' Astrolabe ; déjà il avait visité les côtes de la Tartarie, du Japon et de la Nouvelle-Hollande, lorsqu’en 1788 on cessa entièrement d’avoir de ses nouvelles. On fit, mais en vain, plusieurs voyages dans le but de rechercher ses traces, et on désespérait de les découvrir, lorsqu’on septembre 1827 le hasard fit découvrir au capitaine anglais Dillon les débris de ses vaisseaux dans une des îles Vanikoro. En 1828, le capitaine Dumont d’Urville visita les lieux et obtint de nouveaux renseignements sur ce célèbre naufrage : il fut dès lors certain que La Pérouse avait péri sur les récifs qui entourent l’île Yanikoro. La relation du voyage de La Pérouse, par Milet de Mureau, a élé publiée en 1797, 4 vol. iu-4. — On a proposé de nommer archipel de La Pérouse le groupe formé par les îles Vanikoro, Andany ou Santa-Cruz, etc., au S. E. de l’archipel de Salomon.
LA PEYRONIE (Fr. gigot de), cliirurgien, né à Montpellier en 1678, mort en 1747, fut nommé premier chirurgien du roi (Louis XV) en 1736, suivit ce prince en Flandre, réforma de nombreux abus dans le service de santé militaire, et fit établir en 1731 l’Académie de Chirurgie. Cet homme bienfaisant avait converti son château de Marigny en une espèce d’hospice. Il légua sa fortune presque entière aux établissements qu’il avait fondés. On a de lui, entre autres écrits, des Recherches sur le siège de l'âme (il la place dans le corps calleux), dans les Mémoires de l’Académie des Sciences, 1741.
LÀP1DE1 campi. Voy. crau (la).
LAP1THES, anc. peuple deThessalie ( Perrhébie ), sur les bords du Pénée, eut pour rois Ixion et Pirithoüs. Après une rixe célèbre , ils expulsèrent les Centaures fy. ce nom), qui forts sans doute de leur