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troisième partages obtint le reste du pays (moins pourtant le district de Gumbinnen qui est auj. a la Prusse). La Lithuanie, telle quelle était depuis le xvir siècle, forme auj. cinq gouvernements russes : Mohilev, Polotsk, Vilrta, Grodno, Minsk, et le district prussien de Gumbinnen. Sa capitale était Vilna, mais plus anciennement Grodno.
Ducs et grands-ducs de Lithuanie :
1° Avant la réunion à la Pologne ,
Erdivil,
Ringold,
Mendog,
Troynat,
Volstinik,
Suintorog,
Ghicrmond,
Giligin,
Romund,
» Trab, vers 1230 Narimund, 1238 Troyden, 1263 Witen,
Gédimin, lavnut,
1270 01gierd,1330oul341-138l
1275 Kieistut,
1278 Jagellon,
2° Depuis la réunion
Skirgell ou Casimir, 1386 Sigismond, 1432
Vitold (Alexandre) , 1392 Casimir (IV de Po- Svidrigel (Boleslas), 1430 logne), 1440-1444
LITTLE-RIVER , c.-à-d. petite rivière , nom commun à beaucoup de petits cours d’eau des États-Unis. Un d’eux, joint au Shetucket, forme la Tharnes (au Connecticut).
. L1TTLE-ROCK ou arkopolis, petite ville des États-Unis, capitale de l’Arkansas, sur la droite de l’Arkansas, à 500 kil. de la Nouvelle-Orléans; 1,500 hab. Fondée en 1790. Evêchécathol- (1843).
LITTLETON. \oy. lyttleton.
LITTORAL HONGROIS. Voy. hongrois (littoral).
L1UTBERT. Voy. luitpert.
LIUVA 1, roi des Wisigoths, fut élu en 567 après la mort d'Athanagilde, dont il épousa la veuve. Il choisit Narbonne pour y fixer sa résidence, ce qui donna aux Wisigoths d’Espagne lieu de se révolter. U envoya contre eux Léovigilde son frère, qui les soumit, et auquel peu de temps après (569) il abandonna toute la partie de son royaume située au-delà des Pyrénées, se réservant la Gaule Narbonnaise ou Septimanie. 11 mourut en 572, et Léovigilde réunit sous ses lois les deux monarchies.
— Liuva II, petit-fils de Léovigilde, succéda en 601 à son père Récarède; mais il tomba entre les mains de Witeric, qui le fit mourir en 603.
LIVADIE, Lebadea, ville de la Grèce moderne, dans la province de 1 Hellade orient., sur une petite rivière de même nom, à 90 kil. O. d’Athènes, à 20 kil. E. des ruines de Delphes. Ancienne capitale de la prov de Livadie. Ville autrefois peuplée et florissante (environ 10,000 hab. en 1800), presque détruite pendant les guerres de l’indépendance. On voyait près de Lébadée Y antre de Trophonius.
— La petite rivière de Livadie , jadis Hercyne ou lîercyna, est formée de deux ruisseaux (le Lèthé et la Mnèmosyne ), et se perd, après un cours de 24 kil., dans le lac Topoglia ( Copaïs ), qu’on nomme aussi lac de Livadie.
livadie, nom donné par les Occidentaux, mais non par les Turcs, à l’ancienne Grèce propre, c’est-à-dire au pays situé au N. de l’isthme de Corinthe et au S. de la Thessalie, au S. E. de l’Epire. La Livadie faisait partie du pachalik des Iles et avait pour capitale la ville de Livadie. Elle forme aujourd’hui les deux prov. dites Hellade occidentale et Hellade orientale.
LIVAH ou SANDJAKAT, noms donnés en Turquie aux subdivisions des pachaliks ou eyalels chaque livah est gouverné par un beg ou bey.
LIVAROT, ch.-l. de cant. (Calvados), à 15 kil. S. 0. de Lisieux; 1,400 hab. Commerce de fromages fort estimés.
LIVENZA,^ Liquentia, riv. du roy. Lombard- Vémtien, naît près de Polcenigo, et tombe dans
l’Adriatique par deux bouches aux ports de Santa- Margarita et de Livenza.
L1VERDUN, petite ville de l’ancienne Lorraine (Meurthe), à 12 kil. N. O. de Nancy ; 1,050 hab. Jadis forteresse; résidence des évêques de loul.
LIVERNON , ch.-l. de cant. (Lot), à 15 kil. N. O. de Figeac ; 700 hab.
LIVERPOOL, ville d’Angleterre (Lancastre), à 65 kil. S. de Lancastre, à 280 kil. N. O. de Londres, à 59 kil. O. de Manchester, sur la Mersey, près de son embouchure dans la mer d’Irlande ; 205,964 h. en 1831 ( la pop. s’accroît sans cesse). Port formé par la Mersey; deux belles églises (Saint- Pierre et Saint-Paul), tiôtel-de-ville, bourse, lycée, athénée , nouvelle douane , marché ; bains superbes, nouveau casino ( Wellington rooms ). Près de New-Princes-Dock commence le canal de Lecds à Liverpool. Un superbe tunnel de 1,500 mètres de long passe sous une partie de la ville. Chemin de fer de Liverpool à Manchester (construit en 1826), Société philosophique médicale, Société d’histoire naturelle; musée d’antiquités* égyptiennes, jardin botanique, lycée (avec bibliothèque riche), institution royaje de Liverpool, athénée. Commerce immense (et qui ne le cède dans te monde qu’à celui de Londres) : Liverpool est comme le port de Manchester ; communications fréquentes et régulières par paquebots avec Dublin, Douglas, New-York, les Antilles et l’Amérique du Sud. L’importation seule du coton dépasse de beaucoup 600,000 balles par an. — Avant le xvie siècle, Liverpool n’était qu’un hameau. En 1700, elle n’avait que 5,000 hab. ; en 1800, elle en avait déjà 75,000. Brûlée en partie en 1842.
LIVERPOOL (Ch. jenkinson, comte de), ministre d’état, né en 1727 dans le comté d’Oxford, mort en 1808, fut successivement secrétaire particulier de lord Bute, 1761; secrétaire de la trésorerie, 1766; lord de l’amirauté, 1766; secrétaire de la guerre, 1778; quitta le ministère en 1782, et y fut rappelé en 1786 par Pitt qui le fit nommer chancelier du Lancastre, baron de Hawkesbury, pair, comte de Liverpool, et lui confia la présidence du conseil de commerce. Liverpool était un homme habile, mais intrigant; son administration fut fort impopulaire. — Son fils, Robert Banks Jenkinson, comte de Liverpool, né en 1770, mort en 1828 , devint premier ministre en 1812 après l’assassinat de Perceval ; il s’opposa à l 'émancipation des Catholiques, et persécuta la reine Caroline. 11 fut remplacé en 1827 par Canning.
LIVERTAD, une des provinces actuelles de la république du Pérou, la plus au N., entre la république de l’Equateur au N. E. et à l’E., le département de Junin au S. E., le Grand-Océan au S. O., à l’O. et au N. O. : 500 kil. sur 300. Ch.-l., Truxillo. Villes principales : Caxamarca, Guamachucos, Moyobamba, Payta, etc.
LIVIE, Livia Drusilla, épousa en premières noces Tiberius Claudius Ncro ; elle en avait eu déjà un fils ( l ibéré), et était enceinte d’un second (Drusus) , lorsqu’elle inspira une vive passion à Auguste, qui l’enleva à son mari et la prit pour épouse. Ambitieuse autant qu’adroite, Livie mit tout en usage pour faire arriver à l’empire sonfiJs Tibère. Néanmoins, Tibère, parvenu au trône, ne lui laissa aucune autorité. — Une autre Liviq nommée aussi Livilla , petite-fille de la précédente, et fille de Drusus (frère de Tibère), épousa son cousin Drusus, fils de Tibère. On l’a accusée d’avoir empoisonné son mari, d’accord avec Séjan. Après le supplice de ce ministre, elle fut jetée dans un cachot où elle mourut de faim.
LIVINGSTON, illustre famille anglo-américaine, originaire d’Ecosse, a fourni aux États-Unis plusieurs hommes d’état distingués î William Liviugs-
LIVO
LLA1N
ion, né en 1723 à New-York, morten 1790. 11 contribua par ses efforts et sa plume à établir l’indépendance de son pays, représenta au congrès l’état de New-York, et fut jusqu’à sa mort gouverneur de cet état. On a de lui, outre divers écrits de circonstance, un poëme intitulé : Solitude philosophique. — Robert Livingston, né en 1746 dans la colonie de New-York, mort en 1813. Député au congrès, il fut, avec Franklin, Jefferson et Adams, chargé de rédiger la déclaration d’indépendance, et ût ensuite partie du comité qui organisa le nouvel état (1777). Il remplit pendant 25 ans les fonctions de chancelier, et vint en 1802 à Paris où il négocia pour les États-Unis l’acquisition de la Louisiane. On a de lui un Examen du gouvernement de l' Angleterre comparé aux constitutions des Etats-Unis , traduit en français par Fabre, Paris, 1789. — Edward Livingston, jurisconsulte, né en 1764 dans la colonie de New-York, mort en 1836, se distingua d’abord comme avocat au barreau de New-York, fut nommé en 1794 représentant de cet état au congrès, s’y prononça pour le
Îarti démocratique; fut nommé par le président efferson procureur-général de l’état de New-York, et par les habitants maire de la ville. Ruiné par une banqueroute, il alla s’établir comme avocat à la Nouvelle-Orléans, où il refit en peu de temps sa fortune. Nommé membre de l’assemblée de la Louisiane, il fut chargé par ce corps en 1821 de rédiger les lois du nouvel état, et fit paraître au bout de peu d’années 4 codes qui forment un ensemble admirable, et que plusieurs états voisins s’empressèrent d’adopter ( Code des crimes et peines ; — de procédure ; — d'évidence ou de preuves; — de réforme et de discipline ). Livingston fut nommé secrétaire d’état sous la présidence du général Jackson; en 1833 il vint en France comme ministre des Etats-Unis, et poursuivit avec instance le recouvrement des sommes réclamées par son pays.
LIVIUS SALINATOR (M.), consul 219 ans av. J.-C., fit la guerre avec succès en Illyrie. Elevé de nouveau au consulat en 207 avec Claudius Nero, son ennemi personnel, il oublia sa haine pour ne songer qu’au bien de sa patrie, et aida de tout son pouvoir son collègue à vaincre Asdrubal.
LIVIUS SALINATOR (C.), préteur l’an 190 av. J.-C., fut envoyé en Grèce contre la flotte d’Antiochusle-Grand, et battit Polyxénidas, amiral du roi de Syrie. Il fut fait consul l’an 188.
LIVIUS ANDRONICUS. Voy. ANDRONICUS.
livius (titus). Voy. tite-live.
LIYNO, ville de Bosnie, à 90 kil. N. O. de Mostar ; 4,000 hab. Château-fort.
L1VNY, ville de la Russie d’Europe (Orel) , à 130 kil. S. E. d’Orel; 6,000 hab.
LIVON, rois d’Arménie. Voy. LÉON.
LIYONIE, Liefland en allemand, Lijliandiia en russe, région de l’Europe, à l’E. de la mer Baltique, entre l’Esthonie au N., et la Courlande au S., varia souvent d’étendue. Ignorée de l’Europe occidentale jusqu’en 1158, elle fut à cette époque découv. par des marchands de Brème. En 1186, Meinhard, moine augustin de Segeberg , en fut nommé évêque par Urbain III. Un autre évêque, Albert de Brême, y fonda Riga (1200), qui plus tard devint capitale, et il y institua l’ordre des Chevaliers Porte- Glaives. Ceux-ci s’agrandirentd’abord aux dépens des Danois qui possédaient alors la Livonie. Mais, vaincus par les Lithuaniens en 1236, ils furent réduits (1237 ) à se fondre dans l’Ordre Teutonique. Ces nouveaux chevaliers joignirent à la Livonie l’Esthonie, la Courlande, l’île d’OEsel, etc., et possédèrent cette contrée jusqu’au xvi* siècle, époque où ils furent obligés de l’abandonner. Un instant indépendante , la Livonie fut ensuite démembrée (de 1559 à 1561) ? OEsel fut vendue par son évêque au Ba-
j nemark , 1 Esthonie se donna au roi dp Klic XIV; Golthard Ketller garda la Courhmde : et la Sémigalle comme duché séculier; le reste devint prov. lithuan. ou polonaise.La Russie prétendit à une part et fit la guerre avec des succès variés (1563-65-70-77). Mais la paix de Kieverova-Horka (1582) rendit à la Lithuanie les conquêtes russes. Celte Livonie lithuanienne ou polonaise passa aux Suédois en 1660 par la paix d’Oliva. Le tout fut cédé à Pierre-le-Grand par la paix de Nystadt (1721); et comme la Russie a depuis acquis la Courlande (1795) et OEsel, toute la Livonie est russe aujourd’hui. — Elle forme les trois gouvernements russes de Revel (Esthonie), Riga (Livonie propre) et Courlande.
livonie (golfe de). Voy. RIGA.
L1VORNO, ville des États sardes, à 20 kil. N. E. de Chivasso ; 3,600 hab. — Nom italien de Livourne.
LIVOURNE, Liburnicus Portus , en italien Livorno , en anglais Leghorn, ville du grand-duché de Toscane (Florence), sur la Méditerranée, à 129 kil. S. O. de Florence, par 7° 56’ long. E., 43° 33 lat. N. ; 76,000 hab. Evêché. Bon port, long môle, 4 forts, 2 citadelles : quartier dit Nouvelle- Venise, entrecoupé de canaux et très commerçant. Très bien bâtie en général ; belle place, une rue superbe; plusieurs monuments remarquables : théâtre; église des Grecs-Unis; synagogue, etc. Société des sciences et arts (dite Academia labronica, ete.\ cabinets d’histoire naturelle, de physique, d’anatomie; bibliothèque, etc. Industrie active : chantiers de construction ; objets en corail ; soieries, velours , faïence , papier, rosoglio , etc. Grand commerce avec le Levant, la France, l’Angleterre. Chem, de fer allant à Pise. — L. n’était qu’un village au milieu du xm* siècle; elle doit aux grands-ducs sa prospérité; elle futcepend.Ialr<;às’insurger en 1848.
LIVRADA1S, ancien petit pays de France, dans la Basse- Auvergne, compris auj. dans le dép. du Puy-de-Dôme, au S. E., avait pour ch.-l. Ambert.
LIVRON, ville du dép. de la Drôme, à 18 kil. S. de Valence ; 3,457 hab.
LIYRY, village du dép. de Seine-et-Oise, à 13 kil. E. de Paris, près de la forêt de Bondy; 900 hab. Aux environs, château du Raincy. Abbaye de l’ordre de Saint- Augustin, fondée en 1186.
L1XHE1M, ville de France (Meurthe), à 8 kil. N. E. de Sarrebourg; 1,000 hab. Jadis aux comtes palatins; cédée en 1622 à Henri, duc de Lorraine, qui l’érigea en principauté en faveur d’un bâtard de Guise.
LIXURI, Cranii , ville de l’île de Céphalonie, sur la côte O., à 8 kil. de Céphalonie ; 6,000 hab. Tapis de poil de chèvre, liqueurs.
LIXUS, auj. Larache , ville de la Mauritanie Tingitane, sur la côte N. O., près de l’embouchure du Lixus, fut fondée par les Phéniciens.
LIZARD (cap), Dumnonium prom ., cap qui forme la pointe S. 0. de l’Angleterre, dans le comté de Cornouailles, à 40 kil. S. E. du cap Land’s End, par 49° 57’ lat. N., 7° 31’ long. O. — Il s’y livra le 2 1 oct. 1707 une bataille navale où Duguay-Trouin anéantit presque entièrement la flotte anglaise.
LIZY-SUR-OURCQ , ch.-l. de canton (Seine-etr- Marne). à 12 kil. N. E. de Meaux; 1,200 hab.
LLANOS (los) , c.-à-d. les plaines. On désigne spécialement parce nom une vaste région de la république de Vénézuéla qui s’étend des montagnes de Caraccas aux forêts de la Guyane, et des montagnes de Mérida à l’embouchure de l’Orénoque; 9,900,000 kil. carrés. Sol plat, aride, inondé pendant la saison des pluies. — On donne le même nom à un département de l’état de Honduras, dans la | confédération de Guafimala. — Les habita ns des ! Llanos sont nommés Llaneros .