LOMB
LO MB
80,000 disciples. Il en choisit 12 qu’il nomma ses apôtres, et les chargea de répandre ses doctrines en Bohême et en Autriche. 11 prépara, par ses prédications, celles de Jean liuss en Bohême et de Wicletf en Angleterre.
LOlùLARDS, partisans de Lollard. Voy. loi.lard.
LOLL1US (M.), fut consul l'an 21 av. J.-C., et «e fit battre en Germanie; puis fut envoyé par Auguste en Orient avec le jeune Gains Agrippa, qui devait faire sous lui l’apprentissage de la guerre: mais craignant d’être accusé par le jeune prince d’avoir trahi les Romains et de s’être vendu aux Parfhes, il le lit, dit-on, péri r. On croit que c’est ce Lollius dont Horace vante assez mal à propos les vertus (Od. IV, 8). — 11 fut le grand-père de Lollia Paulina, épouse de C. Memmius Régulus: Cal i— guia la lit divorcer pour l’épouser,- Agrippine la iit tuer parce qu’elle avait prétendu à la main de Claude.
LOMAGNE ou LAUMAGNE, Leomania, ancien petit pays de France, dans la Gascogne, faisait partie du Bas-Armagnac et avait pour lieux principaux Saint-Car, Lavif et Beaumont. Il fait aujourd’hui narrifi (!«><; <|èpw du Gerc r»t de Tnrn ei-Carorine.
LOMAZZO (J.-P.), peintre italien, né en 1538 à Milan, mort vers 1592’, s’était déjà liait' une grande réputation lorsqu’il devint aveugle à 33 ans. Faisant tourner cette infirmité an profit de son art, il se mit à écrire et composa un excellent Traité de peinture en 7 livres, Milan, 1584; le I" livre a été traduit en français sous le litre de Traité de lu proportion naturelle, Toulouse, 1649, in-fol., avec tig. Lomazzo fut longtemps garde de la galerie de Cosme de Médicis à Florence.
LOMBARD (Pierre), théologien scolastique, dit le Maître des sentences ( Mwjister senientiurum), né vers 1100, près de Novare en Lombardie, mort en 1164, vint de bonne heure en France; étudia à Reims, à Paris; fut reçu docteur par l'université de cette ville, occupa plusieurs années avec grand succès une chaire de théologie, et fut nommé en H59 évêque de Paris. Ou a de lui un cours de théologie très célèbre sous le titre de Sententiarum libri IV (Nuremberg, 1474, Venise, 1480, etc.); il y rassemble les diverses opinions des Pères sur chaque point de théologie, le plus souvent sans donner de décision. Ce livre a fourni un aliment inépuisable aux disputes de l’école, et a eu une foule de commentateurs, parmi lesquels ou distingue saint Thomas d’Aquin.
LOMBARDIE. Au moyen âge on donnait ce nom à la partie de l’Italie occupée par les Lombards ; elle se composait de toute l’Italie septentr., d’une partie iie l’ Italie centrale et de presque toute f Italie rnérid. On la divisait en 36 duchés, dont les principaux étaient ceux de Frioul , de Spolète et dè Bénévcnt. La capitale générale était Pavie. On partageait aussi la Lombardie en huit régions : 1® Austrie, au N. E.g 2° Neustrie, au N. O. ; 3° Flaminie et partie de l’Emilie; 4° Tuscie lombarde; 5° duché de Spolète; 6° duchés de Bénévent et de S.ilerrie; 7° (strie; 8° Exarchat et Peniapole (les Lombards ne possédèrent ce dernier pays qu’un instant). — Dans les temps modernes, malgré la destruction de l’empire des Lombards, le nom de Lombardie continua de subsister,, mais désigna spécialement l’Italie septentrionale, fane. Gaule Cisalpine. — Cette partie de I Italie, après avoir été occupée successivement par les Gauloisel les Romains, fut conquise par les Lombards en 568; elle leur fut enlevée par Charlemagne en 774, et passa ensuite à se9 successeurs, sous le nom de royaume d'Italie. Pendant les guerres des Guelfes et îles Gibelins, elle se rendit indépendante, et il s’y forma une foule de petites républiques! Milan, Pavie, Crémone. Venise. Modène, Padoue, Plaisance, Fer-
rare, etc.), qui figurèrent pour la plupart dans le parti guelfe; le plus souvent elles se faisaient la guerre, mais au xu* siècle elles se réunirent pour opposer une digue à la puissance des empereurs et formèrent à Puntido (1167) la lre Ligue lombarde qui vainquit Fréd. Barberousse (1 176-83) ; il s'en forma une 2e contre Fréd. 11 (1225) ,- Milan fut l’âme de toutes deux. Après la victoire, des tyrans surgirent partout; enfin au xiv' siècle, toute la Lombardie du Pô fut soumise aux ducs de Milan et à Venise. Les états restés libres étaient Mantoue, Modène et Ferrare, Gênes, le Piémont, et plus tard Parme. La p,"ince et l’Autriche se disputèrent le Milanais [Voy. duché de milan) ; il finit par rester à la branche espagnole de la maison d’Autriche, qui le conserva jusqu’au commencement du xvme siècle. En 1714, après la guerre de succession, il fut donné à l’Autriche qui se fit confirmer dans sa possession au congrès d’Aix-la-Chapelle (1 748). Les Autrichiens perdirent pendant quelques années la Lombardie, d’abord par suite de la création de la République Cisalpine (1797), puis de la formation du nouveau Roy. d’Italie (1805); mais ils se la firent rendre en 1815. En 1848, laL., aide* du Piémont, tenta de s’affranchir; mais, ap. la défaite de Novare (23 mars 1849), lie retomba ous le >oug. V. lombard- VÉNITIEN 'rov.l.
LOMBARDS, Longobardi ou LanyuburUi , peuple d’origine germanique ou scand'nave, habitèrent d’abord entre l’Aller (affluent du YVeser) et l’Elbe (sous Tibère) ; puis sur l’Aller, la Leine et jusqu’au ■ YVeser, et entre ce fleuve et le Rhin. Après avoir disparu environ deux siècles, ils vinrent occuper en 519 l’ancienne Rugie, dont ils dépossédèrent!©» Hernies, se fi rent ad met tre en 54 8 au S. du Danube et devi n ren î ainsi voisins des Gépides dont laTheiss les séparait. Bientôt ils détruisirent, de concert avec les Avares, le royaume gépide (567); puis ils passèrent en ! jtaue sous la conduite d’Alboin , et, dit-on , sur | l’invitation de Narsès (568). ils conquirent rapidement la plus grande partie do ce pays (568-72). Astolfe voulut achever la «enquête de l’Italie en s’emparant de l’Exarchat et de la Pentupole (752); mais le roi de France, Pépin, que le pape appela à son secours, lui reprit ce pays, et en fit don au pape(764). Enfin en 774, Charlemagne détruisit la monarcb'e lombarde centrale, et eu 776 il soumit le Frioul qui eri dépendait. Il ne resta de la puissance lombarde que les duchés de Bénévenl et de Salerne , auxquels les Normands mirent (in en 1077. — Les Lombards étaient d’ahord régis monarchjouement ; un instant ils formèrent une ré publique aristocratique de 30 ou 36 ducs (57 5-84) ; mais bien qu’ayant ensuite rétabli la monarchie élective, ils organisèrent une sorte de gouvernement
féodal et fédéral
Voici les noms des rois
lombards :
Audoin,
Garibakl,
Alboin,
Pertharite (rétabli), 67
Clef,
Cunibert, as», eu 678, 68<
Les 30 ducs ,
Luitpert,
Autharis,
Ragimberl ,
Agilulf,
Aribert II,
Adaloald,
Ansprand,
Ariovald,
Luitprand,
Rotharis,
Hildebrand,
Rodoald,
Rtftchis,
A ri ber t, 1,
Astolfe,
Gondibcrt et
Per-
Didier,
lharite.
Adalgise , associé dès
Grimoald,
lombards. On nommait ainsi en France au moyen âge les usuriers ou prêteurs sur gage, parce qu'un grand nombre de marchands de Lombardie étaient venus, à la fin du xn« siècle, établir des maisons de prêt à Paris dans la rue dite encore aujourd’hui rue des Lombards. On les nommait aussi cahorsins, d’une banque qu’ils avaient iCa.*' ors.
LOME
LOMBARD-VÉNITIEN (royaume), partie italienne de la monarchie autrichienne, s’étend de 6° L1 à 11° 20’ long. E., de 4V* oO’ à 4(5° 40’ lut. N. et a pour bornes au N. la Suisse et le Tyrol, à l’E. le royaume d'illyrie, au S. les Etats sardes, les duchés de Parme et de Modène, l’Etat ecclésiastique : 380 kil. de l’E. à 10. sur 140 du N. au S.; 1,260,000 hat>. Capitale, Milan. Un vice-roi, qui siège à Milan, régit tout le royaume, qui est divisé en deux gouvernements, Venise et Milan, et est subdivisé en dix-sept délégations qui ont toutes pour ch.lieux des villes de même nom :
Gouvernement de Milan ,
Gouvernement de Venise
ou prov. lombardes.
ou prov. vénitiennes.
Milan.
Venise.
Côme.
Padou e.
Sondrio.
Vicenee.
Puvie.
Vérone.
Lodi.
Rovigo.
Bergame.
Trév ise.
Brescia.
Bellune.
Crémone.
Udine.
Mantoue.
Ses principales rivières sont : le Pô, l’Adige, la Piave, la Brenta, l’Adda, l’Isonzo, le Tagliarnento, et la Livenza : ses lacs sont ceux de Côme , Garda, Maggiore, Idro, Ueo et Mantoue. 11 possède en outre un grand nombre de canaux. Climat froid dans les montagnes, chaud dans les plaines; air en général salubre. Presque tout le territoire est uni, fertile, et soigneusement cultivé ; grains, riz, maïs, eitrons, oranges, grenades, olives, chanvre, lin, soie, huile, ndel et vin. On y trouve aussi du fer, du cuivre, de l’alun et du marbre. Riches pâturages, gros et menu bétail, chevaux; beaucoup de poisson. — Le royaume Lombard-Vénitien comprend à peu près le duché de Milan tel qu'il existait depuis 1748 (par le traité d’Aix-la-Chapelle), et Venise, avec ses étals de terre-ferme en Italie. C’est le royaume d'Italie de Napoléon, moins les départements de LAgogna, du Haut-Adige et les 8 départements au S. du Pô, Il est contigu au reste de la monarchie autrichienne, avantage que n’avait point le duché de Milan, isolé par la Valteline et les Etats veiutiens. — Pour l’historique, Voy. lombardie.
LOMBEZ, Lombaria, ch. -Lu an-. iOersj, a 33 kh. S. E. d’Auch, sur la Save; 1,650 h ai». Jadis abbaye et évêché. Les étals de Comminges s'y assemblaient autrefois. — L’arrondissement de Lomhez est divisé en 4 cantons (Cologne, L' Ile-Jourdain, Samatan et Lombez), 69 communes et 41,823 bah.
LOMBOK, ile de la Sonde. Voy. sonde.
LOMELLINE, prov. des États sardes (Novare),à LO. du Tesin et au N. du Pô. Ch.-l. Mort ara.
LOMÉNIE. famille d’origine peu ancienne, a donné à la France plusieurs hommes d’état dans les deux derniers siècles ; Antoine de Loménie, ambassadeur de Henri IV à Londres , mort en 1638; il laissa à la Bibliothèque royale un précieux recueil de pièces historiques connu sous le nom de Fonds de Brienne; — Henri-Auguste de Loménie,
< >mte de Briennc, fils du précédent, ministre sous Louis XIII et pendant la régence, mort en 1661 , ou lui doit des Mémoires yir les règnes de Louis Mil et Louis A/F, 1661; — L. -Henri de Loménie, comte de Brienne, fils du précédent; il fut quelques mois secrétaire d’état sous Louis XIV (1663); mais il quitta tout à coup les affaires pour s'enfermer à l’Oratoire; puis il rentra dans le monde, conçut une violente passion qui lui lit perdre ta raison, et fut pendant 18 ans enfermé à St-Lazare: il recouvra au bout de ce temps sa raison, et mourut en 1698. Il a laissé quelques écrits en prose et en vers. — Eienne-Charles Loménie, comte de Brienne, né on 1727 ; il fut successivement évêque de Condom, archevêque de Toulouse, puis de Sens, ministre de