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prêmc, et ne leur laissa que le gouvernement des provinces sous le commandement d’un pacha nommé par la Porte. Cependant les Mamelouks conservèrent une grande influence, et à la On du dernier siècle ils avaient presque reconquis leur ancienne puissance en Egypte. L’expédition française les affaiblit considérablement ; ils avaient alors pour principaux chefs Mourad-Bey et lbrahim-Bey. Enfin Méhémet-Ali, alors pacha d’Egypte, leur porta le dernier coup ; las de leurs exigences, il les flt réunir le 1er mars 1811 sous prétexte d’une expédition, et fit massacrer sous ses yeux tous ceux qui s’étaient rendus à cette convocation. — Pendant l’occupation de l’Egypte par les Français, le général Bonaparte prit à son service plusieurs cavaliers mamelouks; ils le suivirent en France, et ils formèrent en 1804 une compagnie de la garde de l’Empereur.
MAMERCUS (L.-Æmilius), consul en 484 et 478 av. J. G., battit les Equcs et les Véiens. Nommé de nouveau consul en 473, il eut à réprimer des troubles intérieurs. Il exaspéra le peuple en faisant battre de verges le plébéien Yoléron, qui fut presque aussitôt nommé tribun du peuple.
mamercüs (L. Æmilius), consul en 438 av. J.-C., et dictateur en 437, 433 et 426, défit, avec l’aide de L. Cincinnatus, maître de la cavalerie, les Fiiénates et les Véiens, et obt int les honneurs du triomphe. L’an 434 avant J. -G., il fit réduire à 18 mois la durée de la censure, qui était d’abord de 5 ans.
MAMERS, Mamerciœ, ch.-l. d’arr. (Sarthe), à 40 kil.N. E.du Mans, sur la Dive ; 5,704 liab. Tribunal de première instance : commerce en bestiaux et en toiles. — L'arr. de Mamers a 10 cant. (Beaumont, Bonnétable, Fresnay, La Ferté- Bernard, La Fresnaye, Marolles, Montmirail, Saint-Pater, Tuffé, plus Mamers), 145 communes et 133,444 hab.
MAMERT (saint), M amer tus , archevêque de Vienne en Dauphiné en 463, mort vers 477, eut de vives querelles avec le roi de Bourgogne Gundioc, qui était arien. Ce prélat institua dans son diocèse, vers 468, les Rogations , pour remercier Dieu d’avoir délivré la ville de Vienne des fléaux qui la désolaient. Elles se sont depuis répandues dans toute la France. On l’hon. le 11 mai.
mamert (Claudien), écrivain, frère du précédent, reçut les ordres, et partagea avec son frère le gouvernement de l’église de Vienne. Il fixa la liturgie, régla les fêtes, les offices, les cérémonies, et composa l’office des Rogations . Il mourut quelques années avant son frère, vers 474. 11 aimait et cultivait avec succès la littérature. Sidoine Apollinaire, qui fut son ami, le regardait comme le plus beau génie de son siècle. On lui attribue quelques hymnes, entre autres le Range lingua ; mais son principal ouvrage est un Traité de la nature de l’âme (Venise, 1482; Anvers, 1607); il y combat Fau&te dtf Riez, qui soutenait que les âmes des hommes et même celle de J.-C. sont corporelles; il établit, par des raisons solides, la spiritualité pure.
MAMERTE, Mamertium , auj. Oppido, ville d’Italie (Brutium), à 48 kil. S. d’Hipponium, en face de Messine en Sicile. Voy. mamertins.
MAMERT1N (Claude), orateur de Trêves, est auteur de deux Panégyriques de l’empereur Maximien Hercule, prononcés, le premier en 289, le second en 292; ils sont imprimés dans le recueil des Panegyrici veleres. — Un autre Claude Mamertin, que l’on croit fils du précédent, fut consul en 362, puis préfet du trésor en Italie et en Illyrie ; il fut destitué par Valentinien en 365. On lui attribue un Panégyrique de Julien.
MAMERTINS , célèbre corps de mercenaires recrutés dans l’origine à Mamerte, mais qui s’adjoignirent des hommes de tous pays. Ils finirent, après avoir servi Agathocle et ses successeurs, par faire la guerre nour leur comnte. et s'emparèrent