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MAZE

long de la mer Caspienne, au N. de l’Irak-Adjémi, et à l’E. du Ghilan : 350 kil. sur 100 ; 700,000 hab. Ch.-1M Sari; autres villes, Asterabad (jadis ch. -1.), Balfrouch, Aschraf, etc. Contrée très montueuse; neiges perpétuelles sur quelques sommets. Les habitants sont grands, forts, très braves, mais peu hospitaliers. Sol fertile, bétail, côtes poissonneuses. Dans les guerres que se livrèrent les Turcs Gaznévides et Seldjoucides pour la possession de la Perse, ce pays fut le théâtre de guerres continuelles.

MAZANIELLO. Voy. masàniello.

MAZARIN (Julesi, cardinal , ministre de France, né en 1602 à Pescina dans i’Abruzze , d’un noble sicilien, fut appelé en France en 1639 par le cardinal de Richelieu , et fut en 1641 créé cardinal. A la mort de Richelieu (1642) , il hérita de tout son pouvoir auprès de Louis XIII , et ce prince , en mourant (1643) , le nomma membre du conseil de régence, dont la présidence était confiée à la reinemère Anne d’Autriche ; la reine elle-même l’investit d’un pouvoir absolu , avec le titre de premier ministre. Les premières années de son ministère furent signalées par les victoires des Français sur les Espagnols à Rocroy (1643), à Nordlingue (1645), à Lens (1648), vict. qui amenèrent la paix de Westphalie. Mais en cette dernière année éclata la guerre civile de la Fronde, pendant laquelle la cour, dirigée par Mazarin, eut à lutter, et contre les grands du royaume mécontents , et contre les ennemis du dehors. Mazarin se vit deux fois obligé de céder, et de quitter la France; mais enfin, tant par adresse que par force, il sortit vainqueur de la lutte (Voy. fronde). En 1659, Mazarin conclut la paix des Pyrénées , qui mettait un terme aux guerres de la France et de l’Espagne, et préparait la grandeur de Louis XIV. Il mourut deux ans après. Ce ministre a été diversement jugé: c’était un homme d’état très distingué selon les uns, très médiocre selon d'autres. Mazarin n’eut point sans doute le vaste génie et l'énergie de Richelieu ; mais il y suppléait par la ruse., la souplesse et 1 habileté diplomatique. Ce ministre protégea aussi les lettres; on lui doit la bibliothèque publique qui porte son nom. Cependant on lui reproche d’avoir négligé le commerce, la marine et les finances. 11 amassa une fortune colossale qu’il laissa à ses nièces (Voy. mancini). Des lettres écrites par Mazarin pendant la négociation du traité des Pyrénées ont été publiées à Amsterdam en 1693, sous le titre de Négociations secrètes des -Pyrénées , 2 vol. in— 12 ; réimprimées en 1745, avec 50 autres lettres. Onaimpr.en 1836 ses Lettres à la reine Anne, in-8. L'Hist. de Mazarin a été écrite par Aubery, 1688, et par M. Bazin, 1842.

MAZATLAN, v. et port du Mexique, à280k. S.de Cinaloa,à l’entrée du golfe de Californie. Consul franç.

MAZÊ, v. de France (Maine-et-Loire), à 17 kil. S. O. de Baugé, près de l'Authionj 3,778 hab.

MAZEIRA,île de la mer d’Oman, près de l’Arabie, par 56° 20’ long. E. , 20° 35’ lat. N.; 95 k. sur 14.

MAZENDÊRAN. Voy. mazandéran.

MAZEPPA, hetman ou prince des Cosaques, né en Podolie vers le milieu du xvne siècle , d’une famille noble, mais pauvre , était au service d’un seigneur polonais , lorsque celui-ci découvrit entre lui et sa femme une intrigue amoureuse. Il le fil lier tout nu sur le dos d’un cheval sauvage , et l’abandonna à la course de cet animal, qui, élevé dans l’Ukraine, le porta jusque dans cette contrée. Là, Mazeppa fut recueilli par quelques paysans, dont les soins le rappelèrent à la vie. Il se fixa parmi eux, se fit remarquer par son énergie et ses talents, devint secrétaire de l’hetman des Cosaques de ^Ukraine, et après sa mort fut élu à sa place en 1687. Dans ce poste , Mazeppa sut se concilier l’affection du czar Pierre I, qui le nomma prince de l’Ukraine ; mais voulant se rendre indépendant, il

MEAG '

trahit le czar à l’époque de ses guerres avec Charles XII, et combattit pour celui-ci à Pultawa. Après la défaite du roi de Suède, il se réfugia en Valachie, puis à Bender, où il mourut en 1709. Mazeppa est le héros d’un des poëmes de lord Byron.

MAZÈRES, ville de France (Ariége), à 8 kil. N. E. de Saverdun; 3,313 hab. — Résidence des comtes de Foix. Possédée longtemps par les Huguenots aux

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MAZÏCS ou MAZIGS, peuple de la Numidie méridionale, sur les confins de la Gétulie , étaient archers habiles et légers coureurs. Leur nom est le même que celui des Amaziglis ou Herbert qui désigne toute la famille maure.

MAZIÈRES , ch.-l. de canton (Deux-Sèvres), à 14 kil. S. O. de Parthenay; 600 hab.

MAZOVIE, Masau en allemand, Massovia en latin , jadis un des 12 palatinats de la Grande-Pologne et le plus grand de tous, se composait de 10 cantons dits, du nom de leurs chefs-lieux, Varsovie, Czersk, Wyszograd, Zakroczym, Ciechanow, Lomza , Wizka, Rozan, Nur, et Liw. Très agrandie aujourd’hui , la Mazovie forme une des huit voïvodies de la Pologne russe (au S. de celle d’Augustowo, au N. de celles de Sandomir et de Kalisz) ; Varsovie est son ch.-l. et on la divise en 7 obvodies, Varsovie, Stanislawow, Lowicz , Rawa, Lenczy , Kutno et Wrotlawec. On appelait souvent l’évêque de Varsovie , évêque de Mazovie. — La Mazovie à été de 1138 à 1529 un duché particulier , appartenant à une ligne de la maison royale des Piast, et vassal le plus souvent de la Pologne (de 1329 à 1370 il le fut de la Bohême). Cette ligne s’étant éteinte en 1529, Sigismond I la réuni! à la couronne. Deux fois depuis elle servit de douaire à des reines. Etienne Bathori l’érigea en palatinat, 1576.

MAZURE (F.-A.-J.), littérateur, né en 1776àParis, mort en 1828, fut attaché en 1796 à l’école centrale de Niort, y fit quelques essais de poésie, fut nommé inspecteur de l’académie d Angers, puis inspecteur général des études, en 1817 ; il consentit à faire partie de la commission de censure des journaux en 1820. Il a écrit : Vie de Voltaire , Paris, 1821 ; Histoire de la révolution de 1688 en Angleterre , 1825,

MAZZARA, Masaris, ville de Sicile (Trapani), sur la côte S. O., à 40 kil. S. de Trapani; 8,400 hab. Evêché. Bon port. Château-fort. Commerce de vins, eau-de-vie, huile, etc.

mazzara ( val di ), était jadis la plus occident des trois provinces de la Sicile; elle en a depuis for mé trois autres, Palerme, Trapani, Girgenti.

MAZZUCHELLI (Jean-Marie , comte de) , biographe, né à Brescia en 1707, mort en 1765 , en treprit de rédiger par ordre alphabétique la vie de tous les écrivains de l ltalie depuis les temps les plus reculés; il ne put accomplir que la plus petite partie de ce travail immense. On a de lui ; Gli scrittori d Italia, 1753-63, 6 vol. in-fol. Ce recueil estimé ne contient malheureusement que les deux premières lettres de l’alphabet.

MAZZUOL1 (François), dit le Parmesan, peintre italien, ainsi nommé de sa patrie, né à Parme en 1503, mort en 1540, se forma pour l’étude des chefsd’œuvre du Corrège, de Jules Romain, de Michel- Ange et de Raphaël; mais sut, en empruntant des beautés à ces grands maîtres, se créer un genre à part, dont le principal caractère est la grâce dans le dessin et la douceur dans le coloris. Parmi ses tableaux on distingue : la Circoncision et le Mariage de sainte Catherine , qui sont à Rome ; Saint Roch , à Bologne ; Moïse , à Parme ; la Vierge au long cou , à Florence ; et enfin la Mort de Lucrèce, son chet-d’œuvre. Le Parmesan fut aussi un des plus habiles graveurs de son temps; il passe même pour l’inventeur de la gravure à l’eau-forte.

MÉACO, île du Japon. Voy. miyaeo.

MEGE -- 1153 — MECK

MEàD (Richard), médecin anglais, né près de Londres en 1673, mort en 1754, médecin de Georges II, vice-président de la Société royale , fut un des premiers à pratiquer l’inoculation de la petite vérole. 11 a fait de savantes recherches sur les poisons et sur les maladies pestilentielles; il croyait à la contagion et recommandait un isolement absolu. Ses œuvres ont été traduites en français, Paris, 1774, 2 vol. in-8. Ses Medicci sacra sont à Y Index.

MEADIA, bourg des Etats autrichiens (Croatie), à 24 kil. N. d’Orsova. Château en ruines. A 5 kil., eaux thermales sulfureuses ; bains dits d.' Hercule.

MEANDRE, auj. le Buiuk-Meinder , riv. de l’Asie- Mineure, naissait en Phrygie, coulait de l’E. vers i’O., et se perdait dans la mer Egée entre Héraclée et Priène. Ses sinuosités l’ont rendue célèbre. On voyait sur ses bords les villes d’Apamée, de Colosses, d’Antioche, de Pyrrha, de Milet, etc.

MEARNS, comté d’Ecosse. Voy. kincardine.

MEATH ou EAST-MEATH, c.-à-d. Meaih oriental , comté d’Irlande (Leinster), sur la mer d’Irlande), entre ceux de Cavan au N., de Kildare au S., de Louth à l’E. et de West-Meath à l’O. et au S. O. 70 kil. sur 68: 2,450 kil. carr.; 176,000 hab. Ch.-l., Trim.Sol fertile, bons pâturages. Toiles.

meath (\vest-), c.-à-d. Meaih occidental, comté d’Irlande (Leinster), borné au N. E. et à l’E. par le précédent, au S. par le King’s county, et à l’O. par les comtés de Roscommon et de Longford. 49 kil. sur 38: 1,500 kil. carr.; 178,000 hab. Ch.-l., Mullingar. Beaucoup de blé.

MEAUX, Meldi ou Jalinum, ville de France, ancienne capitale de la Brie, auj. ch.-l. d’arr. du dép. de Seine-et-Marne, sur la Marne, près du canal de l’Ourcq, à 61 kil. N. de Melun, à 43 kil. N. E. de Paris; 7,809 hab. Evêché (fondé en 375: Bossuet l’occupa) ; église calviniste; collège. Soc. d’agricult., sc. et arts; soc. bibliqueprotestante. Tissus (le coton, etc. Commerce de grains, bestiaux et fromages de Brie. — Ville très ancienne; sous les Romains, elle fit partie de la Gaule Belgique, puis de la Gaule Lyonnaise. Les Normands la brûlèrent au ixe siècle. Meaux fut dès le Xe siècle la possession des comtes de Champagne qui s’appelaient aussi comtes de Meaux; elle revint à la couronne sous Philippe-le-Bel, fut possédée par les Anglais de 1421 à 1436, puis réunie définitivement à la couronne. Meaux compta au commencement du xvie s. de nombre) x protestants; mais l'hérésie y fut bientôt étouffée. Celte v. fut des premières à quitter le parti de la Ligue pour se soumettre à Henri IV. — L’arr. de Meaux a 7 cant. (Claye, Crécy-sur- Marin, Dammartin, La Ferté-sous-Jouarre, Lagnysur-Marne , Lizy-sur-Ourcq , Meaux), ib'1 comm. et 90,965 hab.

MEBARREZ (el-), ville murée d’Arabie (Lahsa), à 53 kil. S. de Iledjer; 10,000 hab.

MECÇA. Voy. mecque (la).

MÉCÈNE, C. Cilnius Mtcœnas, favori d’Auguste, issu des anciens rois d’Etrurie. 11 s’était lié avec Octave pendant qu’il étudiait en Grèce ; il l’accompagna dans toutes ses guerres ; lorsqu’il fut devenu empereur, il se contenta d’être son ami el refusa les honneurs publics. Cependant il fut souvent chargé de l’administration de l’empire en l’absence d'Auguste. Plein de sens et fin politique , Mécène préférait !a monarchie à la république, et il détermina Auguste à conserver le souverain pouvoir qujil voulait abdiquer. 11 ne se servit de son crédit que pour porter l’empereur à la clémence et surtout pour favoriser les gens de lettres. Virgile, Horace, Properce étaient ses amis et ses protégés. 11 mourut vers l’an 8 av. J.-C. il avait épousé Terentia, femme d’une grande beauté, mais altière el infidèle, qu’il quitta et reprit plusieurs fois, ne pouvant vivre ni avec elle, ni sans elle* Mécène

avait composé des poésies dont on trouve quelques fragments dans le Corpus Poetarum de Maittaire,

MÉCHA1N (P.-F.-André), astronome, né à Laon en 1744, mort en 1805, fut d’abord attaché au dépôt des cartes de la marine. Il découvrit plusieurs comètes, calcula leurs orbites et mérita par là d’entrer à l’Académie des Sciences. 11 rédigea de 1785 à 1792 la Connaissance des temps , et fut chargé en 1792 de mesurer l’espace contenu entre Barcelone et Rhodez. 11 passa plusieurs années en Espagne pour ce travail, qu’il exécuta à travers mille obstacles; mais il commit dans la détermination de la position de Barcelone une erreur qu’il eut le tort de dissimuler : ce fut pour lui un vif chagrin , qui abrégea ses jours.

MECHED. Voy. mesched.

MECHELEN ou MECHLIN, ville de Belgique.

Voy. MAL1NES.

MÉCHITAR, MÉCHITARISTES. Voy. mekhitàr,

MEKHITAR1STES.

MECllOACAN, un des états de la Confédération mexicaine, a pour bornes au N. l’état de Guanaxuato, au S. celui de Mexico, au S. O. le Grand-Océan, au N. O. l’état de Xalisco ; 448 kil. sur 195 ; 6,760 kil. carr.; 420,000 hab. Ch.-l., Valladolid. Autres villes, Pascuaro, Zintzonzant, Zamora, etc. Montagnes, volcans, entre autres le volcan le Jorullo. Climat tempéré, généralement sain. Peu d’industrie ; cependant les Indiens de Mechoacan sont les plus industrieux du Mexique ; ils réussissent dans la sculpture en bois.

MECKEL, famille de savants médecins et anatomistes, qui depuis plusieurs générations ont bien mérité de la science. Jean-Fréd. Meckel, né à Wetzlær en 1714, mort en 1774, se fixa à Berlin et devint membre de l’Académie des Sciences de cette ville. On lui doit des recherches sur les nerfs, les veines, les vaisseaux lymphatiques; il commença à former un muséum anatomique, que son fils et son petit-fils ont successivement agrandi ; c’est le plus beau qu’ait jamais possédé un particulier. — Philippe-Fréd. Meckel, fils de J.-Fréd., né à Berlin en 1766, mort à Moscou en 1803, enseigna l’anatomie et la chirurgie à Halle, à Strasbourg; fut appelé en 1795 à Saint-Pétersbourg par Paul I qui le nomma médecin de l’impératrice et inspecteur des hôpitaux. On lui doit entre autres écrits : Nouvelles archives de médecine pratique, Leipsick, 1789- 95. — Jean-Fréd. Meckel, dit le Jeune, fils de Philippe, né à Iialle en 1781, mort en 1833, est le plus célèbre de ceux qui ont porté ce nom. Il se distingua dès sa jeunesse par sa thèse inaugurale, De conditionibus cordis abnormibus; voyagea en Allemagne, en France, en Italie pour se perfectionner; devint professeur d’anatomie et de physiologie à Halle, et se voua surtout à l’étude de l’anatomie comparée. Il commença par traduire Cuvier (Leipsick, 1809- 10), et donna lui-même quelques années après son Système d'anatomie comparée, en allemand, 6 vol., Halle, 1821-23, ouvrage qui fit époque dans la science. On lui doit encore •• Manuel de l'anatomie de l'homme, Leipsick, 1812-18; Tabulœ anaiomicopatholoyicœ , 181 7; Descripiio monstrorum, 1826. 11 fut un des premiers à expliquer les monstruosités, qu’il attribuait à un arrêt dans le développement normal. Il prétendait aussi que le fœtus, en s’orga* nisant, revêt successivement la forme des animaux d’espèces inférieures, s’élevant graduellement jusqu’à une forme plus parfaite.

MECKELBOURG, même nom queMECKLEMBOURG.

MECKLEM BOURG (grands-duchés de), nom de deux grands-duchés d’Allemagne: l’un à l’O., beaucoup plus grand (Meckh mbourg-Schwérin); l’autre à l’E. el beaucoup moindre ( Mecklembourg-Strélitz). Tous deux ensemble forment une contrée bornée au N. par la Baltique, au S. par la préfecture

MECK

hanovrienne de Lunebourg , à TE. par la Poméranie et le Brandebourg, et à l’O. par le duché de Lauenbourg, Lubeck, et la principauté d’Eutin ; 14,070 kil. carr. environ. Cette contrée fut primitivement habitée par les Hérules, les Vandales et les Wendes. Sous l’ancien empire d’Allemagne, elle formait une principauté comprise dans le cercle de Basse-Saxe; auj. elle est indépendante. — LeMecklembourg-Schwérin a 1 2, 1 20 kil. carr. ; 450,000 hab. ; il a pour capitale Schwérin, bien que le grand-duc réside à Ludwigslust. Il se décompose en cinq parties : 1° cercle de Mecklembourg (ch.-l., Schwérin); 2° cercle Wendique (ch.-l., Güstrow); 3° principauté de Schwérin (ch.-l., Butzow); 4° seigneurie de Wismar (ch.-l., Wismar); 5° seigneurie ou territoire de Rostock (ch.-l., Roslock). — Le Mecklembourg-Strélitz a 1,960 kil. carr.; 80,000 hab. 11 se compose de deux parties détachées l’une de l’autre, la seigneurie de Stargard et la principauté de Ratzebourg; capitale, Strélitz, ou Neu-Strélitz. — Le Mecklembourg , quoique sablonneux en quelques endroits, est assez fertile. Ses chevaux surtout sont renommés. L’Industrie n’y consiste qu’en quelques fabriques d'objets de première nécessité. La religion dominante est la luthérienne. Le gouvernement est représentatif en partie: une assemblée d’états a part depuis 1792 à la création des lois et à la fixation de l’impôt. — La maison de Mecklembourg est la plus ancienne maison régnante de l’Europe. On en fait remonter la filiation jusqu’à 320. Genséric, roi des Vandales émigrés au midi de l’Europe, était de cette famille ; Fredobald, son frère, régna sur les Wendes qui restèrent près de la mer Baltique. Aribert , son descendant au 7e degré , ne reconnut la suprématie franque que sous Charlemagne; après sa mort le royaume wende redevint indépendant. Henri-le-Lion en 1 1 6 1 le détruisit, puis le rendit à Pribislav, qui devint son gendre et prit le nom de prince. Au xiv* siècle la principauté se partagea , mais Iienri-le-Gros en réunit toutes les possessions en 1474. Nouvelle division en 1692 et formation de deux lignes : Mecklembourg -Schwérin et Mecklembourg- Güstrow. Celle-ci s’éteignit en 1696 ; mais l’autre se subdivisa en trois branches : Schwérin-Schwérin , Schwéïin-Grabow et Schwérin-Strélitz r la deuxième ayant disparu en 1692, les deux branches restantes, après un long débal, firent en 1701 un partage dïïnt les effets subsistent encore. Les princes régnants étaient appelés ducs; le congrès de Vienne les nomma grands-ducs (1816). Les ducs de Mecklembourg prennent encore auj. le titre de princes des Vandales.

mecklembourg, village du grand-duché de Mecklembourg-Schwérin, à 8 kil. S. de Wismar; 600 hab. Jadis ville importante, était la capitale du Mecklembourg au temps de Henri-le-Lion et beaucoup plus tard.

MECKLEMBOURG (Albert de), roi de Suède.

Voy. ALBERT.

mecklembourg (Adolphe-Frédéric de), fils aîné de Jean, duc de Mecklembourg , lui succéda dans le duché de Schwérin en 1692, tandis que son frère, Jean-Albert, reçut pour sa part le comté de Güstrow. Les deux frères, à l’exemple des autres princes protestants de l’Allemagne, se déclarèrent pour Frédéric, électeur palatin, élevé au trône de Bohême; mais ils furent mis au ban de l’empire, et chassés de leurs états par Wallenstein. Ils venaient d’être rétablis par Gustave-Adolphe, roi de Suède, quand le frère cadet mourut, ne laissant qu’un fils en bas âge, le duc Adolphe. Adolphe-Frédéric, après avoir réclamé vainement la tutelle de son neveu, le fit enlever pour qu’on ne l’élevât pas dans la religion catholique. 11 mit le plus grand m'dre dans le comté de Güstrow, qu’il rendit à son pupille lors de sa majorité et s’occupa de faire

MEDE

fleurir dans ses propres états l’agriculture et l’industrie , afin de réparer les calamités de la guerre de Trente-Ans. 11 mourut en 1 668, à l’âge de 90 ans. laissant un fils, Christian, qui ne se fit remarquer que par son caractère bizarre et sa vie aventureuse.

MECQUE (la), Macoraba, v. d’Arabie, oap.dugr. chérifat de La Mecque , à 46 kil. E. de la mer Rouge, par 37° 64’ long. E., 21° 28’ lat. N. La population, qui s’est élevée jadis à plus de 100,000 hab., était réduite, au commencement de ce siècle, à 18,000. Elle est aujourd’hui de 40 à 60,000 hab. Rues belles et régulières, jolies maisons; 3 citadelles ; célèbre mosquée dite Beith- Allah (la maison de Dieu), où se voit la Kaaba (le carré), maison de

10 m. env.en tous sens, qui, d’après la tradition musulmane, fut construite miracul. j>ar Adam ou Abraham, ou même par les anges. Aux env.estle puits de Zemzem. — La Mecque est le berceau des traditions musulmanes. Mahomet, dit-on, y naquit. Tout fidèle musulman doit y faire un pèlerinage une fois en sa vie. Cette obligation y attirait jadis des milliers de pèlerins : le nombre en a beaucoup diminué. Cette affluence enrichissait les habitants : les Wahabites leur firent un tort irréparable, soit en pillant, soit en écartant les pèlerins effrayés. La Mecque forme avec Médine les deux villes saintes, dont la garde est confiée au grand-seigneur.

mecque (grand-chéri fat de la), partie de l’Hedjaz, comprend ce que les Arabes nomment le Belad-el- Haram (pays sacré). Ch -1., La Mecque; autres villes, Médine, Akaba, Toukeh. Ce pays est gouverné par des chérifs, qui y exercent une autorité modérée. Du reste, c’est à tort qu’on croirait y trouver des descendants des Koraïchites, fondateurs de l’islamisme. Le Belad-el-Haram, comme toute 1 Arabie, fut de bonne heure perdu pour le califat et passa sous diverses dominations locales.

11 resta néanmoins soumis, mais de nom seulement, à des puissances lointaines, parmi lesquelles: 1° les Karmathes ou Ismaéliens occidentaux, 2° les Fatimiles, 3° les Turcs à partir de Soliman II (1623 ou 1624). Ce pay3 fut conquis en 1803 par les Wahabites; ils en furent chassés en 1818 par le pacha d’Egypte, qui en resta maître pendant quelques années, mais qui l’a évacué en 1841. Voy. hedjaz.

MEDARD (saint), né en 467 à Salency (Picardie), mort en 646, devint en 630 évêque de Vermand (auj. Saint- Quentin) , puis de Noyon, et fut en même temps chargé d’administrer l’évêché de Tournay. 11 jouit d'une grande considération auprès des rois Chilpéric 1 et Clotaire 1. On lui attribue l’institution des rosières de Salency. Sa fête se célèbre le 8 juin, avec celle dt s. Godard (V. ce nom).

MEDEA ou MADHYA. Voy. al-mahdya.

MEDEAH, Lamida, ville d’Algérie (prov. d’Alffer , . anc. cap. du beylik deTitterie, à60 kil. S. O. d’Alger, près de Mouzaïa. Prise p. les Fr. dès 1830; occ. en 1840.

MEDËE, célèbre magicienne, fille d’Æétès, roi de Colchide, et de la magicienne Ilypsée, hérita de lu science de sa mère. Lorsque Jason vint avec les Argonautes pour enlever la Toison-d’Or que possédait Æétès, elle conçut un vif amour pour le héros, lui fournit par son art les moyens de surmonter les obstacles qui s’opposaient au succès de son entreprise, et s’enfuit avec lui de la Colchide. Arrivée à Iolcos, patrie de Jason, elle rajeunit, par le pouvoir de son art, Eson , père de son époux: et, pour se venger de Délias, qui avait usurpé sur Jason le trône d’Iolcos, elle persuada aux filles de ce prince de l’égorger, leur disant que c’était le moyen de le rajeunir aussi. Après ce crime, elle fut contrainte de quitter la ville, et se réfugia avec Jason à Corinthe. Là elle se vit abandonnée par Jason, qui épousa Glaucé ou Créuse, fille de Créon, roi de cette ville. Médée , irritée de celle infidélité, ee vengea en faisant périr Glaucé avec son père.

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