CHATEAU-MEILLANT
ME1LLERAIE ou MELLERAY, village de France (Loire-Inférieure), à 17 kil. S. de Châteaubriant ; 800 hab. Célèbre couvent de Trappistes.
meilleraie (la), village de France (Vendée), à 31 kil. N. de Fontenay-le-Comle ; 600 hab. Mines de fer.
MEILLERAIE (Charles de la porte, duc de la), pair et maréchal de France, né en 1602, mort en 1664, était cousin-germain du cardinal de Richelieu. Dans les guerres du Piémont, il se signala à l’attaque du Pas-de-Suze, 1629, et au combat de Marignan, 1630. Nommé grand-maître de l’artillerie, il servit en cette qualité dans les guerres de Bourgogne et des Pays-Bas, et reçut en 1639, des mains de Louis XII 1, sur la brèche même de Hesdin, le bâton de maréchal. En 1641 il prit sur les Espagnols Aire, La Bassée et Bapaume; conquit en 1642 presque tout le Roussillon; s’empara en Italie, en 1646, de Porto-Longone et de Piombino. En 1648, après la conclusion de la paix, il fut nommé surintendant des finances; mais il ne réussit pas dans ce nouveau poste, et l’abandonna en 1649. Le duc deLa M. était considéré comme le meilleur général du temps pour les sièges. — Son fils épousa en 1 661 une nièce de Mazarin et prit le titre de duc Mazarin.
ME1LLER1E, village des Etats sardes (Chablais), à i9 k. N.E. de Thonou, sur le bord S. du lac de Genève. Pr^ui]‘ . . - rochers célébrés par J .-J . Rousseau.
ME1MAC, ch.-l. de canton (Corrèze), à 13 kil. O. d’Ussel ; 3,237 hab. Mines de houille.
MEIN, mayn ou main, Matius ou Maganus, riv. d Allemagne, formée du Mein rouge et du Mein blanc qui prennent leur source en Bavière, coule à l’O. en faisant beaucoup de détours, et tombe dans le Rhin vis-à-vis de Mayence : cours, 448 kil.
mein (haut-), un des 8 cercles de la Bavière, a au S. le roy. de Wurtemberg et le grand-duché de Bade, à l’0. les grands-duchés de Hesse. 144 kil. sur 125 : 8,000 kil. carr.; 450,000 hab. Ch.-l., Bayreuth.
mein (bas-), aussi un des 8 cercles de la Bavière, à l’0. de celui du Haut-Mein: 148 kil. sur 105 : 8,000 kil. carrés; 499,000 hab. Plus fertile que le précédent. Ch.-l., Wurtzbourg.
mein-et-tauber (cercle dé), un des 6 cercles du grand-duché de Bade, à l’E. du cercle du Neckar, au N. E., entre la Bavière et le Wurtemberg. 51 kil. en tous sens: 1,380 kil. carrés; 96,000 hab. Montueux et boisé, mais peu fertile. Basalte, marbres , pierres à bâtir, Ch.-l., Werliieim.
MEIN AM ou MENAM, fleuve de l’Empire birman. Voy. MENAM.
ME1NDER (buiuk-), jadis le Méandre , petite riv. de la Turquie d’Asie (Anatolie), sort des monts de
Kulayeh et tombe dans l’Archipel vis-à-vis de Samos, à 270 kil. O. de sa source. Cours très sinueux.
meinder (kutchuk-), riv. delà Turquie d’Asie. Voy. CAYSTRE.
MEINERS (Christophe), philosophe et historien, né en 1747 à Warstade près dOtterndorf (Hanovre), mort en 1810, se forma presque seul, par la lecture; devint en 1771 professeur de philosophie à l'université de Gœttingue, puis remplit les fonctions de prorecteur. L’empereur de Russie, Alexandre, le consulta sur l’organisation des universités dans son empire. Admis à l’académie de Gœttingue, il fut un des membres les plus laborieux de cette compagnie. Meiners a composé un très grand nombre d’ouvrages dont les principaux sont : l 'Histoire des progrès et de la décadence des sciences chez les Grecs et les Romains , 1781 (traduite par Lavaux, 1799); Histoire de la religion des plus anciens peuples, 1775 ; Histoire de i Humanité, 1786 et 1811; Histoire de la décadence des mœurs et des institutions politiques chez les Romains , 1782 (traduit par Binet, 1796); Tableau comparatif des siècles du moyen Age et du nôtre , 1793; Histoire des universités de l’Europe , 1802; Histoire des doctrines morales , 1801 ; il y attaque la philosophie de Kant. On a en outre de lui : une Histoire et une Théorie des beauxarts, 1787 ; des Éléments d,' esthétique, des Principes de morale , 1801 , et un grand nombre de dissertations dans les Mémoires de l'Académie de Gœtlingue , entre autres , De realium et norninalium initiis , etc., 1793. Meiners est plus remarquable comme érudit et comme critique que comme philosophe original.
ME1N1NGEN ou MEINUNGEN , capitale du duché de Saxe-Meiningen , sur la Werra . à 44 kil. S. O. de Gotha; 5,500 hab. Deux beaux châteaux, deux bibliothèques; gymnase, etc. Drap, toile, fu taines; filatures de colon, de fil, tanneries, etc.
meiningen (duché de saxe-). Voy. SAXE.
MÉ1S, Telmesse, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie) , ch.-l. de livah, à 270 kil. S. E. de Smyrne. Bon port sur le golfe de Macri; commerce actif avec l’Egypte et Rhodes (bois, goudron, sel, etc.). Ruines nombreuses, entre autres un mausolée que le docteur Clarke prétend être les restes de celui de Mausole.
ME1SSAC, ch.-l. de canton (Corrèze), à 16 kil. S. E. de Brives; 2,540 hab.
ME1SSEN , ville murée du royaume de Saxe (Misnie) , à 23 kil. N. O. de Dresde, sur l’Elbe ; 6,500 hab. Cathédrale et château remarquables. Belle manufacture de porcelaine ; draps , chapeaux, bonneterie, couleurs, cartes à jouer, etc. Patrie d’Él.Schletreletd’Hahnemann.Anc.ch. LaeiaMisnie.
ME1SSENHE1M, ville du landgraviat de Hesse- Hombourg,à 90 kil. S. O. de Hombourg; 1,800 hab. Verrerie, usines diverses. Aux environs, mercure , houille. — Ch.-l. de la seigneurie de Meissenheim, qui forme une enclave entre la principauté de Birkenfeld (appartenant au duc d'Oldenbourg), celle de Lichtenberg (à la Saxe), la Bavière et la Prusse (Rhénane); 1,300 hab.
MEISSNER (Auguste-Théophile) , littérateur allemand, né en 1753 à Baulzen en Lusace, mort en 1807, a composé des romans, des histoires, des contes, dans lesquels on trouve de l’esprit, de l’imagination, un style agréable, une compositioi habile, et qui eurent un grand succès. Ses principaux ouvrages sont: Alcibiade, 1781-1788, 4 vol.; Masaniello , 1784 ; Riunca Capello , 1785. Il a donné un Destouches allemand, 1779, et un Molière aile mund, 1780. La plupart de ses ouvrages ont été traduits en français par Lieutaud.
ME1STER (Léonardl, écrivain suisse, né en 1741 àCappel (Zurich), m. en 18 n, fut nommé en 1773 professeur d'histoire et de morale à l’école de Zu-
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ricli , et exerça depuis 1795 jusqu’à sa mort les fonctions évangéliques. Il a laissé un grand nombre d’écrits dont les principaux sont : Essais sur l'histoire de la langue et de la littérature allemande ; Mémoires sur l'histoire des arts et métiers , Heidelberg , 1780 ; les Hommes célèbres de l'Helvètie , Zurich, 1781 ; Dictionnaire historique et géographique de la Suisse, 179G. 11 a aussi composé des poésies, mais elles ne s’élèvent pas au-dessus du médiocre.
MEISTERSÆN GERS (c.-à-d. maîtres-chanteurs) , corporation de poètes et de musiciens allemands qui remplacèrent les minnesingers vers la fin du xive siècle. Le plus célèbre d'entre eux est Hans Sachs. En 1378 l’empereur Charles IV leur donna des lettres de franchise et des armes particulières.
MÊJANAH, v. de l'Algérie (Constantine), à 150 kil. S. E. d’Alger, et à 160 S. O. de Constantine, dans une vaste plaine à laquelle elle donne son nom.
MEKHITAR, nom de plusieurs savants arméniens dont le plus connu est Pierre Mekhitar, fondateur du couvent arménien de Venise, né à Sébaste, dans la Cappadoce, en 1676, mort en 1749. Il se rendit à Constantinople en 1700, et s'efforça de réunir les Arméniens de cette ville, divisés alors en deux partis ; mais n’ayant pu y réussir , il se tourna vers l’église romaine, prêcha la soumission au pape, et s’exposa ainsi à toute la fureur du clergé de sa nation. Il se vit obligé de quitter Constantinople, et se réfugia à Smyrne, puis dans la Moréc, qui appartenait alors aux Vénitiens. Lorsque ceux-ci perdirent cette province, en 1717, il chercha un asile à Venise, et obtint la concession de l’île de Saint-Lazare, où il fonda un couvent de religieux arméniens qui de son nom furent appelés Mékhitaristes. On distingue parmi ses ouvrages : une Bible arménienne , 1733, in-fol. ; une Grammaire de l'arménien vulgaire, une Grammaire de l'arménien littéral , un Dictionnaire en 2 vol., 1749-1769.
MEKHITARISTES , sav. bénédictins arméniens établis dans la petite île de Saint-Lazare, au milieu des lagunes de Venise , tirent leur nom de Pierre Mékhitar ( Voy . ci-dessus), lis ont un collège et une typographie, et rendent de grands services à la littérature arménienne par leurs publications. On cite notamment leurs éditions de la Chronique d'Eusèbe, en arménien et en latin, avec le? parties grecques correspondantes , conservées par leSyncelle; la Chronique arménienne, de Moïse de Khorène ; les Œuvres de saitit Nurses , etc. — Il y a aussi à Vienne et à Trieste des sociétés de Mékhitaristes : ils ont un collège à Paris (rue de Monsieur) depuis 1846.
MEK1ANG , MAY-KANG, MEI-KONG ou CAM- BODJE, fleuve d’Asie. Voy. mei-kong.
MËKRAN, l’ancienne Gédrosie , province du Béloutchistan , entre le Kaboul et la mer des Indes ; environ 770 kil. de l’E. à l’O., sur 385 du S. au N. Quelques vallées bien arrosées, mais presque partout d’horribles déserts. Climat sain ; dattes renommées. Ch.-l., Kedjè. Division, 14 districts, gouvernés par des serdars indépendants depuis la fin du dernier siècle, et qui réunis peuvent mettre 2,500 hommes sous les armes. — La côte du Mékran, qui répond à l’ancienne Gédrosie, était hanitée jadis par un peuple ichthyophage.
MELA (Pomponius), géographe romain, vivait, à ce qu’on croit , en Espagne sous Tibère et Claude; quelques-uns conjecturent qu’il était de la famille des Sénèque. 11 écrivit vers l’an 43 un traité de géographie, De situ orbis, en 3 livres, qui nous est par- i venu, et qui est une des sources les plus précieuses I pour la géographie ancienne. 11 y a employé la plu- j part des travaux faits par ses prédécesseurs, mais Il ne les a pas toujours fondus avec assez de discernement. Les meilleures éditions de Pomponius Mêla sontcelles de Jacques et Abraham Gronovius, 1696» et 1722, cumnotis variorurn , et deTzschucke, 7 vol.
in-8, Leipsick, 1806. Il a été publié avec trad. fr.par M. Fradin, 1806, 3 v. in-8, et par M. Baudet, 1843.
MELAMPE, fameux devin et médecin grec dé l’époque fabuleuse, de la famille royale de Pylos vivait à Pylos, dans le Péloponèse. 11 guérit avec de l’ellébore les filles de Prœtus, roi d’Argos, que Junon avait rendues folles, et obtint l’aînée d’entre elles en mariage. Persécuté par Nélée, roi de Pylos, il se retira auprès de son beau-père , qui lui donna une partie de ses états. Ses descendants régnèrent pendant plusieurs générations. Mélampe prétendait comprendre le langage des animaux.
MËLANCHTHON (Philippe), en ail. Schwartz- Eide {terre noire), un des chefs de la Réforme, né en 1497 à Bretten, dans le Bas-Palatinat, mort en 1560, était en 1518 professeur de grec à l’académie de Wittemberg, où Luther enseignait la théologie. Autant Luther était fougueux, autant Mélancldhon était doux et modéré : néanmoins ces deux hommes se lièrent étroitement et se réunirent pour tenter une réforme dans l’Église. Mais ils ne suivirent pas la même ligne de conduite : Luther joua jusqu'au bout le rôle d’ardent novateur, tandis que Mélanchthon essaya toujours de concilier les partis. Il rédigea en 1530 la fameuse Confession d'Augsbourg , et y inséra quelques articles tendant à amener un rapprochement : mais les articles n’en furent pas acceptés. Il envoya encore au roi de France, François I, un mémoire conciliatif, dont tout le résultat fut de déchaîner contre lui les fanatiques de son parti. Pendant la guerre, qui suivit la ligue de Smalcalde, il erra dans divers lieux de 1 Allemagne, fuyant le théâtre des discordes qu’il aurait voulu empêcher. 11 assista en 1541 aux conférences de Ratisbonne, et rédigea en 1548 l’acte dit Intérim d'Augsbourg , qui procura quelques mo ments de paix aux partisans de la reforme. Les controverses au milieu desquelles il était condamné à passer sa vie le rendaient perpétuellement malheureux. Mélanchthon n’est pas seulement connu par la part qu’il prit à la Réforme; il est aussi un des savants les plus distingués de l’Allemagne. Il a laissé une foule d’écrits théologiques et littéraires, qui ont été publiés à Wittemberg, 1680-83, 4 vol. infol. On remarque entre autres une Grammaire latine (Nuremberg, 1547), qui fut longtemps classique, et une Vie de Luther , 1548. On peut consulter la Vie de Mélanchthon en latin, par Camerarius, très estimée, et V Histoire des Variations, où Bossuet a porté sur lui le jugement le plus vrai.
MELANE (golfe), Melanes sinus , auj. golfe de Mégarisse , sur les côtes de Thrace, au S. O. de la Chersonèse, recevait le Mêlas.
MELANES1E, Iles Noires, nom donné à la partie de l’Océanie habitée par des indigènes de race noire; elle comprend la Nouvelle-Guinée avec les îles qui l’avoisinent, ainsi que toutes celles qui s’étendent à l’E. et au S., telles que : les îles Salomon, Nouvelle-Irlande, Nouvelle-Bretagne du Sud, Diéménie, Nouvelle-Calédonie, Mallicolo, etc.
MËLANIE (sainte), fille de sainte Albine, aussi illustre par sa piété que par sa naissance, avait été mariée à 13 ans à Pinicn, fils de Sévère, préfet de Rome, et était parente de saint Paulin. Ayant perdu de bonne heure ses enfants, elle embrassa en 417 la vie monastique et fit élever sur le mont des Oliviers un couvent où elle m@urut en 439. L’Eglise la fête le 31 déc. — Son aïeule, Mélanie l’anc., m. en 410 à 78 ans, est aussi regardée comme sainte.
MELANOGETULES, c.-à-d. Gélules noirs, nation de l’Afrique ancienne, entre la Mauritanie, la Numidie et la Libye inférieure, semble avoir habité le Sedjelmesse actuel.
MÉLANOS\ RIENS, c.-à-d. Syriens noirs , nom donné aux habitants de la Syrie propre. Voy. syrie.
MELANTI IvS, auj. Buiuk, petite ville de la Thrace.