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MER A

brassa l’état ecclésiastique; se rendit à Rome, où il fut accueilli par la reine Christine de Suède , qui l’admit dans son académie. Après la mort de Christine il tomba dans le dénuement; Clément XI lui donna un canonicat. Il y a peu de genres de poésie dans lesquels il ne se soit exercé avec succès. On a de lui des odes, des poésies légères dans le genre anacréontique, des sonnets , des élégies , des hymnes sacrées, des satires, un Arte poetica, qui est un des meilleurs ouvrages de la langue italienne pour Je style et les préceptes. Ses Œuvres complètes ont paru à Nice en 1783. Ses fables sont condamnées.

MÉON (Dominique-Martin), un des conservateurs de la Bibliothèque royale, né en 1748 à Saint- Nicolas (Meurthe), mort en 1829, s’est livré à d’intéressantes recherches sur le moyen âge, et a pir blié : Blasons et poésies des x"/e et xvi* siècles , 1807 ; Fabliaux et contes des poètes français du XIe au xv* siècle , 1808 ; le Roman de la Base, 1813 ; Nouveau recueil de fabliaux , 1823; le Roman du Renard, avec un glossaire, 1826.

MÉONIE, nom donné par les poètes à la Lydie, est tiré de celui de Méon, le plus ancien roi du pays. — On donne le nom de Mceonius senex , Mæonius vates, c’est-à-dire vieillard de Méonie, poète de Méonie, à Homère, que l’on croyait natif de Lydie. — On nommait aussi les Muses Mœonides , à cause du culte qu’on leur rendait en Méonie.

MEfOTES, peuple de la Scythie mérid., sur les bords du Palus-Méotide, qui en a pris son nom.

MEOTiDE (palus-), Mœotis Palus, auj. mer d’Azov, golfe qui terminait au N. le Pont-Euxin , communiquait avec cette mer par le Bosphore Gimmérien. Il recevait les eaux du Tanaïs. Foÿ. Azov.

MEPPEL, ville de Hollande (Drenthe), à 42 kil. S. O. d’Assen ; 4,600 hab. Société d histoire naturelle ; chantiers de construction. Commerce.

MEPPEN, Meppia, ville murée de Hanovre, à 90 kil. S. O. d’Oldenbourg; 1,600 hab. Gymnase. Toile, savon, chicorée-café. — Jadis il y avait dans le Hanovre un cercle de Meppeo.

MEQU1NENZA, Octogesa, ville d’Espagne (Saragosse ), à 100 kil. S. E. de Saragosse, au confluent de l’Èbre et de la Sègre ; 1 ,500 hab. Château-fort sur une hauteur. — Prise par les Français en 1810.

MEQU1NEZ, ville de l’empire de Maroc (Fez), à 310 kil. N. E. de Maroc; 100,000 hab. (dit-on). Triple ligne de hauts murs flanqués de tours ; palais de l’empereur ( qui y réside une partie de l’année), maisons à toits plats. Cuirs. V. fondée v.940.

MER ou MENARS-LA-V1LLE, ck.-l. de canton (Loir-et-Cher), à 17 kil. N. E. de Blois; 3,878 hab. Tanneries. Vins, eaux-de-vie , vinaigre. Patrie du ministre protestant Jurieu.

mer d’allemagne, etc. Voy. le mot qui suit mer.

MERAN, ville des Etals autrichiens (Tyrol), à 20 kil. N. O. de Botzen ; 2,200 hab. Elle a donné son nom au duché de Méranie. Aux environs, ruines d’un chàt.-f. ; belle cascade de l’Adige. — Ane. cap . cl u Tyrol. En 1406, elle fut entourée de murs.

MÉRANIE (duché de), état de l’empire d’Allemagne, n’exista que de 1180 à 1248. Les seigneurs de Méranie possédaient la plus grande partie du Tyrol et même de l’istrie, mais comme vassaux de la Bavière. A la chute de Henri-le-Lion (1180), leurs possessions furent déclarées flefs immédiats de l’empire. En outre, ayant hérité du dernier comte de Dachau en Bavière, qui avait porté le titre de duc de Dalmatie, ils prirent le titre ducal, que Frédéric I leur confirma. Olhon I acquit encore en 1208 le comté palatin de Bourgogne en Franche- Comté, en épousant Beatrix 11, héritière de ce pays. Une fille de Berlhold V, Agnès de Méranie, fut la troisième femme de Philippe-Auguste. Mais dès 1248, la maison de Méranie s’éteignit dans les mâles par la mort d’OthonlI, et ses possessions furent di-

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