‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 736 sur 1261 · MT DD — 1185 — MIER · texte numérisé non relu

MT DD — 1185 — MIER

hérita des états de son père avec ses deux frères, qui moururent avant lui et le laissèrent seul maître. Il gouverna sous la protection de Rome, et partagea en mourant son empire entre ses fils Hiempsal et Adherbal, et Jugurtha, son neveu, qu’il avait adopté. Il avait régné 30 ans, de 1 49 à 119 av. J.-C.

MICRONESIE (c.-à-d. petites îles), nom sous lequel plusieurs géographes désignent la réunion des plus petites îles de l’Océanie. Voy. océanie.

MICUIPAMPA, ville du Pérou (Livertad), à 160 kil. N. O. de Truxillo. Aux environs, riches mines d’argent, dites de Choia.

M1DA1, ville de l’empire Birman (Ava), à 2 kil. N. d'Amarapoura, sur l’Iraouaddy; un des grands entrepôts entre l’empire Birman et la Chine.

MIDAS, roi de la partie de la Thrygie où coule le Pactole. Bacchus, qu’il avait accueilli dans ses états, promit de lui accorder tout ce qu’il demanderait. Midas demanda le pouvoir de changer en or tout ce qu’il toucherait ; son vœu fut exaucé ; mais bientôt Midas, voyant se transformer ainsi, sous sa main, même les mets qu’il portait à sa bouche, reconnut l’imprudence de sa demande. Le dieu, pour le délivrer de ce funeste don, le lit baigner dans le Pactole, qui depuis, dit-on, roula de l'or dans ses flots. On raconte aussi qu’ayant préféré Pan à Apollon pour l’art de jouer de la flûte, Apollon irrité lui donna des oreilles d’âne.

MIDDELBOURG, ville du roy. de Hollande (Zélande), dans l’île de NValeheren, à 136 kil. S. O. d'Amsterdam ; 18,000 hab. Un canal de 2 kil., au bout duquel se trouve le petit port de Ramkens, la met en communication avec l’Escaut. Quelques belles rues, places spacieuses, 5 ou 6 monuments (l’hôtel-de-ville, celui du gouvernement, celui des ci-devant compagnies des Indes occidentales et orientales, l’arsenal, la fonderie, la bourse , etc.). Académie de peinture , sculpture et architecture; bibliothèque, musée, cabinet d’histoire naturelle; industrie: savon, vinaigre; fonderies en cuivre; tannerie, passementeries, etc. Commerce actif de sel et de grains. — Middelbourg tire son nom de sa situation au milieu de l’île de Walcheren; son importance ne date que du xne siècle; elle eut le titre d’évêché pendant 13 ans (1561-74). Prise aux Espagnols par les confédérés en 1574 ; piar les Français en 1795. Comprise d’abord dans le dép. de l’Escaut, puis ch.-l. de celui des Bouches-de-1’ Escaut. Les Anglais l’occupèrent un instant en 1809.

middelbourg, île du Grand-Océan. Voij. eoua.

MIDDLESEX, comté d'Angleterre, entre ceux d’Hertford au N., d’Essex à l’E., de Buckingham à 10. et de Surrey au S. : 40 kil. sur 27 ; 1,576,616 h. en 1841; chef-lieu, Londres. Quelques petites collines; sol argileux ou maigre, mais bien cultivé, belle horticulture (les jaidins des environs de Londres rapportent près de 30,000,000 de francs). Industrie extraordinairement active. Voy. Londres. — Il y a dans l’île de la Jamaïque, au centre, un comté dit Middlesex; ch.-l. , Spanishlown.

M1DDLETON, ville d’Angleterre (Lancastre) , à 7 kil. N. de Manchester; 14,379 hab. Tissus de coton, imprimeries, blanchisseries. Celte ville n’était encore qu’un petit village dans le siècle dernier.

MIDDLETON (conyers), écrivain anglais, né à Richmond en 1683, mort en 1750, embrassa l’état ecclésiastique, devint en 1717 docteur de l’université de Cambridge, et eut de vifs démêlés avec Bentley, ainsi qu’avec plusieurs autres théologiens de son temps. 11 fut nommé eu 1723 bibliothécaire de Cambridge. Son principal ouvrage est une Vie de Cicéron, 1741, 2 vol. in-8, qui a obtenu un succès mérité. On a aussi de lui plusieurs dissertations qui Font fait soupçonner d incrédulité, telles sont : Lettre sur Rome, 1729 (il veut y démontrer la conformité du catliolic. et du paganisme; , Libres i

recnerches sur le don des miracles, 1748 ; Examen d'un discours de Sherlock sur les prophéties, 1750. — Le nom de Middleton a aussi été porté par plusieurs navigateurs, dont le plus célèbre, Christophe Middleton, ût de vaines tentatives pour trouver un passage en Asie par le N. O. de l’Amérique.

MlÜDLETOWN, plusieurs villes des Etats-Unis, dont la principale est dan3 l’état de Connecticut, sur le Connecticut, à 24 kil. S. d’Hartford ; 3,000 hab. Lainages, armes blanches et à feu, moulins à papier et à poudre, distilleries, etc. Commerce actif.

MlDULEWlCli, ville d’Angleterre (Chester), à 28 kil. E. de Chester; 4,795 hab. Sel et coton.

M1DEE, v. de la Grèce anc. (Argolide), au N.E. de Tirynlhe. Les Spartiates y remportèrent sur les Area diens et les Argiens la victoire dite sans larmes, parce qu’elle ne coûta pas un homme aux vainqueurs (367).

M1DHURST, Mida, ville d’Angleterre (Sussex), à 17 kil. N. de Chester; 5,378 hab. Ancienne église.

MIDI (canal du) ou du LANGUEDOC, canal au S. de la France, qui fait communiquer l’Atlantique à la Méditerranée. Il commence dans le département de la Haute-Garonne, sur la rive droite de la Garonne, à 2 kil. au-dessous de Toulouse; se dirige au S. E., entre dans le département de l’Aude, et, se portant ensuite à l’E., débouche près de Marseilian dans l’étang de Thau (Hérault). Son développement est de 2i0 kil. — Ce canal, qu’on appelle aussi quelquefois canal des Deux-Mers, est de la plus haute importance pour le commerce de la France méridionale. Le projet en fut formé sous François I; mais il ne fut exécuté que sous Louis XIV, del666âl681, par l’ordre de Colbert, gràceau génie et au dévouement de Riquet , secondé par Andréossi.

midi (Pic du), montagne de la chaîne des Pyrénées, en France (Basses-Pyrénées), à 40 kil. S. d’Oloron ; 2,986 mètres de hauteur. 11 donne naissance au gave d’Ossau. — Une autre montagne des Pyrénées, à 13 kil. S. de Bagnères, porte le même nom ; elle a environ 3,000 mètres de hauteur.

MIDIAII ou MIDJEII, l’ancienne Sulmydesse , ville murée de la Turquie d’Europe (Roumélie), à 105 kil. N. O. de Constantinople, sur la mer Noire.

MIDIAN. Voy. madian.

M1DIE, un des anciens royaumes de l’Irlande, formait d’abord un état particulier, et fut depuis réuni à la Layénie (Leinster) ; il répond aux deux comtés de Mealh.

M1D-LOTH1AN. Voy. lothian (mid-).

MIDOUZE, rivière de France, formée à Montde-Marsan (Landes) par le Midou et la Douze, tombe dans l'Adour.

M1DROE, Medianum Caste llum, ville de l’Algérie, à 225 kil. S. d’Alger, sur la Midroe (qui sort de l’Atlas et tombe dans le lac Titterie).

M1EC1SLAS I, duc de Pologne, de la race des Piasts, régna de 962 à 992. 11 est le preinierducde Pologne qui ail embrassé le christianisme : il se convertit en 966, à la persuasion de sa femme Dombrowska, fille de Boleslas 1, roi de Bohême, et proscrivit l’idolâtrie dans tous ses états.

MiÉti.'SLAS il, fils de Boleslas Chrobry et petitfils du précédent, succéda à son père en 1025, et perdit une partie des conquêtes faites par lui. C’est alors que s’établirent aux dépens de ses possessions les principautés de Mecklembourg, de Brandebourg, do Holslein, de Lubeck, etc. 11 tomba en démence par suite de ses débauches, et mourut à Posen en 1037 , laissant le roy. dans l’anarchie.

M1EDN1KI, ville de la Russie d’Europe (Vilna), à 50 kil. N. O. de Kalouga. Évêché catholique.

MIEL (Jean), peintre. Voy. méel.

Mi ÉLAN , ch.-l. de canton (Gers), à 12 kil. S de Mirande; 2,000 hab.

MIER1S. famille de peintres hollandais très distingués. — François Miéris.né à Delft en 1635, étu-

MIGN

dia sous Gérard Dow et ne tarda pas à devenir le meilleur élève de cet artiste. F. Miéris abrégea ses jours en sn livrant aux excès du vin, et mourut en 1681, laissant deux fils qui s’illustrèrent dans la même carrière. Cet artiste est surtout remarquable par l’extrême fini de ses ouvrages. Le nombre de ses tableaux est très considérable. Le musée du Louvre possède : une Femme à sa toilette , servie par une Négresse; Deux Dames prenant le thé dans un salon, etc. — Guillaume Miéris, 2' fils du précédent, né à Leyde en 1662, fut élève de son père, et annonça dès l’enfance le talent d’un maître. Après s’être livré au genre dans lequel F. Miéris s’était acquis tant de renommée’, il étudia le genre de l’histoire, amassa une fortune considérable, et mourut dans sa patrie en 1747. Il savait avec une égale supériorité peindre le paysage, modeler en terre et en cire. Le Musée du Louvre a conservé 3 de ses tableaux : un Jeune Garçon faisant des bulles de savon ; le Marchand de gibier • une Cuisinière accrochant une volaille à sa fenêtre. Parmi les tableaux d’histoire de Guillaume Miéris, on cite: une Sainte Farnêlle, un Triomphe de Bacchus et un Jugement de Pdris. On connaît aussi de lui quatre Vases, sur lesquels il avait modelé des Bacchanales. — Miéris (François II), fils de Guillaume, peintre et savant antiquaire, né à Leyde en 1689, mort en 1763, ne se borna pas à cultiver la peinture; il forma une collection considérable des archives et des Chartres nationales. Il a donné, en hollandais : Description des Monnaies et des Sceaux des évêques d'Utrecht , Leyde, 1726, in -8 ; Histoire des princes des Pays-Bas, etc., La Haye, 1732-35. 3 vol. in-fol. (c’est l’histoire métallique des Pays-Bas) ; Mémoire sur la féodalité du comté de Hollande, Leyde, 1743 ; Grand liecueil des Chartres de Hollande , de Zélande et de F^ise, etc., 1753-1756, 3 vol. in-folio.

MIES ou S1LRERSTÀDT, c,-à-d. ville d’argent, ville murée de Bohême, à 25 kil. O. de Pilsen; 2,400 hab. Papeteries. Argent, plomb, calamine.

MIGNARD, nom de deux frères célèbres comme peintres. L'aîné, Nicolas Mignard, né en 1608 , à Troyes en Champagne, mort en 1668, visita l’Italie, puis s’établit dans Avignon, où i! se maria : ce qui le fait surnommer Mignard d'Avignon; il fut appelé à Paris par Mazarin, et fut chargé par Louis XIV de décorer plusieurs appartements des Tuileries. — Pierre Mignard, le plus célèbre, né en 1610, mort en 1695, est nommé le Romain parce qu’il séjourna fort longtemps à Rome. Il fut rappelé d Italie en France par Louis XIV, et peignit à fresque la coupole du Val-de-Grâce, ainsi qu’une des galeries de Versailles. 11 fut nommé, après la mort de Lebrun, premier peintre du roi et directeur de l’Académie de Peinture. 11 excellait dans le portrait et était le meilleur coloriste de son temps. Parmi ses nombreux ouvrages , on admire surtout la Vierge présentant une grappe à l’Enfant Jésus et une Sainte Cécile. Son pinceau est moelleux et a de la grâce: ses tableaux étaient si soignés qu’on a depuis, dit-xm, nommé mignardise le défaut des ouvrages qui pèchent par excès de soin.

MIGNONS. F.Henri 111, Joyeuse, Épernon, S.-Luc.

MIGNOT (Jacq.), maître-queux de la maison du roi et pâtissier-traiteur à Paris, rue de la Harpe, est devenu célèbre par un trait satirique de Boileau :

Car Mignot, c’est tout dire, et, dans le inonde entier,

Jamais empoisonneur ne sut mieux son métier.

Pour se venger, il fit imprimer une satire de Cotin contre Boileau, et s’en servit comme d’enveloppe v our ses biscuits : il obtint par là une grande vogue et fit rapidement fortune.

Mignot (Vincent), littérateur, neveu de Voltaire,

i à Paris en 1730, mort en 1790, embrassa l’état

eelési astique et occupa une charge de conseiHer-clerc

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