MINE
de Vérone et de Mantoue, et se jette dans le Pô, par la rive gauche, après 65 kil. de cours. Les bords agréables de cette rivière ont été chantés par Virgile.
Le prince Eugène de Beauharnais, sous l’Empire, défitles Autrichiens sur ses bsrds, le 8 février 1814.
— Le M incio a donné son nom à un départ, du roy. d’Italie qui avait pour ch.-l. Mantoue.
MINDANAO ou MAG1NDANAO , la plus mérid.
des îles Philippines, par 117°-122° long. E., 6M0° lat. N.; près de 400 kil. de l’E. à l’O.; largeur très variable (de 60 à 450) ; l ,000,000 d’hab. Forme très irrégulière. Division, 3 parties ; l’une aux Espagnols (ch.-l. , Samboatan) ; le roy. de Mindanao (eapit., Mindanao); plus la confédération des Uianos et quelques tribus sauvages. Chaleur que tempèrent les brises de terre. Sol très fertile. Bétail et ani- , mairx sauvages ou féroces ; crocodiles. Les indigènes ont de l’analogie avec les Malais. — Le roy. de Mindanao comprend la plus grande partie de la côte occid. ; son chef porte le titre de sultan. Mindanao est la résidence de ce sultan : elle se divise en 2 parties, Mindanao propre et Selamgan, où il y a 3 palais appartenant au prince. Cette ville est construite tout entière sur pilotis.
M1NDEN, ville des Etats prussiens (Westphalie), ch.-l. de régence, sur le Weser, à 370 kil. O. de Berlin; 7,000 bah. Chapitre métropolitain. Société biblique, gymnase, école normale, etc. Industrie active : draps , toile, savon, labac, chapeaux, etc. Le maréchal de Contades y fut battu par le duc de Brunswick (1759). — La régence de Minden, bornée au N. etàl’E. parle Hanovre, l’électorat de Hesse, etc., a 97 kil. sur 91, et 382,000 hab.
minden (évêché, puis principauté de), formé d’abord par Charlemagne vers 803 de quelques districts de l’Angrie, reçut d'Othon-le-Grand en 961 des droits régaliens qu’étendirent depuis les évêques.
A la paix de Westphalie (1648), l’évêché fut sécularisé et donné à la Prusse en remplacement de la Poméranie, abandonnée à la Suède. La principauté de Minden fut occupée en 1757 par l’armée française, mais évacuée dès 1759. Reconquise en 1806 par Napoléon, elle fit trois ans partie du roy. de Westphalie (1807-1810) , puis entra presque tout entière dans le dép. des Bouehes-du-Weser (1810- 1813) qui faisait partie de l’Empire français. Le congrès de Vienne l’a rendue à la PiUsse.
M1NDORO, une des Philippines, au S. de Manille, par 118° 4’ long. E., 13° 10’ lat. N.: 200 kil. sur 100 ; 15,000 hab. Sol fertile, riv. aurifères,- peu d’établissements espagnols. — On donne le nom de mer de Mindoro ou des Philippines à la partie de la mer des Indes située entre les îles Mindoro, Mindanao, Bornéo, Soulou, Palaouan.
MINE-DE-CUIVRE (riv.de), Copper-Mine-River , riv. de l'Amérique du Nord (Nouvelle-Bretagne), sort du lue Providence, par 64° 56’ lat. N., 114° 50' long. O.; traverse les montagnes habitées par les Indiens Cuivre, coule pendant 450 kil. au N. 0., puis au N., et se jette dans la mer Polaire par 67° 40' lat. N., 118° 30’ long. 0.
MINÉE. Voy. minéides et minyens.
M1NÉ1DES, filles d’un Thébain , nommé Minée ou Minyas, refusèrent d’assister à la représentation des Orgies , en soutenant que Bacchus n’était pas fils de Jupiter, et continuèrent à travailler pendant la fêle ; elles furent changées en chauves-souris-
M1NEO, Mince , ville de Sicile (Syracuse), à 61 kil. N. O. de Syracuse ; 8,000 hab.
MINERB1NO, ville du royaume de Naples (Terre de Bari), à 24 kil. S. O. d'Andria; 7,000 hab. Évêché, cathédrale. On a cru, mais à tort, y retrouver l’ancienne ville de Cannes.
MINEIlVE, Athéné et Pallus des Grecs, déesse de la sagesse, des arts et de la guerre, était fille de Jupiter, et sortit tout armée selon la fable, du
MiNO — li9i — MIN U
cerveau de ce dieu. Lorsque Gécrops bâtit la capitale de son royaume , Neptune et Minerve se disputèrent l’honneur de lui donner un nom ; cet honneur était réservé à la divinité qui produirait la chose la plus utile à la ville : la déesse créa l’olivier, symbole de paix et d’abondance, tandis que son rival fit sortir de terre un cheval, symbole de guerre ; le prix fut adjugé à Minerve, et elle donna à la ville le nom d’Athènes (qui n’est autre que le propre nom de la déesse en grec). On la représente avec le casque sur la tête, la poitrine défendue par l’égide formée de l’écaille d’un reptile monstrueux dont elle délivra la Libye, le bras armé d'un bouclier argolique portant la tête affreuse de Méduse (on donne aussi, mais à tort, le nom d’égide à ce bouclier), ayant auprès d’elle une chouette, son oiseau favori, et divers instruments de mathématiques. Les anciens célébraient beaucoup de fêtes en l’honneur de cette divinité; les plus remarquables étaient les Panathénées ( Voy . ce nom).
MINERVE, village du dép. de l’Hérault, à 17 kil. 3. de Saint-Pons; 300 hab. Jadis forte et florissante. Simon de Montfort y fit brûler 4,000 individus soupçonnés d’hérésie.
MINEURS (Frères). Voy . Cordeliers.
MINORÉ LIE, l’ancienne Colchide , Odechi dans la langue des indigènes, région du grand-gouvernement russe du Caucase, entre le Caucase au N., l’Iméréthie à l’E., la mer Noire à l’O., etc.: 93 kil. sur 78; 1,400 familles. Chef-lieu, Redout - Kaleh. Sol plat ; rivières, forêts ; grande fertilité. On ne sait s’il y eut en Mingrélie des mines d’or ou des rivières charriant l’or, comme on l a prétendu, d'après la fable de la Toison-d’Or. Les Mingréliens sont de même race que les Circassiens et Géorgiens ; leur prince se nomme dadian , il est censé vassal des Russes depuis 1803; les habitants sont divisés en trois castes : les princes, les nobles et les bourgeois, et les distinctions de classes y subsistent dans toute leur force. Ils ont un évêché grec-russe.
MINHO, Minius , rivière d’Espagne et de Portugal, naît dans la Galice, coule au S. et au S. O., forme depuis Melgaza la limite des deux royaumes, et tombe dans l’Océan Atlantique à la Guardia, à 60 kil. S. O. de Vigo. Cours, 270 kil. Ce fleuve tire, dit-on, son nom du vermillon ( minium ) qu’on trouve sur ses bords.
minho (entre-douro-e-), prov. de Portugal. Voij.
ËNTRE-DOURO-E-MINHO.
M1NIAC-MORVAN, bourg de France (llle-et-Yilaine, à 6 kil. S. O. de Chàteauneuf ; 3,005 hab.
MINIMES, ordre religieuxfondéen 1435 par François de Paul (F. ce nom, faisait un carême perpétuel.
MINIUS, rivière d’Hispanie. Voy. miniio.
MlNNESlNGER(c’est-à-d. chantre d'amour), nom usité en Allemagne pendant le moyen âge pour désigner cette sorte de poètes nommés en France troubadours ou trouvères. Les minnesingers étaient pour la plupart des chevaliers, ou tout au moins des hommes nobles , et vivaient à la cour des princes. L’empereur Frédéric II, l’archiduc d’Autriche Léopold IV, le roi de Bohême Wenceslas, etc., se rendirent célèbres par la protection qu’ils accordèrent aux minnesingers. Parmi les plus anciens de ces poètes, on cite Henri deWeldek qui florissait vers 1180. Les plus distingués vécurent à la fin du xii« siècle et au commencement du xm*. A la fin de ce dernier florissaient Conrad de Wurtzbourg et J. Hadlub. ils ont été pub. à Leips., 1838 1856 parVonderHagen,en5vol. in-4, édit, capitale.
MINORQUE, Balearis Minor des anciens, Menorca en espagnol, une des Baléares, la 2e en grandeur; 63 kil. sur 22; de 1* 31’ à 2° 8’ long. E., et de 39° 47’ à 40° 41’ lat. N.; 44,000 hab.Ch.-l., Port-Mahon. Division, 4 districts: Mahon, Ciudadela ! Mercadal, Almayor. Côtes échancrées (baies,
ports, anses). Sol varié; climat plus chaud que celui des autres Baléares. Très peu d'eau douce. Les hab. ont des habitudes anglaises ; ils font en grand le commerce de cabotage. — Les Carthaginois fondèrent dans cette île les villes de Mahon et de Jamnon; ensuite Minorque passa successivement sous la domination des Romains, des Vandales, des Maures, des Aragonais et des Castillans. Elle tomba au pouvoir des Anglais en 1708 , leur fut reprise par les Français en 1756, et rendue en 1763 ; elle revint en 1779 aux Espagnols, à qui la paix de Paris en confirma la possession (1783).
MINUS, roi de Crète et législateur des Crétois, passait pour être fils de Jupiter et d’Europe. Il vint d’Asie s’établir en Crète, et gouverna avec tant de sagesse que les poètes en ont fait un des juges des Enfers. Il épousa Pasiphaé et en eut un fils nommé Androgée , que les Athéniens firent périr. 11 vengea la mort de ce prince en ravageant l’Attique, et en imposant à Egée, roi de cette contrée, un tribut annuel de sept jeunes filles et de sept jeunes garçons, qui devaient être dévorés par le Minotaure; il fit aussi construire par Dédale le célèbre labyrinthe de Crète pour y enfermer le Minotaure. — Quelques historiens distinguent deux Minos, dont l’un régna vers 1500 av. J -C., et l’autre vers 1330. C’est ce dernier qui serait le père d’ Androgée et le juge des Enfers-, ilétait frère de Rhadamante. — On a cru trouver de l’analogie entre ie Minos crétois, le Menou indien et le Ménès égyptien.
MINOTAURE, monstre de Crète, moitié homme, moitié taureau, né des amours de Pasiphaé avec un taureau, fut enfermé dans un labyrinthe construit par Dédale, où il se nourrissait de. chair humaine. 11 fut tué par Thésée, conduit par le fil d’Ariane. On penseque le taureau père du Minotaure n était autre chose qu’un certain Taurus , général de Minos.
M1NOUGAT, Aspendus , ville de la Turquie d’Asie. Voy. MENOVGHAT.
MINSK, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouvernement de Minsk, sur la Svisloche, à 1,000 kil. S. O. de Saint-Pétersbourg ; 2,000 hab. Archevêché grec, évêché catholique. Gymnase. .Draps , chapeaux. — Minsk a fait partie jadis de la principauté de Polotsk, et beaucoup plus tard de celle de Smolensk. Sous le gouvernement polonais, Minsk fut le ch.-l. d’un palatinat et eut un collège de Jésuites. Les Russes s’en sont emparés en 1666. — Le gouvernement de Minsk a pour bornes ceux de Vitebsk au N., de Volhynie au S., de Mohilev à l’E., de Vilna et de Grodno à l’O. .- très long du N. au S. (environ 500 kil.), il n’a que la moitié au plus de largeur moyenne ; population, 1,200,000 hab. Ch.-l., Minsk. Sol plat et fertile, mais peu cultivé; beaucoup de forêts, marais; canal üginski.
M1NTURNES, Miniurnœ , auj. Trajetto , ville du Latium méridional, chez les Aurunci , entre Sinuesse et Caiète, près de l’embouchure du Liris qui y formait de vastes marais. Marius vaincu s’y cacha, mais il fut découvert et jeté dans les prisons de Minturnes; il parvint à s’en échapper, et s’enfuit de là en Afrique.
MiNUTlUS FELIX (Marcus), orateur latin, né en Afrique sur la fin du IIe ou au commencement du iii* siècle, vint à Rome et s’y acquit une grande réputation par son éloquence. Il avait été élevé dans le paganisme , mais il embrassa les principes du christianisme, et il en devint un des plus zélés défenseurs. On a de lui un dialogue intitulé Octavius , dans lequel un chrétien de ce nom et un païen disputent ensemble. Cet écrit a été longtemps regardé comme le 8* livre du traité Adversus gentes d’Arnobe; mais F. Baudouin reconnut l’erreur des premiers éditeurs, et publia V Octavius à part et sous le nom du véritable auteur, Heidelberg, 1560 Cet ouvrage a été trad. par d Ablancourt,
MIRA — - l
Pans, 1660, et par M. Antoine Péricaud, Lyon,
MINYEH ou MINYEH-EL-KHASIM, ville de la Moyenne-Égypte, ch.-l. de la province de Minyeh, par 28° 5’ lat. N., 28° 29’ long. E. Grande et belle. Jardins. Vases en terre pour rafraîchir 1 eau. — Elle remplace, dit-on, l’ancienne Cynopolis.
minyeh (prov. de), dan3 la Moyenne-Égypte, entre celles de Beni-Soueyf au N. et de Syout au S., a 89 kil. de long et 160,000 hab. A 10. elle confine au désert de Libye, et de ce côté, ainsi qu’à l’E., elle est très montagneuse. Le canal de Joseph s’y joint au Nil. Sol très fertile.
M1NYENS, nom commun aux habitants d’Iolcos en Thessalie, et à ceux d’Orchomène en Béotie. Les premiers le reçurent de Minyas, fils deChrysès, un de leurs anciens rois; les seconds le prirent, soit parce que leur ville possédait le tombeau de Minyas, soit parce qu’elle avait été bâtie par une colonie de Minyens d’Iolcos, sous la conduite d’Orchomène, un des fils de Minyas. — On donne quelquefois le nom de Minyens aux Argonautes, parce que Jason, leur chef, était d’Iolcos.
M10ESEN, lac de Norwège (Nordenûeld) , à 60 kil. N. de Christiania, s’écoule par le Vermenelf dans la mer : 100 kil. sur 17.
M10LLIS (Alex.-Franç..), général français, né à Aix en 1759, combattit sous Rocluimbeau en Amérique, et fut fait capitaine à son retour en France. Il commanda les volontaires des Bouches-du- Rhône en 1792, fut général de brigade en 1795, et se distingua en Italie. Après le traité de Campo- Formio, il fut chargé d’occuper la Toscane. Gouverneur de Mantoue (1806), il fit élever un monument à Virgile. En 1807, il occupa Rome et l'État ecclésiastique, et les gouv. jusqu’en 1814. C’est lui qui, en 1809, fit exécuter les ordres rigoureux de Napoléon contre Pie VU ( Voy . ce nom). Mort en 1828.
MIOSSENS , Mille sancti, village des Basses-Pyrénées, à 26 kil. N. de Pau ; 300 hab. Jadis ch.-l. d’un comté possédé par la maison d’Albret. Voy. albret.
MIOT DE MELITO ( André -Franç.), homme d’état et écrivain, né en 1762, mort en 1841, fut nommé après le 9 thermidor commissaire des relations extérieures, puis ministre plénipotentiaire près le grand-duc de Toscane et ambassadeur en Sardaigne. Au 18 brumaire, il devint commissaireordonnateur des guerres, puis administrateur-général de la Corse. En 1806, il suivit à Naples Joseph Bonaparte, comme ministre de l’intérieur; il l’accompagna aussi en Espagne (1809), et rentra avec lui dans la vie privée (1813). Depuis, il se consacra tout entier aux lettres. En 1822, il publia une traduction d 'Hérodote, 3 vol. in-8, et en 1838 une traduction complète de Diodore de Sicile , 7 vol. in-8. L’Acad. des Inscript, l’avait admis en 1835. Il a laissé des Mérn., qui n’ont été publiés qu’en 1858.
MIOUAR, M10UAT. Voy. mewar, mewat.
MIQUELETS, habitants des Pyrénées, qui font le métier de guides dans les montagnes, et qui jadis servaient dans les troupes espagnoles comme corps irréguliers. En 1808, Napoléon en forma un corps de partisans pour l’opposer aux guérillas espagnoles.
MIQUELON (le), île du golfe Saint-Laurent, par 58° 15’ long. O., 47° 4’ lat. N. A la France depuis 1763, saut pendant les guerres de la révolution. La réunion de celte île et de Pilot appelé Petite- Miquelon (au S. de la première) avec l’île Saint-Pierre forme une colonie soumise à un seul commandant. Voy. SAINT-PIERRE.
MIRA, ville de Portugal (Beira), à 31 kil. N. O. de Coimbre, sur l’Océan; 6,100 hab. Petit port.
M1RABAUD (J .-B. de), littérateur, né à Paris en 1675, mort en 1760, entra dans la congrégation de l’Oratoire, puis en sortit pour faire l’éducation des filles