MIRA
de Mirabeau j avec une notice par M. Barthe , 3 vol. gr. in-8 ; et en 1825 une éd. pluscompl. en 9 vol. in-8. Ses Mém. biograph. ont été publiés par M. Lucas de Montigny,avec notice par V. Hugo, en 8 v. in-8 (2e éd. 1841). Sa Correspond, avec le comte de La Marck (de 1789àl79t) aété publ.par M. Ad. de Bacourt, 1851, 3 vol. in-8°. — Mirabeau eut un frère puîné, le vicomte de M., qui suivit la carrière militaire et fut aussi député aux États-Généraux; mais il n’était guère remarquable que par son excessif embonpoint, ce qui le fit surn. Mirabeau-Tonneau. Il suivit le parti de la cour, émigra , et m. en 1792 à Fribourg en Brisgau.
MIRABELLA , ville du roy. de Naples (Principauté Ultérieure), à 12 kil. E. de Montefusco; 6,400 hab.
MIRADOUX, ch.-l. de canton (Gers), à 13 kil. N. E. de Lectoure ; 1,800 hab.
M1RAMBEAU , éh.-l. de canton (Charente-Inf.), à 13 kil. S. O. de Jonzac; 3,000 hab.
M1RAM10N (Marie bonneau, dame de) , née à Paris en 1629 , morte en 1696 , fonda la maison de refuge pour les femmes débauchées qu’on enfermait, et la maison de Sainte -Pélagie pour celles qui s’y reliraient de leur plein gré. En 1661 , elle établit une communauté de douze filles, dite la Sainte- Famille , pour Instruire des jeunes personnes, et pour soulager les malades. Cette congrégation prit le nom de Miramionnes ; elle a laissé son nom à un port de Paris (celui dit vulgairement du Mail).
MIRAMOL1N , corruption du mot arabe emir-almoslemin. Voy. émir.
MIRAN-CHAH (Mirza-Moez-Eddyn) , un des fils de Tamerlan, fut nommé en 1380 gouverneur du Khoraçan , acheva de soumettre cette province, se dislingua ensuite à la prise de Bagdad, vainquit le sultan Djelaïr, pénétra jusqu'à Bassora, et reçut de son père tous les nouveaux pays qu’il venait de soumettre. Il fut détrôné vers 1406, par son pro-
Çre fils Mirza Aboubekr, et périt en 1408 à Karaousouf dans une bataille contre ce fils.
MIRANDA ou MIRANDA DE DUERO , Cambœlum Lubicatiorurn, \ illede Portugal (Tras-os-Montes), sur le Duero, à 62 kil. S. E. de Bragance; 7,000 hab. Jadis évôché.
miranda - de- ebro, Deobriga , ville d’Espagne (Burgos) , à 80 kil. N. E. de Burgos, sur l’Ebre; 2,400 hab. Belle place, beau pont, vieux château-fort.
MIRANDA-DO-CORVO , ville de Portugal (Beira) , à 24 kil. S. E. de Coïmbre ; 3,960 hab.
MIRANDA (François), général, né à Caracas vers 1760, fut obligé de quitter sa patrie par suite de la découverte d’une conspiration ourdie par lui contre l’autorité du vice-roi espagnol ; il vint à Paris en 1791, se lia avec le parti républicain, et prit du service dans l’armée de Dumouriez. Après la défection de ce général, il fut traduit au Tribunal révolutionnaire et acquitté; mais accusé une seconde fois pour ses liaisons avec les Girondins , il fut condamné à la déportation. De retour dans l’Amérique méridionale, il fit insurger la capitainerie espagnole de Yénézuéla contre la métropole, 1811, et organisa un gouvernement républicain à Caracas; mais après quelques succès, il éprouva des revers et fut fait prisonnier par les Espagnols; il mourut en 1816 dans les prisons de Cadix.
MIRANDE, ch.-l. d’arr. (Gers) , sur la Baize, à 24 kil. S. 0. d’Auch ; 2,632 hab. Commerce de blé, vin, eau-de-vie, cuirs, laines. Bâtie en 1289 par Centule , 3# comte d’Astarac; jadis fortifiée. — L’arr. de Mirande a 8 cantons (Mirande , Massieube, Marciac, Miélan, Monlesquiou, Aignan, Plaisance, Riscle), 229 communes et 86,386 hab.
MIRANDELLA, Caladunum, ville de Portugal (Tras-os-Montes), à 61 kil. N. 0. de Moncorvo,sur la Tua; 6,600 hab.
MIRANDOLE (la), Mirandola , ville du duché de Modène, à 28 kil. N. E. de Modène, «ur la Burana;
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8,200 hab. Évêché. Soieries, toile. Commerce. Jadis capitale d’un duché et ville forte; démantelée après 1746. Plusieurs fois prise et reprise , notamment en 1611 par le pape Jules II. Patrie du fameux Pic de la Mirandole. Voy. pic de la mirandole.
MIREBALAIS, anc. pays de France, dans le petitgouv. de Saumur; 2 villes, Mirebeau et Moncontour.
M1REBEAU, ch.-l. de canton (Vienne), à 24 kil. N. U. de Poitiers; 1,800 hab. Commerce de vins, laine, grains, etc. — Jadis capitale du Mirebalais, fut bâtie par Foulques Néra, comte d’Anjou , 1030.
mirebeau, ch.-l. de canton (Côte-d’Or), à 22 kil. N. E. de Dijon ; 1,200 hab. Serges , droguels , chapellerie, poterie; grains. Vieux château.
M1RECOURT, Mercurii Curtis, ch.-l. d’arr. dans le dép. des Vosges, sur la gauche du Madon, à 29 kil. N. d’Ëpinal, et à 344 kil. S. E. de Paris ; 6,684 hab. Coll., biblioth. Dentelles, tannerie, chamoiserie, instruments de musique renommés. — Fortifiée au xve siècle ; elle appartenait alors aux comtes de Vuudemont. La Hire s'en empara pour Charles Vil. Le maréchal de Créqui en rasa les fortifications en 1670. — L’arrond. de Mirecourt a 6 cantons (Mirecourt, Charmes-sur-Moselle , Darney , Dompaire, Monthureux, Vittel) , 131 comm., et 72,343 hab.
M1REMONT , nom de plusieurs communes de France, dont les deux plus importantes sont situées , l’une dans le dép. de Puy-de-Dôme, à 31 kil. O. de' Riom ; anc. commanderie de l’ordre de Saint-Jeaude-Jérusalem ; 1,300 hab. ; — J’autre dans le dép. de la Dordogne, à 24 kil. N. O. de Sarlat; 1,000 hab.
M1REP01X, ch.-l. de canton (Ariége) , à 23 kil. E. de Pamicrs, sur la gauche du Lers ; 4,060 hab. Jadis évêché. Aux environs, fer, jayet, houille. Fabrique de gros draps, filature hydraulique. — Mirepoix était anciennement capitale du pays de Mirepoix ( Mirapensis payus), dans le Ilaul-Languedoc (auj. compris dans 10. du dép. de l’Aude, et le N. E. de celui de l’Ariége) ; elle avait été érigée en marquisat au xm* siècle; dans la guerre des Albigeois les Croisés la prirent sur le comte de Foix , et la donnèrent à Guy de Lévis, dans la maison duquel ce marquisat est resté jusqu’en 1789.
MIREPOIX (Guy de lévis, marquis de), guerrier du xn* siècle, chef de la famille de Lévis [Voy. ce nom). Il accompagna Simon de Montfort, chef de la croisade contre les Albigeois, et reçut lui-même le titre de maréchal de l’armée des Croisés. Ses exploits dans celte guerre déplorable lui valurent la concession de la terre de Mirepoix et de plusieurs autres. il mourut vers 1230. Le titre de maréchal de la Foi , qu'il avait pris, fut transmis à ses descendants.
mirepoix (Guy de lévis m , seigneur de), petitfils du précédent , suivit Charles d’Anjou dans son expédition de Naples , et se distingua au combat de Bénévent en 1266. De retour en France , il fut maintenu, par arrêt du parlement de Toulouse, dans la prérogative de juger les délits d’hérésie dans l’étendue de ses fiefs.
mirepoix (Charles -Pierre -Gaston -François de lévis, marquis, puis duc de), maréchal de France, né au commencement du xvjii* siècle, fut nommé ambassadeur à la cour d’Autriche en 1737. Il revint de cette mission l’année suivante, et fut promu successivement aux grades de maréchal-de-camp (1738) et de lieutenant-général (1744), après avoir servi avec distinction eu Italie. En 1749 le roi le nomma à l’ambassade de L-ondres, et lui conféra le titre de duc; deux ans après il reçut le bâton de maréchal. Il remplaça en 1766 le maréchal de Richelieu dans le gouvernement du Languedoc, et mourut à Montpellier en 1767.
M1RGOROD, ville de la Russie d’Europe (Pultawa), à 90 kil. S. E. de Pultawa ; 7,400 hab. Evêché, MIRIBEL, ville de France (Ain), à 10 kil. N. E. de Lyon, sur le Rhône ; 2,000 hab.
M1RW — 1 104 — M1SN
M1RKHQND (Mohammed), historien persan, né en 1433, mort en 1498, fit dès sa jeunesse une élude profonde de l’histoire. Protégé par Àli-Chyr, visir de llocéin-Bahadour , souverain du Khoraçan et du Mazandéran , il s’enferma dans un monastère de lierai, et y rédigea, sous le titre de Rouzat al safa (jardin de la pureté), un vaste ouvrage qui est comme l’encyclopédie de 1 histoire orientale, elqui, remontant jusqu'à la création, contient l’histoire des patriarches, des prophètes, des anciens rois de Perse, de Mahomet et de ses successeurs, des dynasties turques, tartares, etc. Cet ouvrage n’a pas été traduit en totalité, mais on en a traduit, soit en français, soit en latin, des morceaux importants, entre autres : Y Histoire des rois de Perse sassumdes , trad. par M. de Sacy (dans ses Mémoires sur les antiquités de la Perse , Paris, 1793); l’ Histoire des Thalièrides et des Soffarides , trad. par léniseh sous ce titre : Historia priorum regum Persarum post nutum islumismum , V ienne, 1792 ; Y Histoire des Sut/unndes, etc., trad. en latin par Fréd. VVilken, Gœitingue, 1808, in-4 ; Y Histoire des Guznévides, tr. en lat. par le même, 1832; en fr. par Frémery, 1846; VHist.de Gengis-Rkan , tr. par Langiès (tom. V des Notices et Extraits) ; Y Histoire des Ismaéliens de Perse ou Assassins , trad. par Jourdain (tom. IX des Notices). Mirkhond eut pour fils Kondemir, qui lui-même fut un grand historien.
M1R-MAHMOUD ou MAHMOUD-CHAli, souverain de la Perse, de la dynastie des Afghans, était fils de Mir- Weiss, intendant du Candahar pour les sophis. A l’âge de 18 ans (17 16), il poignarda Abd-el- Aziz, son oncle, successeur de son père Mir- Weiss, et se mit à sa place. Profitant de l’anarchie qui régnait en Perse, il détrôna le sophi Hoeéin(1722) et prit le titre de chah. Il soumit d'abord toute la Perse ; mais ayant éprouvé quelques revers, il tomba dans une. sorte de folie ; les Afghans le déposèrent (1726), et mirent sur le trône Aschraf, ûla d’Abd-el-Aziz, qui lui fit trancher La tête.
MIRM1RAN, corruption û'emir-al-omra, nom que portent en Turquie les gouverneurs des sundjakats , c.-à-d. districts; ils sont sous la dépendance des beglerbegs, gouverneurs généraux des provinces, appelées eialets. Voy. beglekbeg et émik.
M1ROMENIL (hue de), garde des sceaux , né en 1723, mort en 1796, était président du parlement de Rouen lors des persécutions de Maupeou contre la magistrature. Il se lia avec Maurepas, qui, lorsqu’il fut premier ministre, lui fit confier les sceaux (1774); il travailla à la réintégration des parlements, et montra en toute occasion de la sagesse et de la modération. 11 fut renversé en 1787 par la cabale de Rrienne, pour avoir appuyé les plans de Galonné, et fut remplacé par Lamoignon.
MIRON, famille illustre dans la médecine et la magistrature, a fourni des médecins à plusieurs de nos rois depuis Charles VI 11. — François Miron, petit-fils d’un médecin de Charles IX, fut lieutenant civil et prévôt des marchands sous Henri IV, et mourut en 1 609. Paris lui doit une partie de ses embellissements, entre autres la façade de l’Hôtelde-Ville, pour la construction de laquelle il abandonna ses appointements. On y voit auj. sa statue. — Son frère Robert Miron fut aussi prévôt des marchands, présida le tiers-état aux états-généraux de 1614, et se distingua par son éloquence mâle et patriotique. 11 fut ensuite ambassadeur en Suisse, intendant en Languedoc, et mourut en 1641.
M1ROPOL1Ë, ville murée de la Russie d’Europe (Kourak), à 95 kil. S. O. de Koursk ; 6,000 hab.
MiR-\\ EISS, chef de la tribu afghane de Khaldejh, était intendant du Candahar pour les sophis de Peise. il se rendit indépendant en 1709 et se maintint victorieusement contre les troupes envoyées par :a cour d Ispahan. 11 mourut en 1715 et eut pour
successeur Abd-el Aziz, son frère, et bientôt après Mir-Mahmoud, son fils.
M1RZAPOUR, ville de l’Inde anglaise ^Calcutta), dans l’ancien Allahabad, ch.-l. d’un district, sur le Gange, rive droite, à 90 kil. S. E. d’Allahabad, par 25® 10’ lat. N., 81° 9’ long. E. ; plus de 200,000 hab. Beaucoup de pagodes. Tapis, forges. Très grand commerce (elle est l’entrepôt de la soie et du coton de toute l’Inde anglaise). — Le district de Mirzapour est très fertile et compte 900,000 hab.
MiSCHNA ou MISNA, collection des lois civiles et des traditions rabbiniques des Hébreux. Les Juifs prétendent que Moïse, en recevant sur le mont Sinaï les tables de la loi écrites de la main de Dieu, en reçut aussi d’autres, que les docteurs de la synagogue conservèrent par tradition, jusqu’à ce que le rabbin Judas, dit le Saint, craignant de voir la tradition s’altérer par l’effet de la dispersion des Juifs, les écrivit et en fit un code au n* siècle. Plusieurs savants croient ce recueil plus moderne. La Misclma a servi de fondement au Talrnud, et en forme la première partie.
M1SÊNE (cap), Miseno en italien, Misenus des Latins, sur la côte O. de l’Italie, à 15 kil. S. O. de Naples, forme l’extrémité occid. du golfe de Naples et fait saillie vis-à-vis de l’île de Procida. Ruines de l’antique Misène.
M1S1THÉE, beau-père de Gordien III, fut préfet du prétoire pendant le règne de ce jeune prince, gouverna avec sagesse et repoussa les Partîtes. 11. mourut en 243 ; on soupçonna Philippe-1’ Arabe, qui le remplaça, d’avoir abrégé ses jours.
MISiTRA ou MiSTRA, à 4 k. O. de Lacédémone, ville du roy. actuel de Grèce (Laconie), à 65 kil. S. de Napoli de Romanie, sur le Vasilipotamo (ancien Eurotas ); 2,000 hab. (12,000 avant la guerre de l’indépendance). Rues sales et étroites ; forte citadelle ; cathédrale célèbre par ses miracles. Tout près, en sortant du mur d’enceinte, on voit le Mesochorion et l’Excehorion, qui sont comme deux villes à part. Misitra était sous les Turcs le ch.-l. d’un livah.
M1SIVRI, Mesernbria, ville de la Turquie d'Europe (Roumélie), à 28 kil. N. E. de Bourgas : siège métropolitain.
MISNIE, Meissen en allemand, un des cinq cercles du roy. de Saxe, bornée au N. et à l’E. par les Etats prussiens, au S. E. par la Bohême , au S. O. et à l’O. par les cercles de l’Erzgebirge et de Leipsick : 70 kil. de l’E. à 10., 144 du N. au S. ; 336,000 hab. Gh-1 . , Dresde (capitale de tout le royaume) ; places principales , Meissen , Pillnitz , Pyrna, Grossenhayn, Schandau. Le sol est très varié, montueux au S., plat ailleurs ; très fertile aux environs de Meissen, aride sur quelques points. Manufactures de draps, lainages, chapeaux, papier, faïence, porcelaine, etc. Mines de fer, houille, vitriol, étain, etc. — La Misnie, dont le nom vient de Meissen, sa capitale primitive, a été originairement un margraviat particulier, et ensuite une des parties intégrantes des possessions de l’électeur de Saxe. Ses limites ont beaucoup varié, et il fut un temps où elle comprenait et TOsterland et la Thuringe. Dans les trois derniers siècles, elle formait à peu près la totalité du royaume actuel de Saxe et quelques districts de la prov. prussienne de Saxe. On la divisait aussi comme le royaume actuel en cinq cercles, Misnie, Leipsick, Erzgebirge, Voigtland, Neustadt, plus les évêchés de Mersebourg et de Naumbourg-Zeitz (auj. à la Prusse). — Le margraviat de Misnie remonte à 980. En 1127 commença la dynastie des margraves héréditaires ou maison de Weltin, ainsi nommée d’un comté qu’elle possédait. Dès lors cotte maison s’appela maison de Misnie; plus tard, elle changea encore ce titre pour celui de maison de Saxe , lorsque, 4 l’extinction de la branche albertine issue