‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 779 sur 1261 · N EST · texte numérisé non relu

N EST

INEUC

NERVICANUS tractus, la Manche ou la partie orientale de la Manche , était ainsi nommé de ce qu’il baignait les côtes du pays des Nerviens. On l’appelait aussi Armoricanus tractus , et on le prenait pour toute la Manche.

NERVIENS, Nervii , peuple de la Gaule, en Belgique 2e, au N., entre les Menapii et les Atrebates à l’O., les Morini à l’E., les Veromandui et les Remi au S., le long des côtes du Nervicanus tractus, avait pour villes principales Cameracum (Gambray), Turnacum (Tournay), et Bagacum (Bavay). Leur pays correspond en partie à la Flandre, au Hainaut et au Cambrésis.

NERW1NDE, Neerwinden, village du roy.de Belgique (province de Liège), canton de Landen, à 3G kil. N. 0. de Liège, à 24 kil. S. E. Louvain, est fameux par la victoire qu’y remporta le maréchal de Luxembourg sur l^s Hollandais commandés par Guillaume 111, le 29 juillet 1693 (l’unique fruit de cetle journée pourtant fut la prise de Charleroi). Dumouriez y fut défait par les Autrichiens que commandait le prince de Gobourg, le 18 mars 1793.

NESACTE, Nesactum, aui. Castel-Vecchio, ville de l’Italie ancienne (Istrie), sur l’Arcia (Arsa), fut prise par les Romains l’an 221 av. J. -G.

NESLE, ch.-l. de cant. (Somme), à 19 kil. S. de Péronne; 1,650 hab. Sucre de betterave, huiles de colza et d’œiilette. Elle donne son nom à une maison noble qui bâtit le fameux hôtel de Nesle, en face du Louvre, et prod. plus, personnages célèb. V. mailly.

NESSIR-KHAN, souverain du Béloutchistan, suivit Nadir dans l’Inde, et s’y fit une réputation de bravoure et de justice, détrôna et tua son frère Hadji- Mohammed, khan des Béloutchis, qui s’était rendu odieux à ses sujets, rétablit la paix, l’ordre dans le pays, fit d’utiles règlements, favorisa le commerce et devint assez puissant pour proclamer l’indépendance du Béloutchistan et l’augmenter par des conquêtes. Il mourut en 1795.

NESSUS, centaure qui, après avoir transporté Déjanire, femme d’Hercule, au delà de l’Achéloüs, voulut l’enlever. Hercule le tua en le perçant d’une flèche trempée dans le sang de l’hydre de Lerne. Nessus donna en mourant sa tunique à Déjanire, comme un philtre qui pouvait lui ramener son mari s’il devenait infidèle. Mais cette tunique , imprégnée du sang de Nessus, était empoisonnée, et elle devint fatale au héros. Voy. hercule.

NESTIER, ch.-l. de cant. (H.-Pyrénées), à 26 kil. E. de Bagnères de Bigorre; 600 hab.

NESTOR, le dernier des douze fils du roi de Pylos, Nélée, et de Chloris, échappa seul de toute sa maison aux coups d’Hercule, qui lui laissa le royaume de son père. Il assista au combat des Lapithês et des Centaures , conduisit les Pyliens et les Messéniens au siège de Troie, et eut la douleur d’y perdre son fils Antiloque. Nestor était alors très vieux : il avait vécu , selon l’expression d’Homère , trois âges d’homme. Nestor est aussi célèbre chez les poètes par sa sagesse et son éloquence.

Nestor, le père de l’histoire russe, était un moine de Kiev, et vécut de 1056 à 1116. Son ouvrage principal est une Chronique qui va de 862 à 1116, et que diverses continuations mènent jusqu’à 1203; c’est la source la plus précieuse de l’histoire primitive des Slaves. Elle fut publiée à Saint-Pétersbourg en 1767, d’après un Mss. trouvé en 1716 à Kœnigsberg par Pierre-le-Grand. Schlœzeren adonné une excell. édit, avec trad. allem. (Gœtt. , 1802-9, 5 vol. in 8). M. Louis Paris l’a trad. en fr. , Par., 1834, 2 v. in-8.

NESTORIANISME , hérésie qui consistait à soutenir qu’il y a en J.-C., non-seulement deux natures, 1 mais deux personnes, eut pour premier auteur Théodore de Mopsueste , mais fut surtout répandue vers 428 , par Nestorius, qui avait étudié sous Théodore. Elle fut condamnée par plusieurs conciles (431, 451,

553) ; néanmoins elle conserva de nombreux partisans en Asie, surtout en Lhaldée; elle subsiste encore en Perse, près de Mossoul , et dans quelques parties de l’Inde, où les Nestoriens prirent le nom de Chrétiens de saint Thomas. Voy. ce nom.

NESTORIUS, hérésiarque célèbre, né à Germa* nica en Syrie , fut nommé par Théodose-le-Jeune, en 428 , patriarche de Constantinople. Il persécuta les Ariens et les Novatiens, mais prêcha luimême une hérésie nouvelle,- il nia l’union hypostatique du Verbe avec la nature humaine, et dit qu’il fallait distinguer dans Jésus-Christ deux personnes comme deux natures. Le concile national d’Alexandrie (430) , le concile général d’Éphèse (431) , condamnèrent ce système; le dernier même déposa Nestorius, qui fut banni, et alla mourir dans une oasis de Libye (v. 439). Ses écrits furent brûlés parordrede Théoüose il. On * „p m linéiques uoméhese t des lettres. On lui attribue Y Evangile de V enfance de J.-C.

NESTUS, riv. de Thrace, se j. dans la mer Egée.

NETHE ou NEETliE, nom commun à 2 riv. du roy. de Belgique, dont l’une (la Grande-Nèthe ) prend sa source dans le Limbourg, et l’autre ( la Petite-Nèthe) dans le Brabant septentrional, et qui s unissant près de Lierre (dans la prov. d’Anvers), tombent à Rumpst dans la Rupel , après un cours de 1 5 kil. depuis leur réunion. — Elles ont donné leur nom au dép. des Deux-Nèthes, ancien dép. français; conquis dès 1795, ce dép. se formaen 1801, d’une partie du Brabant septentrional, du marquisat d’Anvers st de la seigneurie de Malines; il avait pour ch.-l. Anvers; 4arr. (Malines, Turnhout, Bréda, Anvers).

NETHOU, undes somm. des Pyrénées. F. Pyrénées.

NETSCHER, peintre allemand, né en 1639 à Heidelberg, se fixa de bonne heure à La Haye, et mourut dans cette ville en 1687. Il s’était surtout appliqué au portrait. Le musée du Louvre a de lui: Une jeune femme recevant une leçon de chant, et Une autre jouant de la basse de viole. — Ses deux fils Théodore et Constantin héritèrent de ses talents.

NETTUNO, l’ancien Cœno , port d'Antium, ville de l’Etat ecclésiastique , à 58 kil. S. E. de Rome ; port de mer, môle ; 2,000 hab.

NEUBOURG, en ail. Neüburg (nouvelle ville), nom de plusieurs lieux d’Allemagne : le plus importantes*

neubourg, en Bavière, dans le cercle du Danube su périeur, à 47 kil. N.-N.-E. d’Augsbourg, sur la rive droite du Danube, avec 2 ponts sur le fleuve; 6,000 h. Siège d’un trib. d’appel, gymnase, hôpital. Chât. royal. V. jadis forte, souvent prise et reprise : en 1623, pai Tilly à la tète des Bavarois; en 1744, par les Autrichiens. — Neubourg était jadis le ch.— 1. d’un comté palatin, qui plus tard devint principauté. — La principauté, comprise dans le cercie de Bavière et le Haut-Palatinat, après avoir longtemps appartenu à diverses branches de la maison de Wittelsbach, devint en 1614 la possession d’un rameau particulier en la personne de Wolfgang Guillaume, connu dans l’histoire de la succession de Juliers sous le nom de comte palatin de Neubourg. En 1742, ce rameau s’étant éteint, la principauté de Neubourg fut réunie avec les autres possessions palatines par Charles-Théodore, comte palatin, du rameau de Neubourg-Sulzbach (et depuis électeur de Bavière, 1777),.

neubourg, ville de France. Voy. neufbourg.

NEUCHATEL, Neucnburg ou W elsch-Neuenburg en allemand, Neocomum, Novicastrum, Noviburgum, en latin du moyen âge, ville de Suisse, ch.-l. du cant. de Neuchâtel, au pied du Jura et à l’embouchure du Seyon dans l'O. du lac de Neuchâtel , à 39 kil. O. de Berne; 8,000 hab. Cathédrale gothique, hôtel-de-ville, bel hôpital Lan peu hors de la ville), môle, nouvelle promenade; deux bibliothèques, cabinet d’histoire naturelle, société d’émulation patriotique, collège, etc. — Neuchâtel nétait jadis qu’un couvent, ou plutôt deux couvents:

NEUF — 1264 — NEUl

l’empereur Conrad 11 , vers 1034 , fit commencer la ville, qui eut à souffrir de grands incendies en 1248, 1269, 1450 , 1714, 1750, et qu’inonda deux fois le Seyon. En 1406, elle fit avec Berne un traité de combourgeoisie perpétuelle.

neuchatel (canton de), canton suisse, entre ceux de Berne au N. E., de Vaudau S., est borné au S. E. par le lac de Neuchâtel et à 10. par la b rance, a ceci de " particulier qu’il est sous la souveraineté de la Prusse ; 54kil sur 10 à 18; ch.-l., Neuchâtel. Autres villes ; La-Chaux-de-Fond , Le Locle , Motiers-Travers ; 71,000 h., dont 2,200 catholiques. Mont, et vallées, climat varié, mais froid; sol peu fertile en général, mais très-bien cultivé ; forêts, pâturages. Fer, gypse, asphalte, marne, etc.; eaux ferrugineuses. Industrie très active. Horlogerie renommée , tissus de coton ; pèche et navigation sur le lac. — Le roi de Prusse y exerça jusqu’en 1848 les pouvoirs exécutif et judiciaire, qu’il déléguait à un gouverneur; il nommait 10 des députés, les autres étant élus; il présidait par son gouv*, le Corps législatif et le Conseil d’Etat. — Ce canton était jadis une principauté, laquelle avait été dite seigneurie , puis comté et enfin principauté de Neuchâtel. Elle comprenait depuis 1579 le comté de Vallangin {Voy. ce mot). Ulric de Fénisvers 1032 est le premier seigneur connu de Neuchâtel , et devait son fief à Rodolphe 111, dernier roi de Bourgogne. Sa postérité mâle le posséda jusqu’en 1373 (en l’augmentant beaucoup , mais en l’affaiblissant souvent par des partages) ; puis vinrent Isabelle (fille de Louis, 1373), Conrad de Fribourg, son neveu (1395), et Jean, fils de Conrad, qui mourut en 1457, dernier mâle de sa race; Rodolphe, Philippe et Jeanne de Hocliberg (3e dyn. de Neuch., 1457-1504); enfin, par suite du mariage de Jeanne avec Louis d’Orléans, duc de Longueville, la dynastie neuchâteloise de Longueville (Léon, Henri, etc.). La maison de Châlons (depuis 1396) avait souvent disputé ce comté aux trois dernières dynasties , et finalement Guillaume III (de Nassau) , roi d’Angleterre , avait cédé ses prétentions comme descendant de cette maison à Frédéric I, roi de Prusse, à la mort de Marie, duchesse de Nemours (dernière Longueville) en 1707, et une décision de la cour souveraine de Neuchâtel (même année) assura le comté à ce prince; la paix d’Utrecht (1713) le lui garantit. En 1806, Napoléon se fit céder ce pays par la Prusse et le donna à Berthier: en 1815, il retourna à la Prusse, tout en restant canton suisse. 11 s’est rendu indép. en 1848 : cette indépend. a été reconnue par la Prusse en 1 857 .

neuchatel [lac de), dit quelquelois lac d’Yverdun , entre les cantons de Neuchâtel (qu’il borne à l’E.), Vaud, Berne, et Fribourg; 40 kil. sur 3 à 8. Ce lac ne renferme pas d’îles ; il offre des sites charmants et nourrit beaucoup de poissons. neuchatel (France). Voy. neufchatel.

NEUCHATEL (le prince de). Voy. berthier. NEUDORF, Iglo en hongrois, ville des États autrichiens (Hongrie), dans le comitat de Zips, à 7 kil. S. O. de Leutschau; 5,300 hab. Toiles. Usines à fer et à cuivre. Carrières de pierres et de marbre.

NEUENBURG, nom commun à beaucoup de lieux en Allemagne. Les principaux sont Neuchâtel e-n Suisse (Voy. neuchatel) et Neuenburg dans les États prussiens (Prusse propre), à 14 kil. S. O. de Marienwerder (2,000 hab.).

NEUENKIRCHEN , bourg des Etats autrichiens i Autriche), à 16 kil. S. 0. de Neustadt; 1,500 hab. Ecole modèle, imprimerie d’indiennes, martinet.

NEUFBOURG (le), ch.-l. de cant. (Eure), à 19 kil. S. O. de Louviers; 1,800 hab. Molletons. Jadis ch.-l. de la Campagne de Neufbourg. NEUt-BRlSACH, ville de France. Voy. brisach. NEUFCHATEAU, ch.-l. d’arr. (Vosges), à 65 kil. N. O. d’Epinal, sur le Mouzon; 3,645 hab. Tribunal de lre instance; collège communal, bibliothè¬

que; hôpital. Draps, molletons, cotons. Commerce de grains, vins, bois, fer, etc. François de Neufchâteau naquit à Saffais, près de cette ville. — L’arr. de Neufchâteau a 5 cant. (Bulgneville, Chatenois, Coussey, La Marche et Neufchâteau), 133 communes et 65,069 hab. — On trouve dans le duché de Luxembourg, à 55 kil. E. de Mézières, une ville de même nom, jadis ch.-l. d’une seigneurie. Elle fait auj. un grand commerce de bestiaux; 1,500 hab.

NEUFCHATEAU (Nic.-L.-FRANçois de). Voy.

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