NICE
du 3 Juillet entre les alliés et le gouvernement provisoire semblait lui garantir le pardon de sa conduite ; cependant il fut arrêté le 5 août, traduit devant la cour des pairs, et fut, malgré la belle défense de MM. Berryer et Dupin, condamné à mort : il fut fusillé le 7 déc. derrièrele Luxembourg. — Napol. l’avait fait duc d’Elchingen en 1807, et prince de la Moskowa en 1812. Sescompagn. lesurn. le Brave des braves. Un monum. expiatoire lui a été érigé en 1853.
NÊZ1B ou NISIBIN, l’ancienne Nisibis, ville de la Turquie d’Asie (Bagdad), ch.-l. de livah à 200 kil. N. O. dôMossoul; 1,000 hab. Voy. nisibis.
NEziB.b.et plaine de Syrie, entre Alep et Marach.non loin de l’Euphrate. Ibrahim, fils de Méhémet-Ali, pacha d’Egypte , y remporta le 25 juin 1839 une vict. décisive sur les troupes du sultan Mahmoud.
NGAN-HOEI ou AN-HOE1, prov. de Chine, entre 29°-35° 10’ lat. N., et entre 112° 30-117° 10’ long. E., est bornée par les prov. de Chan-toungau N., de Kiang-sou à l’E.,delche-kiang au S. E., de Kiang-si au S., de Hou-kouang et de Ho-nan à 10. : 670 kil. sur 220; 8,000,000 d’hab. Ch.-l., Ngan-king.
NGARl. Voy. thibet (petit-).
NGO-YOU-KIANG, riv. de Chine (Kiang-sij, naît à 24 kil. N. E. de Setchin, coule au S., au S. E., au N. E., et tombe dans la Ta-Kiang, à 8 kil. N. de Sin-tcheou. Cours, 750 kil.
NIAGARA, riv. de l’Amérique du Nord, unit les lacs Érié et Ontario et sert de limite entre le Ht.- Canada et les Etats-Unis (New-York). Cours, 59 kil. Elle a 1 kil. de large à la sortie du lac Erié et 15 kil. près de l’île Grande. A 2 kil. de là se trouve la fameuse cataracte de Niagara : l’eau s’élance d’une hauteur de 46 mètres sur une largeur de 200 ; mais ’’île d’iris ou Goat’s Island la divise en 2 parties.
Niagara ou newark, ville et fort des Etats-Unis
(New-York), à 190 kil. N. 0. de New-York. à ’emb. du Niagara dans le lac Ontaria; 800 h. Ev. calholiq.
NIAS, île de l’Océanie (Malaisie), près de ia côte occidentale de Sumatra; par 0° 32’ lat. N., et 94° 49’ long. E. : 80 kil. sur 35 ; 200,000 hab. Montagnes ; sol fertile, bois, ri*, sagou, etc. Les femmes y sont fort belles. On y fait le commerce des esclaves.
N1BELUNGEN. Voy. niebelungen.
NIC AISE (S.) , év. de Reims au ve s. , est fêté le j 5 déc. — Mari vr dans le Vexin au IIe fêté le 1 1 net.
n ic ai se (l’abbé), chanoine de la Sainte-Chapelle de Dijon, né à Dijon en 1623, mort en 1701; voyagea en Italie pour étudier les aai’quités et les arts, et entretint pendant les 20 deru.ères années de sa vie un commerce de lettres très étendu avec les principaux savants de l’époque, Leibnitz, Huet, Bayle, etc. On n’a de lui que de courts écrits, consacrés pour la plupart à des points d’antiquité; sa correspondance est conservée manuscrite à la Bibliothèque du Roi, 5 vol. in-4. M. Cousin a imprimé sa Correspondance avec Leibnitz sur l’amour de Dieu dans la 3* édit, de ses Fragments philosophiaues
NICANDER . médecin grec du 1 «^siècle av. J.-C., de Colophon, ava il composé quantité d’ouv., tous perdus, sauf deux mauvais poèmes intitulés : Theriaca et Alexipharmaca ou contre-poisons (imprimés dans le Corpus poetarum grœcorum , Genève, 1806 et 18/4).
N1CANOR. Voy. démétrius et séleucus.
NICAHAGUA, ville de l'Amérique centrale, dans l’état de Nicaragua, à 192 kil. S. E. de Léon» sur le bord S. 0. du lac de Nicaragua; 13,000 hab. Osier dont on fait de la tabletterie et des meubles; rai ins exquis. — Il ne faut pas la confondre avec San-Juande-Nicaragua ou Greytown,\. et port du même état, sur le golfe du Mexique, à l’emb. du fl. San-Jnm
Nicaragua (Êtatde), un des Etats delà fédération de l’Amérique centrale, entre ceux de Honduras au N., de Costa-Rica au S., le Grand-Océan au S. O. et la mer des Antilles à l’E. ; 577 kil. du N. O. au 8. O. sur 289. Çh.-l., San-Léon de Nicaragua. Divi¬
sion^ districts, Léon,Réalejo, Subtiava, Matagalpa, Nicoya. Montagnes (les Andes), volcans. Climat très chaud, humide, fertile; cacao, indigo, coton, gomme carana , fruits exquis.ïndépend. depuis 1847.
Nicaragua (lac de), dans l’État de Nicaragua, est lié à la mer des Antilles par le (1. San-Juan, et au Grand Océan par un canal qui met ainsi celte mer et l’At'antique en communication (c’est un des cinq plans proposés pour couper l’isthme de Panama); longueur, 193 kil. sur 77.
NICAR1E ou NIKARIA, Icarie des anciens, Achikria en grec moderne, île de l’Archipel. Voy. icarie.
NICASTRO, Neocasirum , ville du roy. de Naples (Calabre Ultérieure 2e), à 24 kil. N. O. de Catanzaro; 10,000 hab. Evêché. Poterie, eaux thermales. Château où fut renfermé le fils de Frédéric II, roi de Naples. Presque détruite par un tremblement de ferre en 1638.
N1CATOR. Voy. démétrius et séleucus.
NICE, Nicæa des Romains, Nizza des Italiens, v. ^ de France, jadis capit. du comté de Nice, puis ch.-l. d’intendance sarde, auj. ch.-l. du dép. des Alpes maritimes, à 125 kil. E. N. E. de Toulon, à 160 k. O. de Gênes, sur la Méditerranée, à 4 kil. de l’embouchure duVar; 27 000 hab. Évêché, consulats divers. Port franc, mais très petit; superbe faubourg dit de la Croix de marbre ; terrasse magnifique le long de la mer. Air pur et salubre qui en ; fait rechercher le séjour aux malades. Commerce de soie, huile, anchois, liqueurs, etc. Carie Vanloo et Cassini naquirent à Nice. — Cette ville fut fondée par les Massiliens, qui, dit-on, la nommèrent Nicée (du grec nikê> victoire) en mémoire d’une victoire qu’ils avaient remportée sur les Liguriens. Ils la cédèrent aux Romains dès avant le temps de César, et ces derniers en firent un arsenal maritime. Sous Auguste, l’arsenal ayant été transporté à Fréjus, Nice perdit de son importance et commença à se dépeupler; elle se releva au vin® siècle ; au xne, elle devint la capitale du comté de son nom. En 1388, elle se donna à Amédée VII, duc de Savoie; ce prince et ses successeursl’agrandirentet l’embellirent. Siège d’un congrès entre Charles-Quint, Paul III et François I, en 1538; prise par Catinat en 1691 et par Berwick en 1706; réunie à la France en 1 792 et ch.-l. du dép. des Alpes maritimes; restituée aux États sardes en 1814, elle a été recouvrée par la France en 1860.
nice (intend. de,)anc. prov. des Etats sardes, entre celle de Coni au N., le duché de Gênes à l’E., la Méditerranée et la principauté de Monaco au S., et le Var qui la sépare de la France à 10. : 80 kil. sur 60; 250,000 hab. Ch.-l., Nice. Division, 3 arr. (Nice, Oneille et San-Remo). Climat délicieux; sol presque toujours couvert de verdure ; oliviers, orangers, citronniers, lauriers, grenadiers, etc.
NICE DE LA PAILLE. Voy. NIZZA.
NICÉE, Nicœa , auj. Isnik, ville de Bithynie, sur le lac Ascanius (lac d Isnik), fut nommée d’abord Antigonie par Antigone, son fondateur, et agrandie ensuite par Lysimaque , qui l’appela Nicée du ]nom de sa femme Nicée. Elle donna le jour à l’astronome Hipparque et à l’historien Dion Cassius. Elle est surtout célèbre par un concile œcuménique (le second de tous), qui s’y tint sous l’empereur Constantin en 325. On y dressa le fameux symbole des apôtres, dit Symbole de Nicée, et on y condamna Arius. Le même concile détermina le jour où la Pâque devrait être célébrée. En 787, un second concile œcuménique (le huitième de tous), fut convoqué à Nicée sous l’impératrice Irène et. son fils Constantin V ; les Iconoclastes y furent anathématisés. On connaît sous le nom de faux concile de Nicée le concile réuni dans cette ville sous l’emp. Constance. Prise en 1076 par Soliman, et capit. de la sultanie de Konieli. Occupée en 1097 par les Croisés, et donnée en 1204 à Louis de Blois avec le ti-
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tre de duché de Nicée ou de Bilhynie ; mais ce duché était à conquérir; il était alcrrs possédé par Théodore Lascaris I, qui sut s’y maintenir, l’agrandit de la Lydie, d’une partie de la Phrygie et des côtes de l’archipel jusqu’à Ephèse. En 1206, Lascaris forma de toutes ces conquêtes X empire dit de Nicée, etse fit couronner empereur. Michel Paléologue réunit l’empire de Nicée à l’empire de Constantinople (1261). 11 avait eu pour souverains : Théodore Lascaris I (1206- 1222), Jean Ducas Yatace (1222-55), Théodore Lascaris II (1255-591, Jean Lascaris (1259-60), Michel Paléologue (1260). Les Turcs s’emparèrent de Nicée en 1333 ( Voy . isnik). — Il y avait encore plusieurs autres Nicée, notamment une ville sur l’Hydaspe (Inde), fondée par Alexandre en mémoire de sa victoire sur Porus, et la ville actuelle de Nice, dans la prov. romaine dite des Alpes maritimes.
NICEPHORE I, dit le Logothète, empereur d’Orient, né en Séleucie, était grand-logothète (c.-à-d. grand-trésorier) lorsqu’il prit la pourpre en 802; il relégua l’impératrice Irène à Lesbos, fit crever les yeux à son compétiteur Bardane, conclut avec Charlemagne un traité pour régler les limites des deux empires, favorisa les Manichéens et les Iconoclastes, et se montra fort avide dans l’administration intérieure. En 811, ayant marché contre les Bulgares, il fut surpris et tué dans sa tente par les ennemis. Staurace, son fils, périt peu après.
nicéphore il, dit Phocas , empereur d’Orient, né en 912, fils du patrice Bardas, fut élevé dans les camps, se distingua par ses qualités militaires; fut nommé généralissime des troupes pendant la minorité des fils de Romain II et se fit proclamer césar en 963. Il reprit aux Sarrasins la Cilicie, la Syrie, Chypre, mais il mécontenta ses sujets par de nouveaux impôts. Zimiscès, un de ses généraux, amant de sa femme Théophano , le tua en 969 et se fit couronner.
NICéphore in, dit Tioioniaie , empr. d’Orient, général de l’armée d’Asie sous Michel Ducas , parvint au trône en 1078, lors de l’abdication forcée de ce prince, tandis que Nicéphore Bryenne ( Voy. bryenne) était proclamé en lllyrie; il envoya contre ce compétiteur Alexis Comnène, qui s’empara de Bryenne et lui fit crever les yeux. Nicéphore résolut ensuite de faire périr Comnène lui-même, mais Comnène, instruit à temps, se fit proclamer empereur (1081). Nicéphore alla .finir ses jours dans un cloître.
nicéphore (saint), patriarche de Constantinople en 806, défendit le culte des images contre l’empereur Léon l’Arménien, fut exilé et mourut en 828. On a de lui un Breviarium historicum qui se trouve dans la collection des Byzantins. On l’h. le 13 mars.
nicéphore blemmidas, abbé du couvent du mont Athos, y établit une belle école, composa lui-même beaucoup d’ouvrages, et refusa en 1256 le patriarchat de Constantinople.
nicéphore calliste, moine et historien grec, mort vers 1350, a laissé, entre autres ouvrages, une Histoire ecclésiastique en 23 livres, qui va jusqu’à l’an 610 et qui a été publiée par Fronton du Duc, Paris, 1630, 2 vol. in-fol., avec trad. lat. de Lange.
NICÉPHORE BRYENNE, NICÉPHORE GRÉGORAS. Voy. BRYENNE, GRÉGORAS.
N1CÊPHOR1UM, auj. Racca , ville de Mésopotamie (Osroène), au confluent de l’Euphrate et du Billicha (auj. Belès) , s’est nommée successivement Callinicum, Constanlinopolis , Léontopolis.
NICEPHOR1US ou CHABORAS, fleuve d’Asie, auj. le KHABOUR.
NICER, fleuve de Germanie, auj. le neckar.
NICERON (J .-Pierre), Barnabite, né en 1685 à Paris, mort en 1738, professa les humanités et la rhétorique dans divers collèges de province, puis vint se fixer à Paris et se livra tout entier à l’histoire littéraire. On lui doit, entre autres ouvrages, Mémoires pour servir à f histoire des hommes illustres
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de la république des lettres , Paris, 1727-46, 43 vol. in-12, un des plus utiles recueils que puissent exploiter les biographes.
NI CET AS ACOMINATUS CHOMATES, de Chone en Phrygie, remplit divers emplois à la cour de Constantinople, se retira à Nicée en 1204, et y mourut en 1 2 1 6. Il a laissé entre autres écrits des Annales en 21 liv., qui vont de la mort d’Alexis Comnène à celle de Baudouin, 'et qui ont été publiées avec version latine par Jérôme Wolf, Baie, 1557, in-fol. On les trouve aussi dans la Byzantine. Le président Cousin en a donné une trad. française.
nicëtas eugenianüs, écrivain du xir* siècle, n'est connu que par le roman en vers qui porte pour titre Amours de Dorylas et Chariclée, publié par M. Boissonade, Paris, 1819, 2 vol. in-12.
N1CHAPOUR, ville d’Iran (Khoraçan), à 90 kii. S. de Mesched; 15,000 hab. Jadis très grande. Riches mines de turquoises, à 60 kil. versl’O. — Fondée par Sapor I (Chahpour) sur l’emplacement d’une ville ruinée par Alexandre. Prise et ravagée au xi* siècle par les Tartares; depuis ce temps, elle ne s’es-t pas relevée.
NICHOLSON (William), bibliographe anglais, né à Plumland (Cumberland) en 1655, visita les principales bibliothèques de l’Allemagne, fut successivement évêque de Carlisle, archevêque de Londonderry, et venait d’être nommé archevêque de Cashell, lorsqu’il mourut en 1727. On lui doit la Bibliographie historique de l' Angleterre, 1690-91 ; de l'Ecosse, 1702; de l'Irlande , 1724 (réunies en 1 vol. in-4, 1776); Leges Marchiarum, Londres, 1705 et 1747, in-8 ; Dissertalio de jure feudali veterum Saxonum (dans les Leges anglo-saxonicœ, de Wilkins), Londres, 1821.
nicholson (William), savant anglais, né à Londres en 1753, mort en cette ville en 1815, quitta la carrière du commerce pour les sciences, et dirigea avec succès une école à Londres, en 1775. Il acquit un grand renom comme physicien et comme chimiste, fut un des premiers à reconnaître l’aôtion. chimique de la pile, inventa un aréomètre qui porte son nom ; mais il fut obligé pour faire ses expériences de contracter des dettes qui dérangèrent sa fortune et qui le conduisirent en prison. Il rédigea un Journal de philosophie naturelle , de chimie et des arts , dit souvent Journal de Nicholson , Londres , 1797-1800, 5 vol. în-4. Il traduisit en anglais les Éléments de chimie de Fourcroy,ceuxdeChaptal, etc., et composa plusieurs ouvrages originaux.
NICHOLSON (port-), établissement récemment fondé par les Anglais dans la Nouvelle-Zélande, et leur colonie centrale dans ce pays.
NICIAS, général athénien, prit aux Spartiates l’île de Cythère en 425 av. J.-C. et de là fit des incursions en Laconie ; contribua puissamment à la trêve de 50 ans qui, en 421, suspendit la guerre du Péloponèse, et qui est connue sous le nom de paix de Nicias; fut un des trois généraux chargés en 415 de l’expédition de Sioile, eut part aux succès et aux revers de cette expédition, et finit par capituler avec Démosthène, son collègue, en stipulant qu’il aurait la vie sauve. Il n’en fut pas moins tué par les Siciliens, 413 ay. J. C. Plutarque a écrit sa Vie.
nicias, peintre athénien, florissait vers 332 av. J.-C.; on admirait comme ses chefs-d’œuvre ; un Alexandre , une Pythonisse , et un Hyacinthe. Il avait inventé un procédé d’encaustique qui rendait les couleurs plus brillantes et plus durables.
N1CLASB0URG, v. de Bohême. Voy. niklasberg.
NICOBAR (îles), groupe d’îles du golfe de Bengale, entre 92° 30’ et 94° long. E., 6° 40’ et 9° 15’ lat. N., dont 7 grandes (Nicobar, petite Nicobar, Camorta, Terressa, Katchall, Naneowry, Kar-Nicobar). Bois, sources, mouillages commodes. Air malsain. Canne à sucre, arbre à pain, tek, sassafras; cro-