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NON (le cap), en Afrique. Yoy. noün.
NONA, Ænona , ville des États autrichiens (Dalmatie), à 17 kil. N. O. de Zara; 600 hab. Evêché. Port. Jadis très importante.
NONACR1S, ville d’Arcadie, près du mont Cyllène, ainsi nommée d'une fille de Lycaon. Patrie d Ëvandre et d’Atalante ( Nonacrius héros et Nonacria virgo
NONANCOURT, ch.-l. de cant. (Eure), à 28 kil. S. d’Évreux; 1,350 hab. Filatures, cartes, etc.
NONCES, Nuntii, ambassadeurs du pape près des cours étrangères , différents des légats ( V. légats) , sont chargés de représenter le St-Siége auprès des différentes puissances et de veiller aux intérêts de la religion. Ceux qui sont revêtus seulement d’un titre provisoire s’appellent internonces. En France, les nonces n’exercent pas de juridiction. — On donnait aussi le nom de nonces aux députés de la noblesse polonaise dans les diètes. 11 y avait deux nonces par chaque palatinat; on les nommait dans des dièlines ou petites diètes. Les premiers nonces parurent à la diète de Korczyn en 1404. Cet usage fut régularisé et passa en loi en 1468 sous Casimir IV.
NON-CONFORMISTES, nom donné en Angleterre aux différentes sectes protestantes qui ne professent pas la religion anglicane, surtout aux Puritains. Ils prirent naissance vers 1566, sous Elisabeth, lorsque l’archevêque de Cantorbéry Matthieu Parker voulut forcer les ecclésiastiques à porter un costume particulier. On les nomma aussi dissenlers.
NONIUS MARCELLUS, grammairien et philosophe péripatéticien, deTibur, vivait au me siècle. 11 a laissé un traité De proprietaie sermonum (Paris, 1614), précieux par quelques fragments d’auteurs anciens qui s’y trouvent conservés.
NONN1US , en espagnol Nunez. Yoy. pincianüs.
NONNOTTE (l’abbé) , jésuite, né à Besançon en 1711, mort en 1793, entreprit de défendre la religion contre les attaques de Voltaire, et s’attira par là les sarcasmes du philosophe. Il prêcha successivement à Paris, à Versailles et à Turin. Après la suppression de son ordre, il se fixa à Besançon. On a de lui: les Erreurs de Voltaire , Avignon, 1762, Dictionnaire philosophique de la religion , en réponse aux objections des incrédules Avignon, 1772; les Philosophes des trois premiers siècles de l'Église , Paris, 1789.
NONNUS, poète grec , né à Panopolis en Egypte vers 410 de J.-C. est l’auteur des Dionysiaques , poème épique en 48 chants , qui roule sur l’histoire de Bacchus. Ce poème réunit à un vrai mérite poétique une érudition mythologique immense, mais sa longueur en rend la lecture très fatigante. Les Dionysiaques ont été publiées par Falkenberg, à Anvers. 1569, gr. in-8, et par Græfe , 1819 et 1826 , Leipsick, 2 vol. in-8, et traduites en français par Boitel, Paris, 1625, in-8, et par le comte de Marcellus, avec introd. et notes, 1856, gr. in-8. On attribue à Nonnus une Paraphrase en vers de V Evangi/ede S. Jean ; ce qui a faitsupposerque, païen d’abord, il aur. plus tard été baptisé; maisprobabl. cet ouvr. n’est pas de lui.
NONTRON, ch.-l. d’arr. (Dordogne), sur le Bar.diat, à 40 kil. N. de Périgueux; 3;573 hab. Coutellerie, tanneries, minéraux, marne , etc. Jadis baronnie. — L’arr. de Nontron a 8 cantons (Bussières-Badil , Champagnac-de-Belair, Jumilhac-le- Grand , Mareuil-le-Jeune , la Nouaille, Saint-Pardoux-la-Rivière, Thiviers, plus Nontron), 80 communes et 83,664 hab.
NONZA , ch.-l. de cant. (Corse), à 13 kil. N. 0. de Bastia ; 1,000 hab.
NOODT (Gérard), jurisconsulte et publiciste hollandais, né à Nimègue en 1647, mort en 1725, fut nommé professeur de droit dans sa ville natale en 1671, puis à Franeker, 1679, à Utrecht, 1684, et à ^eyde, 1686. On lui doit un grand nombre (l’ouvra-