NOYA — 1288 — NOYE
NOUR-DJIHAN, femme de l’empereur mogol Géangir, était ûlle d’un officier tartare qui de grade en grade était arrivé au rang de grand-trésorier d'Akbar. Nommée sultane en 1611, Nour-Djihan jouit du plus grand ascendant sur son époux, mais n’en usa que pour le bien général; après la mort de Géangir, elle fut reléguée dans le palais de Lahore, où elle mourut à 60 ans en 1646. Son tombeau est un des plus beaux édifices de Lahore. On attribue à Nour-Djihan la découverte de l’essence de roses.
NOUR-EDDYN-MAHMOUD (Mélik-el-Adel), dit y oradin par les Européens, sultan de Syrie et d’Egypte , fils aîné d’Omad-Eddyn-Zenghi (dit Saniuin), monta sur le trône dAlep en 1 1 46, tandis que Séif-Eddyn-Ghazy, son frère, prenait le sceptre à Mossoul, s'unit à lui contre les guerriers de la seconde croisade, les vainquit, étendit ses états jusqu’à la Mésopotamie , conquit plusieurs provinces en Syrie, tantôt aux dépens de son frère, tantôt aux dépens des Chrétiens, qui le regardaient comme leur plus redoutable ennemi et le plus puissant monarque musulman. 11 mourut à Damas en 1173 à 5F, ans. Aux qualités du guerrier Nour- Eddyn joignait toutes les vertus d’un grand prince : il aimait les sciences, il fonda des villes, des collèges, des hôpitaux, des earavansérais, des mosquées. On lui fait honneur de l’invention de la poste aux pigeons, qui probablement était connue en Orient avant lui.
NOUREDYN-AL'. Voif. MAMELOUKS.
NOUR RIT (Louis), chanteur de l’Opéra, né à Mont pellier en 1780, morten 1832, fut admisau Conserva toire en 1 802, y reçut des leçons de Garat et débuta à l’Opéra en 1806 dans le rôle de Renaud. 11 devint premier ténor en 1812 et se retira en 1826. Ses princi¬
paux rôles étaient ceux à' Orphée, d'Aladin, de Haren dans la Caravane , de Colin dans le Devin du Village.
nourrit (Adolphe), fils du précéd.,né en 1802, mort en 1839; débuta en 1821, et succéda à son père en 1827. Héritier de sa belle voix et de son talent pour le chant, il lui était supérieur pour le jeu et la déclamation lyrique. 11 créa les rôles d'Arnold (de Guillaume- Tell)" de Néoclcs (Siège de Corinthe), de Raoul (Hu guenots),de Robert (R.-le-Diable). En 1837 il se retira de la scène française dans tout l'éclat de son talent, i l’arrivée de Duprez, et s'engagea à Naples. 11 y conçut un vif chagrin de l’empêchement mis par le roi à la représentation de Polyeucte, composé pour lui par Donizetti; une maladie de foie contractée dès sa sortie de rOpéro j'accrutau point de troublersaraisonet.de mettre fin à ses jours. Ses rentes fur. ramenésà Paris, où un monument lui fut élevé par souscription.
N LMJ1 h A (baie Ue^, i\Out kn-tyound de* Anglais, sur la côte N. O. de Pile Quadra-et-Vanccuver , par 128° long. O., 49° 33’ lat. N. Comptoir anglais, fondé en 1786. Commerce de pelleteries. La possession de cette baie donna lieu, en 1789, à des différends entre l’Angleterre et l’Espagne. Visitée par Cook en 1778.
NOUVEAU ou NOUVELLE. Pour les mots commençant ainsi, cherchez au mot qui suit cet adjectif.
NOUVION-EN-PORCIEN, ch.-l. de cant. (Ardennes), à 1 1 kil. N. E. de Réihel ; 1,100 hab.
NOU vion-en-thiérache (le), ch.-l. de cant. (Aisne), à 21 kil. N. O. de Vervins; 3,068 hab. Lainages, cotonnades; fil pour dentelles; calicots, percales gazes, mousselines; boissellerie, etc.
NOVAL1S (Frédéric de hardenberg”, plus connu sous le nom de), auteur allemand, naquit en 1772 a Weissenfels le té de Mansfeld, en Saxe), il av. étudié avec succès la jurisprudence, les mathématiques les sciences naturelles et la philosophie, mais surtout la poésie. Possesseur d une grande fortune lié avec h* coryphées de l’Allemagne, il donnait db fnwv espéranresa 1 école romantique, quand il fut enlevé par une mort prématurée, en 1801 Ses OFuv
impr. à Berlin, 1816,2 v. in-8, renferment un écueil
d’IIymncs à la Nuit, un roman intitulé les Disciples de Zaïs, et un autre inachevé : Henri d'Ofterdingen.
NOVARAIS, Novarese, ancien pays d’Italie, dans le Milanais sarde, était divisé en Haut et Bas; il forme auj. les intendances de Pallanza et de Novare.
NOVARE, Norana des anciens, Novara en italien, ville des États sardes, ch.-l. d'intendance, entre l’Agogna et la Mora , à 90 k. N. E. de Turin, et à 45 k. O. de Milan ; 15,000 h. Évêché, citadelle, quelques beaux édifices; toiles de lin, étoffes de soie, etc. — Jadis ch.-l. du dép. de l’Agogna. Cette ville avait été cédée à la Savoie avec le reste du Milanais sarde par le traité devienne de 1736. Les troupes de Louis XIL comm. par La Trémoille, y furent battues par les Suisses en 1513. Ch.-Albert, roi de Sardaigne, y perdit le23 mars 1849 une bat. décisive contre les Autrich., comm . par Radetzky. — L’intend. a 6 prov. : Domo d’Ossola, Pallanza, Val-di-Sesia, Novare, Lomelline, Verceil.
NOVAT, Novatus , hérésiarque du m* siècle, était un diacre de l'église de Carthage; il soutenait que les chrétiens que la cruauté des persécutions ferait tomber dans l’idolâtrie devaient être néanmoins admis à la communion sans avoir subi l'épreuve de la pénitence ; il fut cité par saint Cyprien devant un synode (249), et s’enfuit à Rome en 251. Là il s’unit à Novatien, bien que le3 principes de ce dernier fussent tout à fait contraires aux siens, et renouvela avec lui l’hérésie des Montanistes.
NOVATIEN , premier anti-pape. Jaloux de l’élévation au pontificat de saint Corneille, qui avait été prêtre de l'Église romaine ainsi que lui, il chercha à le supplanter. Il affecta un zèle extrême, prétendit que l’Eglise n’avait pas le pouvoir d’absoudre ceux qui s’étaient laissé entraîner à sacrifier aux dieux ; trois évêques, imbus de celte doctrine, le proclamèrent évêque de Rome (261); saint Cyprien rejeta cette élection, et 2 conciles (à Carthage et à Antioche) se prononcèrent dans le même sens.
NOVELDA, ville d’Espagne (Valence), à 22 kil. O. d’Alicante; 7,400 hab. Eau-de-vie; nougat.
NOVELLARA, ville du duché de Modène, à 27 kil. N. O. de Modène; 4,100 hab. Fiiature de soie, tanneries. Jadis titre d’une principauté qui fut annexée en 1767 au duché de Modène.
NOVEMPOPULAN1E, Novempopulania, dite aussi Aquitaine 3«, depuis Guyenne, province du diocèse de Gaule, ainsi nommée des neuf peuples principaux qu elle contenait, était bornée au N. par l’Aquitaine 2e, à l’E. par la Narbonaise, au S. par l'Hispanie, à 10. par l’Océan. Les neuf peuples se nommaient Tarbelli, Boii, Vasates, Ausci, Elusaies , Osquidates, Bigerrones, Convenœ et Consorrani. Elimberris ou Ausci (auj. Auchj était la ville principale de la province.
NO VENTA, ville du roy. Lombard-Vénitien, près delà Brenta, à 27 kil. S. O. de Vicence; 4,000 hab.
NO V ERRÉ (J. -George) , célèbre danseur, né à Paris en 1727, morten 1-807, débuta de bonne heure à Fontainebleau, obtint de grands succès à Berlin, revint à Paris en 1749; il entreprit de réformer ou plutôt de créer l’art des ballets; mais, malgré les plus puissantes protections, il ne put triompher immédiatement de la routine et des jalousies. Il quitta 1 Opéra pour le théâtre de Lyon, y donna plusieurs ballets d un genre tout nouveau, et consigna ses principes dans ses Lettres sur la danse (lr* édition, 1767, 2e, 1807, 2 vol. in-8). Il fut ensuite appelé successivement en Wurtemberg, à Vienne, à Milan, et fut enfin fixé à Paris par Marie-Anloinette, avec le titre de maître des ballets en chef à l’Opéra. Il était l'ordonnateur de toutes les fêtes du Petit-Trianon. Noverre a donné un grand nombre de ballets qui presque tous eurent du succès, entre autres ; la Toilette de Vénus , le Jugement de Pdris , Psyché r, Iphigénie en Tauride, les Noces de Thélis, etc. NOYES, bourg du dép. des Bouches-du-Rhone.
iNOVO
près de la Durance, à 31 kil. N. É. d’Arles; 1,100 hab. Filatures de soie, etc.; fortes murailles flanquées de tours. Patrie de la belle Laure de Noves, Immortalisée par Pétrarque ( Voy . laure).
NOVESIUM, nom latin de nuyts.
NOVGOROD. Voy. novogorod.
NOV1, ville des Etats sardes (Gênes), à 40 kil. N. le Gênes ; 5,500 hab. Citadelle. Filature de soie ; commerce de transit. Séjour de beaucoup de Génois en été. 11 s’y livra un combat acharné entre les Français et les Russes, le 15 août 1799. Joubert y fut tué au commencement de l’action. — L’intendance de Novi a 50 kil. sur 10 et 60,000 hab.
novi-bazar, lénibazar en turc, ville de Bosnie, ch.-l. de livah, sur laGradiska, à 210 kil. S. O. de Bosna-Seraï 8,000 hab. Evêché catholique. Château-fort. Bains thermaux aux environs.
NOVIODUNUM, nom do diverses villes de Gaule, notamment Nevirnum (Nevers) et SuessUnes (Soissons). Voy. aussi noeodunum.
NOVHJMAGUS, nom commun à diverses villes de }a Gaule, entre autres : Lisieux , dite aussi Lexovii ; Spire , ch.-l. des Nemetes ; Castelnau de Mèdoc ou Castillon en Aquitaine; Nimègue dans la Germanique 2*; Noyon, chez les Veromandui; Nyon ou Nyons (en Suisse), jadis dans la Gaule narbonaise, ahez les Tricastini.
NOVION, ville de France. Voy. nouvion.
NOVOGOROD, c.-à-d. ville neuve, nom commun à trois villes de la Russie d’Europe :
NOVOGOROD -VÉLIKI OU NOVOGOROD-LA -GRANDE , ch.-l. du gouv. de Novogorod, sur la Volkhova, à 193 kil. S. E. de Saint-Pétersbourg; 10,000 hab.; archevêché, beau port, cathédrale de Sainte-Sophie, palais de l’Archevêché. Consistoire, tribunaux; palais impérial ; industrie et commerce chétifs. — Cette ville est une des plus anciennes et des plus illustres de la Russie; elle fut fondée au v* siècle par les Slaves et se gouverna longtemps en république, tour à tour indépendante et tributaire des Varègues et des Russes. Rurik l’agrandit et en fit la capitale de ses états (862); mais son ûls Igor l’abandonna pour Kiev (879). Bien que considérée comme dépendante des czars et souvent donnée en apanage à l’un de leurs fils, Novogorod se rendit alors réellement libre. Elle étendit sa domination depuis la Livonie à 10. jusqu’aux frontières de la Sibérie à l’E., et par son commerce devint la première des villes hanséatiques : elle comptait alors près de 400,000 hab. Enfin, après deux guerres acharnées (1471 et 1477), le grand-duc de Russie Iwan 111 soumit pour toujours Novogorod. Une dernière révolte ( 1569-78) amena le siège et l’incendie de la ville, qui fut presque entièrement détruite ; les Suédois la prirent ejisuite et la pillèrent en 1611; la fondation de Saint-Pétersbourg acheva sa ruine. — Le gouvernement de Novogorod a pour bornes ceux d Oîonetz au N., de Tver et de Pskov au S., de Saint-Pétersbourg à l’O., etc. : 600 kil. sur 295; 1,000,000 d’hab. Beaucoup de lacs. Le Volga y naît. Sol fertile au S., fer, gypse, chaux. Peu d’industrie. Commerce de bois de construction, planches, chaux, fourrages, etc.
novogorod (nijnéi-), c.-à-d. Novogorod la petite , par corruption Nijéyorod et Nijnéi, ch.-l. du gouvernement de Nijnéi-Novogorod, au confluent du Volga et de l’Oka, à 414 kil. E. de Moscou, à 1,200 kil. S. E. de Saint-Pétersbourg ; 30,000 hab. Divisée en haute et basse : dans la lre est le fort ou Kreml. Deux cathédrales; vingt-six églises, dont beaucoup à coupoles dorées, hôtel du gouvernement, belle fontaine, bazar magnifique, corderie, brasseries, distilleries; commerce de blé. Très grande foire, une des principales de l’Europe et qui attire 100,000 individus et plus (jadis elle se tenait à Makariev ). — Nijnéi-Novogorod doit sa fondation à Iourié III (1227); les ducs de Souzdal l’eurent pour résidence
NUB1
avant Moscou. Les Tartares la brûlèrent en 1317 et 1378. — Le gouv. de Nijnéi-Novogorod, situé entre ceux de Kostroma et de Viatka au N. et au N. E rte Kazan et Simbirsk à l’E., de Penza et de TamboV au S., de Vladimir à 1 O., a 360 kil. sur 225 et 1 400 000 hab., dont beaucoup de Mordouans, Tchou vaches lcheremisses, etc. Industrie assez active, toile etc Climat tempéré et sain, sol assez fertile. Grand commerce, facilité par 3 riv. (Volga, Oka, Soura\
NOVOGOROD-SEVERSKOÏ OU SIATVERSKOÏ (c.-à-d. No vogorod la Sévérienne), ainsi nommée de sa situation dans 1 ancienne Sévérie, ch.-l. de district du gouv de Tchernigov, sur la droite de la Desna, à 135 kil*
U E’ de uJchernig°v ; 8,000 hab. Commerce de chanvre, blé, chaux; beaucoup de fours.— Jadis capit d un apanage des princes de Kiev (1044-1523). Souvent prise par les Tartares, les Lithuaniens et les Polonais, à qui le traité de Déoulma i assura (1618).
NOVOGRODEK, v. de Lithuanie (Grodno), à 125 k. S. O. de Minsk ; 1 ,200 h. Ane. ch.-l. de Dalatinat.
NüWAIRl (Chehab-Eddyn- Ahmed), historien et jurisconsulte arabe, né vers 1331, a laissé une espèce d’encyclopédie historique, intitulée Nihayat alarab fifonoun aladab (c.-à-d. tout ce qu’on peut désirer de savoir concernant les différentes branches des belles-lettres), divisé en 5 liv. et formant 10 vol.; il s’en trouve un exemplaire complet à la bibliothèque de l’université de Leyde ; la partie relative à ki Sicile a été publiée en arabe et en latin, par Rosario dans sa Collezione di cose Arabo-Siciliane (Palerme, 1790), en français par M. Caussin, Paris, an x, à la suite du Voyage en Sicile de Riedesel.
NOYADES DE NANTES. Voy. carrjer etNANTES.
NOYAL-PONT1 VY, bourg du dép. du Morbihan, à 7 kil. E. de Pontivy; 7,803 hab. Neuf foires.
NOYAL-suR-viLAiNE,bourgdu dép. d’Ille-et-Vilaine, à 10 kil. E. de Rennes; 3,004 hab. Toiles.
NOYANT, ch.-l. de cant. (Maine-et-Loire), à 17 kil. S. E. de Baugé ; 1,100 hab.
NOYERS, ch.-l. de cant. (Yonne), sur le Serein, à 17 kil. S. de Tonnerre; 1,900 hab. Serges, toiles de ménage; fabriques de chandelles. — Jadis place forte et titre d’une seigneurie qui appartint au prince de Condé, puis à la maison de Luynes.
noyers, ch.-l. de cant. (Basses-Alpes), à 9 kil. O. de Sisteron; 1,100 hab.
NOYON, Noviomagus Veromanduorum, ch.-l. de cant. (Oise), à 22 kil. N. E. de Compiègne; 5,945 hab. Filatures de coton ; toiles , couperose , etc. Commerce. Patrie de Calvin et du sculpteur Sarazin, du ministre Tondu-Lebrun,etc.Bellecathédr. goth. — Ane. évêché, créé dès 53 1 (i’év. était sous Phu.- Auguste un des 12 pairs). Elle fut quelque temps capitale de l’empire de Charlemagne. Hugues Capet y fut élu roi en 987. Un traité d’alliance y fut conclu en 1 5 1 6 entre François I et Charles-Quint.
NOYONNA1S, petit pays de France, dans la Picardie orient., mais annexé au grand gouv. de l’Ilede-France. Ch.-l., Noyon. Auj. compris dans le N. E. du dép. de l’Oise.
NOZAY, ch.-l. dec. (Loire-Inf.),a24 kil. S. O. de Châteaubriant ; 2,000 h. École agricoleà Grandjouan.
NOZEROl, ch.-l. de cant. (Jura), près de l’Ain, a 26 kil. S. E. de Poligny; 800 hab. Tanneries, souliers. Patrie de Gilbert Cousin, secrétaire d’Erasme.
NUBES, peuple d’Ethiopie, le même sans doute que les Nobates des anciens et les Nubiens modernes, habitait, 1° aux environs de la Thébaïde; 2° sur le golfe Avalite, et semble même avoitf été' soumis aux Avalites. Voy. nobates.
NUBIE, partie septent. de V Ethiopie des anciens, contrée d’Afrique, entre l’Égypte et l’Abyssinie, par 25°-37° long. E., 10°-25° lat. N.; environ 1,540 kil. (du S. au N.) sur 576; 2,000,000 d’hab. Le Nil arrose cette contrée. Nulle capitale réelle. Division: 1° contrée orientale qui ne comprend que dévastes