‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 811 sur 1261 · PARA — 1333 — PALA · texte numérisé non relu

PARA — 1333 — PALA

pouvoir et en dignité, soit parce qu’ils étaient considérés comme les égaux du roi. On fait remonter l’origine de la pairie à Hugues-Capet et avec plus de certitude à Louis-le-Jeune ; c’est à tort qu’on en attribue quelquefois l’institution à Charlemagne. Philippe-Auguste fixa le nombre des pairs à 12, dont 6 séculiers (les ducs de Normandie, de Bourgogne, de Guyenne, les comtes de Flandre, de Toulouse, de Champagne), et 6 ecclésiastiques (l’archevêque de Reims, les évêques de Laon, Langres, Beauvais, Châlons, Noyon). Plus tard, on en créa beaucoup d’autres et leur nombre devint illimité. — Les pairs furent institués pour assister le roi à son avènement, pour juger avec lui les affaires relatives aux fiefs, pour décider les différends des vassaux, pour donner des conseils dans les affaires importantes. Ils faisaient de droit partie du parlement (depuis 1420), et cette assemblée prenait le nom de Cour des pairs quand elle siégeait comme tribunal. Le 1er jugement des pairs est celui qu’ils rendirent en 1203 contre Jean-sans-Terre, roi d’Angleterre, qui était luimême pair de France comme duc de Normandie, La pairie, abolie en 1789 avec les parlements, fut rétablie en 1814 à la Restauration, et forma, avec la Chambre des députés, un corps législatif et politique; il y eut alors des pairs héréditaires et des pairs viagers. En 1831 , l’hérédité de la pairie fut abolie ; depuis cette époque, les pairs fur. nommés par te roi, à des cond itions que la loi déterminait. Legrand chancelier présidait leurs réunions. La chambre des pairs aété supprimée en février 1848. — L’Angleterrea aussi des pans {jpeers ); celte dignité est inhérente à la haute noblesse (ducs marquis, comtes, vicomtes et barons) et au haut clergé anglican, et est héréditaire Le souverain peutcependantcréer de nouveaux pairs. Les pairs anglais forment un corps politique que l 'on nomme la Chambre des lords ou la Chambre haute, par opposition à la Chambre des Communes

PAISIELLO (J.), célèbre compositeur, naquit à Tarente en 1741, étudia sous Durante, débuta dans la composition dramatique en 1763, reçut bientôt des offres brillantes de Londres, Vienne, St-Pétersbourg, et donna la préférence aux dernières. Après 9 ans de séjour en Russie, il résida successivement

Varsovie, à Vienne, à Rome, à Naples, à Paris (1801-4) et enfin se fixa à Naples, où il mourut en 1816. Ses opéras principaux sont : la Pupilla (le premier en date), il re Teodoro, la Molinara , Nina, il Barbiere di Siviglia, la Serra padrona, la Pazza per amore , la Fedra , Calorie in Ulica. On lui doit aussi beaucoup de musique d'église.

PAISLEY, ville d’Ecosse (Renfrew), à 12 101. S. O. de Glasgow, sur la White-Cart et le canal d’Ardrossan ; 50,000 hab. (4,300 en 1753) ; quelques édifices, église de l’Abbaye, nouvelle église, hôtel-de-ville; plus de 20 écoles publiques ; sociétés diverses. Mousselines, gazes, soie, linons, batistes, distilleries, fonderies, etc. — Cette ville occupe la place d’une ancienne station romaine; elle doit son origine à un prieuré de l’ordre de Cluny, qui y fut fondé en 1160, et qui en 1588 fut converti en seigneurie. Son importance manufacturière ne date que du dernier siècle.

PAIX. Pour les principaux traités de paix, Voy. le nom des lieux où ils ont été conclus.

PAIX (riv. de la). Voy. ounjigah.

PA J OU (Augustin), statuaire, né à Paris en 1730, mort en 1809, remporta le grand prix, passa douze ans à Rome, et par sa manière ferme et sûre mérita la qualification de restaurateur de l art. On admire ses statues de Descaries , Bossuet , Pascal , Turenne, Démosthènes , Psyché abandonnée de l’Amour; Pluton tenant Cerbère enchaîné, sou buste de Buff'on.

PAKANG, ville de l’Hindoustan (Népal), par 27° 5G’ lat. N., 85° 32’ long. E. Marché considérable, fréquenté par les Thibétains.

PAKENHAM, ville de l’Inde transgangétique (Siam;, sur le Melnam, à 8 kil. de son embouchure s'étend sur ses bords l’espace de 5 kil.

PALACIOS, c.-à-d. palais , nom commun à beaucoup de lieux en Espagne ; le principal est Palaciosde-Carnpos (Valladolid), à 8 kil. N. E. de Médinade-Rio-Seco; les Français, commandés par le maréchal Bessières , y battirent les Espagnols en 1808.

PALADIN, nom donné dans les vieux romans aux compagnons de Charlemagne, et par extension à tous les chevaliers errants. Ce nom semble être dérivé de palatin (comte du palais).

PALÆOCASTRO , nom de plusieurs endroits de l’État actuel de Grèce, entre autres d’un bourg de l’île de Négrepont, sur l’emplacement de l’ancienne Erétne. Voy. aussi policastro.

PALÆOCHORI, village de Grèce (Laconie), à 7 kil. E. de Misitra, sur i lri (Eurotas), occupe l’emplacement de l’ancienne Sparte ; — village de Roumélie. Voy. apollonie.

PALÆPOLIS, c.-à-d. vieille ville, ville de Campanie, sur la côte, près du lieu où fut depuis bâtie Néapolis, était d’origine grecque; en 328 av. J.-C., elle commença contre les Romains une guerre qui fut le prélude de la 2e guerre samnite ; elle fut prise en 326 et depuis ne put secouer le joug.

PALAFOX (Jean de), prélat espagnol, né en 1600, dans le roy. d’Aragon, mort en 1659, fut évêque d’Angelopolis en Amérique, puis d’Osma, mit tous ses soins, dans la première de ces places, à rendre moins dure la condition des Indiens, mais fut obligé, à la suite de démêlés fort vifs avec les Jésuites, de revenir en Espagne. On a de lui une Histoire de la complète de lu Chine par les Turtares, traduite en français par Collé, Paris, 1678, in-8, et une Histoire du siège de Fonlarabie en l628,Madr 1629, etc. — (Don José). Voy. le Supplément.

PÂLAIS (le) , v. et port de Belle-île-en-Mer (Morbihan). au N. ; 3,646 h. Prise par les Angl. en 1762.

palais (le) , b. de la Loire-lnfér. , canton de Vallet, à 20k. S. E. de Nantes. Patrie d'Abailard.

PALAISEAU, Palatiolum , ch.-l. de cant. (Seineet-Oise), sur l’Yvette, à 13 kil. S. E. de Versailles; 1,650 hab. Commerce de foin. — Jadis marquisat.

PALAMAS (Grégoire) , archev. grec de Thessalonique au xiv* siècle, eut de vives discussions théologiques avec Barlaam, et le fit condamner dans deux conciles, en 1342 et 1347. Il eut aussi des disputes avec Nicéphore Grégoras.

PALAMÈDE, fils de Nauplius, roi d’Eubée, inventa, dit-on, les poids, les mesures, le jeu d'échecs, les 4 lettres £, 0, cp, et diverses manœuvres militaires. 11 déjoua la ruse d’Ulysse, qui feignait la folie pour ne pas aller à Troie; celui-ci, pour se venger, l’accusa faussement d’intelligences coupables avec les Troyens, et le fit condamner et lapider.

PA LAOS, archip. du Grand-Océan. Voy. pelew.

PALAOUAN ou PARAGOA, une des îles Philippines, entre 8° et 12° lat. N., 1 15° et 118° long. E.; 450 kil. sur 60 (c’est une des plus grandes de l’archipel). Très peu connue. Elle est habitée à l’intérieur par des peuplades indépendantes. Les Espagnols n’y ont qu’un petit fort dit Tay-tay, au N. E.

PALAPRAT (J. de bigot), poete comique né a Toulouse en 1650, mort en 1721, fut capitoulde Toulouse (1675), chef du consistoire (1684) secrétaire du duc de Vendôme. Il est connu surtout par l’étroite amitié qui l’unit à Brueys, et parles pi ces qu’ils composèrent en commun: l'Avocat patelin, le Secret révélé , le Sot, le Grondeur , le Muet, le Concert ridicule. Il fitseul Hercule et Omphale , etc. Palaprat a donné une éd. de ses œuvres, Paris, 1 7 1 1 , in- 12, et I on a publié le recueil de Brueys et Palaprat , Par., 5 v. in-12. La liaison de ces deux auteurs a fourn à M ’ Etienne le sujet d’une comédie intéressante Brueys et Palaprat, jouée au Théâtre-Français

PALA

PALA

PALATCHA, l’ancienne Milet, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), sur le Buïuk-Meinder, à 13 kil. de son embouchure. Ruines nombreuses.

PALATIN (mont), Palatinus mons , une des sept collines principales de Rome, était très près du Tibre, à l’E. de ce fleuve , et à l’O. des monts Aventin, Esquilin, Viminal, Quirinal. C’est sur le Palatin que fut bâti la Pallantée d’Evandre , et que fut construite la ville naissante de Romulus. Palatin semble venir de Pales . Ce mot, à son tour, a formé palatium.

PALATIN (comte), grand officier chargé, dans les premiers temps de l’emp. d’Allemagne, de la surintendance des revenus du monarque et d une partie de sa juridiction. Ces comtes palatins étaient, en affaires cr minelles.lesassesseurs des ducs. Ils étaient nommés par l’emp., et contrôlaient, dans l’intérêt du prince, la puissance des ducs. Leur office finit par être un vrai fief et devint héréditaire. Il y en eut en Lotharingie ou Lorraine, en Saxe, en Bavière, en Souabe, et plus tard en Bourgogne (Franche-Comté). Celui de Lorraine était censé le plus noble de tous, parce qu’il exerçait aussi dans le duché de France ; et, quand ce duché cessa, il fut regardé comme le premier prince d’Allemagne. Insensiblement, il prit le nom de palatin du Rhin. Lors de l’extinction de la maison de Ghâlons (en 1315), à laquelle appartenait le comté palatin de Bourgogne, il ne resta en fait de maison palatine que la ligne ludovicienne de la maison de Witteisbach, investie du palatinat du Rhin. Son ehef était électeur et de là son nom usuel d’électeurpalatin. Les chefs des branches cadettes de la ligne se nommaient comtes palatins, et à ce titre on ajoutait celui de leur petit état, comme de Neubourg, de Birkenfeld, etc. Cette ligne porte auj. la couronne royale de Bavière. Voy. ci-après palatinat.

palatin (Grand-). C’était en Hongrie le premier ministre et le représentant du roi, le général de l’armée, le chef suprême de la justice, le régent en cas d’absence ou de minorité, le médiateur entre les Etats et le monarque. Il n’y en avait qu’un pour toute la Hongrie proprement dite, mais les divisions du territoire, dites comitats ou palatinats, étaient confiées à des palatins spéciaux. Le titre de grand-palatin de Hongrie ne subsiste plus aujourd’hui.

palatin, gouverneur d’un palatinat ou voivodie, dans l’ancienne Pologne (les voivodies étaient les divisions premières de la Grande-Pologne, de la Petite-Pologne, de la Lithuanie). Les palatins faisaient tous partie du sénat. Ils n'étaient point héréditaires, c’est le roi qui les nommait.

PALATINAT, nom commun à 2 pays de l’anc. empire d’Allemagne, savoir: 1® 1 e H .-Palatinat (dans le cerclede Bavière), entre la Bavière, Nuremberg, Bayreuth , Neubourg et la Bohême; 2° le Das-Palatinat ou Palatinat du Rhin (dans le cercle du Haut- Rhin), sur l’une et l’autre rive du Rhin, ayant la Lorraine et l'Alsace au S., Trêves, Mayence et Liège à l’O. et au N., Bade et le Wurtemberg de l’autre côté du Rhin. Ce dernier (qui est le vrai Palatinat), avait dans sa plus grande largeur 125 kil., et pour capitale Heidelberg ; ensuite venaient Manheim et Frankenthal. Le reste du pays se divisait en 13 grands bailliages. Le palatinat du Rhin formait un électorat (un des sept les plus anciens). L’origine de cet étal vient des comtes Palatins qu’établissaient les empereurs dans chaque duché, pour y représenter l’autorité impériale ; de tous ces comtes palatins, deux seulement, celui de Bourgogne et celui de Lotharingie, se maintinrent puissants; le domaine de l’un de\int la Franche-Comté, celui de l’autre le palatinat du Rhin. Ce palatinat, après avoir passé de famille en famille, fut, en 1215, fixé dans celle, de Witteisbach, qui pendant longtemps a réuni la Bavière et le Palatinat, Mais en 1294, celte

famille forma deux maisons, la Ludovicienne , qui eut la Bavière et, depuis 1621, le Haut-Palatinat ; et la Rodolphtne , à qui resta le palatinat du Rhin ; celle-ci était l’aînée; elle existe encore auj., tandis que sa cadette s’est éteinte en 1777 ; elle réunit maintenant à peu près la Bavière (très augmentée), et l’ancien Palatinat. La maison palatine, après avoir été 116 ans (1294-1410) sans subdivisions, se partagea ainsi en lignes, branches, rameaux , etc. :

Page 1