‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 871 sur 1261 · POMP — - 1429 — PONG · texte numérisé non relu

POMP — - 1429 — PONG

pompée-l aîné , Cn. Pompeiust ûis du grand Pouipée , passa d’Antioclie (où il ge trouvait à la mort de son père) en Afrique , puis en Espagne , y rassembla 13 légions, de nombreux auxiliaires et une flotte formidable; mais, attaqué par César en personne, il perdit la bataille décisive de Munda , et périt dans sa fuite, en 45 av. J.-C.

pompée-le-jeune, Sextus Pornpeius , frère du précédent, lui amena des vaisseaux, l'an 46 av. J.-C., prit part à la guerre de Munda (45), gagna les monts de Celtibérie, où il üt la guerre en partisan contre les amis de César, obtint du sénat, à la mort du dictateur (44), le droit de rentrer à Rome , avec une forte indemnité pour la perte de ses biens paternels, et reçut lecommand. des prov. maritimes, ce qui le fit surn. Neptune. À la formation du 2e triumvirat *42), il se rendit maître de la Sicile, conquit la Sardaigne, la Corse, bloqua, affama Rome, et réduisit Antoine et Octave à signer avec lui la paix de Misène (38), qui, en lui laissant les trois grandes îles, lui promettait l’Achaïe et le consulat pour l’année suivante. Cette paix fut courte. Dès l’an 37, Sextus perdit, par la défection de Ménas, la Sardaigne et la Corse avec 60 vaisseaux. La guerre fut d’abord fatale à Octave, qui fut battu à Scylla (37) , privé de deux flottes par la tempête (37-36), et menacé par Antoine ; mais enfin l’habileté d’Agrippa, la diversion de Lépide, la victoire de Myles, celle de Nauloque ravirent à Sextus la Sicile. 11 se réfugia en Asie, voulant s’offrir en suppliant à Antoine, mais il crut ensuite pouvoir le forcer à entrer en partage avec lui, fut battu et pris par Titius, et périt en prison à Milet (35).

pompée (trogue), Troqus Pornpeius , historien latin, né au i*r siècle de J.-C., en Gaule ou en Espagne, composa une Histoire universelle (dite Histoires plulippiques), en 44 livres, qui ne nous est connue que par l’excellent abrégé que nous en a laissé Justin.

POMPE1ES, Pompeii , ville de Campanie, sur la côte, à l’embouchure du Sarnus , rapportait sa fondation à Hercule. Un tremblement de terre en renversa la moitié en 63 av. J.-C.; en 79, le reste fut englouti sous les cendres du Vésuve. Pompéies fut retrouvée en 1755 (42 ans après Herculanum). On y a pratiqué des fouilles d’une manière suivie depuis 1 7 99, et on a mis à découvert les 5e de la v. Torre dell'An -' nunziatae st bâtie prèsderemplacem. de Pompéies.

POAIPEIOPOLIS, ville de Galatie, au N., sur l’Halys, près de la Paphlagonie. — Les villes de Soles et d’Amise portèrent aussi le nom de Pompéiopolis.

POMPEIUS (cn.) strabo , père du grand Pompée , consul l’an 89 av. J.-C. , se signala dans la guerre sociale par la défaite d’Afranius (90), la prise d’Asculum (89) et la soumission des Veslini et des Peligni; mais se déshonora en gardant pour lui le produit du butin. Envoyé l’an 88 contre Marius et Cinna, il s’entendit avec eux pour se laisser battre; dans cette campagne, ses soldats révoltés allaient lui ôter la vie, quand les prières du jeune Pompée les désarmèrent. Pornpeius Strabo périt peu après d’un coup de foudre (87). Son corps fut traîné dans les rues de Rome et jeté dans le Tibre. — Voy. pompée.

POMPELO , ville d’Hispanie, auj. pampelune.

POMPIGNAN, village du dép. du Gard, à 24 kil. E. S. E. du Vigan ; 1,400 hab. Lainages.

pompignan-lefranc , vill. du dép. de Tarn-et- Garonne, à 29 kil. S. E.*de Castel-Sarrazin ; 800 hab. Château du marquis de Pompignan.

POMP1GNAN ( J.-J. lefranc , marquis de) , né à Montauban en 1709, mort en 1784 , fut avocat général, puis premier président à la cour des aides de cette ville, conseiller d’honneur au parlement de Toulouse, fit marcher de front le droit et les lettres, et finit par se vouer exclusivement aux dernières; ses principes religieux lui attirèrent l’inimitié du parti philosophique et les sarcasmes de Voltaire. Las de ces attaques , il se retira dans sa i

terre de Pompignan. Il avait été reçu à l’Académie Française en 1760. On a de lui une tragédie de Di don (173i) ; des Poésies sacrées, tirées des psaumes et des prophéties, qui renferment des beautés véritables ; un Voyage de Languedoc et de Provence, etc. Ses Œuvres complètes forment 6 vol. in-8, 1784.

pompignan ( Jean-George lefranc de ) , ’frère du précédent, né à Montauban en 17 1 5 , fut archevêque de Vienne, député à i’Assemblée Constituante (1789), conduisit le 20 juin la majorité du clergé dans la chambre du tiers-état, puis fut ministre de la feuille des bénéfices. 11 a laissé beaucoup d ouvrages sur la religion, des mandements, etc. POMPON, riv. des Etats-Unis. Voy. edisto. POMPONACE (Pierre) , en italien Pomponazzi , né à Mantoue en 1462, mort vers 1526, professa la philosophie à Padoue, Ferrare, Rologne , tenta de rétablir le règne d’Aristote en Italie, et passa pour athée. Son traite De irnmortalitate anirnæ, Rologne, 1516 et 1534, in-12, fut vivement incriminé; il y soutenait que l’on ne peut prouver l’immortalité ae l’âme parla seule raison, Son traité De incantationibus r Bâle, 1556, in-8, fut mis à l’index. Ses OEuvtes parurent à Venise (1525-67), in-fol., sous le titre dePetriPomponatii opéra omnia philosophica .

POMPONIANA ou MESE, presqu’île de la Gaule Narbonaise, auj . Giens. Voy. giens.

POMPONIUS (famille des). Elle faisait remonter son origine àundes fils de NumaPompilius. Le membre le plus célèbre de cette famille fut l’ami de Cicéron, Titus Pomponius Atticus. Voy. AT'iiCus.

pomponius (sextus), jurisconsulte de Rome, vécut sous Adrien et Marc Aurèle. On n’a de ses livres de jurisprudence que quelques fragments insérés dans le Digeste, entre autres celui qui forme la deuxième loi du titre de l'Origine du droit. Ces fragments ont été publiés à Lemgo, 1750, in-4.

pomponius lætus (Julius , savant Calabrais, né en 1425, mort en 1497, était un bâtard de la maison de San-Severino et cachait son vrai nom. Il se fit remarquer à Rome par ses talents , mais il s’attira aussi des ennemis, fut accusé d’avoir conspiré contre le pape Paul II, et mis en prison. 11 obtint au contraire la faveur des papes Sixte IV et Innocent VIII, et fut nommé à l’une des chaires du collège de Rome. On lui doit plusieurs ouvrages sur l’histoire et les antiquités de Rome, des éditions de Varron, Pline-le-Jeune, Salluste; des Commentaires sur Quintilien, Columelle, Virgile. Sa latinité est très-pure. POMPONIUS MÊLA. Voy. MELA.

POMPONNE, village du dép. de Seine-et-Marne, à 15 kil. S. 0. de Meaux; 300 hab. Château et parc. Jadis titre d’un marquisat.

POMPONNE (Simon arnauld, marquis de), fils d’Arnauld d’Andilly et neveu du grand Arnauld, né en 1618, mort en 1699, fut intendant des armées françaises à Naples, en Catalogne, puis ambassadeur en Suède, en Hollande, enfin ministre des affaires étrangères (167 1-79); il fut pendant douze ans éloigné des affaires par suite des intrigues de Colbert et de Louvois, mais il fut rappelé au ministère en 1691 et y resta jusqu’à sa mort. Ce ministre était surtout remarquable par son intégrité.

PONCE DE LEON (J.), capitaine espagnol, né dans la prov. de Léon, eut une grande part à la réduction de la partie S. E. d’Hispaniola (St-Domingue), soumit Porto-Rico, dont il fut nommé gouverneur, découvrit les côtes de la Floride (1512), et y fonda une colonie.

ponce (Pierre de), Bénédictin espagnol, né vers 1520 à Valladolid, mort en 1584, paraît être le 1er inventeur de l’art d’instruire les sourds-muets ; ses contemporains disent même qu’il les faisait parler PONCE PILATE. Voy. PILATE.

PONCES (îles). Vcy. ponza.

PONCIN, ch.-l. de cant. (Ain), à 17 kii. S. G. de Nantua ; 2,696 hab.

PONDICHÉRY, ch.-l. de l’Inde française, sur la eôte du Karnatic, à 143 kil. S. 0. de Madras, par 77® 31’ long. E., 11° 55’ lat. N.; 40,000 hab. Résidence du gouverneur général, cour royale, tribunal de lr* instance. Rade assez bonne. Un canal la divise en ville blanche et ville noire; celle-ci n’est formée que de cabanes, celle-là est remarquable par deux belles places , par l’hôtel du gouvernement, le nouveau bazar, et est plantée d’arbres. Ecoles diverses, collège (créé récemment), jardin botanique. Commerce peu actif. — Pondichéry, qui n’était d'abord qu’une bourgade , fut achetée et colon, en lb83 par Fr. Martin, prise en 1693 par les Holl., rendue en 1697, etdevintle ch.-l. de nos possess. Après la prise de Delhi par Nadir-chah, et sous le gouv. de Dupleix, elle devint la capitale d’un vaste pays. La guerre de Sept-Ans nous ravit le territoire qui environnait la ville ; Pondichéry même fut prise en 1761 par les Anglais. Rendue à la France, elle fut prise de rechef en 1778 et 1793. L’Angleterre la rendit à la France en 1815, mais presque sans territoire. — On nomme auj. Gouvernement général de Pondichéry les cinq districts épars que nous avons dans l’Inde (Pondichéry, Karikal, Yanaon, Mahé, Chandernagor).

PONENT (rivière du). Voy. gênes.

PONIATOWSKI (Stanislas, comte), noble polonais, né en 1678, mort en 1762, prit parti pour Stanislas Leczinski, et fut un des plus fidèles amis de Charles XII. Il le suivit en Turquie, et fut envoyé par lui en ambassade à Constantinople,* il y fut d’abord bien accueilli, mais son succès ne fut pas de longue durée. Il quitta la Turquie avec Charles XII, et fit plus tard sa soumission à Auguste II, fut chargé de plusieurs missions à la cour de France, et mourut avec le titre de castollan de Cracovie, Son fils régna en Pologne sous le nom de Stanislas II.

Poniatowski (Stanislas-Auguste, comte), favori de Catherine H et roi de Pologne. Voy. Stanislas il.

Poniatowski (Joseph, prince), neveu de Stanislas II, né à Varsovie en 1763, mort en 1813, servit d’abord dans l’armée autrichienne, rentra en Pologne en 1789 et commanda en chef les troupes polonaises dans la guerre de 1792 ; mais contrarié par la diète dans toutes ses opérations, il donna sa démission, quitta la Pologne et n’y rentra qu’en 1794. Il servit alors sous Kosciusko, mais l’issue malheureuse de la guerre le força de s’expatrier de nouveau jusqu’à l’apparition des Français en Pologne (1806). II fut alors nommé ministre de la guerre et réorganisa l’armée. En 1809, avec 8,000 hommes, il défendit Varsovie contre 60,000 Autrichiens et battit à Razin l’archiduc Ferdinand ; il se signala dans les troupes auxiliaires de la France, en 1812 et 1813; et fut nommé maréchal de France sur le champ de bataille de Leipsick, mais il périt peu après: chargé de protéger la retraite de l’armée, il s'élança dans l’Elster plutôt que de se rendre, et s’y noya (19 oct. 1813). On l’a surnommé le Bayard polonais.

PONS, ch.-l. de cant. (Charente-Infér.), près de la Seugne, à 20 kil. S. E. de Saintes ; 4,294 hab. Ancien château-fort; aux environs, eau minérale. Comm. de vins et eaux-de-vie. — Cette ville joua un £*“3* grand rôle dans les guerres de religion.

PONT, Ponius, régiondel’Asie-Mineure,auN.E., bornée au N. par le Pont-Euxin, auquel elle devait 3on nom, à l’E. par la région Caucasienne et l’Arménie, à l’O. par la Paphlagonie, au S. par la Cappadoce. On y distinguait diverses peuplades indépendantes (Tibarènes, Chalybes, Mosynèques, etc.) ; il s’y trouvait aussi des villes grecques, sur la côte (entre autres Amise, Trapézonte). Les autres places principales étaient Amasée, Cérasonte, Zéla, Comana-Pontica, Polemonium, Thémiscyre, Néocésarée. — Le Pont faisait d’abord, dit-on, partie de la Cappadoce ; mais vers 520av.J-.C., les 2 pays furent séparés, et le Pont forma une satrapie de l’empire perse. Toutefois les

satrapes de Pont étaient héréditaires et à peu près indépendants. Cette indépendance fut complète sous les Séleucides. Mithridate VII , le plus célèbre de s rois de Pont, accrut beaucoup ses états, en y joi gnant le Bosphore, une partie de laColchide, et pendant un temps la Cappadoce et la Paphlagonie. Il fut sans cesse en lutte avec les Romains, qui, après trois guerres (88-85, 83-81 et 75-63), lui enlevèrent le trône et le réduisirent à s’ôter la vie. En 63, le Pont fut réduit en prov. romaine ; le Bosphore seul resta au fils de Mithridate, Pharnace. Ce dernier, au milieu des guerres civiles de César et de Pompée, recouvra un instant le Pont et fit des progrès en Asie- Mineure ; mais César , dans une courte campagne , lui reprit ses conquêtes (47 av. J.-C.). Une portion du Pont (la partie N. E.) pourtant resta indépendante sous le bon plaisir d’Antoine, puis d’Auguste, et forma un petit royaume qui eut deux princes du nom de Polémon. Cet état , qui prit le nom de Pont Polèmoniaque , fut réuni à l’empire sous Néron, après cession volontaire de Polémon II. Voici la liste des rois de Pont :

Pharnace I, av.J.-C. 520 Artabaze, 502

Ariobarzane I, 480

Mithidrate I, 402

Ariobarzane II, 363

Mithridate II, 337

Mithridate III, 302

Mithridate IV, 266

Mithridate V, 222

Pharnace II, 186

Mithridate VI (ou

Evergète),

Mithridate VII (ou Eupator), 123-65 Soumiss. aux Rom.t 65-4 8 Pharnace, 48-47

Rois du Pont Polémoniaque.

Polémon I, 47

Py thodoris (sa veuve) ,

11 av.J.-C.-38ap. J.-C.

Polémon II, 38-65

pont (diocèse de), un des cinq diocèses de la préfecture d’Orient, comprenait toute la partie orient, de l’Asie-Mineure, moins la Cilicie, et se divisait en onze provinces, savoir: Pont Polèmoniaque, Pont Galatique (dit aussi Pont ou Hellénopont), Galatie lre et 2°, Bithynie, Honoriade, Cappadoce 1*« et 2e, Arménie lre et 2e, Paphlagonie.

pont cappadocien. On nomma ainsi, seulement de 47 av. à 65 ap. J.-C., la partie du Pont au S. E. du Pont Polèmoniaque, Quand ce dernier pays fut devenu prov. romaine, le Pont Cappadocien y fut réuni.

pont galatique (ou simplement pont), partie du Pont à l’O. du Pont Polèmoniaque, avait pourch.-I. Amasée. Justinien lui donna le nom d’Hellénopont.

pont polèmoniaque , partie du Pont à l’E. du Pont Galatique, au N. et à l’O. du Pont Cappadocien, avait pour capit. Polemonium. F. pont et polémon.

PONTAC, ch.-l. de cant. (Basses-Pyrénées), à 25 kil. S. E. de Pau; 2,800 hab. Couvertures, capes.

PONTA-DEL-GADA , ch.-l. de l’île St-Mich el (une des Açores), par 22® 43’ long. O., 27® 43’ lat. N.; 12,000 hab. Rade grande, citadelle. Soieries, draps, chapeaux. Commerce d’oranges, etc.

PONTAÎLLER, ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), à 29 kil. E. de Dijon ; 1,200 hab. Jadis forte. Antiquités.

PONT-A-MARCQ, ch.-l. de cant. (Nord), à 13 kil. S. E. de Lille; 600 hab.

pont-a-mousson, Mussipons, ch.-l. de cant. (Meurthe), à 24 kil. N. O. de Nancy, sur la Moselle, qui le partage en deux parties réunies par un pont; 7,261 hab. Hôtel-de-ville, casernes, hôpital, églises paroissiales, collège communal, séminaire; fontaines, etc. Fabriques de sucre de betterave ; poteries • laines, draperies, broderies, etc. Patrie de J. Barclay, de Duroc, etc. — Bâtie par les comtes de Bar et érigée en marquisat dès 1354, elle devint en 1572 le siège d’une université quelle conserva deux siècles. Elle fut souvent prise (1240, 1475, 1632) PONTANUS fJ.-Jovien), en italien Pontano , né en 1426 dans l’Ombrie, mort en 1508, fut secrétaire de Ferdinand I, roi de Naples, précepteur d’Alphonse son fils, ambassadeur, premier ministre, mais trahit ses bienfaiteurs pour Charles VIII , auquel il livra la

ville de Naples (1495). Il fonda l’Académie napolitaine, dite Académie de Pontano, rendit des services à l’étude de la philosophie et des lettres, et écrivit immensément. Ses Œuvres forment 6 vol. in-fol., Naples, 1505-12. On y remarque Y Histoire des guerres de Ferdinand II de Naples avec Pierre d'Anjou , et des poésies. On lui doit la découverte des écrits de Donat et de Rhemnius Palémon.

pontanus (P.) ou da ponte, ainsi nommé en latin parce qu’il était de Bruges ( brugge en flamand veut dire pont), né vers 1480, perdit la vue à trois ans, d’où la dénomination de Cœcus brugensis. 11 n’en devint pas moins un savant distingué ; il enseigna la grammaire en diverses villes de Flandre et finalement à Paris, où il eut du succès. Il laissa beaucoup d’ouvrages ( Grammaticce artis pars I, ... pars II, 1528-29, 2 v.; Ars versificatoria, 1520 et 1529, etc.).

pontanus (Jaeq.), philologue, né en 1542, mort en 1626, était un Jésuite de Bruck (Bohême); il professa dans divers collèges et publia des ouvrages élémentaires qui ont été longtemps classiques : Proaymnasmaia lalmitatis, 1590 ; Floridorum libri VIII, 1602, 4e édit.; Aliica bellaria, 1615-20, etc.; plus, des trad. lat. d auteurs nyzantins, des Comment, sur Ovide, un dialogue de Charon (mis à Ylrulex), etc.

pontanus (J.-Isaac), né à Elseneur en 1571, mort en 1639, fut d’abord disciple de Tycho-Brahé, avec lequel il demeura trois ans, fut reçu docteur en médecine à Bâle (1601), professa la physique et les mathématiques au eollége de Harderwick , et fut historiographe du roi de Danemark et des états de Gueldre. 11 a laissé, entre autres écrits : Originum Francicarum libri VI, Ilarderw. , 1616; Historia urbisetrei'iimÀmstelodamensiu?n,Amsl.,l6ll(tovis deux misàT/ncfea?) ; Rerurn Danicarum hist ., Amst., 1631 ; Hist. Gueldricæ libri XIV, Harderw., 1639.

PONTARION, ch.-l. de cant. (Creuse), à 9 kil.

N. E. de Bourganeuf; 300 hab.

PONTARLIER, appelée successivement Pons Ælii ,

Ponlarlum , Arciola ou Ariorica, etc., ch.-l. d’arr. (Doubs), sur le Doubs, à 50 kil. S. E. de Besançon, est au milieu des monts du Jura ; 4,890 hab. Tribunal de lre instance, collège communal. Vieilles murailles. Assez bien bâtie. Industrie très active : horlogerie, papeterie, imprimerie, librairie; forges, fourneaux, martinets ; toiles et mousselines. Commerce de blé, vins, huiles, fromages, bestiaux , chevaux et cuirs. Carrières. — On fait remonter la fondation de cette ville au temps d’Auguste; jusqu’au xive siècle, elle forma deux bourgs distincts, dont l’un portait le nom de Morieux; elle fut au moyen âge la résidence de seigneurs particuliers, vassaux des ducs de Bourgogne, et était comprise dans la Franche- Comté. Elle fut prise et pillée en 1639 par le duc de Saxe-Weimar et en partie détruite ; elle eut aussi à souffrir un grand nombre d’incendies. Patrie de d’ Arçon. — L’arr. de Pontarlier a 5 cant. (Levier, Montbenoît, Morteau, Mouthe et Pontarlier), 89 comm. et 50,533 hab.

PONTAUDEMER , Pons Aldemari, ch.-l. d’arr. (Eure), à 70 kil. N. O. d’Evreux, sur la Risle ; 5,358 hab. Tanneries, corroieries, mégisseries renommées. Nommée &'a.bordBreviodurum, agrand.par un seign. normand, nommé Aldemar. Prise en 1592 par les Ligueurs. — L’arr. de Pontaudemer a 8 cant. (Beuzeville, Bourgthéroulde , Cormeilles, Montfort-sur- Risle, Pontaudemer, Quillebœuf, Routot et Saint- Georges du Vièvre), 143 comm. et 88,212 hab.

PONT-AU-MUR , ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), à 33 kil. O. de Riom, sur la Sioule ; 1,200 hab.

PONTAVEN, ch.-l. de cant. (Finisterre), à 16 kil.

O. de Quimperlé, près de la mer; 824 hab. Port.

PONTCHARTRAIN, bourg du dép. de Seine-et-

Oise, à 16 kil. N. E. de Rambouillet; 1,250 hab. Joli château, résidence des comtes de Pontchartrain.

pontchartrain (lac), aux Etats-Unis (Louisiane),

à 8 kil. N. de la Nouvelle-Orléans; 50 kil. sur 40. Coquillages si nombreux qu’on en pave les routes

PONTCHARTRAIN (Paul phélypeaux, seignem de), né à Blois en 1569, mort en 1621, appartenaià une bonne famille de robe ; il occupa le poste d secrétaire des commandements de Marie de Médicis puis celui de secrétaire d’état (1610). On a de lu ï des Mémoires sur le règne de Marie de Médicis, avec un Journal des conférences de Loudun, 1720.

pontchartrain (L. phélypeaux, comte de), petitfils du précédent (1643-1727), fut successivement conseiller au parlement de Paris (1660), premier président au parlement de Bretagne (1667), intendant des finances (1689), secrétaire d’état (1690), chancelier (1699-1714). Il est le grand-père de Maurepas.

PONTCHATEAU, ch.-l. de cant. (Loire-Inf.j, à 15 kil. N. O. de Savenay; 3,434 hab.

PONTCROIX, ch.-l. de cant. (Finisterre), à 33 kil. O. de Quimper, sur le Pontcroix; 1,700 hab.

PONT-D’AIN, ch.-l. de cant. (Ain), à 18 kil. S. E. de Bourg ; 1 ,200 hab. Château. C’est là que naquit Louise de Savoie, mère de François I.

P0NT-DE-BEAUV01S1N (le), ch.-l. de cant.

(Isère), à 17 kil. E. de la Tour-du-Pin ; 2,139 hab. Collège communal. Chanvre, eaux minérales.

VONT-DÊ-L’aRCHE, ch.-l. de cant. (Eure), à 10 k. N. de Louviers, au confluent de l’Eure et de la Seine; l,660li. Célèb.pontde22arc/icx,quidataitdeCharles le Chauve; écroulé en 1 856 et reconstr. en 1 857 . Drap, couvertures, siamoises et toiles. — Fondée par üharles-le-Chauve en 854. Reprise sur les Angl. en 1449. C’est 1a, l'c v. qui se soumit à Henri IV, 1 589.

PONT-DE-MONTVERT, ch.-l. de cant. (Lozèreb à 13 kil. E. N. E. de Florac; 1,442 hab.

PONT-DE-ROIDE, ch.-l. de cant. (Doubs), à 15 kil. S. de Montbéliard; 711 hab.

PONT-DE-SALARS, ch.-l. de cant. (Aveyron), à 15 kil. S. E. de Rhodez; 1,211 hab.

PONT-DE-VAUX, Pons Valensis , ch.-l. de cant. (Ain) , à 34 kil. N. O. de Bourg sur la Reyssouse; 3,189 hab. Etoffes, fonderies, faïenceries, tanneries, chapelleries. Bestiaux et volailles. Patrie de Joubert.

PONT-DE-VEYLE, Oppidum Velæ , ch.-l. de cant. (Ain), à 26 kil. O. de Bourg; 1,350 hab. Tissus de coton et tapisseries. Titre de comté.

PONT-DE-VEYLE (Ant. de ferriol, comte de), frère aîné du comte d’ Argentai, né en 1697, mort en 1774, fut lecteur du roi, et intendant-général des classes de la marine. Il composa quelques comédies, le Complaisant, le Fat puni, le Somnambule, et des poésies légères. Il fut l’ami de Mme du Deffant.

PONT-DU-CHATEAU, ch.-l. de cant. (Puy-de- Dôme), à 11 kil. N. E. de Clermont-Ferrand, sur l’Ailier ; 3,500 hab. Pêche du saumon. — Ville jadis très forte. Prise par Louis-le-Gros en 1126, après une longue résistance : réunie à la couronne par Philippe-Auguste.

PONTE, ville des États sardes (Turin), à 24 kil. S. O. d’Ivrée ; 3,600 hab. Aux environs, carrière de marbre blanc. — Une autre Ponté est sur l’Adda, à 12 kil. N. E. de Sondrio.

PONTE (Jacq. da), dit le Bassan. Voy. bassan.

PONTE (P. DA). Voy. PONTANUS.

PONTECORVO, Fregellæ des anciens, ville de l’Etat ecclésiastique, enclavée dans la Terre de Labour (prov. du roy. des Deux-Siciles), sur le Garigliano, à 33 kil. S. E. de Frosinone, à 130 kil. de Rome; 600 hab. Evêché. Château; beau pont romain. Le territoire de Pontecorvo a formé une délégation de l’Etat ecclésiastique, mais depuis il a été réuni à celui de Frosinone. — Bernadette (dep. roi de Suède sous le nom de Charles XIV) avait reçu de Napoléon le titre de prince de Pontecorvo.

PONTE-DE-LIMA, Forum Limiorum , bourg de Portugal (Minho), à 80 kil. N. de Porto, sur le Lima ; 1,800 hab. Beau pont de 24 arches

PONTE D’ERA, ville de Toscane (Pise), à IG kil. E. de Pise , au confluent de l’Arno et de l’Era ; 4,000 hab. ; étoffes façon de Rouen.

PONTEFRACT, ville d’Angleterre (York), à 32 kil. S. O. d'York; 9,857 hab. Château en ruines célèbre dans l’histoire des guerres civiles d’Angleterre). Jardins et pépinières en renom. Liqueurs et graines en abondance. — Cette ville s’appelait d’abord Lugeolum ; on la nomma Pontefracl (de pons fractus , pont brisé), parce que son pont se brisa pendant que l’archevêque d’York , frère du roi Etienne, y passait. Richard II mourut à Pontefract.

PONT-EN-ROYANS, ch.-l. de eant. (Isère), à 11 kil. S. de St-Marcellinf sur la Bourne; 1,234 hab. PONT-EUX1N. Voy. noire (Mer).

PONTEVEDRA, Pons Velus ou Hellenes, ville d’Espagne (Galice), à 22 kil. N. E. de Yigo et près de la mer; 5,000 hab. Bien bâtie, petit port. Velours et tissus de coton, tanneries. Pêche.

PONTGIBAUD, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), à 22 kil. S. O. de Riom ; 850 h. Plomb argentifère.

PONTH1AMAS, petit état de l lnde Transgangétïque, sur la côte N. E. du golfe de Siam, et au S. O. de Cambodge : 600 kil. sur 50 ; a pour capit. une ville de Ponthiamas, située à l’embouchure d’un fleuve de même nom. Fondé en 1705.

PONTHIEU, pays de la Basse-Picardie, avec titre de comté, vers l’emnouchure de la Somme. On y distinguait le Ponthieu propre et le Vimeux. Dans le premier se remarquaient les villes d’Abbeville (ch.-l. général), Montreuil, Saint-Pol, Saint-Riquier; dans le second, Saint-Valéry, Crécy, Oisemont, Gamacbes. — Le Ponthieu a eu des comtes particuliers dès le x® siècle ,- il passa durant le xi® dans la maison d’Alençon. Guillaume II , troisième comte de cette maison, épousa Alix de France, fille de Louis-le-Jeune, et en eut Marie, comtesse de Ponthieu, qui fut mariée à Simon de Dammartin, comte d’Aumale, puis à Matthieu de Montmorency. Jeanne, fille de Marie, épousa Ferdinand III de Castille, et mourut en 1279, laissant une fille, Eléonore de Castille, comtesse de Ponthieu, qui devint femme d’Edouard I, roi d’Angleterre. Sous Edouard III, le roi de France confisqua le Ponthieu ; mais il fut rendu à l’Angleterre par le traité de Brétigny en 1360. Depuis, Charles V le réunit à la couronne en 1369 ; il en fut détaché par Charles VI pour Jean de France, son fils. Charles VII porta avant de monter sur le trône le titre de comte de Ponthieu, et réunit de nouveau ce comté au domaine royal. Par le traité d’Arras (1435), le Ponthieu fut cédé au duc de Bourgogne ; mais après la mort de Charles-le-Téméraire , il revint à la France (1477).

PONTIFES, Pontifices, chefs du culte à Rome, étaient d’abord au nombre de quatre, mais furent ensuite portés à quinze, dont huit grands ( majores ) et sept petits (minores). Le premier de tous était le grand-pontife, qui avait inspection et autorité sur tous les ministres du culte et sur les Vestales, présidait aux adoptions, réglait l’année et rédigeait les grandes annales, dites livres pontificaux. Le grandpontificat était à vie. Auguste s’en fit revêtir et ses successeurs l imitèrent tous. Longtemps les pontifes ne furent choisis que parmi les patriciens; mais, pendant la guerre des Samnites, les plébéiens, déjà admis aux autres charges, le furent aussi à celles de pontifes; enfin, en 254, un plébéien T. Coruncanius, fut créé grand-pontife. Le corps des pontifes se nommait Colleyium pomificum. On dérivait leur nom de pons et de facere , parce qu’anciennement ils avaient présidé à la construction des ponts de Rome.

PONTIFES (grands-) , ou Souverains-Sacrificateurs, en Judée. Voy. sacrificateurs.

PONT1F1CES (frères), c.-à-d. faiseurs de ponts , ordre de frères hospitaliers qui s’établissaient le long des rivières pour transporter gratis les voyageurs i

sur l’autre rive, ou qui s’associaient pour construire des ponts. Les premiers dont il soit question se montrèrent sur les bords de l’Arno en Toscane. On remarque parmi eux Bénezet ou le petit Benoit, qui, en 1177, construisit à Avignon, sur le Rhône, un pont de 447 mètres de long et de 18 arches; c’est aussi à eux que l’on doit le pont Saint-Esprit, construit de 1265 à 1309, et qui avait 840 mètres de long et 26 arches. L’ordre fut sécularisé en 1519.

PONTIGNY, village du dép. de l’Yonne, à 13 kil. N. E. d’Auxerre, sur la rive gauche du Serein ; 400 h. Jadis abbaye cél. fondée en 1114; c’était une des 4 filles de l’ordre de Cîteaux. Voy. citeaux.

PONTINS (marais), Pomptina palus, vastes marais qui s’étendent dans l’Etat ecclésiastique d’ Astu ra à Terracine; 13 kil. sur 12; ils sont traversés par le Garigliano et par plusieurs de ses tributaires. Les environs en sont très malsains. Dès les temps lea plus anciens, on a cherché le moyen de dessécher ces marais. Nerva et Trajan firent pratiquer sous la voieAppienne, qui les traversait, des ponts pour l’écoulement des eaux; le patrice Decius, à la fin du vi® siècle, et, depuis, les papes Léon X et Sixte- Quint ont aussi beaucoup fait; mais c’est à Pie VI que l’on doit les plus importantes améliorations ; de 1777 à 1781, il rétablit la voie Appienne abandonnée depuis 1580, creusa plusieurs canaux, entre autres celui "qui porte son nom. Napoléon avait conçu des projets de dessèchement sur un vaste plan ; les événements de 1814 en arrêtèrent l’exécution.

PONT1US HERENNIUS, général des Samnites, enferma dans les défilés de Caudium l’armée romaine sous les ordres de Postumius, la fit passer sous le joug, et lui imposa la paix (321 av. J.-C.). Le sénat ayant cassé le traité, Pontius fut vaincu à son tour l’année suivante, et obligé lui-même à passer sous le joug. Vaincu de nouveau et pris par Q. Fabius Maximus et son fils (Fab. Gurgès), il fut mis à mort après avoir orné le triomphe du vainqueur (292).

PONTIVY , ch.-l. d’aiT. (Morbihan) , à 49 kil. N. 0. de Vannes, sur le Blavet; 7,000 h. Trib. de lre instance, lycée. Belle caserne de cavalerie. Toiles de Bretagne; grains, chevaux, bestiaux, etc. — Jadis capitale du duché de Rohan. Sous l'Empire, Pontivy reçut le nom de Napoléonvi lie , qu’elle reprit en 852. L’arrond. a 7 cant. ( Baud , Gléguérec, le Faouet, Gourin, Guéméné, Locminé et Pontivy), 45 coram. et 101,345 h. Pat. de Boblaye, géog.

PONT-L’ABBF', ch.-l. de cant. (Finisterre), à 16 kil. S. O. de Quimper, sur une baie de l’Atlantique; 2,800 hab. Petit port, château ; commerce de grains.

PONT-L’ÉVÊQUE, ch.-l. d’arr. (Calvados), sur la Touques , à 44 kil. N. E. de Caen ; 2,190 hab. Tribunal de lr® instance; hôpital, prison. Dentelles, toiles, siamoises, fromages, bestiaux et cidre. Patrie des deux frères Thouret. — L’arr. de Pont-l’Ëvêque a 5 cant. (Blangy, Cambremer, Dozulé, Honfleur et Ponl-l’Evêque), 118 comm. et 57,800 hab.

PONT-LEVOY (pour pont-levis) , bourg de Loiret-Cher, à 22 k. S. O. de Blois ; env. 1,500 h. Ane. abbaye de bénédictins avec école militaire, transformée depuis en collège; auj. institution florissante.

PONTOISE , Briva Isarœ des Latins , Pons Isarœ au moyen âge, ch.-l. d’arr. (Seine-et-Oise), à 35 kil. N. de Versailles, sur l’Oise et la Viosne ; 5,408hab. Églises Notre-Dame et Saint-Maclou, bel hôpital, pont sur YOise. Collège, biblioth. Comm. de blé et farines. Produits chimiques , bijoux d’acier, fécule ; fonderie de cuivre, etc. — L’importance de Pontoise date seulement du ix® siècle. Elle fut prise par les Normands en 885, par les Anglais en 1419 et 1437, par Charles Vil en 1442, par Henri IV en 1589 et 1590. Pontoise était la capitale du Vexin- Français et fut la résidence de plusieurs rois ou reines de France (Philippe I, saint Louis, Isabelle de Hainaut, Jeanne de F rance). Les États-Généraux

POPE ~ 1133 — POPI

j furent convoqués en 1561; Louis XIV s’y retira pendant les troubles de la Fronde ; le parlement, ayant déplu à la cour, y fut transféré en 1672, 1720 et 1755. — L’arr. de Pontoise a 7 cant. (Pontoise, Ecouen, Montmorency, Gonesse, l’Ile-.^i/am, Luzarches, Marines), 164 comm., et 91,427 hab.

PONTORSON , Pons Ursonis , ch.-l. de cant. (Manche), à 18 kil. S. O. d’Avranehes, près de l’emb. du Couësnon ; 1,660 hab. Dentelles et toiles.

PONTREMOLl , Apua , ville de Toscane (Floïence), sur la Magra, à 140 kil. N. 0. de Florence ; 4,000 hab. Evêché, citadelle, beaux palais. Industrie.

PONTR1EUX, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), à 15 kil. N. de Guingamp ; 1,700 hab.

PONT-SAINTE-MAXENCE , Litanobriga , ch.-l. de cant. (Oise), à 11 kil. N. de Senlis, sur l’Oise; 2,580 liab. Beau pont. Commerce considérable en grains, farines, toiles, chanvre. — Celte ville se nommait jadis Lévandriac.

PONT-SAINT-ESPRIT (le), ch.-l. de canton (Gard), à 33 kil. N. E. d’Uzès, sur le Rhône; 4,853 hab. Beau pont, bâti de 1255 à 1309 par les frères Ponlifices, et qui a donné son nom à la ville (il a 26 arches et 840 mètres de long). Chapelle du Saint-Esprit. Commerce de vins, huiles, fruits et «oie. Cette ville se nommait anciennement le Port. Souvent prise et reprise au xve siècle et pendant les guerres de religion.

PONTSCORFF, ch.-l. de cant. (Morbihan) , à 10 kil. N. O. de Lorient, sur le Scorff; 1,670 hab.

. PONTS-DE-CÉ (les) , Pons Saii , ch.-l. de cant. (Maine-et-Loire), à 7 kil. S. E. d’Angers, sur plusieurs îles de la Loire qui communiquent entre elles par des ponts (d’où le nom de la ville) ; 3,665 hab. i^es pon ts ont été reconstruits en 1849 : iis sont auj. soutenus par 109 arches. — En 1620, Créqui y défit les troupes de Marie de Médicis, mère de Louis XIII; en 1793, il s’y livra un combat sanglant entre les républicains et les Vendéens.

PONTÜS DE LA GARD1E. Voy. la gaiidie.

PONTUS DE THIARD. Voy. THIARD.

PONT-VALA1N, ch.-l. de cant. (Sarthe), à 19 kil. N. E. de La Flèche; 1,950 hab. Bestiaux et porcs.

PONZA (îles) ou PONCES, Pontice insulœ, six petites îles de la mer Tyrrhénienne, à 52 kil. du roy. de Naples : Ponza et Vendotiene en étaient les principales. Lieu d’exil au temps des Romains.

PONZA, la plus grande des six îles Ponces: 20 kil. de tour; 800 hab. Vin, figues; sel. — Sur la côte E., bourg du nom de Ponza ; port, deux forts, etc. Colonie importante, dès 314 av. J.-C. Ravagée par les Sarrasins, et presque déserte jusqu’à Ferdinand IV, qui y envoya une nouvelle colonie (1760).

POOHou PI-10H, divinité égyptienne. F. Égypte.

POOLE, ville d’Angleterre (Dorset), sur la Manche, à 60 kil. S. O. de Winchester; 5,600 hab. Excellent port ; grand commerce ; armements pour la pêche de la morue. Huîtres.

POPAYAN, ville de l’Amérique du Sud., dans la république de la Nouv.-Grenade, ch.-l. de la prov. de Popayan et de tout le dép. du Cauca, à 400 kil. S. 0. de Bogota, par 79° long. O., 2° 26’ lat. N., dans une situation délicieuse, à 1666 m. au-dessus de la mer; mais auprès de 2 volcans (Purace et Solora); 8,000 h. Evêché; université, college, hôtel des monnaies.— Fondée par les Esp. en 1537. V.industr .et commerçante avant la guerre de l’indépendance; elle a beaucoup souffert de cette guerre et des tremblements de terre. Cependant elle est toujours l’entrepôt du commerce entre Bogota et Quito. — La prov. de Popayan a 450 kil. du N. au S. sur 67, et est formée presque en totalité d’une admirable vallée, située entre deux chaînes des Andes. Le climat y est tempéré et agréable au N., et le sol très fertile. Le Cauca arrose la prov. de Popayan. Riches mines.

POPE (Alexandre), célèbre poète anglais, né à

Londres en 1688 de parents catholiques, se fit remarquer par un talent précoce : il faisait de jolis vers dès l’âge de 12 ans. Il se lia de bonne heure avec les beaux esprits de l’époque : Congrève, Swift, Witcherley, acquit bientôt un nom par ses écrits, s’ouvrit l’entrée des salons et compta de puissants protecteurs, entre autres lord Bolingbroke. Ses ouvrages ne tardèrent pas à l’enrichir, et, avec leur produit, il put acheter la belle maison de Twickenham où il passa ses dernières années. 11 mourut en 1744, à 56 ans. Pope était contrefait et d’une santé fort délicate ; il avait un caractère Irascible, et consuma une partie de sa vie dans dea disputes littéraires fort vives. Ses principaux ouvrages sont : YEssai sur la critique , 1709, poème dans le genre de Y Art poétique de Boileau, qu’il publia à 20 ans; la Boucle de cheveux enlevée, poème héroï-comique dans le genre du Lutrin ; la Forêt de Windsor; VE pitre d'Héloïse à Abeilard , chef-d’œuvre d’éloquence et de sentiment; une traduction en vers de Y Iliade, admirée surtout pour la beauté des vers, et qu’il eut terminée à l’âge de 30 ans ; la Dunciade (c.^à-d. la Sottisiade ), poème satirique dans lequel il immole et les auteurc et les critiques dont il croyait avoir à se plaindre ; enfin Y Essai sur l'homme , que l'on peut regarder comme le chef-d’œuvre de la poésie philosophique . il y met en beaux vers l’optimisme de Leibnitz; le poème est dédié a Bolingbroke. Pope a aussi donné une traduction en vers de l 'Odyssée-, mais cet ouvrage, dans lequel il se fit aider par des poètes subalternes, est bien inférieur à son Iliade. Il a en outre écrit en prose: son Art de ramper en poé* sie, et son Murtinus Scriblerus sont remarquable par la verve satirique. Enfin on a de lui des Lettres pleines de grâce et de naturel. Peu de poètes ont possédé à un plus haut degré que Pope la correct tion, l'élégance, la finesse, l’art de vaincre les difficultés de style. Sa poésie est rimée. Ses œuvres cor.T.nlètes ont été publiées par Bowles, Londres, 1806,10 v.in-8et p.T.Roscoe.1846 Laporte en a donné une traduction en prose, Paris, 1779, 8 vol. in-8. Duresnel a traduit en vers assez faibles YEssai sur la critique et l’ Essai sur l'homme, ce dernier ouvrage a été mis en vers avec beaucoup plus de succès par Fontanes etparDelille (avec texte, 1821, 1 voi.in-8). La Boucle de cheveux a été trad. en vers par Marmontel, et la Forêt de Windsor par Boisjolin.

POPEL1NIERE (la). Voy. la popelinière.

POPER1NGEN ou POPERINGHE, ville de Belgique (Flandre occ.), à 1 1 kil. O. d’Ypres ; 9,000 hab. Houblon , draps , blanchisseries de fil , tanneries.

POPHAM (sir home riggs), amiral anglais, né en 1762 à Gibraltar d’une famille irlandaise , mort en 1820, avait commencé par être simple matelot. Il devint en 1800 commandant des forces maritimes dans l’Inde. En 1804, il prit à la Hollande sa colonie du Cap ; fut chargé en 1809, sous les ordres de Gambier, de surprendre la flotte danoise , ce qui réussit entièrement ; appuya les opérations des Anglais dans la péninsule hispanique, devint contre-amiral en 1814, commandant de la station de la Jamaïque en 1819 , puis commandant de la station des Indes occid., et tenta en vain d’accommoder Christophe et Boyer. La marine lui doit plusieurs perfectionnements , surtout dans le système télégraphique.

POPIL1US LÉNAS (C.), sénateur, consul l’an 172 av. J.-C., fut député en 170 par le sénat romain vers Antiochus Epiphane , roi de Syrie, pour lui défendre d’attaquer Ptolémée VI, roi d’Egypte, et allié du peuple romain. Le monarque syrien voulut éluder par adresse la demande des Romains ; mais Popilius, s’apercevant de ce dessein, traça avec sa baguette I un cercle autour de la personne du roi, et lui défendit j d’en sortir avant d’avoir donné une réponse décisive. Cette action hardie intimida Antiochus , qui renonça aussitôt à son projet.

— 1434 — - POftP

PQRD

POPOCATËPETL ou LA PUEBLA , montagne volcanique du Mexique (la Puebla), par 100° 63’ long. O., 18° 69’ lat. N. C’est une des plus hautes du

fflnlip* mpfrpft

POPûLl, ville du i'oy. de Naples (Abruzze Lit. 2«), 13 kil. N. 0. de Sulmona ; 3,000 hab.

POPPËE , Poppæa , impératrice romaine, épousa successivement Rufus Crispinus (préfet des cohortes prétoriennes), Othon (depuis empereur) , enfin Néron, dont elle avait d’abord été la maîtresse. Elle eut grande part à la mort d’Agrippine , et plus encore à celle d’Octavie , première femme de Néron. Ayant un jour osé railler Néron , elle reçut de lui un coup de pied dans le ventre pendant qu’elle était enceinte, et elle mourut peu de jours après.

POPPI, ville de Toscane (Florence) , sur l’Arno, à 63 kil. S. E. de Florence ; 4,000 hab. Palais, bibliothèque ; abbaye et couvent.

POPRAD, dit aussi Poppari et Poper , riv. des Etats autrichiens, naît sur les frontières de la Galicie et de la Hongrie, dans les monts Carpathes, sépare les comitats de Lypiau et de Zips, arrose ce dernier et celui de Saroseh, entre en Galicie et tombe dans la Dunajetz, à 5 kil. N. de Stary-Sandec. Cours, 150 kil.

PORATAS , dit aussi Poras , Pyrelus , Hierate et Hier asus , riv. d’Europe, auj. le pruth.

PORBUS (Fr.), dit l'ancien , excellent peintre de portraits et d’histoire, né en 1540 à Bruges, mort en , 1580, membre de l’Académie d’Anvers. — Fr. porbus ! le jeunet son fils, né à Anvers (1570), mort à Paris en 1622, le surpassa. Son Saint- François en extase recevant les stigmates , son Christ en croix entre deux larrons, ses deux portraits de Henri IV sont fameux.

PORCARI (Et.), noble romain, chef d’une conspiration contre Nicolas V, voulait réduire les papes à la puissance spirituelle, et faire de Rome une république. Trahi, il fut arrêté en 1453, et pendu avec neuf de ses complices.

PORCHERON (dom Placide), Bénédictin et bibliothécaire de l’abbaye de Saint-Germain des Prés, né à Châteauroux en 1652, mort à Paris en 1694. On a de lui une traduction des Maximes pour l'éducation d'un jeune seigneur , avec les Instructions de l'empereur Basile , 1690, et une édition de la géographie de l’Anonyme de Ravenne, Paris, 1688, in-8. Il eut part à l’édition des Œuvres de saint Hilaire.

PORC1E, Porcia , fille de Caton d’Utique, épousa Junius Brutus , et se donna la lûort après la perte de son époux , 42 av. J.-C.

PORClEN (le), anc. petite contrée de la Champagne au N. Ch.-l., Château-Porcien. Auj. dans l’arr. de Réthel (Ardennes).

PORCO, ville de Bolivie (Potosi) , à 35 kil. S. O. de Potosi ; 20,000 hab. Aux environs , mont Porco, très riche en argent, et jadis exploité par les Incas.

PORCUNA, Obulco , ville d’Espagne (Jean) , à 28 kil. O. de Jaen ; 7,000 hab. Antiquités romaines.

PORDAGE (Jean), mystique anglais, né vers 1625, mort en 1698 à Londres, était médecin. 11 tenta de rédiger en système les idées de Boehme, et composa dans ce but une Théologie mystique , 1698, ainsi que quelques autres ouvrages. 11 eut pour disciples Thom. Bromley et Jeanne Leade, fameuse inspirée. Il prétendit avoir lui-même des révélations.

PORDENONE , ville du roy. Lombard-Vénitien, dans le Frioul , sur le Roncello , à 45 kil. S. O. d’Udine ; 4,250 hab. Patrie du peintre Pordenone.

PORDENONE (J.-A. licinio-regillo, dit), peintre, né en 1484 au bourg de Pordenone dans le Frioul, mort en 1540, a beaucoup peint à fresque. Son tableau de Saint-Augustin et deux chapelles qu’il a peintes à fresque, à Vicence, lui font honneur.

pordenone le jeune ( Jules licinio , dit), neveu du précédent, né à Venise vers 1500, mort à Augsbourg en 1561 , réussissait dans la peinture à fresque. Il a peint à Venise, à Rome, et dans plu¬

sieurs autres villes , et fut surnommé le Romain .

PORÊE (le père) , jésuite, né à Vendes (près d8 Caen), en 1675, mort en 1741, professa la rhétorij que au collège Louis-le-Grand (1708), et compta Voltaire parr\i ses disciples. Il avait beaucoup de goût, un style élégant, de la facilité. Il avait composé des tragédies latines, qui sont loin d’être sans mérite (elles sont au nombre de six : Brutus , le Martyre de sainte Herméniyilde, la Mort de l'empereur Maurice, Sennachérib, Seby-Mirza, le Martyre de saint Agapet), et qui ont été publiées en 1745, et quelques comédies latines (1749). On a aussi de lui des harangues latines. M. Alleaume a écrit sa vie, 1854.

PORENTRUY , Bruntrut ou Prondrut en allemand, ville de Suisse (Berne) , à 58 kil. N. O. de Berne, près de la frontière de France ; 3,000 hab. Château, anc. résid. du prince-évêque de Baie ; ci-devant collège de Jésuites. Montres, tanneries renommées. Antiquités. — Bâtie au lieu qu’occupait l’Amagetobria de César ; brûlée par les Alernani sous Constantin et saccagée par Attila, elle fut relevée par Charlemagne ; elle passa après plusieurs vicissitudes aux comtes de Montbéliard (1236) , et fut vendue par ceux-ci aux évêques de Bâle en 1271. L’empereur Rodolphe s’en rendit maître en 1283, mais la laissa aux évêques; elle s’unit en 1501 aux cantons suisses contre l’Autriche. Depuis, elle fut souvent ravagée par la guerre , les incendies , les épidémies , et déchirée par des querelles entre les évêques et les bourgeois. En 1703, elle fut prise par les Français, devint le ch.-l. du dép. français du Mont-Terrible, et fut, après la suppression de ce dép., ch.-l. d’arr. dans le dép. du Haut-Rhin. En 1815, elle fut jointe au canton de Berne ; en 1830, il y éclata un mouvement qui avait pour but de réunir cette ville à la France, mais il fut réprimé.

PORLIER (J.diaz), dit elMarquesito, né en 1757 à Carthagène dans l’Amérique du Sud, fit la guerre de partisan contre les Français (1809), et devint capitaine-général des Asturies ; après le retour de Ferdinand VII, voulant rétablir la constitution des Cortès, il ourdit un complot, prit Sainte-Lucie (19 septembre 1815), organisa une junte provinciale de Galice , et marcha, sur Santiago; mais il fut livré par quelques-uns de ses soldats et pendu (3 octob.).

PORNEYAH, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), à 380 kil. N. O. de Calcutta; 40,000 hab. Industrie.

PORNIC, ch.-l. de canton (Loire-Inférieure), à 20 kil. S. S. O. de Paimbœuf, sur la baie de Bourgneut ; 1,100 hab. Petit port; armements pour la pêche de la morue à Terre-Neuve. Bains de mer.

P0R05, Sphœria , île de l’Archipel, sur la côte E. de la Morée , dont elle n’est séparée que par un étroit canal : 9 kil. détour ; 3,000 hab. La petite île de Calaurie lui est unie par un banc de sable.

PORPHYRE , philosophe néoplatonicien , dont le véritable nom était Malk ou Malchus (qui en syrien veut dire roi, et que l’on a grécisé par porphyrius , purpuratus). Il naquit l’an 233 de J.-C. à Tyr, où à Batanea, colonie des Tyriens en Syrie , étudia l’éloquence à Athènes sous le célèbre Longin, et la philosophie à Rome sous Plotin, dont il devint le disciple favori. Il cultiva avec succès toutes les sciences connues de son temps, et se distingua en même temps par le talent d’écrire. Après la mort de son maître, il enseigna la philosophie et l’éloquence à Rome, et mourut dans cette ville en 304. Il combattit le christianisme ; cependant on a dit qu’il avait fini par se convertir. On doit à Porphyre la révision et la publication des Ennèades de Plotin ; il composa en outre un grand nombre d’ouvrages originaux qui sont perdus pour la plupart , entre autres un célèbre traité contre les Chrétiens, qui fut réfuté par plusieurs Pères de l’Eglise. Les principaux ouvrages de Porphyre qui nous sont parvenus sont : une Vie de Plotin ; une Vie de Pythagore (éditée par Holsta-

nius, Rome, 1630); un traité de V Abstinence des viandes (édité par Rhœr, Utrecht, 1767, traduit en français ainsi que la Vie dePlolin par Burigny , Paris, 1747) ; une Lettre à Anébon, prêtre égyptien, sur les dieux et les démons (Oxford, 1678) ; une Introduction aux catégories d’Aristote (Paris, 1546, greclatin) : cet ouvrage, en conservant le souvenir des opinions des anciens sur la nature des universaux, a donné naissance pendant le moyen âge à la célèbre dispute des Réalistes et des Nominaux ; des Questions homériques (Venise, 1521), qui offrent un commentaire ingénieux de quelques passages du poëte grec; une Lettre à Marcella , son épouse, retrouvée et publiée en 1816 par M. A. Mai à Milan. 11 n’existe aucune édition complète de Porphyre. Sa Vie a été écrite par Eunape. Comme Plotin, son maître, Porphyre enseignait une philosophie toute mystique , et s’efforçait de s’unir à Dieu par l’extase : il prétendait même avoir été une fois honoré de la vue de Dieu.

PORPHYROGÉNÈTE, nom que l’on donnait aux enfants des empereurs de Constantinople, soit parce qu’on les recevait dans un drap de pourpre au moment de leur naissance, soit parce que les impératrices faisaient leurs couches dans un appartement tendu de pourpre. On connaît surtout sous ce nom l’empereur Constantin VII.

PÔRPORA (Nicolas), compositeur, né à Naples en 1685 , mort en 1767 , fut l’élève chéri de Scarlatti. Il fit représenter à Vienne Ariane , son premier opéra; fut appelé à Dresde pour y diriger la chapelle électorale et le théâtre, alla aussi à Londres, où il se vit préférer Hændel, puis revint en Italie. Il a beaucoup travaillé ; à 36 ans, il avait composé 50 opéras. 11 lit faire à l’art musical des progrès incontestables. On le surnommait le Patriarche de l'harmonie.

PORQUEROLLES , la plus occidentale des trois grandes îles d’Hyères , possède un fort de même nom : 16 kil. de tour ; 100 hab.

PORRÉE (GILBERT DE LA). Voy. GILBERT.

PORRERAS, ville de l’ile Majorque, à 10 kil. E. de Lluchmayor ; 3,900 hab.

PORRETANÜS. Voy. Gilbert de la porrée.

PORRUDOS ou SAN-LORENZO, riv. du Brésil (Mato-Grosso), naît par 56° 40’ long. O., 15° lat. S., coule au S. O., et tombe dans la Cayuba; cours, 450 k.

PORSENA ou PORSENNA, lars ( c.-à-d. roi), de Clusium en Ëtrurie, fit la guerre à Rome en 508 , sous prétexte de rétablir Tarquin, prit Rome, mais sans rendre la couronne à ce prince, marcha de la contre les Latins, fut vaincu près d Aricie, et ne tarda point à voir Rome lui échapper. Toutefois, il garda une portion du territoire romain. — Selon l’opinion vulgaire, Rome n’aurait pas été prise tw Porsenna: après les actes héroïques d'Horatius Codés, de Mutius Scévola, de Clélie, il aurait de luimême renoncé au siège.

PORSON (Rich.), helléniste anglais, né en 1759 à East-Ruston (Norfolk), mort en 1808, fut professeur de grec au collège de la Trinité à Cambridge. 11 a donné des ouvrages qui le placent au premier rang comme critique, entre autres des éditions d’Eschyle, Glasgow, 1795, et Londres, 1797 ; de plusieurs pièces d’Euripide (Hécube , Oreste , les Phéniciennes , Médée ) , Londres, 1797, 98, 99, 1801 ; des Noies sur Aristophane, Cambridge, 1820, ; d’autres Notes sur les Commentaires de Toup sur Suidas , Hésychius , etc., 1790; une édition du Lexique de Photius, posthume, Londres, 1822, 2 vol. in-8.

PORTA , ch.-l. de canton (Corse), à 33 kil. b. O,

de Bastia; 285 hab. . . ,,.A

PORTA (J.-B.), physicien , né a Naples en 1540,

mort en 1615 , voyagea en Italie, en Espagne, en Fi ance, fonda (à Naples) l’académie des Secreli , que prohiba le pape Paul 111, découvrit la chambre obscure, et fit beaucoup d’expériences d’optique; ses

ouvrages sont pleins d’observation3 remarquables et quelquefois aussi de bizarreries puériles • ce sont Magice tiaturalis libri XX, Naples, 1589, in-fol. ; De furtivis litterarum 7iotis , vulgo de zi/oris (l’art d'écrire en chiffres), Naples, 1563; De humanâ physiognomiâ , 1586; De munitione libri III, Naples, 1608 , in-4 (c’est un traité de fortifications) ; Ars reminiscendi, Naples, 1602, in-4 ; De aeris transmu tationibus libri IV, Naples, 1609, in-4, etc. On a aussi de lui: 14 comédies, 2 tragédies, et une tragi-comédie, imprimées sou3 le titre d 'Œuvres dramatiques , Naples, 1726, 4 vol. in-12.

porta (Jacques della), architecte, élève de Vignole , né à Milan vers 1530, mort à Rome, vers 1595, s’était fixé dans cette ville. Il y fit construire la chapelle Grégorienne, le petit temple des Grecs, l’église Notre-Dame de Monti, acheva la coupole de St-Pierre (1590) . 11 est l’auteur de la villa Aldobrandini (connue depuis sous le nom de Belvédère). — Son neveu, Guill. della Porta, habile sculpteur, restaura les jambes de l’Hercule Farnèse. — Deux frères, J.-B. et Thomas della Porta, parents de Guillaume, suivirent ses traces et se firent un nom en sculpture ; on a du 1er le Saint Dominique colossal de Ste-Marie-Majeure, et le Christ donnant les clefs à saint Pierre , de l’église Ste-Prudentienne;du second , 1 e Saint Pierre et le Saint Paul des colonnes Antonine et Trajane.

PORTAL (Anl.), médecin, né en 1742 à Gaillac, mort en 1832, à 90 ans, étudia à Montpellier, vint de bonne heure se fixer à Paris, fut admis dans la société de Franklin, de Buffon, entra à l’Académie des Sc. en 1769, fut nommé prof, au Coll, de France, président de T Acad. de méd. et médecin consultant du roi (sous la Restauration). Il a publié un grand nombre d’ouvrages, mais ils sont presque tous délaissés, parce que l’auteur resta longtemps étranger au mouvement des esprits. Cependant on estime encore son Histoire de l'anatomie et de la chiruroie , Paris, 1770-73, 7 vol. in-8.

PORTALÈGRE, Portus Alacer, ville du Portugal (Àlentéjo), à 100 kil. N. E. d’Evora; 6,000 hab. Vieux château. Evêché. Palais épiscopal, cathédrale. Draps, droguels. Châtaignes. — Ville du Brésil, ch.-l. de la prov. Rio-Grande-do-S-ul , à 1,170 kil. S. O. de Rio-de-Janeiro. Chantiers de construction.

PORTALIS (J. -Et. -Marie), né au Beausset (Pro vcnce ) en 1745, mort en 1807, fut reçu avocat à 21 ans, se fit remarquer par plusieurs Mémoires , plaida contre Beaumarchais , contre Mirabeau , fut mis à la tête de l’administration de sa province avant la révolution, entra en 1795 au Conseil des Anciens, fut porté sur la liste des proscrits du 1 8 fructidor pour s’être opposé aux mesures violentes du Directoire, s’enfuit en Allemagne (1797), revint en 1800, entra au Conseil d’état, prit une grande part à larédactiondu Code civil, négociale Concordat (1801), fut nommé en 1802 direct, des aff. ecclésiastiques, titre qu’il échangea enl80i contre celui demin. des cultes, et conservaces fonctions jusqu’à sa mort. Il m. en 1807 des suites d’une opération destinée à le préserver de la cécité. Il était membre de l'Institut, 2* classe (Académie Française). Sa conduite dans toutes ses places, et notamment au ministère, fut pleine de sens, de droiture, de philanthropie. Il a laissé un traité fort estimé sur V Usage et l’abus de l'esprit philosophique pendant /exvmcs., publ. parsonüls, Par., 1820, 2 v. \n-S,des,Disc.eiRapporis (sur le Concordai), p.enl845.

PORT-AU-PRINCE, auj. port-républicain, capit. de l’île d’Haïti et ch.-l. du dép. de l’Ouest , au fond de la baie de Port-au-Prince, par 74° 47’ long. O., 18° 35’ lat. N.; 28,000 hab. Place d’armes, église catholique, lazaret, hôtel-de-ville, séminaire, école de dessin , école militaire. Aqueduc. Commerce maritime. — Fondée en 1745 , détruite par un tremblement de terre en 1770, relevée preâqu’aussitôt, mais en grande partie brûlée en 1791 1

elle éprouva encore plusieurs secousses de tremblement de terre en 1830.

PORT-BOURBON, dit aussi Grand-Port et Port- Sud-Est, ville de l’ Ile-de-France, sur la côte S. E. ; c’est le premier établissement de l’ile ; les Hollandais y avaient leur ch.-l. en 1598.

PORT-CAS I RIES ou LE CARÉNAGE, ch.-l. de Pile Saintc-Lucie (petites Antilles anglaises), sur la côte N. O. oe l’île ; 4,300 hab.

PORT-CROZ, une des îles Hyères, à 36 kil. S. de Toulon ; 5 kil. sur 3. Orangers et citronniers. — Cette île est une des îles d’Or des anciens.

PORT-D'ESPAGNE ou SPAN1SH-TOWN, ch.-l.

tle l’île de la Trinité (petites Antilles anglaises), sur le golfe de Paria, vers l’emb. du Caroni, par 63° 49’ long. O. , 10° 38’ lat. N. ; 10,000 hab. Port sûr.

PORTE ou SUBLIME-PORTE, nom officiel que donnent les Ottomans à la cour du sultan. Mostasem, le dernier des califes abbassides, ayant fait enchâsser sur le seuil de la principale porte de son palais, à Bagdad , un morceau de la célèbre pierre noire que les fidèles adorent dans le temple de la Mecque, cette porte si vénérable devint la Porte par excellence, et depuis, cette dénomination s’est étendue à l’empire des Ottomans , successeurs de la puis-

PORTE-GLAl'VES (chevaliers), Ensiferi en latin, Schweribrüder en allemand, ordre militaire et religieux fondé en 1202 par Albert d’Apeldern, évêque de Livonie, pour conquérir les pays habités par les païens. Cet ordre était modelé sur celui du Temple. Il s’appela d’abord ordre des Frères de la milice du Christ. Le premier grand-maître fut Winno de Rohrbach. L’ordre, déjà maître d’une partie de la Livonie, entreprit en 1 2 1 6 la conquête de l’Esthonie, qu’il soumit entièrement en 1223. A la suite de longues dissensions entre les Porte-Glaives et les évêques de Riga, le deuxième grand-maître, Volquin, se vit réduit à fondre son orire dans celui des chfaliers Teutoniques; ce qui fut effectué en 1237, après la mort de Volquin, à condition que la partie de la Livonie et de l’Esthonie appartenant aux Porte-Glaives formerait une maîtrise de l’ordre teutonique , et serait gouvernée par un maître-provincial. Les chevaliers Porte-Glaives restèrent sous la dépendance des chevaliers Teutoniques jusqu’en 1525, époque à laquelle Walter (ou Gautier) de Plettenberg racheta d’Albert de Brandebourg le duché de Livonie , et reconstitua l’ordre ( Voy. plettenberg). Le 50e maître-provincial de cet ordre , Gottar Kettler , après avoir embrassé le luthéranisme, céda la Livonie à Sigismond 11, roi de Pologne, et devint lui-même duc de Courlande par le traité de Wilna (1562).

PORTEND1C, Porto d'Addy des Portugais, port de la côte O. d’Afrique, par 18° 31’ long. O. , 18° 25’ lat. N., à 230 kil. N. de Saint-Louis ; petit comptoir français, fondé en 1724; auj. en ruines.

PORTES-DE-FER , nom donné à plusieurs défilés, notamment à celui qui se trouve dans le Balkan, un peu au-dessusd’Orsova, sur la limite de la Hongrie et de la Turquie, et que franchit le Danube (on le nomme en turc Demir-Kapnu); et à un célèbre défilé de l’Atlas, appelé en arabe Biban. V. ce nom.

PORT-GLASGOW ou NEWPORT - GLASGOW, ville d’Ecosse (Renfrew), sur la Clyde, non loin de s cm embouchure, à 19 kil. 0. N. O. de Renfrew ; 6,000 hab. Propre et bien bâtie ; bon port qui reçoit les navires qui ne peuvent remonter la Clyde jusqu’à Glasgow. Commerce considérable. — Fondée en 1688 et réunie en 1775 au village deNewark.

PORÎTCI, ville du roy. et de la prov. de Naples, au pied du Vésuve, sur le golfe de Naples; à 7 kil. S. E. de Naples ; 5,500 hab. Beau palais royal. — Porlici et le village de Résina occupent la place de l’ancienne ville d’Herculanum, qui fut, l’an 79 de J.-C., détruite et ensevelie par une irruption du Vésuve.

Ce n’est qu’en 1713 qu’on retrouva des vestiges de l’ancienne ville d’Herculanum, et en 1758 qu’on fit des fouilles régulières. — Les antiquités, conservées d’abord à Portici, ontdepuis été transférées à Naples PORTIQUE (le), nom souvent donné à l’école de Zénon, parce que les disciples de ce philosophe sc réunissaient au Pœcile, cél. portique d’Athènes, nommé le Pœcile. Voy. ZENON et stoïciens. PORT-JAKSON, v. de la N.-Hollande. V. Sydney, port-jakson (baie de), sur la côte O. de la Nouv.- Hollande (Nouv.-Galles-du-Sud), par 148° 55’ long. E., 33° 50’ lat. S. ; Sidney est sur le bord mérid.

PORTLAND , ville des États-Unis, capitale de l’état du Maine, sur la baie de Casco, par 72° 40' long. O., 43° 39’ lat. N.; 15,000 hab. Grand commerce avec les Antilles, la mer des Indes, la Russie. — Brûlée en 1775, mais bientôt rebâtie.

portland (île), Vindilis, petite île de l’Angleterre, dans la Manche, sur la côte du comté de Dorset , à 6 kil. de Weymouth ; 2,000 hab. Château-fort belle pierre de taille, dit e pierre de Portland. L’ile est unie au continent p. un banc de galets, 1 eChesil-bank. PORTLAND (comtes et ducs de). Voy. bentinck. PORT-LOUIS ou PORT NORD - OUEST , dit Port de la Montagne pendant la révolution , Port Napoléon sous l’empire , capitale de l’île de France (auj. île Maurice), sur la côte N. E., par 55° 9’ long. E., 20° 9’ lat. S.; 25,000 hab. Bon port; quais, hôtel— de-ville, salle de spectacle remarquables; hôpital militaire, chantiers de construction. — Prise en 1810 par les Anglais qui la possèdent auj. ; brûlée en partie en 1816, et ravagée par la peste en 1819. — 11 y a plusieurs autres villes du nom de Port-Louis, notamment une ville de France , chef-lieu de canton du dép. du Morbihan , à l’embouchure dit Blavet dans l’Atlantique, et à 5 kil. S. de Lorient; 2,712 hab. Bon port, citadelle, pêche de sardines, de congres, etc. Construite en 1625 par Louis XIII, avec les débris de Blavet , situé un peu plus haut, et détruit par Henri IV . Elle porta sous la République le nom de Port-Liberté. — V . de laGuadeloupe (Grande- Terre),à 15k. N. de la Pointe-à-Pitre; 4,500 h. Sucre. PüRT-MAHON. Voy. mahon.

PORT-MAURICE, ville des Etats sardes, à 6 kil. N. E. de Nice; 6,000 h. ; petit port. Pâtes d’Italie, PORT-NATAL. Voy. natal.

PORTO ou OPORTO , Portus Galle , la seconde ville du Portugal (Minho), à 248 kil. N. E. de Lisbonne, à 50 kil. S. S. O. de Braga, à l’emboivchure du Douro dans l'Atlantique ; 80,000 hab Évêché. Beau port, cinq quartiers, dont deux bâtis en amphithéâtre sur deux collines; plusieurs beaux édifices; la cathédrale, l’église des clerigos , le palais de la cour d’appel, l’hôtel-de-ville , l’hôpital royal, les magasins de la compagnie des vins; école de marine et de commerce , école de chirurgie et d’anatomie ; séminaire épiscopal. Grand commerce de vin de Porto , huile, sucre, oranges, bois de campêche, bois de Brésil, cuirs et liège. — C’est l’ancienne ville de Portus Calle qui a donné, à ce qu’on croit, son nom au Portugal ; c’est d'elle aussi qu’est dérivé le nom moderne de Porto. Cette ville possédait autrefois de grands privilèges ; elle les perdit pour s’être révoltée en 1767. Les Français l’occupèrent de 1808 à 1809. Elle s’insurgea en 1828 contre l’usurpateur don Miguel, et se déclara pour don Pedro; le blocus qu elle eut alors à subir porta un coud funeste à son commerce.

PORTO -RELLO, CABALLO, etc. Voy. PUERTO. PORTO-ERCOLE, Herculis Cosani Portus , ville de Toscane, à 105 kil. S. E. de Sienne, près de l’anc. Cosa , sur une baie de la mer Tyrrhénienne.

PORTO-FERRAJO, ch.-l. de l’ile d’Elbe, sur la côte N. O. , appartient à la Toscane; 3,000 hab- Belle rade; port sûr et commode. Grand commerce de fer, salines aux environs. Napoléon résida dans

PORT

cette ville du mois de mai 1814 au 26 février 1815 ; c’est de là qu’il s’embarqua pour la France. PORTO-LEGNAGO, ville d’Italie. Voy. legnago. PORT O-LONGONE, ville de l’île d’Elbe, sur la côte E., à 8 kil. S. E. de Porto-Ferrajo ; 1,600 hab. Rade et port.

? PORTO-NOVO ou mahmoud-bender , ville de l’Inde anglaise (Madras) , dans le Karnatic, à 53 kil.

8. de Pondichéry; port sûr. Les Français y établirent un comptoir qu’ils cédèrent aux Hollandais , et que ceux-ci ont à leur tour cédé aux Anglais.

PORTO-R1CO, une des Grandes-Antilles (à l’Espagne), la moins considérable et la plus orientale, par 17° 50’-18° 32’ lat. N., et 68° 3-69° 30’ long. O. Elle a la forme d’un quadrilatère rectangle, dont la base (qui s’étend de l’E. à l’O.) est d’environ 150 kil., et la hauteur de 70 ; 300,000 hab. Ch.-l., San-Juan. Côtes très découpées ; l’île est traversée de l’E. à l’O. par une chaîne de montagnes peu élevées, et d’où sortent plusieurs cours d’eau. Sol très fertile, climat tempéré. Porto-Rico produit toutes les denrées coloniales, surtout du sucre , des fruits et du coton. Beaucoup de bétail, de volaille; gibier en abondance ; côtes très poissonneuses. — Christophe Colomb découvrit cette île en 1493 ; elle renfermait alors près de 600,000 indigènes que les Espagnols détruisirent en peu de temps. Les Anglais s’en emparèrent vers le xvn* siècle; mais ils la rendirent presque aussitôt à l’Espagne , qui depuis l’a conservée.

PORTO-SANTO, une des îles Madère, par 33° 5’ lat. N., 18° 37’ long. O., à 50 kil. N. E. de î’île de Madère ; 6,000 hab. Cette île est de formation volcanique. Froment, maïs, orge, fèves, pois, etc.

PORTO-SEGURO, ville et port du Brésil, ch.-l. d’une provT. de même nom, à 400 kil. S. O. de San- Salvador, et à l’embouchure du Buranhen dans l’Atlantique, par 16° 27’ lat. S. et 6° 56’ long. O.; 3,000 hab. Pêche ; construction de bateaux et fabrication de filets. — La prov. de Porto-Seguro, située entre celles de Bahia au N., de Minas-Geraës à l’O., d’Éspirito-Santo au S. et l’Atlantique à l’E., à 450 kil. de long sur 200 de large. Elle n’est pas très-peuplée; c’est pourtant la première où les Portugais se soient établis dans le Brésil.

PORTO-VECCHTO ville de l’île de Corse, ch.-l. de cant. , à 25 kil. E. de Sartène; 1,600 hab. Beau port ; mais la ville est dans une situation malsaine qui en rend le séjour dangereux.

PORT-PATRICK , ville d’Ecosse (Wigton) sur la mer d’Irlande, à 5 kil. N. O. de Wigton ; 2,000 hab. Bains de mer. Elle est sur l’emplacement de 1 ancienne Novanium.

PORT-RÉPUBLICAIN. Voy. port-au-prince.

PORT-ROYAL, ville et port de l’île de la Jamaïque, à 7 kil. S. O. de Kingston, par 17° 56’ lat. N., 79° 13’ long. O.; 200 maisons. Fortifications, chantier et hôpital de la marine. — Jadis grande et importante , mais elle fut renversée par un terrible tremblement de terre en 1692, brûlée en 1702, et ravagée par un ouragan en 1722. F. Annapolis.

PORT-ROYAL. Ou connaît sous ce nom deux abbayes de religieuses Bernardines ou de l’ordre de Liteaux , dont l’une , la plus ancienne, dite Port- Royal des Champs , était située près de Chevreuse (Seine-et-Oise) , à 25 kil. S. O. de Paris , et l’autre, dite Port-Royal de Paris , était à Paris même , au faubourg Saint-Jacques, dans le local de 1 hospice actuel de la Maternité (la Bourbe). — L abbaye de Port-Royal des Champs , située dans une petite vallée, près d’un étang, fut ainsi nommée, dit-on, par le roi Philippe-Auguste, qui, pendant une chasse, s’était reposé dans cet endroit solitaire ; un monastère fut, d’après le vœu du roi, fondé en ce lieu même par Odon de Sully, évêque de Paris, en 1204 ; on y plaça des religieuses de l’ordre de Cîteaux, qui , sous 1“

PORT

nom de Filles de Saint-Ré ma v d , se consacraient à la prière, à l’éducation de la jeunesse, et mettaient leurs biens en commun (plus tard, en 1647, elles s’associèrent à l’institut de l’adoration perpétuelle du mystère de l’Eucharistie, et joignirent à leur premier nom celui de Filles du Saint- Sacrement). Cetle abbaye, qui prospéra promptement , avait fini par tomber dans le relâchement ; elle fut réformée en 1608 par la mère Angélique (Marie-Angélique Arnauld, fille de l’avocat Antoine Arnauld et sœur du grand Arnauld) : celle-ci y rétablit la règle de Saint- Benoît dans toute sa rigueur. En 1625, la communauté, qui se trouvait trop à l’étroit, fut transférée en partie à Paris (rue de la Bourbe), où elle prit le nom de Port-Royal de Paris , et où elle devint de plus en plus florissante.

Abandonné des religieuses, le monastère de Portr- Royal des Champs, à partir de 1636 , servit de retraite à de savants solitaires qui partageaient leur temps entre les exercices de la religion, le travail des mains, l’instruction deqq. jeunes gens d’élite, l’étude des lettres et la composition d’ouvrages d’éducation. Lesplusillustresd’entreeuxsont: Aut. Arnauld et Arnauld d’Andilly, tous deux frères de la mère Angélique, Lemaistrede Sacy et deux de ses frères (tous trois neveux de la mère Angélique ) , Nicolle , Lancelot , Lenain de Tillemont; Pascal les visitait souvent. Ils produisirent, le plussouventen commun, desouvrages classiq estimés [Logique, Méthode grecque, Méthode latine , Racines grecques, Essais de morale , Bible dite de Sacy, Histoire ecclésiastique , etc.) , et comptèrent au nombre de leurs élèves : Racine, les deux Bignon , Achille de Harlay, etc. Mais lors des querelles du jansénisme, s’étant montrés jansénistes ardents et refusant de se soumettre aux condamnât, pron. par le pape, ils se virent chassés de leur retraite (1056).

Les religieuses elles-mêmes ne tardèrent pas à être atteintes. Ayantconstamment refuséde signer le Formulaire du pape qui condamnait les cinq propositions de Jansénius, elles virent, après de vaines tentât, pour les ramener, fermer leur maison de Port-Royal des Champs (29 octobre 1709), où une partie d’entre elles étaientretournées dès 1647; les bâtiments furentrasés (1710) , les sépultures mêmes furent violées et les corps dispersés dans divers cimetières. Quelques religieuses , restées dans le couvent de Paris , s’étant montrées plus dociles , furent maintenues : leur communauté subsistait encore en 1 7 90 ; elle fut supprimée à cette époque avec tous les ordres religieux.

Sous la Convention, le couvent de Port-Royal de Paris fut converti en prison, et reçut le nom dérisoire de Port-Libre. On y a depuis placé l’hospice de la Maternité (1814). L’histoire de Port-Royal a été écrite par Racine, par dom Clémencet, et plus récemment par M. Sainte-Beuve, 1841-51, 4 vol. in-8.

PORTS (cinq-). Voy. cinq-ports.

PORT -SAINTE-MARIE , Puerto de Sanla-Maria en espagnol , Portus Menesthei des anciens , ville d’Espagne (Cadix), sur le Guadalète, à 1 1 kil. N. E. de Cadix ; 17,600 hab. Château ; pont de bateaux. Chapeaux, savon, eau-de-vie, liqueurs, cire, etc. Commerce très grand avec Cadix.

port-sainte-marie , ch.-l. de cant. ( Lot-et-Garonne), à 17 kil. N. O. d’Agen ; 3.016 hab.

PORTSMOUTH , Portas Adur nus y ville et port d’Angleterre (Southampton), sur la Manche, à l’entrée d’une baie formée par cetle mer, par 3* 26’ long. O., 60° 47’ lat. N., à 106 kil. S. O. de Londres ; 53,000 hab. Superbe port (le plus beau de l’Angleterre); grand arsenal naval du royaume et principal rendez-vous des flottes britanniques. Immenses chantiers, magasins, ateliers à gréements, forges, corderie , dépôt d’artillerie, etc. Bains de mer. On projette un canal de Portsinouth à Londres. Portsmouth se compose de deux v iles, l’ancienne Portsmouth et Portsea,auj. réunies. — Déjà importante

PORT

PORT

sous Edouard V, elle est depuis Henri VIII le principal arsenal de l’Angleterre.

portsmouth. Plusieurs villes des Etats-Unis portent ce nom ; la principale est dans l’état de New- Hampshirc , à 60 kii. S. E. de Concord ; 8,000 hab. Evêché. Bon port, cinq forts. Académie, athénée. Chantier de construction (dans l’île Navy).

PORTSMOUTH ( Louise de kerhouent, duchesse de), maîtresse de Charles II , fut amenée de France à ce prince en 1670, lors de la conclusion du traité secret de Douvres , par Henriette d’Angleterre , duchesse d’Orléans, et sœur du roi Charles. Créée successivement baronne de Petersûeld , comtesse de Fareham, duchesse de Portsmouth, elle prit sur le monarque un empire absolu , seconda le ministère dit de la Cabale } favorisa la réaction royaliste de 1680 à 1685, absorba des sommes immenses que lui prodiguait Charles, et de plus reçut de Louis XIV beaucoup d’argent pour faire prévaloir auprès du roi d’Angleterre l’influence française. Son fils aîné Charles est la tige des ducs de Lennox.

PORT-SUD-EST. Voy. port-bourbon.

PORT-SUR-SAONE , Portus Abucini , ch.-l. de cant. (Haute-Saône), à 11 kil. N. E. de Vesoul, sur la Saône ; 2,067 hab. Commerce en blé, avoine, bestiaux, fer, verre et bois ; mines de fer.

PORTUDAL, ville du Sénégal, dans le roy. de Baol, à 35 kil. S. E. de Gorée, sur l’Atlantique, est surtout fréquentée par les Français de Gorée. Commerce de peaux, or, ivoire, ambre.

PORTUGAL (Royaume de), Portugalia , partie de la Lusitanie des anciens états de l’Europe mérid. , occupe la partie occid. de la Péninsule Hispanique, et a pour bornes •• au N., la Galice ; à l’E., le roy. de Léon, l’Estramadure espagnole, l’Andalousie; au S. et à l’O., l’Atlantique. 11 s’étend de 9° 54’ à 11° 50’ long. O., et de 37° à 42° lat. N., a 576 kil. du S. au N. sur 168 de moyenne largeur, et compte environ 3,600,000 hab. Capit., Lisbonne. On y distingue six régions.

Divisions ,

Entre-Douro-e-Minho,

Tras-os-Montes ,

Beira,

Estramadure portugaise,

Alemtéjo,

Algarve,

Le Portugal possède de plus : 1 0 l’archipel des Açores, à mi-chemin de l’Europe et de l’Amérique (ch.-l., Angra) ; 2° Madère , les îles du Cap Vert, St-Thomas, beaucoup de comptoirs au Congo et la capitainerie-générale do Mozambique; 3° Diu, Daman, Goa, Macao, l’île de Timor en Asie. Le Brésil lui appartenait aussi avant 1822. — Le Portugal est très montueux , sauf dans le sud de l’Estramadure : on y remarque les monts d’Estrella, de Cintra, de Monchique; trois des fleuves de l’Espagne (Douro, Tage, Guadiana), y ont leur embouchure, il y a aussi beaucoup de rivières côtières (Minho, Vouga, Cavado, Mondego, Sadao,etc.). Le climat est trèsvarié; le sol très-fertile, mais généralement mal cultivé. On y récolte : grains, vins, huile, oranges et autresfruits exquis; miel, cire, kermès. On y trouve aussi or, argent, fer, plomb, étain, antimoine, sel, houille, turquoises et autres pierres précieuses; eaux minérales et thermales. Peu de gros bétail, excellents mulets; vers à soie (beaucoup jadis, peu maintenant). Pêche moins active qu’autrefois. Industrie médiocre (soieries, toiles, draps, bonneterie, ! couvertures , chapellerie , chocolat , porcelaine , | faïence, toiles peintes; distilleries, tanneries, ver-! reries, forges, etc.). Le commerce est presque tout entier entre les mains des Anglais, qui exportent surtout du Portugal des vins, des huiles, des fruits secs, etc. — Le gouvernement est monarchique constitutionnel ; la maison régnante est celle de Bra-

Chefs-lieux.

Braga.

Bragance.

Coïmbre,

Lisbonne,

Evora,

Faro.

gance ; au défaut de mâles, la couronne passe aux femmes, si elles ne sont déjà mariées à des étrangers. Les recettes publiques vont à 50 millions, la dette à 200. La religion dominante est le catholicisme; les Juifs sont tolérés. L’armée monte à 30,000 hommes, plus une milice de 40,000 hommes. La flotte comprend de 15 à 20 bâtiments de guerre.

Histoire. Le Portugal répond à la plus grande partie de la Lusitanie des Romains et au sud de leur Gallécie (Galice). Les Lusitani ne commencent à figurer dans l’histoire que vers l’an 195 av. J.-C. Ils entrèrent alors en guerre avec les Romains ; battus l’an 190, ils formèrent contre leurs oppresseurs une ligue redoutable (190-178) ; mais ils furent encore vaincus. Viriathe, un de leurs chefs les plus braves, soutint neuf ans l’indépendance du pays contre Rome (149-140) ; enfin Rome l’emporta, et depuis elle domina sur le pays pendant 570 ans. Après l’invasion de la Péninsule par les barbares (Vandales. Suèves, Alains), l’an 409 de J.-C., les Suèves seuls y restèrent : ils fondèrent dans l’ancienne Gallécie un état dont les bornes varièrent, mais qui, en 585, s’absorba dans celui des Wisigoths, et qui, en 711, fut, comme le reste de l’Espagne, conquis par les Arabes. Aux ixe et x e siècles, la région entre le Tage et le Douro fut le théâtre d’une guerre opiniâtre entre les 2 peuples conquérants (Arabes et Goths). Le petit pays au N. du Douro et au S. du Minho prit alors le nom de comté de Porto , ou Porto Calle, d’où Portugal. Alphonse VI de Castille, en 1095, en investit l’aventurier Henri de Bourgogne, qui l’arracha aux Arabes et le transmit à son fils Àlph.l ; celui-ci, après la vict. d’Ourique, se déclara indép. (1139). Le Portugal dès lors ne fil plus que grandir, et enl253, Alphonse 111, en soumettant lesAlgarves, avait atteint le sud de la Péninsule. Bientôt les Portugais portèrent leur activité au delà des mers ; après la conquête de Ceuta (1415), le prince Henri le Navigateur donna le signal des découvertes maritimes, qui ouvrirent enfin au Portugal la route des Indes (1498) et lui assurèrent de riches possessions en Afrique et surtout en Asie. Cette époque, qui coïncide avec celle de la glorieuse dynastie d’Aviz (1385-1580), est celle de la gloire et de la prospérité portugaises : elle est illustrée par les expéditions de B. Diaz, deVasco de Gama, de Cabrai, par les conquêtes d’Albuquerque, etc. Le Portugal , rival de l’Espagne, regorgea de richesses et devint une puissance navale du premier ordre. Outre ses conquêtes en Asie, il étendit sa domination sur une des plus belles contrées de l’Amérique, le Brésil (1500-1531). Mais des fautes, des excès et l’imprudente expédition de Sébastien en Afrique où il périt (à la bataille d’Alcaçar-Quivir, 1578), mirent brusquement fin à ces succès. A la mort du cardinal Henri (1580), ie roi d’Espagne Philippe II plaça sur sa tête la couronne de Portugal. Ce pays ne fut plus dès lors qu’une province espagnole. La ruine totale de la marine portugaise en fut la suite. Les Hollandais, en révolte contre Philippe II , allèrent partout sur les brisées des Portugais, les firent chasser du Japon, leur firent perdre les Moluques, ainsi qu’une foule d’autres possessions en Asie, et furent sur le point deleur enlever tout le Brésil. En 1640, le Portugal s’affranchit du joug del’Espagne et plaça sur le trône la dynastie de Bragance, issue des anciens rois. Redevenu indépendant, le pays s’allia avec la France et fut d’abord sous l’influence de celte puissance; mais, depuis Pierre II, il pencha vers l’Angleterre, qui en 1703 consolida sa prépondérance en Portugal par le célèbre traité de Méthuen. Bientôt les Anglais eurent tout en leurs mains industrie, agriculture,commerce, finances, politique, et réduisirent les Portugais à n’être plus que leursconnnis et leurs facteurs. Sous le roi Joseph, Pombal voulut secouer ce joug; ses efforts furent insuffisants. Napoléon, dans sa lutte contre l’Angleterre, fit attaquer le Portugal par

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