ABDA
titre que plusieurs rois de France et des princes du sang, Hugues Capet, Philippe I, Louis VI, les ducs d’Anjou, etc., portèrent le titre d’abbé. Ces sortes d’abbés ont aussi donné naissance aux abbés de cour du dernier siècle : c’étaient des cadets de familles nobles qui prenaient le titre d’abbés, en expectative d’une abbaye qu’ils ne possédaient pas encore. Le titre d’abbé a Ghi par s’appliquer indifféremment à tout homme revêtu d’un caractère ecclésiastique.
ABBEVILLE, Ab bâtis villa, jadis capit. do comté de Ponthieu , en Picardie, auj. ch.-l. d’arrond. (Somme), sur la Somme, à 43 kil. N. O. d’Amiens, à 158 kil. de Paris (172 par la route d’Amiens); 19,000 hab. Place forte; port où peuvent entrer les navires de 100 à 150 tonneaux. Trib. delreinst. et de comm. ; collège communal; belle église gothique dite de Saint-Wulfran ; hosp. d’enfants trouvés ; casernes ; haras royal. Industrie variée : filatures ; fabr.de tapis etc. Elle eut jadis des manuf. roy. de velours d utreclit (f. en 1661) , et de draps fins ( 1 665) . S. Louis y s> gnaen 1259 un traitéqui rendait plus, prov.aux Angï. Patr. du card. Alegrin, des gèogr. Briet, Du val, N. Sanson; du méd. Hecquet, du graveur Aliamet, du com^o». J. F. i «sueur, du poëte Millevoye. — L’arr. a
V f; : ÎTa compte p°ur ^Hy-Haut-Clocher,
Ault, Crécy, Gamaches, Hallencourt, Moyeimeville
Nouvion, Rue, St-Valery; 178 comm. et 133,300 h’.
ABBON , en latin Abbo Cernuus , moine de l’ahbaye de Saint-Germain-des-Prés, mort vers 923, a laissé plusieurs écrits dont le principal est un poème latin en 3 livres, sur le siège de Paris par les Normands en 886 , siège auquel il avait assisté. Ce poëme a été publié pour la première fois en 1588, par P. Pithou, dans son recueil des chroniqueurs. Il a été traduit dans la collection des Mémoires sur l'histoire de France de M. Guizot, et plus récemment par M. Taranne, 1835, in-8.
abbon, Abbo Floriacensis, abbé de Fleury, mort en 1004, joua un rôle assez important sous le roi Robert. Il a laissé quelques écrits , entre autres un Abrégé de la vie de 91 papes (Mayence, 1602, in-4).
ABBOT (George), archevêque de Cantorbéry, né en 1563 à Guildford, mort en 1633. U était fils d’un tisserand et s’éleva graduellement aux premières dignités de l’église. Jacques 1 avait en lui la plus grande confiance ; il l’employa à traduire en anglais le Nouveau Testament et à unir les églises d Angleterre et d'Ecosse. Il fut disgracié à la fin de sa vie pour avoir courageusement résisté à des ordres injustes du roi. C’était un zélé purifain. II a laissé plusieurs écrits: le seul qui se lise encore aujourd’hui est une Histoire des massacres de la Valieline.
ABBOTSFORD, château d’Ecosse, résidence favorite de Walter Scott, sur la rive droite de laTweed, à 1 kil. de son confluent avec l’Ettrick. Site pittoresque. Le château *»«»* remarquable par la bizarrerie de son architecture qui offre plusieurs genres confondus.
ABBOTS-LANGLEY,vill. d’Angleterre (Hertford), à 30 kil. N. de Londres; 1,700 hab. Il avait été donné par le roi Jean à l’abbaye de Saint-Alban, et fut la patrie du pape Adrien IV (Nie. Brakespeare).
ABBT (Thomas), écrivain allemand, né à Ulm en 1738, mort en 1766, à l’âge de 28 ans, occupa d’abord une chaire de philosophie à Francfort-surl’Oder, puis une chaire de mathématiques à Rinteln en Westphalie. Il composa un grand nombre d’ouvrages, dont les plus estimés sont : De la Mort pour la patrie; Du Mérite (souvent réimprimé). Il traduisit et allemand la Conspiration de Catilina de Salluste, et en français, les Recherches sur les sentiments moraux de Moses Mendelsohn. Ses œuvres complètes ont été imprimées à Berlin, en 1790, 6 vol. in-8°. Le traité Du Mérite a été traduit en français par J.-B. Dubois, Berlin, 1780, in-8.
ABDALLAH, père de Mahomet, né à la Mecque,
ABDE —
était fils d’AbdoulMotaleb, gardien de la Kaaba. Conducteur, pu is marchand de chameaux, il acq.de grandes richesses, qui préparèrent la puissance de son fils.
abdallah, oncle d’ Aboul-Abbas, le premier calife abbasside, contribua puissamment à renverser la dynastie des Ommiades. 11 assassina plusieurs princes de cette famille, qu'il avait invités à un festin. Il fut tué en 765, après avoir vainement tenté de régner.
Abdallah, calife ahbasside. Voy. almanzor.
abdallah, général arabe, fils d’Abdel-Mélek-ben- Omar, réduisit les habitants de l’Andalousie révoltée contre Abdérame, roi de Cordoue, 786; prit Girone, Narbonne, et pénétra jusqu’à Carcassonne.
abdallah, le dernier chef des Wahabites, et l’aîné des fils de Sehoud, fut choisi par lui, en 1 805, pour commander ses armées, et le remplaça, en 1 8 1 4 , dans le gouvernement des Wahabites .- mais attaqué par Méhémed-Ali, pacha d’Egypte, il se vit, malgré ses efforts, obligé de se rendre à la discrétion du vainqueur, 1818; conduit à Constantinople, il fut mis à mort par ordre du sultan. La victoire de Méhémet-Ali mit tin â î existence des Wahamtes.
Abdallah-ben-zobair , se fit proclamer Hans la Mecque calife indépendant ou oôu, et ne fut réduit qu’au bout de a ans, par les armes d’Abdel-Mélek , calife de Damas.
abdallah-ben-yasim, fondateur de la puissance des Almoravides, vers 1050, était d’abord un simple fakir ou docteur de Fez. 11 s’attacha par la persuasion plusieurs peuplades berbères, puis étendit sa domination par les armes et régna sur toute la Mauritanie. 11 mourut vers 1058.
ABDALLAT1F, médecin et historien arabe, né à Bagdad en 1161, mort en 1231, est auteur d’une Description de l'Égypte , qui est fort estimée pour Bon exactitude, et qui a été traduite par M. de Sacy en 1810, 1 vol. in-4. Il fut protégé et pensionné par le sultan Saladin.
ABDEL -ASYZ, fils de Mouça, lieutenant du calife YValid I, s'empara en 713 des provinces méridionales de l’Espagne, vainquit en 7 14 le prince royal des Goths, fut proclamé roi en 717, mais périt aussitôt massacré.
abdel-mélek ou abdel-malek, 5e calife ommiade, régna à Damas (685-705), étendit ses conquêtes dans 1 Inde et l’Arabie, et reprit la Mecque qui s’était déclarée indépendante.
abdel - mélek - ben - omar , le Marsille des chroniques et des romans de chevalerie, général musulman au vu Ie siècle , visir d’ Abdérame 1 , calile de Cordoue, contribua puissamment à établir ce prince sur le trône en battant ses ennemis; fut gouverneur de Séville, 759, puis de Saragosse et de toute l’Espagne orientale, 772. Voyant un de ses fils faiblir au moment d’une bataille, il lui perça le cœur de sa lance.
abdel-mélek (muley), roi de Fez et de Maroc. Voy. muley-abdel-mélek.
abdel - moumen, un des auteurs de la puissance des Almohades, avait été le disciple et le compagnon du Mahdi ou Messie Ben-Toumert, fondateur de cette secte, auquel il succéda en 1130. Il enleva d’abord aux Almoravides leurs états d'Afrique, s’empara de Maroc, puis pénétra en Espagne , combattit avec succès Alphonse de Léon, et mourut en 1163. Il prit le premier le titre de calife des Almohades.
ABDEL-RAHMAN. Voy. ABDÉRAME.
' ABDERAME, ou plutôt ABD-EL-RAHMAN, viceroi d’Espagne sous le califat d’Hcscham, en 728, pénétra en France à la tête d’une puissante armée, s’empara de toute l’Aquitaine, et ne fut arrêté dans ses conquêtes que par Charles-Martel, qui tailla son armée en pièces à la célèbre bataille de Tours , l’an 732. On croit qu’il mourut dans le combat.
abdérame i, fils de Mohavia, né à Damas en 131, fat le premier calife ommiade en Espagne