REIS — 1494 — R KM
REINESIUS (Thomas), né à Gotha en 1587, mort & Leipsick en 1667, médecin du margrave de Bayreuth, puis conseiller de l’électeur de Saxe, est un des savants auxquels Louis XIV faisait une pension. On lui doit des notes sur Manilius, sur Pétrone, des Varice lectiones , Utrecht, 1640 ; un Syntagma inscriptionurn , Leipsick, 1685, et des recherches curieuses sur les dieux syriens, sur les oracles sibyllins, sur la langue punique, etc.
REINHARD (Fr. volkmar), moraliste et prédicateur protest., néàSulzbachen 1753, mort en 1812, fut successivement professeur de théologie et de philosophie à Wittemberg , premier prédicateur de la cour de Dresde, conseiller ecclésiastique, membre du consistoire suprême , et exerça beaucoup d’influence sur l'enseignement scolaire et religieux du pays. On lui doit : Système de la morale chrétienne,
5 vol. in-8, 1788-1815, ouvrage fort estimé; Leçons de théologie dogmatique , 39 vol. de Sermons (ces sermons, qui roulent sur des sujets moraux, complètent et appliquent son Système de morale).
RE1NHOLD (Ch.-Léonard), philosophe allemand, né en 1758 à Vienne, mort en 1823, d’une famille catholique, fut dans sa jeunesse placé chez les Jésuites; mais se sentant peu de vocation, il s’éloigna de Vienne en 1783, se rendit à Leipsick, où il suivit les leçons de Platner, puis (1784) à Weimar, où il épousa la fille deWieland. 11 publia dans cette ville des Lettres sur la philosophie de Kant{\ 786), qui commencèrent sa réputation, fut nommé en 1787 professeur de philosophie à léna, et attira un grand nombre d’auditeurs; fut appelé en 1794 à la chaire de Kiel, et resta dans cette ville jusqu’à sa mort. Reinhold fut un des premiers à apprécier et à faire connaître la philosophie de Kant; toutefois, il la trouvait incomplète et il voulut faire précéder l’analyse de la raison, qu’avait donnée le philosophe de Kœnigsberg, d’une analyse de la conscience. Selon lui, dans la conscience, la représentation ou la pensée se rapporte à deux termes dont elle reste distincte, le sujet et l’objet. Les corrections qu’il proposait trouvèrent à leur tour des contradicteurs; et Reinhold, finissant par douter lui-même de la solidité de sa théorie , l’abandonna pour adopter successivement les idées de Fichte, de Bardili et de Jacobi. 11 crut enfin trouver dans l'abus des mots la source des disputes des philosophes, et entreprit une critique du langage de la métaphysique. On a de lui une foule décrits, entre autres : Nouvelle théorie de la faculté représentative , léna, 1789; Moyens de remédier aux malentendus en philosophie, 1790; Lettre à Lavater et à Fichte sur la croyance en Dieu, Hambourg, 1799.
RE1NK1RIK, d’abord Skalholt, ville d’Islande, à 60 kil. E. de Reikiavik. Elle fut jadis la résidence de l’évêque, mais non la capitale, comme on l’a cru. Aux env., volcans d’eau bouillante appelés Geisers.
REINMAR, dit i Ancien, minnesinger, vivait à la cour de Léopold Vif, archiduc d’Autriche, et l’accompagna en 1217 dans sa croisade en Palestine. On trouve plusieurs de ses poésies dans le recueil de Manesse, dont le manuscrit est conservé à Paris à la Bibliothèque du roi. — On trouve dans le même recueil des poésies d'un autre Reinmar, dit le Jeune , qu’on croit fils du précédent.
RE1S (c.-à-d. chej en arabe), est le titre de plusieurs officiers ou dignitaires de l’empire ottoman; le plus connu est \c reis-effendi. Voy. effendi.
RE1SKE (J .-J.), philologue et orientaliste, né à Zoerbig (Saxe) en 1716, mort en 1774. Après avoir étudié à Leipsick, il vint à Leyde pour y rechercher des manuscrits et étudier l’arabe; il y vécut dans la misère, corrigea quelque temps des épreuves ; puis, afin de se faire un état , il se mit à étudier la médecine et fut reçu docteur en 1746. 11 vint cette même année se fixer à Leipsick, y devint pro¬
fesseur de philosophie en 1747, d’arabe en 1748 recteur du collège de Saint-Nicolas en 1758. 11 9 beaucoup écrit sur la littérature et l’histoire orientales, a publié les Séances d'Hariri , Leipsick, 1737, in-4 ; Tharaphœ moallakah, Leyde, 1742; Abulfedc* annales moslemici , Leipsick, 1754, etc., et a donné nombre d’éditions remarquables d’ouvrages latins et grecs, entre autres les Cérémonies de la cour de Byzance , de Constantin Porphyrogénète, Leipsick, 1751-54, 2 vol. in-fol; Y Anthologie, Leipsick, 1754, in-8; Théocrite, Leipsick, 1766, 2 vol. in-4; Plutarque (grec-latin), Leipsick, 1774-82 , 12 vol. in-8 ; Denys d’Halicarnasse (grec-latin), Leipsick, 1774-77, 6 vol. in-8 ; les Orateurs grecs, 1770-75 , 12 vol. in-8, etc. — Sa femme , Ernestine-Christina Muller, savait le latin, le grec, et l'aidait dans tous ses travaux ; elle acheva après sa mort plusieurs ouvrages qu’il n’avait pu terminer, entre autres l’édition de Dion Chrysostôme , Leipsick, 1784, 2 vol. in-8, et continua des Mémoires qu’il avait écrits lui-même sur sa vie.
RE1SMARKT ou REUSSMARKT, v. de Transylvanie, ch.-l. de cercle, à 27 kil. N. O. d’Hermanstadt.
RE1TRES (de r citer, cavalier) , sorte de cavalerie allemande qui servait jadis dans nos armées, surtout au temps de la Ligue , et pour les Protestants.
RE1TZ (Fréd. wolfgang), philologue, né en 1733à Windsheim (Franconie), tn. en 1790, élève d’Ernesti, fut profess. d’humanités à Leipsick et bibl.del’université de cette ville. On lui doit d’excellentes éditions de la Poétique et de la Rhétorique d’Aristote, Leipsick, 1772 et 1789, d’ Hérodote (1778), de Perse, etc., et d’utiles recherches sur la métrique des anciens (1791). — On connaît encore trois autres philologues du même nom, qui étaient frères : le plus jeune, G. OlhonR., 1702-69, prof, à Middelbourg, a publié Theophtli paraphrasis grœca Institutionum , La Haye, 1751 ; quatre livres inédits des Basilica, etc.
RELAND (Adrien), orientaliste, né en 1676, mort en 1718 , fut professeur de philosophie à Harderwyck , de langues orientales et d’antiquités ecclésiastiques à Utrecht , et a laissé : Patæsiina ex monum. veteribus illusti ata, Utrecht, 1 7 1 4 ; Enchiridion studiosi, trad. de l’arabe, etc. — Son frère, Pierre Reland, avocat de Harlem, mort en 17 1 5, a publié une révision des Fasü consulares, Utrecht, 1715, in-8.
RELIGION (Guerres de). Ce terme s’emploie particulièrement, dans l’histoire de la France, pour désigner les trois guerres que se firent au xvie siècle les Catholiques et les Protestants, et qui furent terminées, la lre par la paix de Saint-Germain en 1570 (elle avait commencé en 1562), la 2e par la paix de Beaulieu en 1576, et la 3e par la soumission de Paris en 1594 et par l’édit de Nantes en 1598. Pendant ces guerres avaient eu lieu plusieurs trêves, savoir ; pour la lre, en 1563 (édit d’Amboise), en 1568 (édit de Lonjumeau) ; peur la 2e, en 1574 (trêve de La Rochelle); pour la 3e, enl 577 (trêves de Bergerac et de Poitiers), eten 1580 (trêve derleix).— On étendle nom de guerres de religion auxguerres de 1621 et de 1625-29, sous Louis XI 11 , ainsi qu’à la guerre des Cévenne* après la révocation de l’édit de Nantes (1685).
religion (Paix de). Voy. passau.
RELY (J. de), né à Arras en 1430, mort en 1499, fut chancelier et archidiacre de Notre-Dame, professeur de théologie, recteur de l’université, docteur en Sorbonne, député du clergé de Paris aux états de Tours (1483) , aumônier de Charles VIII, négociateur près du pape Alexandre VI , et enfin évêque d’Angers; il rédigea en 1465 les remontrance* du parlement à Louis XI pour le maintien de la pragmatique - sanction , et présenta à Charles Vlll le résultat des délibérations des Etats en 1484. Il retoucha la traduction des Livres historiaux de la Bible de Guyart de Moulins, Paris, 1495. REMACLE (saint) ou R1MA1L, d’Aquitaine, é?é-
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que de Tongres (650) , fonda le monastère de Starelo (661), et mourut en 675. On le fête le 3 sept.
REMACLE DE LIMBOURG. VotJ. FÜCHS.
REMALARD, ville de France. Voy. regmalard.
REMBRANDT (Paul) , un des premiers peintres de l’école hollandaise, né à Leyde en 1606, mort à Amsterdam en 1674. Il manquait de goût et de grâce, mais il compensait complètement ces défauts par la magie des couleurs et la vigueur de l’expression ; ses tableaux, qui, vus de près, sont comme raboteux , produisent de loin un effet prodigieux. Parmi ses productions, on vante surtout Tobie et sa famille. Il excellait dans le portrait. Rembrandt était aussi un habile graveur : ses estampes sont très recherchées. Ce grand artiste était d’une avarice excessive et qui est devenue proverbiale. Pour tirer un plus haut prix de ses tableaux , il s’avisa un jour de se faire passer pour mort.
REMI , peuple de la Gaule, dans la Belgique 2e, à l’O. des Veromandui et des Suessiones , avait été, avant César, un des plus considérables de la Gaule ; son territoire répondait à peu près au dép. de l’Aube , et au S. de celui de l’Aisne. Il avait pour ch.-l. Remi ou Duroconorum (auj. Reims), autres villes: Durocatalaunum (Châlons), et Laudunum (Laon).
REMI (saint), Remigius , apôtre des Francs, était archevêque de Reims à 22 ans ; il baptisa Clovis , opéra de nombreuses conversions parmi les Francs, et mourut à 95 ans , dit-on , en 533. On le fête le 1er oct. Laplusane. église de Reims lui est dédiée.
remi (saint), archevêque de Lyon (852), eut part aux conciles de Valence (855), de Châlons-sur-Saône (873 et 75) , et obtint de Lothaire I et de Charîesle-Chauve divers privilèges utiles à son église. On le fête le 28 octobre. — Un autre saint Remi, que Ton croit frère utérin de Pépin-le-Bref, fut archevêque de Rouen au vin® siècle, et mourut en 77 1 . On l’honore à Rouen le 19 janvier et le 15 mai.
REMIREMONT , Avendi casirum , ch.-l. d’arr. (Vosges), à 24 kil. S. E. d’Epinal, sur la rive gauche de la Moselle, dans une vallée agréable ; 5,055 hab. Tribunal de l r# instance ; collège communal. Bel hôpital , restes d’une ancienne abbaye. Commerce de fromages de Géromé et de la Bresse ; bestiaux, toiles, sapins ; pâtés détruite et kirchenwasser —La ville tire son. nom actuel de saint Romaric, qui y fonda une cél. abbaye en 620. Anne de Lorraine !a rebâtit en 1752; les chanoinesses du chapitre de cette abbaye étaient princesses d’empire. — L’arr. de Remiremonta4 cant. (Plombières, Remonchamp, Remiremont et Saulxures), 36 comm. et 84,576 hab.
REMOIS , ancien petit pays de France en Champagne, formait le territoire de Reims. C’est auj. la partie N. O. du dép. de la Marne.
REMONTRANTS, nom donné aux disciples de J. Arminius , à cause des remontrances qu’ils adressèrent en 1610 aux Etats de Hollande. Voy. arminius.
REMOULINS, ch.-l. de canton (Gard), sur le Gardon, à 14 kil. S. d’Uzès ; 900 hab.; aqueduc romain, dit Pont du Gard , qui conduit les eaux de la fontaine d’Aure à Nîmes.
REMUS , frère de Romulus, fut exposé avec lui à sa naissance, aida son frère à fonder Rome, et fut, dit-on, tué par lui pour avoir sauté par dérision le fossé qui traçait l’enceinte delà ville. Voy. romulus,
REMUSAT, ch.-l de canton (Drôme) , à 17 kil. N. E. de Nyons ; 650 hab.
REMUSAT (J.-P .-Abel), sinologue, né à Paris en 1788, mort en 1832, se ût recevoir médecin, puis apprit, presque sans aide, le chinois, le thibétain, le mantchou, fut nommé en 1814 à la chaire de chinois récemment créée au collège de France ; fut reçu à l’Académie des Inscriptions (1816), devint en 1818 un des rédacteurs du Journal des Savants , contribua à la fondation de la Société asiatique de Paris '1822\ dont, il fut le secrétaire, et fut nommé