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RENÉ — 1495 — &ENN

vois que : Lilurgiarum orienlalium collectif) , 1716, 2 S0\. in-4 ; la Perpétuité de la foi de l’Église touchant V Eucharistie, les Sacrements, etc., 1711-1713 ; Hist. des patriarches jacobites d' Alexandrie (enlat.) , 1713, in-4, remarquable par l’érudition. Il publia en 1 697 : Jugement du public sur le Dictionnaire de Bayle, ce qui l’engagea dans une vive dispute avec l’auteur.

RENCHEN , ville du grand-duché de Bade (Kinïig), à 15 kil. N. E. d’Offenbourg, sur la Rench ; 2,000 hab. Près de là est le défilé de Rencherloch , où Montecuculli soutint victorieusement les efforts de Turenne en 1675 , et où Moreau battit complètement les Autrichiens en 1796.

RENDE, Arintka , ville du roy. de Naples (Calabre Cit£r.), à 10 kil. N. O. de Cosenza; 4,900 hab.

RENDSBÜURG, ville démantelée du Holstein, dans une île de l’Eyder, à 31 kil. O. de Kiel; 7,600 hab. Chem, de fer. Titre d’une branche de la maison de Holsteiu. Christian VII y mourut. Prise par les Impériaux en 1627, par les Suédois en 1643.

RENÉ (saint), patron d’Angers et évêque de la même ville au ve siècle. On le fête le 12 novembre.

rené d’ Anjou, dit le bon roi René, né au château d’Angers en 1408, était le 2e fils de Louis II, duc d’Anjou, comte de Provence et roi titulaire de Naples. Il fut élevé par le cardinal de Bar, son oncle maternel, qui lui laissa le duché de Bar (1430), et lui fit épouser Isabelle, héritière du duché de Lorraine. Il devint en 1431 duc de Lorraine, par suite de ce mariage, mais la possession de ce duché lui fut disputée par Antoine de Vaudemont, neveu du dernier duc, qui le battit, le fit prisonnier et le retint pendant 5 ans en captivité (1431-36). Son frère Louis III d’Anjou étant mort (1434), René hérita ancore des biens de ce prince (l’Anjou et la Provence), ainsi que de ses droits sur le trône de Naples. Il se rendit en 1438 à Naples, où il fut reconnu par une partie de la nation et où il régna plusieurs années; mais, trahi par ses généraux, il fut obligé de fuir devant Alphonse d’Aragon (1442). 11 retourna alors en Lorraine, où il vécut quelque temps en paix; puis, à la mort de sa femme (1452), il céda ce duché à Jean, son fils aîné, et alla vivre en Anjou. Il se vit bientôt après dépouillé de ce duché par Louis XI, sous le prétexte qu’un de ses fils était entré dans la ligue du Bien-Public. Il alla se fixer alors dans son comté de Provence (1473), et y acheva ses jours (1480). Ce prince s’était fait chérir dans tous les pays qu’il avait successivement gouvernés, il joignait à ses vertus le goût des arts, savait peindre, chanter, versifier (M.de Quatrebarbcsapubl.ses GLuv .,

1844-5,4 v. , in-4) .Ch. VII av.épousé sa sœur Marie d’Anjou, et Henri VI, roi d’Angleterre, épousa sa fille Marguerite d’Anjou. Il laissa la Provence et ses droits sur Naples à Charles du Maine, son neveu.

rené h, duc de Lorraine, né en 1461 de Ferry II, comte de Vaudemont, et d’Yolande d’Anjou, fille de René I, devint, en 1473, duc de Lorraine des droits de sa mère, devenue elle-même héritière de René I par la mort de son frère (Jean) et de son neveu (Nicolas, fils de Jean). Charles-le-Témérairc, duc de Bourgogne, contestant ses droits, envahit la Lorraine, le chassa de Nancy et le força à se réfugier chez les Suisses. Mais après les défaites de Charles-le-Téméraire à Granson etàMorat, René revint attaquer le duc de Bourgogne, et lui livra devant Nancy un combat où ce prince fut tué (1477). A la mort de Charles du Maine (1481), René réclama la Provence, et fit plusieurs tentatives pour s’en emparer, mais îans pouvoir v réussir. Il mourut en 1508. Les \éni tiens l’avaient nommé en 1480 capitaine-général de leurs troupes, et, en 1485, des seigneurs napolitains lui avaient offert la couronne de Naples. Ce duc établit en Lorraine , par son testament , la loi salique. Il favorisa les arts en faisant bâtir plusieurs châteaux et quelques beaux édifices.

RENÉE de France, 2« fille de Louis XII, épousa en 1528 Hercule II, duc de Ferrare, protégea les lettres, les sciences, les arts et le luthéranisme, donna refuge à Calvin, eut Cl. Marot pour secrétaire! revint en France en 1560, se fixa à Montargis, se déclara hautement protestante, et mourut en 1575,

RENFREW, ville d’Ecosse, ch.-l. du comté de Renfrew, près de l’embouchure de la Clyde, à 9 kil. O. de Glasgow ; 2,833 hab. Ville ancienne ; jadis sur la Clyde (qui a changé de lit), auj. sur un canal qui joint la Clyde. — Le comté de Renfrew , dit auss Stralh-gryfe , l’un des plus petits comtés d’Ecosse, est situé entre ceux de Dumbarton au N., de Lanark à l’E., d’Ayr au S. et à l’O. et le golfe de la Clyde au N. 0. : 45 kil. sur 20; 133,440 hab.

RENI (guido), peintre. Voy. guide (le).

RENNÈL (le major J.), officier anglais, né en 1742 dans le Devonshire, mort en 1830, servit longtemps dans l’Inde comme ingénieur, revint en Angleterre vers 1782, publia d’importants travaux sur la géographie, et fut nommé membre de la Société Royale. On lui doit d’excellentes cartes de l’Inde, une Explication du système géographique d'Hérodote , 1800, où il prouve la fidélité de cet historien; des Observations sur la topographie de la plaine de Troie, 1814. Il aida Mungo-Park à rédiger ses Voyages, et donna lui-même des Mémoires estimés sur la Géographie de l'Afrique, 1790 et 98.

RENNEQU1N-SUALEM (dont le vrai nom est swàlin-renkin), fils d’un charpentier de Liège, né en 1644, mort en 1703, est le créateur de la célèbre machine de Marly, si merveilleuse pour l’époque, et qui seule fournissait l’eau potable pour le château de Versailles. Il la construisit de 1675 à 1682. Rennequin avait fait son éducation lui-même.

RENNES, Condate, Redones, ch.-l. du dép. d’Illeet-Vilaine, au confluent de ces 2 riv?., à 346 k. 0. S. O. de Paris (par Alençon); 35,552 h. Archev.; cour impériale, académie universitaire : facultés de droit, des lettres et des sciences, école secondaire de médecine, lycée imp.; -école de peinture et de sculpture, école impér. d’artillerie et de pyrotechnie. Bibliothèque, musée, cabinet d’histoire naturelle, jardin de? plantes. Société des sciences et art9. On remarque le palais, l’hôtel-de-ville , la façade ce l’église Saint- Pierre, les promenades du Cours et du Thabor, les places d’armes. La Vilaine la fait communiq. avec Redon; un canal l’unit à St-Malo. Chemin de fer. Toiles, blanchisserie de cire, corroienes , teintureries ; volailles de Janzé. Aux environs, ferme de la Prévaîaie, célèbre par son beurre. — Rennes était la capitale de la Bretagne, et avait le titre de comté (Voy. Geoffroy) ; elle ne fut réunie à la France que par le mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII. En 1356, elle soutint contre les Anglais un siège que fit lever Duguesclin. Henri II y fonda en 1553un parlement, devenu célèbre par son indépendance. La Chalotais, Lanjuinais, La Motte-Piquet, La Bletterie, PoullainduParcetde Ste-Foix, Lobineau, Tournemine, Robinet, Ginguené, Al. et Amaury-DuvaL Kératry, Carré, sont nés à Rennes. — L’arr. a 10 cant. (Château-Giron, Hédé, Janzé, Liffré, Mordelles, Saint-Aubin d’Aubigné, plus Rennes, qui compte pour 4),78comm., et 130,838 hab.

RENNEVILLE (Constantin de), né à Caen en 1650, ni. v. 1724, occupa div. emplois sousChamillard, qui le protégeait, fut ensuite accusé d’être espion au ser- j vice de l’étranger, et fut comme tel enfermé 11 ans à la Bastille (1702-1713, puis exilé : il se relira en An- : gleterre. On a de lui un Recueil de Voyages aux Indes . orientales (17 02J et V Inquisition française ou Hist. ' de la Bastille (Londres, 1715), qui est à ï Index. !

RENNEVILLE (Mrac de), dame auteur, née vers 1771, morte en 1822, a publié nombre d’ouvrages pour 1 l’éducation de la jeunesse qui ont eu du succès, entre autres : Lucile ou la bonne fille^ 1808, Contes à ma

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