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trône d’Angleterre et à l’intervalle de 1660 à 1689, i temps pendant lequel ils occupèrent le trône.
RESTAUT (P.), grammairien, né à Beauvais en 1696, mort en 1764, était fils d’un marchand de draps. Il fut d’abord chargé de quelques éducations particulières au collège de Louis-le-Grand , puis se fit recevoir avocat au parlement. Il a laissé quelques Mémoires écrits avec clarté et précision , mais l'ouvrage qui fit sa réputation est sa Grammaire française (173Q). Adoptée par l’université de Paris, abrégée par l’auteur lui-même (1732), augmentée d’un traité de versification , elle eut neuf éditions du vivant de l’auteui Restaut revit aussi la 4e édition du Traité de l'orthographe française en forme de dictionnaire (de Ch. Leroy, prote d’imprimerie), Poitiers, 1764, in-8, et traduisit du latin la Monarchie des Solipses, 1721, in-12, satire contre les Jésuites.
RESTIF DE LA BRETONNE (Nic.-Edme), homme de lettres, né à Sacy (Bourgogne) en 1734, mort en 1S06, vint jeune à Paris, et y vécut de sa plume. Il a publié plus de 100 volumes; l’esprit et le sentiment le disputent dans ses écrits au cynisme et à la bizarrerie; il s’érigea souvent en réformateur des mœurs. Son orgueil était sans bornes : il se croyait l’égal de Voltaire , de Rousseau, et méprisait Buffon. On l’a surnommé le Rousseau du ruisseau. Ses principaux ouvrages sont : la Vie de mon père , 1779 ; le Paysan perverti, 1776; la Paysanne pervertie, 1776 ; les Contemporaines, 1780, etc., 42 vol. in-12 ; les Provinciales , 1789-94 , 12 vol.; une série de traités où il propose ses idées de réforme (tels sont le Mimographe, le Pornographe , le Gynographe, l’ Anthropoyraphe, le Thesmographe). Ses pièces de théâtre (1784-92) n’eurent presque aucun succès.
RETFORD ou REDFORD , ville d’Angleterre (Nottingham) , à 46 kil. N. de Nottingham, sur lldle et le canal de Chesterfield; 37,600 hab. Fabriques de chapeaux, toile à voile, papier.
RÊTHEL, ch.-l. d’arr. (Ardennes), à 50 kil. S. O. de Mézières , sur l’Aisne ; 6,771 hab. Tribunal de lre instance; collège communal. Ville bien bâtie; quelques édifices publics : le théâtre, l’hôpital, l’hospice pour les vieillards et les enfants trouvés. Tissus de mérinos, cachemires, napolitaines, flanelles. Aux rnv., pâturages; carrières, minerai de fer. — Ville très ancienne et chef-lieu d’un comté dès le temps de Clo- 'is; elle eut des seigneurs particuliers au xiit® siècle. En 1581, Henri 111 l’érigea en duché en faveur de Charles de Gonzague , duc de Nevers. Mazarin, qui l’avait achetée, la fit ériger en duché-pairie [■l’où on l’app. R. -Mazarin). Turenne, alors rebelle, la prit en 1660, mais Duplessis-Praslin la reprit la même année, après avoir vaincu le maréchal transfuge au combat de Réthel. Rebelle à son tour, Condé s’en empara en 1652, et Turenne, alors revenu à son devoir, la reprit sur les Espagnols en 1653. — L’arr. de Réthel a 6 cant. (Asfeld, Château-Porcien, Chaumont- Porcien, J uni ville , Novion-Porcien et Réthel), 108 cornai, et 67,341 hab.
RETHELOIS, anc. petit pays de France en Champagne , auj. dans le S. U. du dép. des Ardennes, avait pour ch.-l. Réthel. Il renfermait le Porcien.
RETH1ERS , ch.-l. de cant. (Ille-et-Vilaine) , à 26 kil. S. O. de Vitré ; 3,000 hab.
RETIA1RES, gladiateurs qui combattaient contre les Myrmillons. Ils avaient pour arme un filet ( rete ), avec lequel ils cherchaient à envelopper le Myrmilion , qui portait sur son casque la figure d’un poisson.
RETIF DE LA BRETONNE. Voy. restif.
RET1MO , Ruhyrnna , ville de l’île de Candie,' ch.-l. de livah, sur la côte N., à 61 kil. S. O. de Candie; 4,000 hab. Petit port, citadelle. Evêché grec.-— Ravagée par les Turcs en 1672; néanmoins, les Vénitiens la conservèrent jusqu’en 1647.
RETZ, Ratiastensis pagus , anc. petit pays de la Bretagne mérid,, auj. dans le dép. de la Loire-Infé¬
rieure, au S. O., avait pour ch.-l. Macliecoul, et pour autres villes Rézé, Pornicet Paimbœuf. — Ce pays fit partie de l’Aquitaine, puis du Poitou, appartint à la maison de Laval, et fut érigé, en 1581, en duchépairie, en faveur de la maison de Gondi, qui l’avait jusque-là possédé à titre de baronnie, puis de comté ; il passa en 1676 dans la maison de Villeroy.
RETZ (Gilles de laval, maréchal de). Voy. laval, retz (Albert de gondi, maréchal de), né en 1522, à Florence, d’une famille italienne, mort en 1602, suivit Catherine de Médicis en France, avança rapidement par la protection de cette princesse, fut bien auprès de Charles IX, de Henri III, de Henri IV, et mourut fort riche. On l’accuse d’avoir été avec Tavannes un de ceux qui conseillèrent la Saint-Barthélemy, et d’avoir fait périr Loménie dans sa prison pour s’enrichir de ses dépouilles. Il reçut en 1673 le bâton de maréchal sans être grand guerrier. Il avait épousé en 1665 Cath. de Clermont, veuve de Jean d’Annebaut, qui lui apporta la baronnie de Retz.
retz (Pierre de gondi , cardinal de), cél. evêque de Paris, frère du précédent, né à Lyon en 1533, mort en 1616. Protégé par Catherine de Médicis , il devint successivement évêque de Langres (1665), puisevêque de Paris (1670), fut chancelier et grandaumônier d’Elisabeth d’Autriche (femme de Charles IX) , administrateur des revenus de cette reine (après 1574) , et remplit diverses missions à Rome sous Henri III et Henri IV. Il fut créé cardinal en 1587. Il eut pour successeurs sur le siège de Paris Henri de Gondi, son neveu , puis J.-F.-Paul de Gondi (le fameux cardinal de Retz), son petit-neveu.
retz (J.-F.-Paul de gondi , cardinal de), célèbre chef de parti, petit - neveu du précédent, né à Montmirail en 1614, fils de Philippe- Emmanuel de Gondi , général de9 galères sous Louis XIII , fut destiné dès son enfance à la carrière ecclésiastique, et tâcha en vain , par le scandale d’une vie licencieuse, de faire renoncer sa famille à ce projet, qui s'accordait peu avec ses goûts ; il se mit enfin à la théologie, et se distingua comme prédicateur, fut nommé, en 1643 , coadjuteur de l’archevêque de Paris, Henri de Gondi, son oncle, et devint enfin lui-même archevêque. 11 remplit d’abord avec zèle les devoirs de sa charge, et se rendit très populaire; Mazarin s’en inquiéta, et bientôt ces deux hommes furent ennemis. Le coadjuteur, par haine pour le ministre, fit éclater les troubles de la Fronde (1649); il dirigea longtemps le peuple de Paris , sur lequel son éloquence et ses largesses lui avaient donné une grande influence, et réussit à faire éloigner Mazarin ; toutefois, il repoussa les offres dangereuses de l’Espagne , et fut un des premiers à se rapprocher de la régente Anne d’Autriche ; il reçut en retour le chapeau de cardinal. Néanmoins, au rétablissement de l’ordre (1652), il fut arrêté, sans que le peuple fît rien pour lui ; il fut enfermé à Vincennes , puis à Nantes, mais il s’évada et se réfugia successivement en Espagne, à Rome et à Bruxelles. II ne put rentrer en France qu’après s’être démis de son archevêché : on lui donna en échange Tahbaye de St-Denis (1664). Renonçant dès lors à la politique, il offrit l’exemple d’une vie régulière , paya ses dettes , qui montaient à 1,100,000 écus, et vécut tantôt à St- Miliiel, tantôt à Commercy, où il rédigea ses Mémoires, tantôt à St-Denis, où il m. en 1679. Eloquent, libéral, actif, ambitieux, le cardinal de Retz était né pour être chef de parti; cependant, il ne paraît pas avoir eu de grandes vues, et semble n avoir aimé l’intrigue que pour l’intrigue même. Ses Mém. (imprimés pour la 1 re fois en 17 1 7 ,puis dans les collect. de Mém. sur Vhist.de France, et publ. en 1844 sur le Ms. original par M. Géruzez, 2 v. in-1 2), sont aussi remarquables par le style qu’intéressants par le fonù. On a encore du cardinal de Retz une histoire de lia Conjuration de Fiesque qu’il écrivit à 17 ans.
REUS — l *
REUCHLIN (-.), philologue, né à Pforzheim en 1455, mort en 1522, savait à fond le grec et 1 hébreu, visita l’Allemagne, la Hollande, la France, 1 Italie, se fixa à Stuttgardt,fut employé parle duc de Souabe, Ëberhard I, à diverses négociations, obtint pour lui les titres de comte palatin , de triumvir de la ligue de Souabe ; mais ayant eu des démêlés avec des théologiens (Holzinger, Hoogstrœten , etc.), H hit forcé de quitter Stuttgard , et se réduisit a professer le grec et l’hébreu à Tubingue. C est lui qui le premier fit représenter des pièces de théâtre dans les collèges : il les composait lui-même. Ses princip. ouvr. sont le Rudimenla hebraïca , Pforzheim , 1506, in-fol. ; Lexicon hebraïcum , 1512; une édition (hébraïque) des sept psaumes pénitentiaire, avec traduction latine, Pforzheim, 1512, in-8 ; une traduction latine des poésies hébraïques de Jos. Hyssopœus de Perpignan, 1514. Reuchlin était un grand partis<in de la cabale ; on a de lui en ce genre : De verbo mirifico, Bâle, 1494; De arte cnbbalistica, Haguenau, 1517, ouvrages condamn.àRome. Dans sesécrits, Reuchlin prend le nom grec de Capnton par allusion à son nom allemand Rœuchlin , diminutif de Rauch, fumée.
RÉUNION (édit de) , paix que Henri III signa à Rouen le 21 juillet 1588, avec les Parisiens, à la suite de la journée des Barricades.
réunion (ordre de la) , ordre civil et militaire créé par Napoléon en Hollande en 1811. On le donnait de préférence aux habitants des départements nouvellement réunis à la France.
RÉUNION (île de la). Voy. bourbon.
REUS, ville d’Espagne (Barcelone), à 9 kil. de la mer, à 13 kil. 0. de Tarragone; 25,000 hab. Port au village de Salon. Industrie et commerce actifs ; étoffes de soie et de coton , chapeaux , savon, etc. — L’importance de cette ville date de la dernière moitié du xvme siècle.
REUSS (la), riv. de Suisse, formée de trois bras, qui se réunissent à Andermatt (Uri), arrose les cantons d’Uri,deLucerne, d’Argovie, forme le lac des Qualre- Cantons, reçoit l’Emme et tombe dans l’Aar à Windiscli; cours, 100 k . La Reuss forme plusieurs cascades.
reuss (Principautés de). On nomme ainsi deux états de la Confédération germanique, dits : Beuss- Greiz et R.-Srhleiz-Lobenstein-Ebersdorf. appartenant à la maison de Reuss et contigus l’un à l’autre (sauf pour la seigneurie de Géra) ; ils ont pour bornes la Saxe-Meiningen, la Saxe-Altenbourg, la Saxe- Weimar, le Voigtland (qui est au roy. de Saxe), e le cercle (bavarois) du Haut-Mein et contiennent env. 1,500 kil. carrés. Le pays est arrosé par l’Elster et la Saale. Montagnes, beaucoup de mines. — La principauté de Reuss-Schleiz contient les trois quarts du territoire et a 98,000 hab. : elle est à la ligne cadette ou ligne de Schleiz. La ligne aînée ou ligne de Greiz ne possède en propre que Greiz (avec 35,159 hab.) : la seigneurie de Géra est en commun. Capitales, Schleiz , Greiz, Géra. — On comptait naguère trois principautés de Reuss , et même plus, parce ue la ligne cadette ou Reuss-Schleiz, dite aussi Reusslauen, se divisait en deux branches , chacune subdivisée en deux rameaux, ce qui donnait les quatre maisons de Schleiz-Schleiz , Sehleiz-Kœsteritz , Lobenstein - Lobenstein et Lobenstein- Ebersdorf. Ces deux dernières se réduisirent à une , laquelle à son tour s’éteignit, de sorte qu’il ne resta que deux rameaux : Schleiz et Kœsteritz (mais ce dernier ne règne pas). — Tous les Reusa , maison3 princières d’Allemagne, dérivent d’Ekbert, comte d’Osterode au x® siècle , et d’Henri son fils , que l’empereur Henri IY nomma un de ses avoyers en Saxe. Sa race se divisa en deux lignes, dont une, l’aînée, s’éteignit en 1572; la cadette, dite ligne de Plauen, dont la tige est Henri-le-Jeune , se partagea en trois branches , qui , elles-mêmes , devinrent lignes en 1572 . et dont la dernière, celle de Géra, s’est
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éteinte en 1802. Toute la maison de Reuss reçut dî l’empereur Sigismond la dignité princière en 1426. Tou3 les princes de la maison se nomment Henri. REUSSMARKT. Voy. reissmarkt.
REUTLINGEN, ville murée du Wurtemberg, a 33 kil. S. de Stuttgardt; 10,000 hab. Cathédrale remarquable. Patrie de l’imprimeur Séb. Gryphius. Jadis ville impériale. — Assiégée en 1247 par Henri, landgrave de Thuringe.
REVA, fleuve de l’Inde. Voy. nerbedda.
REVEL, chef -lieu de canton de la Haute - Garonne , à 23 kil. E. de Villefranche, sur une hauteur; 3,900 h. Collège. Liqueurs. — Revel, jadis appelé la Bastide de Jxivaur , fut fortifié par Phiippe-le-Bel, devint au xvi* siècle une place forte des Huguenots, qui fut démantelée en 1629. La révocation de l’édit de Nantes nuisit beaucoup à cette ville. — Plusieurs villages de France (Basses-Alpes et Isère) portent aussi le nom de Revel.
revel ou reval, Kolyvan en russe, ville de Russie, ch.-l. du goav. de Revel ou d’Esthonie, sur le golfe de Finlande , à 365 kil. O. de St-Pétersbourg ; 14,000 hab. Beau port, château-fort, sur un rocher. Gymnase, bibliothèque. Quelque industrie; commerce de grains, bois, chanvre. Aux environs, jardin impérial de Catherinenthal. Revel fut fondée en 1218 par Valdemar II de Danemark , qui y érigea un évêché ; elle a été célèbre parmi les villes hanséatiques. Pierre-le-Grand la réunit à la Russie en 1710. revel (gouvernement de). Voy. esthonie.
revel ou reyello , ville forte des États sardes {Coni), à 26 kil. N. O. de Coni , près du Pô : 5,000 hab. Patrie de l’historien Ch. Denina.
REYELL1ÈRE-LEPAUX ( Louis-Marie la), né à Montaigu en 1753, mort en 1824, fut reçu avocat au parlement de Paris (1775), quitta bientôt le barreau pour étudier les sciences et professa la botanique à Angers. 11 fut député à l’Assemblée Constituante , puis à la Convention ; il se montra patriote et ami des Girondins, fit formuler, en réponse au manifeste de Brunswick, le décret de Propagande armée , déploya le 11 mars 1793, en face de Danton, une force inattendue, qui recula de quelques jours la chute des Girondins, et n’échappa que par miracle à la proscription. Reparaissant au 9 thermidor, il combattit les terroristes, fut envoyé au Conseil des Anciens, puis fit partie du Directoire dès sa création (1795), mais il n’y joua qu’un rôle secondaire, et donna sa démission au 30 prairial, pour ne plus reparaître sur la scène politique. 11 était membre de l’Institut (classe des sciences morales «t politiques). Il avait imaginé une espèce de religion nouvelle dont le déisme faisait le fond , et qu’il appelait Théopkilanthropie : ce projet fut mis un instant à exécutio: en 1797, mais eut peu de succès; le nouveau cul! tomba bientôt sous les coups du ridicule.
REYELLO, ville du roy. de Naples, à 4 kil. S. de Lago-Negro ; 5,200 hab. Aux env., beaucoup de médailles et de statues de bronze ; ruines d’un cirque. (On croit que c’est l anc. Blandao u lanc. Vélie). revello, ville des Etats sardes. Voy. revel. REYENSBERG,v. de Bavière, la même qu’ altdorf. REYERE, ville du roy. Lombard-Vénitien, sur le Pô, à 26 kil. S. E. de Mantoue; 7,500 hab.
REVIGISY, cn.-l. de c. (Meuse), à 17 k. O. de Bar, sur un canal qui joint l’Ornain à la Chée; 1,140 h.
REWBELL (J. -B.), né à Colmar en 1746, mort en 1810, était bâtonnier des avocats d’Alsace quand il fut nommé membre des Etats-Généraux j il se montra révolutionnaire ardent, fut nommé procureursyndic du Haut-Rhin, revint à Paris comme membre de la Convention, et fut un des accusateurs de Louis XVi. 11 se tint à l’écart pendant la terreur, déclama contre Robespierre, reparut après le 9 thermidor à la Convention, qu’il présida, entra au comité de salut public, et fut membre du Directoir»
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dès sa création (1795-99) ; il y jouit d’un grand pou- < voir; mais son arrogance déplut; il redevint simple député au Conseil des Anciens , fut exclu totalement des affaires par la révolution du 18 brumaire, et mourut dans l’obscurité.
REYES (Los), ville de l’Amérique du Sud (Nouvelle-Grenade), sur le Guatapori et le San-Sebastian, à 160 kil. S. de Santa Mar ta. Belle église. Mines aux env. Fondée en 1550; bien déchue auj.
REYES (LOS) OU SAN-SEPASTIAN DE LOS REYES, Ville de l’Amérique du Sud (Yénézuela), dans la prov. de Caracas, à 65 kil. S. O. de Caracas. Fondée en 1584.
reyes (los) , v. du Mexique, la même qu’ACAPULCO.
REYNIER (J.-L. Ebnezer), général français, né 4 Lausanne en 1771, entra dans le génie, devint adjudant-général en 1793, général de brigade en 1794 pendant la campagne de Hollande, servit sous Moreau à l’armée du Rhin (1796), accompagna Bonaparte en Egypte (1798), se distingua à la bataille des Pyramides, fit la campagne de Syrie, battit 20,000 Turcs devant El-Arioh, et détermina la victoire à Héliopolis. Après le meurtre de Kléber, il eut avec Menou de violents démêlés, et quitta l’Egypte fl 801); il fut à son retour en France disgracié et exilé. Rappelé en 1805 et chargé d’un commandement, il eut part à la conquête de Naples et de la Calabre, fut ministre de la guerre à Naples, combattit à Wagram, en Espagne, en Russie, fut pris à Leipsick (1813), et mourut à Paris peu après avoir recouvré sa liberté (181 4). On a de lui quelques écrits sur l’Egypte. — Son frère, J.-L.-Ant. Reynier, fut directeur du revenu national en Egypte, intendant des postes à Naples sous Murat ; iî a publié de-s traités d’agronomie et d’économie publique estimés, entre autres : De l'économie ■publique et rurale des peuples anciens; De l'Egypte sous les Romains , 1807.
REYNOLDS (sir Josué), peintre anglais, né en 1723 à Plympton dans le Devonshire, mort en 1792, voyagea trois ans en Italie, puis se fixa à Londres, se fit une grande réputation par ses ouvrages , et devint, en 1769, président de l’Académie royale des beaux-arts. 11 excellait surtout dans le portrait. Reynolds occupe le premier rang parmi les peintres anglais pour le goût, la facilité, la richesse et l’harmonie des couleurs : il exposa plus de 240 tableaux. On a de lui des Discours sur la peinture , qu’il prononça devant l’Académie (1769-90); ce sont des chefs-d’œuvre d’élégance , d’énergie et d’analyse. Ils ont été traduits par Janssen (1788 et 1806).
REYNOSA, bourg d’Espagne (Toro), sur l’Ebre, à 24 kil. N. E. d’Aguilar; 1,450 hab. Fer. — Il donne son nom à une ramification de la grande chaîne des monts Cantabres, qui se détache vers 43° lat. N. et court du N. O. au S. E. jusqu’à Burgos; de ces montagnes sortent l’Ebre et la Pisuerga.
REYRAC (Fr.-Phil. delaurens de), abbé, né en 1734, d’une noble famille du Limousin, mort en 1782, était chanoine régulier de Chancelade, eut quelque succès comme prédicateur, mais abandonna la chaire à cause de sa timidité. Il a laissé des Poésies (tirées des Saintes Écritures), 1770, in-8 ; l’Hymne au soleil {en prose poétique), Orléans, 1777 , in-l2;un Discours sur la poésie des Hébreux, 1760, etc.
REYRE (l’abbé) , prédicateur et écrivain , né en Provence en 1735, mort en 1812, a fait plusieurs ouvrages consacrés à l’éducation, entre autres : le Mentor des enfants , recueil d’instructions, de traits d’histoire et de fables, souvent réimprimé (la 14e édition est de 1821) : Y Ecole des jeunes demoiselles; le Fabuliste des enfants.
REYSSOUSE , rivière de France (Ain) , naît dans le cant. du Pont-d’Ain à l’O. et se jette dans la Saône au-dessous de Pont-de-Vaux ; cours, 65 kil.
REZAT, rivière de Bavière, naît dans le cercle qui porte son nom et a sa source près de celle de l’AltmÜhl ; elle parcourt les présidiaux d’Anspach, de
Heilsbronn et de Pleinfeld, arrose Anspach et Lict> tenau, et se joint à la Rednitz, après un cours dk 60 kil. environ. On l’appelle souvent Haute-Rezai ou Rezat de Souabe , pour la distinguer du court supérieur de la Rednitz, qu’on appelle Basse-Reza> ou Rezat de Franconie.
rezat (cercle de la), un des 8 cercles du roy. de Bavière , entre ceux du Haut-Mein au N., du Bae- Mein au N. O., de la Begen à TE., du Danube sup. au S., et le Wurtemberg à l’O : 130 kil. sur 80; 540,000 hab. Ch.-l., Anspach.
REZÉ, bourg du dép. de la Loire-Infér., à 3 kil. S. 0. de Nantes, était autrefois, sons le nom d c Ra- Uaslum , un des lieux princ. du paysde ; 5,6001
REZZONlf.O (Ant. -Jos.), comte délia Torre, né à Corne en 1709, mort en 1785, se distingua à la guerre en Espagne et en Italie, fut gouverneur de la citadelle de Parme, chambellan du duc de Parme, et a laissé entre autres ouvrages : Disquisitiones Plinianœ, Parme, 1763-67, 2 vol. in-fol. (ouvrage estimable, mais trop vanté).
rezzonico (Ch,). Voy. clément xiii.
RH A, nom ancien du volga.
RHAGOTIS. Voy. Alexandrie d’Egypte.
RIIADAMANTHE, Rhadamanihus , fils de Jupiter et d’Europe, et un des trois juges des enfers. 11 avait, pendant sa vie, secondé les entreprises de son frère Minos, et conduit en Lyeie une colonie de Crétois, à laquelle il donna . des lois sages. Il avait épousé Alcmène, veuve d’Amphitrvon. Il n’était pas moins remarquable par sa sévérité que par sa justice.
RHADAMISTE, fils du roi d’Ibérie Pharasmane, épousa sa cousine Zénobie ; il n’en détrôna pas moins son beau-père Mithridate , roi d’ Arménie. Attaqué par le roi parthe Yologèse , il se réfugia dans les états de son père; celut-ci, sous prétexte d’un complot formé contre lui , le fit assassiner l’an 54 de J.-C. Pendant qu’il fuyait d’Arménie, Rhadamiste, se voyant sur le point de tomber avec Zénobie au pouvoir de l’ennemi, poignarda lui-même cette princesse, et la jeta dans l’Araxe. Cet événement a fourni àCrébillon le sujet d’un de scs chefs-d’œuvre.
RHADÈS. Voy. adis. — RHAD1. Voy. radi.
RHAMNONTE, Rhamnus , ville d’Attique , sur la mer, célèbre par un temple d’Amphiaraüs et par une statue de Némésis, nommée de là Rhamnusia.
RHAMPS1NIT, dit aussi Ramsès , roi d’Egypte , régnait après la guerre de Troie , et vivait dans le xii* siècle av. J.-C. !1 possédait des trésors incalculables et construisit un temple de Fta à Memphis. La tradition le fait descendre aux enfers.
RHAPSODES. On nommait ainsi chez les Grec? ceux qui faisaient profession de réciter en public des morceaux des poètes anciens, surtout d'Homère.
RHASENA. Voy. rasena.
RHASIS ou RHAZÈS, médecin arabe. Voy. razi.
RHÉ (île de). Voy. ré.
RHEA SYLYIA ou ILIA, fille de Numitor, se fit vestale par ordre d’Amulius ; elle n’en devint pas moins mère, et donna le jour à Romulus et à Rémus, qu’elle avait eus du dieu Mars. Elle fut enterrée vive comme ayant violé ses vœux.
RUÉE, Rhea, déesse qu’on identifie avec Cyhèle et censée femme de Saturne, fut mère de Jupiter, Neptune, Pluton, Vesta, Cérès. A la naissance de chaque fils, elle donnait à son mari une pierre à dévorer au lieu du nouveau-né, parce que ce dieu, sachant qu’un de ses fils devait le détrôner, avait résolu de les exterminer tous. Lorsque Jupiter eut chassé Saturne du ciel, elle suivit son époux en Italie, et l’aida à y faire fleurir l’agriculture et les bonnes mœurs : d*où le nom de siècle de Rhée donné à l’âge d’or.
RHEGÎHM. Voy. reggio.— RHEIMS. Voy. reims.
RHE1NA-W0LBECK , seigneurie médiatisée de l’Allemagne, partie dans la prov. prussienne de Westphalie (régence de M(inster), et partie dans le
KHÈN — 1500 — RHIN
gouv. hanovrien d'Osnabrück; 10,000 hab. ; c’était jadis un bailliage de l’évêché de Münster.
RHEINAU, village catholiq. de Suisse (Zurich), sur le Rhin,entreSchaffouseetÉglisau. Abbaye deBénédictins, fondée en 778; hiblioth. riche en manuscrits.
RHEINBERG ou R III N BERG , ville des Etats prussiens (régence de Dusseldorf), chef-lieu de cercle, à 35 kil. N. O. de Dusseldorf, près de l’Eyder, et à 2 kil. de la gauche du Rhin ; 3,000 hab. Draps, toile, passementerie, filatures, etc. — Vainement assiégée par le duc de Parme en 1586 ; prise par les Espagnols en 1590; reprise par Maurice de Nassau en 1597 et en 1601 ; occupée par Spinola en 1606, et par Louis XIV en personne en 1672 ; prise et démantelée en 1703 par les Impériaux. En 1760, les Français remportèrent aux environs une victoire signalée sur les Hanovriens, commandés par le prince héréditaire de Brunswick.
RHEINFELDEN ou RIIINFELD, ville de Suisse (Argovie), sur le Rhin, à 27 kil. N. O.d’Aarau ; 1,500 h. PontsurleRliin. Tabac, papier, carrière de pierres. — Rheinfelden appartint au moyen âge à la maison de Souabe; Rodolphe de Souabe, élu antiempereur en 1077, était comte de Rheinfelden. Les Français, commandés par les ducs de Rohan et de Weimar, et les Autrichiens, sou3 les ordres de Jean deWeerdt, s’y livrèrent 2 combats en 1038 : dans le 1er J. deW. fut vainqueur et le duc de Rohan blessé mortellement ; dans le 2e, J. de\V. fut défait et pris. Les Impériaux y furent encore défaits par Créqui , en 1678. Prise et démantelée en 1744 par les Français.
RHEINFELS, forteresse des Etats prussiens (prov. Rhénane), dans la régence de Coblcntz, sur les bords du Rhin , près de St-Goar. — Les Français l'assiégèrent vainement en 1672, mais la prirenten 1794; elle fut alors démantelée ; on l’a relevée depuis.
RHEINGAU, territoire du duché de Nassau, au S., sur la droite du Rhin. Vins excellents.
RHE1NTHAL ou VALLÉE DU RHIN, vallée de Suisse qui s’étend sur la rive occid. du Rhin , est bornée à l’O. par le canton d’Appenzell, et a 25 kil. environ de longueur depuis la baronnie de Sax jusqu’au lac de Constance. Fertile en blé et en vin.
RHÉMÉTALCÈS I , roi de Thrace , oncle et successeur de Rhescuporis II, avait d’abord été son tuteur. Devenu roi, il seconda les Romains dans leur guerre contre les Dalmates et les nations pannoniennes révoltées, vainquit leur chef et le chassa de la Macédoine. Il mourut vers l’an 10 ap. J.-C. Rhescuporis 111 et Cotys V se partagèrent ses états.
rhémétalcès il, roi de Thrace (19-46), successeur de Rhescuporis III , ne posséda d’abord que la part de ce dernier; plus tard il y joignit celle de Cotys V.
RHEMN1US PALÉMON. Voy. palémon.
RHÉNANE (Bavière). Voy. bav. etRHiN (cercle du).
rhénane (province), province des Etats prussiens, dans la région à Î’O. du Weser, est située entre la Westphalie au N. E. , les duchés de Hesse et de Nassau à l’E., la Bavière rhénane au S. E., la France au S. , le grand-duché de Luxembourg au S. O. , la Belgique à 10. et la Hollande au N. ; elle est traversée par le Rhin qui lui donne son nom ; 2,591,650 hab. (en 1841), dont les deux tiers caholiques.Capitale, Cologne. Division : 5 gouv. : Cologne, Dusseldorf, Coblentz, Aix-la-Chapelle et Trêves. Autres villes : Clèves, Wesel, Elberfeld, Bonn, Eupen, Sarrelouis, Wetzlar (qui forme enclave entre Nassau et Darmstadt), etc. Climat sain, mais froid; plusieurs rivières (outre le Rhin): la Roêr, la Moselle, etc. ; montagnes au S. ; sol abondant en minéraux, généralement fertile et bien cultivé; lin, tabacs, vins recherchés. Industrie, commerce. — La prov. Rhénane, récemment formée, correspond à la partie mérid. de l’ancien grand-duché du Bas- Rhin, à la prov. du Bas-Rhin et à celle de Clèves- Berg. Sous l’empire franç., la prov. Rhénane formait
les dép. de la Sarre , de Rhin-et-Moselle , delà Roër, et la plus grande partie du grand-duché de Berg.
RHÉNANE (PRUSSE). VoiJ. PRUSSE et RHIN (gr. d. du B.-)
RHENANUS (Beatus), philologue, né en 1485 à Schelestadt, de parents originaires de la petite ville de Rheinach ou Rheinau, dans le canton Suisse de Zurich, sur le Rhin (d’où il prit son nom), voyagea en France et en Allemagne pour augmenter ses connaissances, fut correcteur d’imprimerie à Paris chei H. Etienne, à Bâle chez Amerbach , et contribua puissamment à répandre le goût des lettres. Il mourut en 1547. On a de lui : Illyrici descriptio , Paris, 1602, in-8, des éditions de TertuIIien, Eusèbe, Maxime deTyr, Quinte -Curce,Tite-Live,Tacite, Pline le naturaliste, Sénèque, et une lettre De primatu Pétri , qui fut condamnée à Rome.
RHESCUPORIS I , roi de Thrace, dans le 1er siècle av. J.-C., servit alternativement Pompée et Brutus dans les guerres civiles.
rhescuporis il, fils de Cotys IV, régna de l’an 16 à l’an 7 av. J.-C. avec un de ses frères, et périt dans une bataille contre les Besses.
rhescuporis ni , frère et successeur de Rhémétalcès I, aida Tibère à chasser de Macédoine les Dalmates et autres barbares. Il obtint en l'an 10 moitié des états de Rhémétalcès, et fit assassiner Cotys V, possesseur de l’autre moitié. 11 fut en punition de ce crime privé du trône (19) par Tibère , puis mis à mort. — Le nom de Rhescuporis a été porté par 6 rois du Bosphore Cimmérien. Les 3 premiers régnèrent au Ier siècle ; les 3 autres, au m*.
RHÉSUS, roi de Thrace, fils du fleuve Strymon, vint au secours de Troie la dernière année du siège. La ville devait être sauvée si les coursiers de Rhésus buvaient l’eau du Xanthe; mais Rhésus fui tué la nuit même de son arrivée par Diomède, qui le surprit pendant son sommeil tandis qu’Ulysse emmenait ses chevaux.
RHET1CUS (Georges-Joachim, dit). Voy. joachim.
RHÉTIE, Rhœtia, auj. pays des Grisons et partie de la Valieline , du TyroL et de la Bavière , prov. de la Gaule cisalpine, entre l’Helvétie à l’O. et la Norique à l’E. , était bornée au N. par le Danube, et traversée par une chaîne des Alpes , appelée de là Alpes Rhétiques; elle comprenait la Vindélicie, qui en forme la partie septent. — C’est de la Rhétie que paraissent être sortis les Basena , qui peuplèrent l’Etrurie. — Tibère et Drusus conquirent la Rhétie l’an 15 av. J.-C. Au ive siècle, elle fut comprise dans le diocèse d’Italie et en forma 2 provinces que séparait l’OEnus (l’inn) : Rhétie lre, à l’E. (places principales , Curia , Tridentum , Breganlium ) ; Rhélie 2*, à l’O. ( Augusta Vindelicorum).
RHETIQUES (alpes). Voy. alpes.
RHIGAS , un des promoteurs de l’insurrection grecque, né à Velestina (Thessalie) , joignait au talent poétique un patriotisme ardent. Dans le but de délivrer la Grè«« du joug des Turcs , il forma d’abord à Bucharest, puis à Vienne, une société secrète , dont les ramifications s’étendaient fort loin ; mais le gouvernement autrichien le sacrifia , ainsi que huit autres Grecs, aux ombrages de la Turquie. Tous les neuf furent arrêtés, dirigés sur la Turquie, et noyés en route dans le Danube, 1798. Rh. av. publié un traité de Tactique militaire, un Traité élément taire de physique, etc., et des chants poétiques (en grec moderne), qui furent accueillis avec enthousiasme.
RHIN, Rhenus en latin, Rhein en allemand,’ grand fleuve d’Allemagne, se forme en Suisse (GrH sons), par trois bras, dont le principal (le Rhin antér.) sort d’un lacàl’E. du St-G'Mliard, coule auN.-E. jusqu’au lac de Constance, qu’il traverse, va vers l’0. (en séparant la Suisse du grand-duché de Bade), puis au N. ou au N. O. (entre ce dernier et la France), borne le cercle bavarois du Rhin à l’E., traverse, après avoir formé un coude (de Mayence à Bingen),
RHIN — 1501 — RIIOD
la Prusse rhénane, puis le royaume de Hollande, dont il baigne les provinces méridionales, jette à droite, au IN., un bras dit Yssel, qui tombe dans le Zuyderzée; à gauche, au S. 0., leWahal, qui joint la Meuse et le Leck; la branche restante, ou vrai îlhin , se perd presque entièrement dans des sables, et il n’en arrive qu’un maigre filet à la mer. Cours, 1,300 kil., dont 900 navigables ( depuis Iluningue). Près de Sehaffliouse et de Laufenbourg il forme deux cataractes. Cours impétueuxqui, sur quelques points, surtoutprès de Bingen,en rendait aulref. la navigat. dangereuse. Bords imposants etpittor.; îles délicieuses. Lesprincip. villes situées sur le Rliinou prèsdeses bords sont : Coire, Constance, Schallouse, Bâle, Strasbourg, Spire, Manheim, Worms, Mayence, Coblentz, Bonn, Cologne, Dusseldorf, Duisbourg, Wesel, Ernmerich, Arnheim, Utrechtet Leyde. Affluents pr inc.: a, gauche, Thur, Aar, 111, Moselle ; à droite, Necker, Mein,Lahn,Sieg,l\oër, Lippe. Le Rhin doit être réuni au Danube par la Kinzig. Le vin du Rhin est célèbre.
On connaît encore sous le nom de rhin (. Rhyn ou Rheiti ) une petite riv. de Prusse (Brandebourg), qui naît sur la limite du Meckiembourg, coule au S., traverse plusieurs petits lacs, et se jette dans le Havel; cours, 110 kil.
Le Rhin a donné son nom à plusieurs divisions territoriales soit en France, soit en Allemagne.
Départements français.
rhin (dép. du bas-) , un des départements-frontières de l’E., formé du nord de l’Alsace, est borné au S. par le dép. du Haut-Rhin, à 10. par ceux de la Moselle , de la Meurlhe et des Vosges, et confine à l’Allemagne par l’E. et par le N. : 4,647 kil. carr. ; 561,859 hab. ; ch.-l. Strasbourg. Montagnes à l’O. (les Vosges) ; ailleurs , coteaux , vallées , plaines ; beaucoup de forêts. Fer, plomb, manganèse, lignite, marbre, pierre â bâtir, ocre, terre à potier, sable noir. Culture parfaite; grains de toute espèce, légumes, fruits, choux, betterave, colza, houblon, tabac, moutarde, pastel, etc.; bons vins blancs. Beaucoup de gros et menu bétail, abeilles. Industrie .très active et très variée ; draps, toiles et tissus de joton de toute espèce ; papiers , cartes à jouer, chameaux de paille, bougies, chandelles , térébenthine , tartre , acides minéraux , produits chimiques ; armes, instruments de physique, etc. ; orfèvrerie, horlogerie, vermeil renommé ; passementerie, boutonnerie, etc. Très vaste commerce; eaux minérales. — Ce dép. a 4 arr. (Strasbourg, Saverne, Schelestadt, Weissembourg), 33 cantons, 543 communes ; il appartient à la 6* division militaire , a une cour impér. à Colmar et un évêché à Strasbourg.
RHIN (dép. du HAUT-), un des départements frontières de l’E., entre ceux du Bas-Rhin au N., de la Haute-Saône et des Vosges à l’O. , du Doubs au S. , confine par l’E. au grand-duché de Bade : 4,060 kil. carr.; 447,019 hab. Ch.-l. Colmar. 11 est formé du S. de l’Alsace et de la république do Mulhouse. Très montagneux au S. et à 10., plat et bien boisé ailleurs ; vallées délicieuses. Argent, fer, cuivre, houille, cristal de roche; beaucoup d’espèces de marbre, porphyre, granit, pierre de taille, gypse, etc. Eaux minérales, céréales, légumes, pommes de terre, chanvre, garance; culture en grand du merisier, bons vins. Beaucoup de bétail, porcs, chèvres, chevaux, abeilles. Beaucoup d’industrie et . de commerce : toiles peintes en immense quantité [Voy. Mulhouse), soieries peintes, châles imprimés, teintureries en rouge d Andrinople et autres; draps fins, toiles; savon, potasse, acides minéraux, produits chimiques, fer, fil de fer, aeier; forges, hautsfourneaux et martinets; bière, eau-de-vie, kirschenwasser; papiers de verre, etc. — Ce dép. a 3 arrond. (Colmar , Béfort, Altkirck) , 29 cantons, 489 communes : il a une coui impér. à Colmar , dépend de la 6® division militaire et de l'évèché de Strasbourg.
RHIN (dép. des BOUCHES-DU-), anc. dép. de l’empire français. Voy. bouches-du-rhin.
rhin-et-moselle (dép. de) , dép. formé après la paix de Lunéville (1801), aux dépens de diverse» fractions des électorats de Cologne , de Trêves, etc. avait pour ch.-l. Coblentz. Auj. à la Prusse rhénane!
Pays allemands.
rhin (cercle du), dit aussi Bavière rhénane , le seul des 8 cercles de la Bavière qui soit à l’O. du Rhin, est formé de presque toutes les possessions de l’anc. maison palatine ; il a pour bornes au S. la France, au N. la Prusse rhénane et la Hesse , à l’O. encore la Prusse rhénane, et à l’E. le grand-duché de Bade: 105 kil. sur 85; 548,000 hab. Ch.-l., Spire. On le divise en 4 districts : Landau , Deux-Ponts, Kaiscrslautern, Frankenthal. Il est traversé par une des montagnes qui fout suite à la chaîne des Yosges, et parmi lesquelles on remarque le Mont-Tonnerre. Houille, fer, cuivre, etc. — Le cercle du Rhin correspond à la majeure partie du département du Mont-Tonnerre créé sous l’empire (moins Mayence et quelques cantons). Ce pays avait été assigné à l’Autriche en 1815; il passa à la Bavière en 1816.
rhin (cercle du bas-), un des dix cercles de l’ancien empire d’Allemagne, à la gauche du Rhin, entre le cercle électoral et la France. Il forme auj. la plus grande partie du cercle bavarois du Rhin et uno petite portion de la Prusse rhénane.
rhin (cercle du haut-) , un des dix cercles de l’ancien empire d’Allemagne , à la droite du Rhin, au S. E. du cercle de Westphalie , au S. de celui de Basse -Saxe , à i’O. de celui de Ilaute-Saie, au N. O. de celui de Franconie , et au N. E. du cercle électoral. Il forme auj. la plus grande partie de la Hesse électorale et de la liesse-Darmstadt, avec une petite portion du grand-duché du Bas-Rhin. R1IIN (CONFÉDÉRATION DU). Voy. ALLEMAGNE (p. 50). rhin (province du) , prov. du grand-duché de Hesse-Darmstadt, à l’O. , entre le duché de Nassau au N., la prov. de Starkenbourg à l’E., la Bavière rhénane au S. et au S. O. , et la Prusse rhénane à l’O. : 50 kil. sur 35 ; 200,000 hab. Ch.-l., Mayence. Le Rhin la limite au N. Sol montagneux, mais bien arrosé. Vignes, pâturages, commerce de transit.
rhin (grand-duché du bas-) , nom donné en 1815 aux pays situés à l’O. du Weser qui furent assignés à la Prusse. 11 comprit d’abord 3 provinces : Westphalie, Clèvcs-Berg et Bas-Rhin; auj. il forme deux provinces, celle de Westphalie, et la province Rhénane, qui comprend les anciennes provinces de Clèves-Berg et du Bas-Rhin.
rhin (province du bas-) , Dlieder - Rhein , partie méridionale du grand-duché prussien du Bas-Rhin, entre les prov. de Clèves-Berg au N. et de Westphalie au N. E., le duché de Nassau, la Hesse-Darmstadt et la Bavière rhénane à l’E., la France au S., la Belgique et le grand-duché de Luxembourg à l’O. : 24 kil. sur 110; 800,000 hab. Ch.-l., Aix-la-Chapelle; 3 gouv. : Aix-la-Chapelle, Coblentz et Trêves.
RH1NBERG, RH1NFELD, RH1NFELS, etc. Voy.
rheinberg, rheinfelden, etc.
RI11NGRAVES (c.-à-d. comtes du Rhin, Rheni comités ) , titre que portaient dépura le vm* siècle certaines familles do comtes dont les domaines étaient sur les borda du Rhin , dans le cercle du Haut-Rhin. Ils possédaient Daun, Kirbourg, Salm, Neuvillers, Grumbach, Pittingen. Ils avaient séance dans les diètes de l’empire, et prenaient le titre de maréchaux héréditaires du Palatinat.
RHINOCOLCRA, v. maritime, sur les frontières de la Syrie et de l’Egypte, mais appartenant à ce dernier pays, était un lieu d’exil. Voy. el-arich. RHINOZIQUE (golfe). Voy. cattaro.
RH1NTHAL. Voy. rheinthal.
RIilPÉES (monta). Voy. riphées.
RHQDANUS, fleuve de la Gaule, auj. le rhône.
RHOB
RliON
RHODE-ISLAND , un des États-Unis de l’Amérique du Nord, et de tous le plus petit, entre le Massachussets au N. , le Connecticut à 10., l’Atlantique au S., par 41° 22’-42° lat. N., et par 73° 48-74° 32’ long. O.: 80 kil. sur 60; 147 ,545 hab. Chefs-lieux, Providence et Newport. 11 doit son nom à l’île de Rhode (ou Rhode-Island) , qui est dans la baie, de Narragansett, et dont le sol et le climat sont admirables. Les autres parties de l’Etat sont peu fertiles , sauf les côtes et le S. 0. , où l’on trouve de beaux pâturages. Houille , mines de fer et de cuivre, marbre. Industrie très répandue. Commerce très actif. — Rhode-Island fut colonisée en 1 636 . Elle prit une grande part à la guerre de l’indépendance, mais ne fut admise comme Etat dans la confédération qu’en 1790.
RHODES , eu grec Rhodos , île de la Méditerranée, sur la côte S. O. de l’Asie-Minedre, par 25° 40’ long. E.,36° 12’ lat. N. : 70 kil. de long sur 23 de moyenne largeur : 1,100 kil. carrés ; 30,000 liab. Climat délicieux (très chaud l'été), sol riche, mais mal cultivé. Belles forêts ; montagnes. Ch.-l. , Rhodes ; autres villes, Camire, Jalyse, Linde, qui formaient une confédération. L’île semble être d'origine volcanique. Elle fut longtemps marécageuse, malsaine, pleine de serpents, d’où son premier nom d 'Ophiusa, qui fit place à celui de Macara (la bienheureuse) ; elle fut enfin nommée Rhodes (du grec rhodon , rose), à cause de l’abondance de ses roses. Elle appartient auj. à la Turquie.
rhodes, capit. de l’île de ce nom, sur la côte N. E.; 6,000 hab. Bon port divisé en 2, le grand et le petit kce dernier est presque comblé); château-fort, ancienne église de Saint-Jean-de-Jérusalem. — Rhodes fut bâtie vers le temps de la guerre du Péloponèse (431-404 av. J.-C.) par les villes confédérées de Camire, Jalyse et Linde, pour Bervir de capit. à l’île. Elle fut quelque temps soumise au joug d’Athènes, mais lui échappa lors de la guerre sociale, et parvint à une très haute prospérité par le commerce et la culture des lettres et des arts : c’est là que Protogène tenait son école de peinture. On admirait dans son port un fameux colosse (Voy. ciaprès). Déinétrius Poliorcète assiégea Rhodes en 305 sans pouvoir la prendre. Après la bataille d lpsus, son indépendance fut complète, et sa richesse s’accrut encore. Rome l’eut pour alliée dans ses guerres contre Philippe V, dans celle contre Antiochus III, et dans la grande campagne de Pompée contre les pirates. Vespasi en réduisit Rhodes en 7 1 , et en fit le ch.-l. de la prov. des Iles, au’il créa. En 1310, les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem s’y établirent, après l’avoir ravie aux empereurs grecs (1309), et prirent le nom de Chevaliers de Rhodes; en vain Mahomet II voulut les en chasser (1479): ils y restèrent jusqu'au règne de Soliman II, qui enfin s’en rendit maître en 1522 après un siège pénible et célèbre. Les Turcs l’ont depuis conservée. Los chevaliers, réfugiés d’abord à Viterbe, furent en 1530 établis dans file de Malte, que leur donna Char les-Quint; d’où le nom de chevaliers de Malte, souslo quel ils sont le plus connus. V. m acte et hospitalier s
rhodes (Colosse de), énorme statue d’airain massif que l’on voyait à l’entrée du port de Rhodes, et qui représentait Apollon ou le Soleil. Elle avait 70 soudées (env.33 m.) .On a dit à tort que ses pieds étaient posés sur les deux môles qui formaient l’entrée du port, et étaient assez éloignés pour que les plus gros vaisseaux passassent entre ses jambes. Ce colosse, œuvre de Gharès de Linde et de Lachès(300-288), fut renverse par un tremblement de terre au bout de 56 ans.
RHODK8-EXTËRIEURES, Ausserrhoden , petite république de Suisse qui occupe les parties N. et O. du canton d’Appenzell, se divise en 20 communes, dites devant et derrière la Sitier , d’après leur position à l’E. et à l’O. de cette rivière. Ch.-l. : Tro-
gen et Herisau ; 45,000 habitants, tous protestants.
rhodes-intérieures, Jmierr/ioden, république de Suisse, qui occupe la partie S. E. du cant. d’Appenzell, se divise en 7 comra., et a pour ch.-l. Appenzell ; 15,000 hab., catholiques. Voy. àppenzell.
RHODEZ ou ROUEZ , Segodunum ou Civitas Rutenorum , ch.-l. du dép. de l’Aveyron, à 59 kil. N. E. d’Alby, à 672 kil. S. de Paris, sur une colline au pied de laquelle coule l’Aveyron; 9,685 hab. Evêché; tribunaux de lre instance et de commerce; lycée impérial, séminaire. Cathédrale gothique, bibliothèque ; belles places. Fabriques de cadis, toiles, laines; bons fromages. Haras roy. Patrie du théologien J. de Serres, de l’auteur dramatique Delrieu, etc. L’abbé Uaynal, M. Frayssinous naquir.auprès. — Rhodez fut d’abord la capitale des Ruteni (dont elle a pris le nom) ; elle devint au moyen âge eh.-I. d’un comté qui subsista jusqu'au xve siècle ; Bourbon-Vendôme, le dernier de ses comtes, remit cette ville à Henri IV, qui la réunit à la couronne. — L’arr. de Rhodez a 11 cantons (Bozouls, Cassagnes-Begonhès, Conques, Marcillac, Naucelle, Pont-de-Salars, Requista, Rignac, Rhodez, La Salvetat, Sauveterre), 69 comm., et 99,704 hab.
RHODOGUNE ou RODOGUNE, fille de Mitlirid. roi des Parthes, fut mariée l’an 140 av. J.-C. à Démétrius Nicator , roi de Syrie , prisonnier des Parthes, qui avait déjà précédemment épousé Cléopâtre, fille de Ptolémée Philométor. Ce mariage excita la jalousie de Cléopâtre et fut l’occasion de grands maux. C’est cette histoire que Corneille a mise sur la scène dans sa Rodogune , mais en l’altérant singulièrement.
RHODOMANN (Laurent), un des restaurateurs de l’étude du grec en Allemagne, né en 1546, mort en 1606, recteur de l’université de Wittemberg, a laissé des traductions latines de Diodore et d’autree auteurs grecs, et des poésies grecques et latines, entre autres la Vie de Luther , en vers grecs, Ursel, 1579, in-8, etc. : cet ouvrage est à l’Index.
RHODOPE, auj. Despoio-dagh, chaîne de mont, de Thrace, se détache de l’Hémus, et court au S. O. jusque vers la mer. C’est d’elle que sortent l’Hèbre et presque tous ses affluents de droite.
rhodope, prov. du diocèse de Thrace sous l’empire, avait pour ch.-l. Abdère.
RHODOPE, courtisane, native de Thrace, vivait du temps d’Esope et fut esclave avec lui. Charax de Lesbos, frère de Sappho, la racheta et en fit sa maîtresse. Elle alla s’établir à Naucratis en Egypte, y gagna tant de richesses qu elle put, dit-on, bâtir à ses frais une pyramide.
RHODOSTO, ville de Turquie. Voy. rodosto. RHQEN (monts), Rhœngebirge , chaîne de mont q; i s etend dans la prov. bavaroise de B.-Franconie, dans la llesse-Cassel et le duché de Saxe-Meinlngcn. La Fulda, l’Ulster y prennent leur source.
RHONASZEK, ville de Hongrie (Marmarosch); à 9 u il. E. de Szigeth. Mine de sel qui produit 500,000 quintaux par an.
RHONE, Rhodanus, fleuve de Suisse et de France nad en Suisse, entre les monts Furca et Grimsel {\ aiais) ,à 1 O . et près des sources du Rhin, coule à l’O. jusqu au lac Léman qu’il traverse, puis, entrant en l'rance, coule au S. O., et enfin directement au S. (depuis Lyon). 11 se jette dans la Méditerranée par plusieurs bouches, dont les deux principales forcent ni1 ^ Camargue. Cours total. 812 kil.
ciontoub navigables, depuis Seyssei. Aliluetits princ.: à droite ,1 Ain, la Saône, l’Ardèche, le Gard ; à gauche, 1 1ère , la Drome, la Durance. Son cours est très rapide (sa pente totale est de plus de 1,000 mètres). 11 déborde fréquemment et ses inondations sont redoutables. Les principales villes que baigna ce fleuve sont ; en Suisse, Sion, Genève ; en Francs, Lyon , Vienne , Tournon , Valence , Viviers , Pou»-
MBA
St-Esprit , Avignon , Tarascon , Beaucaire et Arles.
rhone (dép. du) , situé entre les dép. de Saôneet-Loire au N., de la Loire au S. et à l’O., de l’Isère àl’E. : 2,799 kil. carrés; 482,024 hab. Ch.-L, Lyon. Il est formé d’une partie du Lyonnais et du Beaujolais. Mont., coteaux, plaines; mines de cuivre, plomb sulfuré, houille, cristal de roche ; marbre, granit, porphyres, pierre à bâtir, terre à potier ; asbeste, talc, améthystes; beaucoup de fossiles. Eaux minérales. Grains, pommes de terre, légumes, fruits, sorgho, safran, graines oléagineuses; vins excellents (une des richesses du pays); pâturages. Immense industrie et commerce, surtout en soieries ( Voy . lyon). — Ce dép. n’a que 2 arr. Lyon, Villefranche), 25 cant., 253 comm. ; il appartient à la 8e division militaire , a une cour mpér.et un archevêché à Lyon.
RHONE (dép. des BOUCHES-DU-). V. BOUCHES-DU-R.
rhone-et-loire (dép. de). Ce dép., formé au temps de la république, fut divisé sous l'empire en 2 dép. , celui du Rhône et celui de la Loire.
rhone-àu-rhin (canal du). Voy. monsieur (can. de).
RROUPEN, roi d’Arménie. Voy. rupen.
RHUIS, monastère. Voy. saint-gildàs-de-ruys.
RHYMNUS, fleuve de Sarmatie, auj. I’guràl?
RIIYN, petite riv. de Prusse. Voy. rhin.
RHYNDACUS ou LYCUS, auj. Lupati? petite riv. le l’Asie-Mineure, naît près de Miletopolis, dans la Petite-Mysie, et se jette dans la Propontide.
RIAILLÉ, ch.-l. de cant. (Loire-lnfér.), sur l’Erdre, à 20 kil. N. O. d’Ancenis; 2,000 hab. Forges.
RIÂIZAN. Voy. riazàn.
RIANS, ch.-l. de cant. (Var), à 35 kil. N. O. de Brignolle; 3,200 hab. Bonneterie, tuilerie.
RIARIO (Pierre), neveu du pape Sixte IV, fut fait par son onde cardinal, archevêque de Florence, légat du Saint-Siège pour toute l’Italie, acquit d’immenses richesses, acheta la ville et la principauté d’Imola, qu’il donna à son frère Jérôme, et mourut en 1474, laissant la réputation du prince le plus fastueux de son siècle.
riario (Jér.), frère du cardinal Pierre Riario, fut mvesti par lui en 1473 de la principauté d’Imola que Pierre venait d’acheter, fit la guerre à Laurent de Médicis, au duc Hercule Ier dvEste et aux barons omains, prit Forli eu 1480, et enleva diverses places aux Colonne ; mais il se trouva isolé à la mort de son oncle (Sixte IV) et périt assassiné en 1488.
RIAZAN ou RIAIZAN, jadis Pereiaslavl Riaizansk oï, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouv. de Riazan, sur un braa de l’Oka, à 190 kil. S. E. de Moscou ; 8,000 hab. Archevêché, trois cathédrales, dix-sept églises, etc. Drap, toile, aiguilles, verreries, forges. — A 49 kil. S. E. est le Vieux-Riazan, sur l'Oka, qui fut détruit par les Tartares en 1568. Il était la capit. d'un des duchés souverains de la Russie au moyen âge. Le Nouveau-Riazan fut fondé par le grand-cluc Vsévolod-Iouriévitch ; assez longtemps florissante 60us des ducs particuliers, cette ville tomba ensuite sous la domination des grands-ducs de Moscou. — Le gouvernement de Riazan, entre ceux de Vladimir au N., Tambov à l’E. et au S., Moscou et Toula à 10., a 300 kil. sur 200, et 1 ,309,000 hab.
RIBADENE1RA (P.), jésuite, né à Tolède en 1527, mort en 1611, fut un des 1er* compagnons de saint Ignace, propagea l’Institut naissant en France, auxP.-Bas, en Italie, en Espagne. On lui doit la Fleur des saints , Madrid, 1599, 1610, 2 y. m-fol., et la Vie de saint Ignace, de Lai nez, de S. Franç. Borgia, etc.
RIBARuORCE, contrée de l’Aragon, sur les confins de la Catalogne, s’étend depuis les Pyrénées jusqu’à, l’Èbre, et renferme un assez grand nombrexle bourgs, mais est mal peuplée ; lieu princ, , Benaverre. Elle formait jadis un comté qui, uni à Sobrarbe, porta quelques années le nom de royaume. V. sobrarbe.
IUBAUDS* sorte de milice irrégulière , qui aurait
KICA
été instituée par Philippe-Auguste vers 1189, et qui depuis fut supprimée à cause de sa licence effrénée. Le chef de cette milice, sous Philippe-Auguste et set successeurs jusqu'à Philippe-le-Bel , fut appelé roi des ribauds. Plus tard, on désigna sous ce titre un officier chargé de la police intérieure de l’hôtel du roi, et, au dehors, de la surveillance des maisons de jeu et de prostitution. Sous Charles V, le roi des ribauds fut remplacé par le prévôt de l'hôtel .
R1BE ou R1PEN, ville de Danemark (Jutland) , ch.-l. de diocèse, à 100 kil. N. O. de Sleswig; 2,000 hab. Evêché. C’est une des plus anciennes villes du Danemark ; longtemps florissante, elle a été ruinée par les incendies et les inondations.
R1BEAUV1LLÉ , Rappolisweiler en allemand, ch.-l. de cant. (Haut-Rhin), à 13 kil. N. de Colmar, sur un affluent du Fecht; 7,171 hab. Filatures et manufactures de coton. Fonderie de cloches. Erigée en ville au xni* siècle; assiégée en 1293 par l’empereur Adolphe. — Aux environs, vin blanc estimé.
RIBECOURT, ch.-l. de cant. (Oise), à 12 kil. S. E. de Compiègne; 550 hab.
1UBE1RÀ-GRANDE , ville de l’île San-Miguel (une des Açores), à 45 kil. N. E. deSan-Miguel; 3,000 hab. Eaux thermales.
RIBEMONT, ch.-l. de cant. (Aisne), à 13 kil. S. E. de Saint-Quentin; 2,700 hab. Toiles claires, batistes, linons, etc. Patrie de Condorcet.
RIBERA , peintre espagnol. Voy. espagnole! (l’).
RIBERAC, ch.-l. d’ arr. (Dordogne), à 31 kil. N. O. de Périgueux; 3,775 hab. Tribunal de !»• instance. Flanelles, cadis, étamines, eaux-de-vie, teintureries et forges. Elle s’est beaucoup agrandie et embellie depuis trente ans. — L’arr. de Riberac a 7 cant. (Montagrier, Montpont, Mucidan, Neuvic, Riberac, St-Aulaye, et Verteillac), 83 comm., et 6tf,292 hab.
RIBIERS, ch.-l. de cant. (Hautes-Alpes), sur le Buech,à 40 kil. S. O. de Gap; 1,400 h. Soie, cadis.
RIBOUTTÊ (Fr.-Louis) , auteur dramatique , né à Lyon en 1770, mort à Paris en 1834, fut quelque temps agent de change, puis se voua aux lettres. Il a donné au Théâtre Français quelques comédies qui ont eu du succès : Y Assemblée de famille, en 5 actes et en vers, 1808 ; le Ministre anglais, 1812; la Réconciliation par ruse, 1818 ,1e Spéculateur, 1826.
RICARD (Dominique), traducteur, né à Toulouse en 1741, mort en 1803, entra dans les ordres, fut professeur de rhétorique au collège d’Auxerre , puis précepteur particulier du fils du président de Meslay ; il a donné la traduction complète et très fidèle des Œuvres de Plutarque ( les Œuvres morales , 1783-95, 17 v., les Vies, 1798-1803, 13 v. in-12).
R1CARDI, petite rivière d’Italie, dans le territoire de Bologne. Laurent de Médicis remporta sur ses bords, en 1466, une victoire sur les exilés de Florence. C’est, dit-on, à cette bataille que furent vus pour la lr« fois des canons montés sur des roues.
RICARDO (David), économiste, né à Londres en 1772, mc#t en 1823, était fils d’unjuif hollandais, originaire de Lisbonne, qui était venu s’établir à Londres, et qui v exerçait l’état de courtier de change. David Rieardo devint lui-même agent de change, et amassa une fortune considérable qui , à sa mort , s’élevait environ à 14 millions de fr. Il quitta la religion de ses ancêtres pour le culte réformé , et fut nommé, en 1817, membre de la Chambre des communes. Rieardo fut longtemps l’oracle des économistes. Il recommande surtout l’emploi du papiermonnaie, et fonde la valeur des marchandises sur la quantité de travail nécessaire pour les produire. Ses principaux ouvrages sont : Essai sur le haut prix du lingot , Londres, 1809, in-8 ; Principes de Véconomie politique et de l'impôt , 1 84 7 , in-8 (traduit en français par Constancio, avec notes de J. -B. Say, 1819,2vol. in-8) ; Essai sur l’influence du bas pr.ixdu blé sur les profits ouïe cours des fontispublics,lS\b,\n-8]Projet
RICO — li
tfun papier-monnaie économique et sûr , 1816 et 1818, in-8; Sur les prohibitions en agriculture , 1822, in-8.
RICCI (le P. Matth.), Jésuite italien, né à Macerata, fui missionnaire à la Chine, trouva moyen d’être présenté à la cour de Pékin, y gagna la faveur de l’empereur par ses talents , opéra de nombreuses conversions, et mourut à Pékin en 1 6 J 0 à 58 ans. On a de lui des Mémoires sur lesquels Trigault, son confrère, rédigea le De Christiand ex peditione apud Sinas , Augsbourg, 1615, in-4.
Ricci (Laurent), célèbre général des Jésuites, nauit à Florence en 1703, professa la philosophie à ienne, fut directeur spirituel au séminaire de Rome, puis au collège romain, fut nommé secrétaire et enfin général de son ordre (1 758). C’était le moment où l’école philosophique du xvme siècle portait des coupa réitérés aux Jésuites. Ricci ne put les amortir. L’ordre fut supprimé (1773), et Ricci enfermé au chât. St-Ange,oùilm. en 1775. Pressé de changer lesstat., il aurait, dit-on, répondu : Sintut sunt,autnonsint.
Ricci (Scipion) , évêque de Pistoie et de Prato, petit-neveu du précédent, favorisa les réformes religieuses du grand-duc Léopold et de Joseph 11 , tint, en 1786, à Pistoie, lin synode pour les faire sanctionner, mais échoua dans ce projet et fut condamné par la célèbre bulle Auctorem fidei. En 1799, il fut emprisonné par le gouvernement toscan comme partisan delà Révolution française. Eu 1805, il rétracta ses erreurs théologiques, adhéra aux mesures du St- Siége con tre le Jansénisme et se réconcilia avec le pape Pie VIL 11 mourut en 1810. M. de Potter a publié : Vie et Mémoires de Scipion- Ricci (Bruxelles, 1824, et Paris, 1825, 4 v. in-8) : cet ouvrage est condamné à Rome. — Un connaît encore sou9 le nom de Ricci plusieurs peintres italiens, dont le plus célèbre est Sébastien Ricci, né en 1660 à Cividale di Beduno, mort en 1734 ; il visita l’Italie, la France, l’Allemagne, l’Angleterre, étudiant partout les chefs-d’œuvre de l’art, et se distingua surtout par sa facilité à contrefaire la manière des plus grands maîtres. Ses principaux tableaux sont : le Massacre des Innocents ; V Enlèvement des Sabines; Y Ascension de Jésus-Christ.
RICCIA, ville du roy. de Naples (Sannio), à 18 kil. S. E. de Campobasso; 4,500 hab. Grande foire. Source sulfureuse.
RICCIA (la), bourg de l’Etat ecclésiastique, à 9 kil. 0. de Velletri, sur une mont., près de l’emplacement de l’ancienne Aride. Beau palais.
RICCIOLI (J.-BA, Jésuite, né à Ferrare en 1598, mort en 1671, se fit quelque réputation comme astronome. Il a laissé entre autres ouvrages : Alinagestumnovum , Bologne, 1631, 2 vol. in-fol. ; Astronomia reformata , Bologne, 1665, 2 vol. in-fol. ; Geographia et hydrographia reformata , ibid., 1661, infol. ; Chronologia reformata , 1669, 3 vol. in-fol.
RICCOBONI (Louis), comédien, longtemps connu sous le nom de Lèlio , né en 1674 ou 1677 à Modène, tenta d’établir en Italie le système dramatique de la comédie française; mais n’y pouvant réussir, il vint jouer en France avec le fameux Dominique, et obtint des succès. 11 devint à Parme intendant des menus plaisirs et inspecteur des théâtres, et mourut à Paris en 1753. On lui doit, entre autres ouvrages: l’ Histoire du théâtre italien , depuis la décadence de la comédie latine , Paris, 1728-31, 2 vol. in-8. Il a aussi composé des pièces qui furent bien accueillies.
RICCOBONI (Ant.-Fr.), acteur et auteur dramatique, fils du précédent, né à Mantoue en 1707, mort en 1772, obtint surtout du succès comme auteur; mais il eut le tort de se croire un grand chimiste, chercha le grand oeuvre , et se ruina en vaines expériences. On ne joue plus ses pièces, qui pourtant ont eu longtemps la vogue au Théâtre Italien ; les principales sont: les Comédiens esclaves (1726), les Amusements à la mode (1732), le Prétendu (1760). il fut ie mari de la célèbre Mp1* Riccoboni (qui suit).