SAN-PEDRO
RIO-HACHA. Voy. rio-de-la-hachà.
RIOJA, v. de î’Amér. du S. dans la Confédération du Rio de la Plata, capit. de l’état de Rioja, à 1 ,200 k. N. O. de Buénos-Ayres, sur l’Angualasla , près des Andes ; 3,000 h. Fondée en 1696. — L etat de Rioja est peu connu , et ne renferme guère que 30,000 hab. On y remarque la célèbre mine d’argent de Famatina, rioja, pays d’Espagne, comprenant la plus grande partie de la province de Logrono et le N. E. de celle de Soria, est resserré entre la droite de l’Ebre et la Sierra de Moncayo. Contrée agréable et fertile, qui compte plus de 200,000 hab., actifs et industrieux. Le pays tire son nom du Rio-Oja qui le traverse. RIO-JANE1RO. Voy. rio-de-janeirc^
R10LAN (J.), médecin, né à Amiens en 1639, mort en 1606, enseigna d’abord les langues et la philosophie; il étudia la médecine en 1674 , devint professeur d’anatomie et de médecine, puis doyen de la Faculté de Paris. Il fut un des meilleurs observateurs de son siècle. Il a laissé beaucoup d’écrits, la plupart sur 1a métaphysique ou sur les ouvrages d’Hippocrate et de Fernel. Sa doctrine sur les fièvres est exposée dans le Tractatus de febribus (1640).
riolan (J.), fils du précédent, né à Paris en 1677 , mort en 1667, anatomiste habile, fut premier médecin de Marie de Médicis, suivit cette princesse dans l’exil et ne la quitta qu'à sa mort. Il sollicita et obtint la formation d’un jardin de botanique (auj. le Jardin du Roi), qui fut établi par Louis XI 11 en 1626 [Voy. labrosse). On lui reproche d’avoir été trop opposé aux nouveautés et aux progrès en médecine: il combattit avec violence la médecine chimique. Son principal ouvrage est 1 ’Anthropographie, Paris, 1618, in-8, excellente description anatomique de l’homme.
RIOM , Ricomagus ou Ricomum , ch.-l. d’arr. (Puy-de-Dôme), à 16 kil. N. de Clermont-Ferrand, sur une hauteur; 11,476 hab. Cour impér., tribunal de première instance et de commerce ; collège communal , hôpital , hospices , salle de spectacle. Industrie active : toiles, tissus de coton, bougie, eaude-vie , pâtes d’abricots, de coings et de pommes; commerce en blé, vin , chanvre , huiles, etc. Patrie de Grégoire de Tours, de Danchet, d’Anne-Dubourg, des pères Jacques et Antoine Sirmond, etc. — Jadis capitale du duché d’Auvergne. — L’arr. de Riom a 13 cantons (Aigueperse,Combronde, Ennezat , Manrat, Menât, Montaigu, Pionsat, Pontauraur, Pont- Gibaut, Randan, Saint-Gervais et Riom, qui compte pour deux), 130 communes et 151,466 hab.
hiom-les-mont agnes, ch.-l. de canton (Cantal), à 25 kil. N. E. de Mauriac, sur la Véronne : 2,063 hab.
RIO-NEGRO, nom de plusieurs fleuves de l’Amérique méridionale. Voy. negro.
rio-negro , ville de la Nouvelle-Grenade (Cuo»
IÜPH — 151 i -,
dinamarca), à 70 ls.il . S. E. de Santa-Fe-de-Antio-
RIYA
Ï2uMeSr £ “r* dc la MagdalenH) = ' é,endues- Cc» «œaîsfâsri &
rio-negro , anc. province du Brésil , nommée par les Portugais Solimoens (parce que le fleuve des Ama
lones qui la traverse y prend ce nom), est auj. annexée à la prov. de Para , dont elle forme une comarque (ch.-l., Barra do Rio-Negro , au confluent du Rio- Negro et du fleuve des Amazones).
RIONERO, ville du roy. de Naples (Basilicate). à ^ de Melfl ; 10,000 hab. Tabatières de bois.
RIONI, Rhéon et Phase des anciens , riv. de la Russie subcaucasienne, naît en lméréthie, coule au S., à 1 O., puis sépare la Mingrélie de laGourie, et tombe dans la mer Noire à Poli; cours, 225 kil. 11 reçoit à droite le Tskenis-kali , et à gauche la Qouirila. — Les anciens donnaient le nom de Phase à la Qouirila actuelle. Leur Rheon répondait au Rioni supérieur.
RIO- » ERRE , riv. du Brésil, sépare la province de Minas-Geraes de celle de Pernambouc , et se jette dans le Rio-san-Francisco ; cours, 300 kil.
R10Z, ch.-l. de canton (Haute-Saône) , à 24 kil. S. de \esoul : 1.023 hab.
RIPAILLE, cél. château et chartreuse de9atoîe,à 2 kil. N. E. de Thonon. Amédée VIII, duc de Sa-
censés très froids et cou verts de neige. * Ils ont pu correspondre succese!-
VeSTDÂ^UrwCllarda8h‘ au Ba,kan’ au* Carpathes.
■ , Rhidogonum, ville d’Angleterre (York) è 33 kil. N. O. d’York ; 5,735b. Evêché. Pont de *17 arches, sur l’Ure; canal qui communique avec York, Hull, Londres : église de Saint-Pierre et Saint* Wilfrid (très ancienne) ; obélisque de 30 mètres de hauteur. — 11 y fut signé en 1640 un armistice entre Lharles 1 et les Ecossais révoltés.
R1PPERDA, RIPPERT. Voy. JUPERDA, RIPERT.
R1PUAIRES (francs). Voy. francs.
BIQUET (Etienne-Paul), créateur du canal du Languedoc, né en 1604 à Béziers, était originaire d’une famille florentine nommée Arrhigetti ou Riquetti, chassée de Florence pendant les guerres civiles. Il conçut et poussa presque à sa lin le beau canal du Midi. Cet immense travail, commencé en 1666, term iné en 1681, fut exécuté àses frais; l’ingén. Andréossy dirigea les travaux. Biquet m. à Toulouse en 1680, 6 mois avant l’achèvement. — Ses deux fils, J. -Matthias , président à mortier au parlement de Toulouse, et P. -Paul, comte de Caraman [Voy. CA- Raman), achevèrent en 1681 les travaux. C’est en 1724 seulement que ce magnifique ouvrage commença à produire un revenu aux héritiers des deui
voie ( depuis pape sous le nom de Félix V ), y établit
la principale commanderie de l’ordre de Saint-Mau- r „
rice qu’il avait fondé. 11 s’y retira après son abdication Riquet. il avait coûté 34,000,000 de nos francs. (1434), et ne quitta ce séjour que pendant la courte ] RIQUETTI DE MIRABEAU. Voy. Mirabeau. durée de son pontificat (1440-49). La vie commode RIQU1ER (saint), abbé de Centule dans le Ponet délicieuse qu il y menait a, dit- on, donné thieu, mort vers 645. On le fête le 26 avril et le 9 naissance à l’expression proverbiale : faire ripaille .
RIPAULT (l’abbé), philologue et antiquaire, né à .Orléans en 1775, mort en 1823, se fit libraire à la ^révolution, fut un des rédacteurs de la Gazette de : France \ fit partie de l’expédition scientifique d’Egypte, devint au retour bibliothécaire de Bonaparte.
On lui doit une Histoire de Marc-Aurèle , Paris,
1820, 4 vol. in-8, et une Description des principaux monuments de la Haute-Egypte, 1800, in-8.
RIPEN, ville de Danemark. Voy. ribe.
RIPERDA (J. -Guillaume, duc de), aventurier, né à Grœningue d’une famille noble , en-tra au service et devint colonel d’infanterie, se fit nommer ambassadeur de Hollande en Espagne, sut plaire à Philippe V, qui le créa duc, et lui confia le ministère des affaires étrangères et des finances; mais s’étant attiré la haine des nobles espagnols , il tomba en disgrâce et fut détenu à la tour de Ségovie (1726) ; il s’évada en 1728, et après avoir erré en Portugal, en Angleterre, en Hollande, il alla auprès del’emp. de Maroc, prit le turban, et reçut le commandement d’une armée contre les Espagnols ; battu devant Ceuta, il fut mis en prison et plus tard banni de Maroc; il mourut à Tétuzwi en 1737. On a sa Vie en anglais, Londres, 1739 , in-8, et en français,
Amsterdam, ] 739, par M. P. M. B.
RÎPERT-MONCLAR (J.-P.-Fr. , marquis de) , magistrat, né àAix en 1711, mort en 1773, fut procureur général au parlement de Provence dès l’âge de 22 ans, déploya dans une foule de Mémoires et de Réquisitoires une connaissance profonde du droit public , fut souvent consulté par Machault, combattit l’impôt du 20e, se montra favorable aux Protes¬
tants et hostile à
l’Église
romaine , fut
chargé
de prendre possession du Comtal avec le comte de Rochechouart, 1768, et soutint dans un mémoire les droits de la France sur ce pays. Ardent adversaire des Jésuites, il publiacontre eux un cél. Compte rendu des constitutions de la Société { 1762). On a encore de lui divers opuscules et Mémoires, remarq. par l’éloquence. Il m. dans des sentiments de repentiret.de soumission.
RIPHEES ou RHIPEES (monts), dits aussi Hyperboriens , chaîne de montagnes que les Grecs plaçaient vaguement dans des parages septentrionaux, et qu'ils éioigaaient de plus en plus à mesure qu’ils
octobre. Voy. saint-riquier.
RIS, bourg du dép. de Seine-et-Oise, à 6 kil. N. O. de Gorbeil, sur la Seine; pont suspendu, joli château avec jardin botanique. Ris est traversé par un chemin de fer. Près de là est Petit-Bourg.
RIS (clément de). Voy. clément de ris.
R1SANO, v. des États autrich. (Dalmatie), sur l’Adriatique, à 20 kil . N. O, deCattaro; 3,120 h. Evêché
RISBECK (Gaspard), écrivain allemand, né à Hœchst près de Francfort en 1750, mort en 1786. fils d’un riche négociant, quitta le droit (auquel on le vouait) pour les lettres, dépensa toute sa for tune en voyages, puis se mit aux gages des libraires On a de lui les tomes 2 et 3 des Lettres sur les moines (le premier vol. avait été publié par M. de la Roche) ; un Voyage en Allemagne , 1783 , 2 vol. in-8 ; une Histoire de V Allemagne (publiée à Zurich, 1787) : ces ouvrages révèlent un vrai talent.
R1SCLE, ch.-l. de cant. (Gers), à 42 kil. N. O. de Mirande ; 1,600 hab.
R1TTER (J.-Guill.), physicien, né à Samitz (Silésie) en 1776, m. vers 1812, étudia la médecine à léna, et fit de belles expériences galvaniques, qui, en 1804, lui ouvrirent les portes de l’Académie de Munich. Ses ouvrages sont pleins d’idées neuves , mais il se laissa trop entraîner par son imagination. Il croyait à la baguette divinatrice, au magnétisme animal, etc. On a de lui : Preuve que l’action de la vie est toujours accompagnée de galvanisme , Weimar, 1798, in-8; Contribution à la connaissance plus particulière du galvanisme, léna, 1801-1802, 2 vol. in-8 ; Mémoires physico-chimiques, Leipsick, 1806, 3 vol. in-8 ; Fragments tirés de la succession d'un jeune physicien (autobiogr.), Heirî., 1810, 2 v. in-8.
RITTËRSHUYS (Conrad), néà Brunswick en 1560, m.en 1613, prof, dedroità Altdorf, adonné unebonne éd.-d ’Oppien, Leyde, 1597, etc. — On a de son fils, Nie. 1597-1670 vGeneal. irnperat., 4v. f.,Tub., 1664-84.
RIVAROL (Antoine, comte de), écrivain français, né à Bagnols en 1753, mort en 1801, se lit de bonne heure une réputation dans les salons de Paris par son esprit et sa causticité, partagea en 1785 le prix proposé par l'Académie de Berlin sur la question de Y universalité de la langue française. cê qui lui valut et les éJ<)ges du grand Frédéric, et
RIY1 — 1512 — ROBE
un fauteuil à l’Académie qui l’avait couronné, prit parti contre la révolution, fut un des principaux auteurs des Actes des Apôtres, émigra, et, après un séjour à Hambourg, alla mourir à Berlin. Rivarol est resté par ses écrits fort au dessous de sa réputation, et n’a laissé que des opuscules, entre autres : Discours sur l' universalité de la langue française; Petit Almanach de nos grands hommes (1788, in-12); Vie politique de M. de Lafayelte. On a aussi de lui une traduction de YEnfer du Dante. Ses Œuvres ont été publiées à Paris, 1808, 5 vol. in-8. Il a laissé des Mémoires (insérés dans la Collection des Mémoires sur la révolution ) ; c’est la réimpression du Tableau des travaux de Y Assemblée Constituante , qu’il avait publié en 1798. Le Dictionnaire de la langue française donné sous le nom de Rivarol est un mensonge de librairie ; car cet auteur n’y avait rien fait. On a donné V Esprit de Rivarol , Paris, 1802 et 1808, 2 vol. in-12. — Mme Rivarol (née H. Mather-Flint), morte en 1821, d’origine anglaise, a donné plusieurs traductions de l’anglais , notamment Y Encyclopédie morale , et a publié une Notice sur son mari, 1802.
R1VAROLO, v. des États sardes (Turin), à 16 kil. N. O. de Chivasso ; 5,200 hab. Couvent de Minorités.
RIVE (l’abbé J.-Jos.), bibliographe, d’Apt en Provence, né en 1730, mort en 1792, professa la philosophie à Avignon, fut curé près d’Arles, devint bibliothécaire du duc de La Vallière, puis de la ville d’Aix , et se montra fougueux révolutionnaire. Irascible, vain, jaloux, il avait déchiré dans des libelles ses confrères les gens de lettres; la révolution venue, il ût des dénonciations. On lui doit beaucoup d’ouvrages, entre autres : la Chasse aux bibliographes et antiquaires mal advisés, Londres (Aix), 1788 et 89, 2 vol. in-8; Eclaircissements sur 1 es cartes à jouer, Paris, 1780, in-12, etc. C’était un des plus savants bibliographes de son temps \\ se donnait l’épithète de Bibliognoste.
R1VE-DE-G1ER , ch.-l. de cant. (Loire), sur le Gier, à la prise d’eau du canal de Givors et sur le chemin de fer de Saint-Etienne, à 20 kil. N. E. de Saint-Etienne; 9,567 hab. Magnifique bassin. Aux environs, vaste réservoir dit de Couson qui alimente le canal de Givors. Tulles, hauts-fournaux, forges, martinets, verreries. Houillères riches aux environs. Comm. de fer, sel, bois de chêne, houille. Cette ville prend tous les jours plus d’imporianee.
RIVELLO, v. du roy. de Naples. Voy. reyello.
RIVÉS, ch.-l. de cant. (Isère), à 26 kil. N. O. de Grenoble; 2,226 hab. Aciéries dont les produits sont estimés et se nomment acier de Rives; toiles dites toiles de Voiron (parce qu’elles se vendent à Voiron). Eaux minérales. Fer.
RIVESALTES, ch.-l. de cant. (Pyrénées-Orient.), sur l’Agly, à 9 kil. N. de Perpignan; 3,400 hab. Lames d’épées, acier. Vin muscat exquis.
RIVET DE LAGRANGE (dom Ant.), bénédictin né à Confolens en 1683, mort en 1749, prit part aux querelles théologiques deson temps, ütdel’opposition à la bulle Unigenitus , acheva le Nécrologe de Port- Royal-des-Champs, et fut relégué par ses supérieurs dans le monastère de Saint-Vincent du Mans, où il passa les trente dernières années de sa vie. Dom Rivet s’est assuré la reconnaissance de la postérité par son Histoire littéraire de la France , admirable monument dont il a eu 1 idée, et dont il a exécuté les 9 premiers vol., in-4 , 1733-49; ce grand ouvrage a été continué par Clément, et de nos jours par MM. Priai , Daunou, Naudet, V. Le Clerc, etc.
RIVIERE (GRANDE). Voy. GRANDE-RIVIÈRE.
RIVIÈRE-DU-LEVANT , RIVIÈRE DU PONENT , nom donné aux deux parties du golfe de Gênes, l’une ù 1 E., l’autre à 10. de Gênes.
Rivière-rouge, etc. Voy. rouge.
RJV1NUS (Aug.-Quirinus), dont le yrai nom était Sachtnann, médecin et botaniste, né à Leipsick en
1652, mort en 1723, fils d’André Rivinus (1600-1650. médecin et philologue distingué), professa la physiologie et l’histoire naturelle dans sa ville natale. Il a le premier , dans son Introduclio ad rem herbariam (Leipsick, 1790, in-fol.), introduit une classification des plantes fondée sur la forme de la corolle. Ses Dissertaiioties medicœ contiennent d’utiles observations.
RIVOLI, Ripula, ville des Etats sardes (Turin), près de la Doire-Ripaire, à 13 kil. O. de Turin; 5,000 hab. Château de plaisance royal où naquit Charles-Emman. 1 (1572) , et où fut enfermé Victor- Améd. H, quand il eut tenté de reprendre lacouronne.
rivoli, ville du roy. Lombard-Vénitien, près de l’Adige, à 22 kil. N. O. de Vérone, célèbre par uno victoire de Bonaparte sur les Autrichiens (14 janvier 1797); le général Masséna, qui s’y distingua, reçut par suite le titre de duc de Rivoli. Les Piémontais enlevèrent Rivoli aux Autrich. le 10 juin 1848.
R1XHEIM ou REVIN , bourg du dép. du Haut- Rhin, à 7 kil. E. de Mulhouse ; 2,950 hab. Papier* peints; eaux minérales.
RIZEH , Rhizœum? ville de la Turquie d’Asie, sur la mer Noire, à 40 kil. E. de Trébisonde ; 2,500 hab. Citadelle presque en ruines. Oranges exquises.
R1ZZ10 ou RICCIO (David) , secrétaire et favori de Marie Stuart, natif de Turin; il était laid et bossu, mais c'était un chanteur gracieux, un spirituel courtisan, et il sut plaire. Henri Darnley , second mari de la reine, en conçut de la jalousie et le fit égorger dans l’appartement même et sous les yeux de sa femme, qui était alors enceinte (1566). Marie vengea sa mort par celle de plusieurs de ses assassins.
RJEV-VOLODIMEROV, v. de la Russie d’Europe (Tver),àll5 kil. S. O. de Tver, sur le Volga; 9,000 h.
RO, bourg d’Italie. Voy. rho.
ROANNE, Rodumna, ch.-l. d’arr. (Loire), à 42 kil. N. de Montbrison sur la Loire; 9,910 hab. Tribunal de îre instance; collège communal. Assez bien bâtie, beau quai ; grand hôpital, jolie salle de spectacle ; fabriques de draps, mousselines, calicots, indiennes, filatures, teintureries et tanneries. Grand entrepôt pour les marchandises de Lyon et du Midi. Mines de plomb et de houille; carrières. Chemin de fer de Roanne à Saint-Etienne. Patrie du bénédictin Pernetty. — Ville ancienne, mais dont l’importance ne date que du xvur siècle. Jadis ch.-l. d’un duché, créé en 1566 en faveur de Ch. Gouflier, et qui passa depuis dans la maison des ducs de la Feuillade. — L’arr. de Roanne a 10 cant. (Belmont, Charlieu , Néronde, la Pacaudière, Perreux, Roanne, Saint- Germain-Laval, Saint-Haon-le-Chatel, Saint-Justen-Chevalet, Saint-Symphorien-de-Lay), 108 comm. et 124,871 hab.
ROANOKE, riv. des Etats-Unis, prend sa source en Virginie, près de Christiansbourg, coule à l’E. S. E., entre dans la Caroline du Nord, et se jette dans le golfe d’Albemarle, par 36° lat. N. et 70° long. O., après un cours de 450 kil.
ROATAN, île de la baie de Honduras, vers la côte duGuatimala, à 40 kil. de la côte N. de l’Etat de Honduras. Bon port; importante position milit. et commerc. Occupée dès 1742 par lesAngl.; déclarée en 1856 libre souslasouver de la Républ. de Honduras.
ROBBEDE BEAÜVESET (P.-Honoré), poete, né à Vendôme en 1 7 1 4 , mort en 1794, n’a échappé à l’oubli que par un cynisme qui n’a pas même l’excuse d’être allié au talent. Louis XV lui fit une pension; Mme Dubarry le protégea; la duchesse d’Olonne lui légua 15,000 liv. On a de lui des Œuvres badines (ou plutôt ordurières), Paris, 2 vol. in-8j des Odes, Epin es, Satires , Mon Odyssée (en 4 chanta), 1760 , in-12; les Victimes du despotisme épiscopat (en 6 chanta). Il se convertit à la fin de sa vie et écrivit des poésies religieuses.
ROBECK (Jean), né à Calmar en Suède (1672). Elevé dans la religion réformée, il se convertit en
KQBE — i 513 .
A 7 04 , entra chez les Jésuites en Wcstphalie, et séjourna longtemps à Rinteln. Disposé à la mélancolie, et trop préoccupé du néant des choses de ce monde, il prit la vie en dégoût et se donna la mort en se jetant dans le Weser à Brême (1739). 11 avait rédigé avant de mourir une apologie du suicide, intitulée : Exerciiatio philosophica de morte voluntaria.
ROBERJOT (Claude), était curé à Mâcon, sa ville natale, quand la révolution éclata. 11 se maria, fut envoyé à la Convention après la Terreur, fut nommé '.'immissaire à l'armée de Pichegru , ambassadeur auprès des villes hanséatiques, puis ministre plénipotentiaire au congrès de Rastadt (1798). Des hussards autrichiens l’égorgèrent, ainsi que son collègue Bonnier, au moment où il quittait Rastadt pour revenir en France (1799).
ROBERT, dit le Fort ', tige des Capétiens, était, suivant les uns, Saxon d’origine; suivant les autres, issu de Childebrand, frère de Charles-Martel. Charles-le-Chauve l’investit du comté de Paris en 861, puis de la Marche Angevine ou comté d’Anjou (864).
Robert s’y montra intrépide ennemi des Normands; mais il finit, par périr, accablé sous le nombre, à Brissarthe (Anjou), en 866. Eudes et Robert 1, ses fils, furent rois de France ; Emma, sa fille, épousa Raoul de Bourgogne, qui occupa aussi le trône (923).
roeert i, roi de France, 2« fils de Robert-le-Fort et frère cadet d'Eudes, fut élu roi à Soissons en 922, en opposition à Charles-le-Simple, mais fut tué à la bataille de Soissons en 923. Hugues-le-Grand était son fils, et Hugues Capet son petit-fils.
robert il, dit le Pieux , roi de France (996-1031), fils de Hugues Capet, fut associé par son père à la couronne dès 988, fut excommunié en 998 par le pape pour avoir épousé Berlhe de Bourgogne , sa parente; la remplaça par Constance d'Arles, qui le rendit très malheureux, vit ses fils se révolter deux fois contre lui à l’instigation de leur mère, et s’opposa, mais vainement, aux prétentions de l’empereur Conrad 11 sur le roy. de Bourgogne ou d’Arles.
robert, dit le Vieux, duc de Bourgogne, 3e fils du roi de France Robert II, tenta inutilement de supplanter son frère Henri, qui devait succéder au trône, fut investi du duché de Bourgogne par ce frère en 1032, et mourut en 1075, après un règne souillé par des violences. C’est lui qui fonda la première maison capétienne de Bourgogne, laquelle finit en 1361.
robert d’àrtois, surnommé le Vaillant, frère de saint Louis, suivit ce prince en Egypte, où il livra, contre les ordres du roi, la bataille de Mansourah (1250) ; il remporta la victoire, mais périt en poursuivant les fuyards. Saint Louis avait érigé pour lui l’Artois en comté-pairie (1237). — Son fils,
Robert II d’Artois, suivit saint Louis dans sa seconde croisade (1270), puis alla au secours de Charles d’Anjou, roi de Naples, et défit les Aragonais; il battit les Flamands à Fûmes (1297), et périt en leur livrant une nouvelle bataille à Courtray (1302). — Robert d’Artois, petit-fils du précédent, se vit dépouillé du comté d’Artois par sa tante Mahaut, tenta vainement de se le faire adjuger par le roi de France, Philippe de Valois, et, pour se venger, se retira en Angleterre auprès d’Edouard III. qu’il excita à faire la guerre à Philippe et à prendre le titre de roi de France ; il reçut d’Edouard 111 le titre de comte de Richmond. Il périt par suite d’une blessure qu’il reçut, en 134 2, à Vannes, en combattant dans les rangs des Anglais.
robert I, dit le Magnifique et le Diable, duc de Normandie, second fils du duc Richard II, remplaça en 1028 son frère Richard 111, qu’on l'accuse d’avoir empoisonné; réprima plus, révoltes dans ses états, rétablit le comte de Flandre Baudouin IV, soutint leroi de France Henri I contre les rebelles et tentade défendre les enfants d’Edmond, Alfred et Edouard, exclus du trône d’Angleterre par Canut. P sur expier les fau-