ST-GEO — 1562 — ST-GER
SA1NT-GELAIS (Octavien de), poëte et écrivain, né vers 1466 à Cognac, mort en 1502, entra dan3 les ordres, ce qui ne l’empêcha pas de se livrer aux plaisirs et aux lettres. Il fut nommé, en 1494, évêque d’Angoulême par la protection de Charles VIII, et dès ce moment renonça au monde. On a de lui des traductions en vers de YEnéïde et des Epîtres d'Ovide (1509), et divers poëmes : la Chasse d’amours, le Séjour d' honneur, e te. — Son frère, Jean deSaint- Gelais, est auteur d’une Histoire de France estimée (Paris, 1622).
saint-gelais (mellin de), poëte français, neveu ou plus probablement fils d’Octavien , né à Angoulême en 1491, mort en 1558, embrassa l’état ecclésiastique , fut pourvu par François I de l’abbaye de Reclus (diocèse deTroyes), devint ensuite aumônier du dauphin, et bibliothécaire du roi. Poëte et musicien , il fut l’âme des fêtes qui se donnaient à la cour, et vécut dans l’intimité de Clément Marot. On a de lui des contes pleins de grâce et de naïveté, des épigrammes , des sonnets , des madrigaux et des poésies latines. On lui attribue l’introduction en France du sonnet et du madrigal, qu’il emprunta aux Italiens. On l’a surnommé , sans motif bien légitime , l'Ovide français. Ses Œuvres ont été réunies à Lyon, 1574 , et à Paris, 1719.
saint-gelais (dubois de), né en 1670, mort en 1787, a publié sous le voile de l'anonyme: Histoire journalière de Paris , 1 7 1 7 ; les Tableaux du Palais- Royal , avec la vie des peintres, 1727, et a traduit de l’italien la Phillis de Bonarelli de la Rovère, etc, SAINT-GENEST-MAL1FAUX , ch.-l. de cant.
(Loire), à 10 kil. S. O. de Saint-Etienne ; 3,479 hab. SAINT-GENGOU-LE-ROYAL. Voy. jouvence.
SAINT-GENIEZ-DE-RIVE-D’OLT, ch.-l. de cant. (Aveyron), à 25 kil. E. d’Espalion; 3,847 hab.Cadis, chapeaux, meubles, tonnellerie. Patrie de Raynal.
SAINT-GENIS, ch.-l. de canton (Charente-Inférieure), à 12 kil. N. O. de Jonzac; 1,023 hab.
SAINT-genis-laval , ch.-l. de cant. (Rhône), à 7 kil. S. de Lyon; 2,192 hab. Papiers peints, boutons, tapis, etc.
SAINT-GEOIRE, ch.-l. de cant. (Isère), à 2*6 kil. de la Tour-du-Pin; 4,404 hab. Forges.
SAINT-GEORGE, San- Jorge, une des îles Açores , à l’O. de celle de Terceire, par 38° 31* lat. N. et 30° 11’ long. O. : 40 kil. sur 9; 15,000 hab. Endroit principal, Villa de Vêlas.
saint-george, une des îles Bermudes, par 32° 20’ lat. N. , 66* 4 0’ Ion g . O . ; ch .-1 . , St-G eorge (2 , 500 hab.) . Les Anglais se sont établis dans cette île en 1612.
saint-george, district régimentaire de la Croatie milit. (généralat de Warasdin), entre la Croatie civile, la Hongrie, l’Esclavonie et le district de Kreutz: 80 kil. sur 35 ; 60,000 hab. Chef-lieu , Belovar.
saint-george , ville d’Angleterre (Glocester) , à 2 kil. E. de Bristol; 6,000 hab.
saint-george (Canal), bras de mer qui unit, vers le S., la mer d’Irlande à l’Atlantique , et sépare l’Angleterre de l’Irlande. Sa longueur est de 140 kil., et sa largeur varie de 60 à 80 kil. La navigation y est très dangereuse.
saint-george ou Georgetown, dite aussi Fort- Royal , ch.-l. de l’île de Grenade (Petites-Antilles) ; 10,000 hab. Port excellent sur la côte occid. Commerce. — Cette ville fut fondée par les Français, et cédée aux Anglais avec l’île de Grenade par la paix de 1763. Elle fut brûlée en 1771 et 1775. saint-george, ville d’Italie. Voy. san-giorgio. saint-george-del-mina, port de Guinée, par 4° 60* long. O., 5° 10’ lat. N. : ch.-l. des établissements hollandais en Guinée ; 15,000 hab. Primitivement aux Portugais; à la Hollande depuis 1638.
saint-george-de-levesac, bourg de France. (Lozère), à 41 kil. O. de Florac; 735 h. Ane. ch.-l. de c. SAINT-GEORGE DE RANTAMBAULT, Ville du dép. de
l’Ille-et-Vilaine, à 14 kil. N. de Fougères ; 3,067 hab.
saint-george-d’oléron, bourg du dép. de la Charente-Inférieure, dans l’île d’Oléron, à 4 kil. N. O. d’Oléron ; 4,230 hab.
saint-george-d’orques, village du dép. de l’Hérault, près de Montpellier. Vins excellents.
saint-george-du-vièvre, ch.-l. de cant. (Eure), à 16 kil. S. E. de Pont-Audemer ; 850 hab.
saint-george-en-couzan, ch.-l. de cant. (Loire), à 15 kil. N. O. de Montbrison; 1,039 hab.
saint-george-lès-baillargeaux, ch.-l. de cant. (Vienne), à 12 kil. N. E. de Poitiers; 1,131 hab.
saint-george-sur-loire, ch.-l. de cant. (Maineet-Loire), à 17 kil. S. O. d’Angers; 2,565 hab.
SAINT-GEORGE (le chevalier de), homme de couleur, était né en 1745 à la Guadeloupe, du commerce d’un riche colon avec une négresse. Son père, devenu fermier -général, l’amena jeune en France et le fit entrer dans les mousquetaires ; il devint ensuite capitaine des gardes du duc de Chartres (duc d’Orléans). Il se montra favorable à la révolution et servît avec distinction sous Dumouriez; il n’en fut pas moins arrêté comme suspect en 1794 ; le 9 thermidor lui Tendit la liberté. Il mourut en 1801. Le chevalier de Saint-George, d’une taille et d’une figure avantageuses, excellait dans tous les arts d’agrément. Il était bon musicien, et s’était surtout fait de la réputation par son talent pour l’escrime. saint-george (le chevalier de). Voy. stuart. saint-george (ordre de). Voy. george.
SAINT-GÉRAN (le maréchal de). Voy. la guiche. SAINT-GERMAIN, dit aussi Saint-Germain en Laye, ville de France (Seine-et-Oise), à 18 kil. N. O. de Paris, à 11 kil. N. de Versailles, sur une colline élevée et près de la rive gauche de la Seine ; ch.-l. de cant. et résidence d’un conservateur des forêts royales; 11,000 hab. Ancien château royal, bâti en briques, et qui a servi de pénitencier militaire ; parc, longue terrasse d’où l’on a une vue magnifique ; jolie église moderne; plusieurs beaux hôtels; écuries du roi, halle au blé. Bonneterie, tanneries, étoffes de crin ; commerce en grains, etc. Un chemin de fer, complété depuis le Pecq par un chemin atmosphérique, conduit sur la place du château. — La v. doit son nom à un monastère que le roi Robert fit bâtir vers Fan 1000 dans la forêt de Laye, en l’honneur de saint Germain, évêque de Paris. Elle fut prise par les Anglais sous le règne de Charles VI. Le château, fondé en 1370, par Charles V, fut continué et agrandi par François I, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV. Henri II, Charles IX, Marguerite, reine de Navarre, Louis XÎV sont nés dans ce château. Jacques II, renversé du trône d’Angleterre, y séjourna: on y voit son tombeau. La paix y fut signée en 1 570 entre les cath.et les protestants. — La forêt .une des mieux entretenues de la France, a environ 1,800 hectares et est close de murs On y trouve les Loges, succursale de la maison impér. de Saint-Denis; il s’y tient une foire très fréquentée [Voy. loges).
saint-germain-de-bel-air, ch.-l. de cant. (Lot), à 18 kil. S. E. de Gourdon; 1,145 hab.
saint-germain-de-calberte, ch.-l. de cant. (Lozère), à 28 kil. S. E. de Florac; 1,880 hab.
saint-germain-de-lambron, ch.-l. de cant. (Puyde-Dôme), à 11 kil. S. d’Issoire; 2,031 hab.
SAiNT-GERMAiN-DU-BOis, ch.-l. de cant. (Saône-et- Loire), à 18 kil. N. de Louhans; 2,002 hab.
saint-germain-du-plain, ch.-l. de cant. (Saôneet-Loire) , à 13 kil. S. E. de Châlons; 1,390 hab.
saint-germàin-laval, ch.-l. de cant. (Loire) , à 36 kil. S. de Roanne; 1,600 hab.
saint-germain-l’ermite , ch.-l. de cant. (Puyde-Dôme) , à 20 kil. S. 0. d’Ambert; 2,164 hab.
SA1NT-GERMAIN-LES-BELLE S-FILLES, ch.-l. de Cant
(H.-Vienne), à 30 kil. N. E. de St-Yrieix ; 2,283 hab SAINT-GERMA1N-DES-PRËS (abbaye de), célè-
ST-GïL
ST-BÜB
bre monastère de Paris, dont l’enclos occupait jadis une partie du faubourg Saint-Germain actuel. Elle fnt fondée vers 558 par le roi Childebert, et eut pour premier abbé saint Germain, évêque de Paris, qui lui donna son nom. L’église Saint-Germain-des- Prés, qui en dépendait, fut bâtie, comme le cloître, au VIe siècle, et porta d’abord le nom de Saint - Vincent-el-Sainle-Croix ; brûlée par les Normands au ix* sièele, elle fut rebâtie au xii®; elle contenait les tombeaux de plusieurs rois Mérovingiens (Gbil— debert, Chilpéric 1, Childéric II) ; on y déposa plus tard les restes de Descartes, ue Boileau, et d’un grand nombre de savants Bénédictins (Montfaucon, Mabillon, etc.) — De fréquentes réformes furent introduites dans l’abbaye de Saint-Germain-des- Prés; en 1513, on lui imposa la règle de St-Benoît; les Bénédictins de Saint-Germain-de3-Prés s’aggré-
fèrent en 1G31 à la congrégation de Saint-Maur. — «'abbaye possédait une bibliothèque célèbre, qui était surtout riche en manuscrits ; elle fut en partie détruite en 1791 par l’explosion d’une poudrière; mais les manuscrits furent sauvés; ils sont auj. à la Bibliothèque royale. L'Histoire de l'abbaye de Saint-Germain a été écrite par le P. Jacques Bouillart, Bénédictin, 1774. — À l’abbaye de Saint-Gernain-des-Prés était adossée la prison dite de l'Abbaye, qui fut construite en 1635 ( Voy . abbaye).
SAINT-GERMAIN (Claude-Louis, comte de), ministre de la guerre, né en 1707 près de Lons-le-Saulnier, servit d’abord en France dans un régiment dont son père était colonel, puis alla prendre du service à l’étranger (en Autriche, en Prusse et en Danemark), revint en France avec le grade de feîdmaréchal, se distingua dans les guerres de Flandres et de Prusse (1748-60), fut appelé, en 1775, au ministère de la guerre par Louis XVI, d’après les conseils de Turgot, fit d’utiles réformes, mais déplut à l’armée pour avoir voulu introduire la discipline autrichienne et les corrections corporelles ; il se retira du ministère en 1777, et mourut l’année suivante. 11 a laissé des Mémoires , Amsterdam, 1779; on a publié sa Correspondance avec Pâris-Duverney. Londres, 1789.
saint-germain (le comte de), avenluricr dont on i connaît ni le vrai nom, ni la famille. 11 fut ren¬
ne
contré en Allemagne par le maréchal de Belle-Isle, qui l’amena en France vers 1740, et le présenta à la cour ; il plut à Mm* de Pompadour et à Louis XV, qui l’admit dans son intimité. 11 jouissait d’une grande fortune et vivait avec splendeur. Après un Ion g séjour en France, il visita l’Angleterre, 1 Italie, et se retira à Hambourg, puis auprès du prince de Hesse-Cassel, et mourut en 1784 à Sleswig. Cet homme mystérieux prétendait avoir vécu plusieurs centaines d’années, et parlait de Charles-Quint, de François I, et même, assure-t-on, de Jésus-Christ, comme ayant vécu de leur temps et dans leur familiarité ; il disait aussi posséder toutes sortes de secrets. On croit que le comte de Saint-Germain fut employé comme espion par différents ministres , ce qui expliquerait et sa richesse et les ténèbres dont il s’enveloppait. Selon
, fSn TiNT’ aA S?ErB01s’ ch*“1* de csnt. (Lolre-Inî.L a 19 kil. N. O. de Savenay; 1,386 hab.
SAINT-GILLES-LES-BOUCHERIES, Fanum S Æyidii ou Palatium Gothorum, ch.-l. decant. (Gardl à 20 kil. S. de Nîmes, sur le canal de Beaucaire à Aigues-Mortes ; 5,797 hab. Eau-de-vie et esprit de vin; futailles. Commerce de vins rouges, etc. Patrie du pape Clément IV. — Cette ville doit son nom à saint Ægidius ou Gilles qui y vivait au v* siècle; les rois wisigoths y eurent un "palais.
saint-gilles-sur-vic, ch.-l. de cant. (Vendée), à 30 kil. N. 0. des Sables d’Olonne ; 1,061 hab. Port. Pêche de la sardine. Commerce de grains et sel.
SAINT-GIRONS, ch.-l. d’arr. (Ariége), sur le Salat, à 48 kil. O. de Foix ; 4,282 hab. Tribunal de lr# instance ; collège communal. Gros draps , papiers. Aux environs, beaucoup de métiers de tissage de fil et de laine. Grand commerce avec l’Espagne. — L arr. de Saint-Girons a 6 cant. (Castillon, Massat, Oust, Sainte-Croix, Saint-Girons, Saint-Lizier), 81 comm., et 91,094 hab.
SAINT-GOAR, ville murée des États prussiens (prov. Rhénane), sur le Rhin, rive gauche, à 26 kil. S. de Coblentz ; 1,225 hab. Tanneries ; vins.
SAINT-GOBAIN, bourg du dép. de l’Aisne, à 25 kil. O. de Laon; 2,378 hab. Grande manufacture de glaces (la première de l’Europe), établie en 1691 ; elle est dans un ancien château qui a appartenu au fameux Youey,
SA1NT-GOTHARD, Adulas , mont, de Suisse , sur les confins des cantons du Tessin et d’Uri, forme comme le centre de tous les rameaux des Alpes : env. 3,300 m. Le col du St-G., à 2,075 m., est le passage Je plus fréquenté de Suisse en Italie : belle route, achevée en 1830, entre les lacs de Lucerne et Majeur. Lo St-G. donne naiss. à laReuss au N. , auTessin au S. Ony place aussi les sources duRhéneetduBhin,qui sont voisines.
saint-gothard , bourg de Hongrie , dans le comitat d’Eisenbourg, à 40 k. S. O. de Stein-am-Anger; 900 hab. Grande victoire de Montecuculli, soutenu par 6,000 Français, sur les Ottomans, en 1664.
SAINT-H AON- LE-CH ATE L, ch.-l. de canton (Loire), à 12 kil. N. O. de Roanne; 750 hab.
SAINT-HEAND, S.Eugcndi viens, ch.-l. de cant. (Loire), â 11 kil. N. de Saint-Étienne; 3,430 hab. Peignes, platines de fusil.
SAINT-HÉLIER, ville copit. de Plie de Jersey, sur la côte S.; 18,000 h. Port commerçant. Siège d’un gouverneur et d’une cour de justice. Belle église. Arsenal.
SAINT-HILAIRE, ch.-l. dec. (Aude), à 15 k.N.E. de Limoux. — (Ch.-inf.),àlOk. S. deS.-J.-d’Angely.
saint-hilaire-d’ayat (Puy-de-Dôme). Voy. ayat.
saint-hilaire-des-loges, ch.-l. de cant. (Vendée) , £31 kil. de Fontenay ; 2,513 hab.
satnt-Rït tiRK-DU-HARCOUET , ch.-k de cantor (Manche), à 14k. S. O. de iVlortain ; 2,877 b. Collège.
SA1NT-HIPPOLYTE, ch.-l. de cant. (Gard), à 28 kil. E. du Vigan; 5,305 hab. Tanneries. Fortifiée en 1687. On prétend que les insultes que les Protestants y firent à un prêtre catholique furent un des motifs de la révocation de l’édit de Nantes. saint-hippolyte, cli.-l. de cant. du dép. du Doubs,
ies uns, il avait pour père un Juif portugais ; selon conflueilt du Doubs etdu Dessoubre,'à 30 kil. S.
de Montbéliard; 194 hab. Fabriques d'outils ; toiles
Béziers* 2 604h. — st-gervais-de-messey. F.messey. duc Saxe-Weimar, en 163 .
SA1NT-GERY, ch.-l. de cant. '(Lot) , sur le Lot, à 12 kil. N. E. de Cahors; 919 hab.
SAINT-G1LDAS-DE-RUYS, village du dép. du Morbihan, à 18 kil. S. O. de Vannes ; 1,000 hab.
Ancienne abbaye de Bénédictins, fondée dans le vi«
siècle par saint Gildas. Abélard en fut abbé, mais uonouwie immautut,.
saint-hifpolyte , bourg du dép. du Haut-Rhin , à 22 kil. N. de Colmar; 2,385 hab. Cliàt. fort. Bonneterie, pierres de taille, tuileries; mines de houille lux env. Ane. abbaye, fondée par Fulrad v. 760.
SAINT-HUBERT, v. du Luxembourg belge, à 70 (il. S. E. de Naraur, dans la forêt des Ardennes;
,400 hab. Potasse, horlogerie , ferblanterie. Ane.
S~-JEA — 1564 — St-JEA
SÀINT-HUBERTI (Ant.-Cécile clavel , dite), célèbre cantatrice française , née vers 1756, débuta à l’Opéra en 1777, acquit bientôt une réputation immense , réforma les costumes de l’Opéra , et fit le succès de plusieurs des opéras de Gluck et de Piccini. Elle suivit le comte d’Entraigues en émigration, devint sa femme (1791), et fut assassinée avec lui à Londres en 1812.
SAINT-HYACINTHE ( Hyacinthe cordonnier , dit thémiseuil de), littérateur, né à Orléans en 1684, mort en 1746, servit comme officier de cavalerie , fut pris à llochstelt (1704) et conduit en Hollande ; passa la plus grande partie de sa vie dans ce pays, y fonda le Journal littéraire (La Haye, 1713 et années suivantes, 24 vol.), alla ensuite en Angleterre, revint à Paris, et enfin se retira aux environs de Bréda. De ses opuscules assez nombreux, le plus fameux est celui qui est intitulé : Chefd'œuvre d’un inconnu , poème heureusement découvert et mis au jour par le docteur Malhanasius. La Haye, 1714, in-12 (l’édition la plus complète est de Paris, 1807, 2 vol. in-8). Il y raille avec esprit le pédantisme des commentateurs.
SA1NT-1LDEFONSE, ville d'Espagne (Ségovie), à 64 kil. N. O. de Madrid , sur le versant nord des monts de Guadarrama ; 4,300 hab. Verrerie royale; fabrique d’acier. Près de Saint - Ildefonse est le superbe palais d’été dit la Granja. — A St-lldefonse fut signé en 1778 un traité avec le Portugal, et en 1800, un traité qui cédait la Louisiane à la France.
SÂiNT-lMlElV, bourg uo Suisse (Berne) , à 40 kil. N. O. de Berne, dans la vallée de Saint-lmier; 3,100 hab. Horlogerie et dentelles.
SA1NT-1VES. Voy. saint-yves.
SAINT-JACQUES ou SAINT-JACOB, hameau et chapelle de Suisse, à la porte de Bâle , où 1 ,600 Suisses résistèrent, l’an 1444, à 22,000 Français, commandés par le dauphin de France (depuis Louis XI); ils se firent tous tuer, à l’exception de 10. On appelle encore sang des Suisses le vin récolté sur les coteaux qui furent le théâtre de la bataille.
SAINT- JACQUES-DE-COMI'OSTELLE. Voy. SANTIAGO. SAINT-JACQUES (ordre de). Voy. Jacques.
SAINT-JAMES, ch.-l. de cant. ( Manche ), à 18 kil. S. d’Avranches ; 3,203 hab. Jadis vicomté.
saint-James ou jamestown, ville capit. de l’île de Sainte-Holène , sur la côte N. O. , et sur l’unique rade que cette île possède ; 1 ,000 hab.
saint-james (grand et petit-), deux des îles Vierges (Petites-Antilles) ; entre elles est le passage Sl- James. Elles sont aux Anglais.
SAINT-JEAN, nom de plusieurs riv. d’Amérique, dont une , dans la Floride , se jette dans l’Atlantique, au N. de Saint-Augustin, après un cours de 400 kil. ; — une autre, entre l’état du Maine et le Nouveau-Brunswick , débouche dans la baie de Fundy , à l’O. d’une ville de Saint-Jean, apres un cours de 500 kil. environ ; — une troisième dans le Labrador, se jette dans le golfe St-Laurent, en face d’Anlicosti; — une 4e dans l’état de Nicaragua, etc.
saint-jean , ville et port de l’Amérique septent. (Nouv.-Brunswick), à l’emb. d’une rivière de même nom; 15,000 h. (1849). Port franc ; commerce actif.
saint-jean, ch.-l. de l’île d’Antigoa (Petites-Antilles anglaises), sur la côte N. O. ; de 10 à 15,000 hab. Bon port; 3 forts. Commerce considérable.
saint-jean, ch.-l. de l’île de Terre-Neuve, sur la côte au S. E.; 12,000 h. Bon port. Brûlée en 1846.
saint-jean, une des îles Vierges (Antilles danoises), par 67® 0’ long. O.; 12 kil. sur 5 ; 6,000 hab. Salines. Port vaste. Établissement de frères Moraves.
saint-jean, île de l’Amérique du Nord, dans le golfe St-Laurent. Voy. Édouard (île du Prince).
saint-jean, nom de plusieurs caps, dont un a la pointe E. de la Terre des États (Amérique au *iud) ; un dans llnde, au N. de Bombay;
— un en Afrique, sur le golfe de Guinée; etc. saint-jean-d’acre , ville de Syrie. Voy. acre, saint-jean-d’angely, ch.-l. d’arr. (Cliarente- Inf.) , sur la Boutonne, à 63 kil. S. E. de La Rochelle; 5,915 hab. Société d’agriculture, poudre à tirer, dépôt royal d’étalons, grand commerce d’eaude-vie, dite de Cognac , et de bois de construction Patrie de Henri 11 de Bourbon-Condé. Cette ville envoya en 1789 aux États-Généraux Regnaud , dit de là de Saint- Jean-d’ Angely. — Ville jadis forte, fut plus, fois prise et reprise dans les guerres de religion, et fut démantelée par Louis XIII en 1621. — L’arr. de Saint-Jean-d'Angely a 7 cantons (Aulnay, Loulay, Matha, Saint-Hilaire, Saint-Jean-d’Angely, Saint-Savinien, Tonnay-Boutonne) , 120 communes et 81,692 hab.
saint-jean-de-dournay, ch.-l. de canton (Isère), sur la Yéronne, à 18 kil. Ë. de Vienne; 3,330 hab. Toile à voiles, draps croisés.
saint-jean-de-rrevelay, ch.-l. de canton (Morbihan), à 28 kil. S. O. de Ploërmel ; 2,232 hab.
saint-jean-de-dàye, ch.-l. de canton ( Manche ), à 15 kil. N. de Saint-Lô; 352 hab.
saint-Je a n-de-losne , ch.-l. de canton ( Côted’Or), sur la Saône, à sa jonction avec le canal de Bourgogne, et près de l’embouchure du canal de Monsieur; à 43 kil. N. E. de Beaune; 1,942 hab. Grand commerce des produits du pays. Cette ville a soutenu deux sièges célèbres, l’un en 1273, l’autre en 1636 : dans ce dernier, 4,000 citoyens et 50 soldats y tinrent contre 60,000 Espagnols et Allemands, et les forcèrent de se retirer : d’où le surnom de Belle-Défense donné depuis à la ville.
saint-je an-de-luz , ch.-l.-de canton (Basses-Pyrénées) , à 18 kil. S. O. de Bayonne , au fond du golfe de Gascogne; 3,469 hab. Port vaste, mais peu sûr, un fort, plusieurs batteries,. Pèche de la sardine et du thon. École de navigation?— Il y eut près de cette ville plusieurs engagements entre les Français et les Espagnols en 1793 et 1813.
saint-jean-de-maurienne, ch.-l. d’arr. (Savoie), à 50 kil. S. de Chambéry, sur l’Arc; 2,500 hab. Jadis évêché, rétabli depuis peu. Commerce de transit. Cette ville était ch.-l. du comté et de la vallée de Maurienne; elle fut prise par les Français au commencement de la révolution, et devint ch.-l. d’arr. dans le dép. du Mont-Blanc. Jardin bolaniq.
saint -JEAN-DE-MONT , cli.-l. de canton (Vendée), à 40 kil. N. O. des Sables d'Olonne ; 3,880 hab.
saint -jean -de- soleymieux , ch.-l. de canton (Loire), à 12 kil. S. de Montbrison; 1,388 hab.
saint-jean-de-vergt, ch.-l.de canton (Dordogne), à 20 kil. S. dePérigueux; 1,500 hab.
saint-jean-du-gard , ch. -1. de canton (Gard) , dans les Cévennes, à 28 kil. 0. d’Alais; 4,296 hab. Filatures de soie, bonneterie de soie. Aux environs, mines de houille (à Sénéchas et Portes).
saint-jean-d’ulloa, île et fort à quelque distanoe de la Vera-Cruz. Voy. vera-cruz.
saint-jean-en-royans, ch.-l. de canton (Drôme), à 44 kil. E. de Valence; 2,541 hab.
saint-jean-pied-de-port, Imus Pyrenœus , ch.-l. de canton (Basses-Pyrénées), à 30 kil. O. de Mauléon, au pied des Pyrénées, sur la Nive ; 1,959 hab. Citadelle forte (bâtie en 1680). Commerce de laines et d agaric. — La ville fut fondée en 716, appartint longtemps à l’Espagne , et fut cédée à la France par le traité des Pyrénées (1659). — Voy. en outre