‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 954 sur 1261 · ST-SIM · texte numérisé non relu

ST-SIM

SAINT-sever, faubourg de Rouen. Voy. rouen.

SAINT-SIMON, eh.-l. de cant. (Aisne), sur la Somme, à 16 kil. S. O. de Saint-Quentin ; 686 hab. Ce bourg, qui faisait jadis partie du Yermandoia, en Picardie, avait titre de duché , et a donné son nom à l'ancienne maison de Saint-Simon, issue des comtes de Vermandois, qui faisaient remonter leur origine à Charlemagne. On donne pour chef à cette maison Jean de Vermandois, seigneur de Saint-Simon, né en 1144, qui vers 1215, céda ses prétentions sur le Vermandois et le Valois au roi Philippe-Auguste.

SAINT-SIMON (L. de rouvroy , duc de) , né en 1675 d une famille noble et ancienne, se distingua d’abord dans les armes aux batailles de Fleurus et de Nerwinde, quitta le service avec le grade de maîtrede-camp, succéda à son père dans le gouvernement de Blaye et dans ses titres de duc et pair, et se voua à la diplomatie. 11 entra à la cour à la tin du règne de Louis XIV , s’attacha au duc de Bourgogne, et, après la mort de ce prince, au duc d'Orléans , qui l’appela au conseil de régence, devint l'âme du parti de la cour contre les parlements, et fut envoyé en Espagne (1721) pour y négocier le mariage de Louis XV avec l’infante, et d une tille du régent avec un prince espagnol ; il perdit beaucoup de son crédit après la mort du régent, et se retira dans ses terres, où il s’occupa de rédiger ses Mémoires : il mourut en 1755. Saint-Simon passait pour le seigneur le plus accompli de la cour. Ses Mémoires renferment les renseignements les plus intéressants et les plus détaillés sur la cour de Louis XIV, sur la régence et le règne de Louis XV ; ils sont rédigés avec une aisance et une originalité qui placent l’auteur au premier rang des écrivains de ce genre. On n’en a eu longt. quedesédit. tronquées : le marq. de St-Simon, petit-lilsd l’au teur, en a don né lalreéd. authentique, Paris, 1829-31,21 v. in-8;elle a été reproduite et complétée d’a^-èsles msspar l\l. Chéruel,1856, 20 v. in-8.

SAINT-c/mon (Claude-Henri , comte dej, économiste et chef de secte, issu, comme le précédent, de la noble famille des comtes de Vermandois, né à Paris en 1760, servit en Amérique dans la guerre de l’indépendance (1779), fut à son relour nommé colonel à 23 ans; quitta le service dès 1785 pour se livrer à divers projets d’utilité publique, applaudit à la révolution, dans laquelle il voyait une œuvre de régénération; lit, de 1790 à 1797, avec le comte de Redern, des spéculations sur la vente des biens nationaux, mais se vit frustré de ses bénéfices par son associé, et abandonna les spéculations financières. 11 conçut alors le projet de réorganiser les sciences et de reconstituer l’ordre social, se lia dans ce but avec les savants les plus distingués, voyagea en Angleterre, en Allemagne, en Suisse, etc., publia divers ouvrages qui furent peu remarqués lors de leur apparition, et lit mille expériences bizarres et coûteuses. Il ne tarda pas à se ruiner, et tomba dans une telle misère qu’il prit le parti de se suicider ( 1 823; ; mais le coup qu'il se porta ne fut pas mortel, et il en fut quitte pour la perte d’un œil. Renonçant alors à ses sinistres projets, il reprit ses travaux, et réussit à s’attacher quelques disciples qui le comprirent (Augustin Thierry, Auguste Comte, Olinde Rodrigue, Bazard, Enfantin, etc.). Il mourut entre leurs bras en 1826. Saint-Simon est le fondateur d’une école que l'on a nommée industrialiste ; il voulait améliorer, au moyen de la science et de l’industrie, le sort de l’humanité et surtout des classes pauvres : il considérait les savants, les industriels, les artistes , les producteurs de toute espèce comme formant la seule aristocratie légitime, leur confiait la direction de la société nouvelle, proscrivait les oisifs, prêchait l’association et l'organisation des travailleurs, et voulait que tous les efforts fussent dirigés d’après une doctrine générale et vers un but commun ; il constituait sur de nouvelles bases la

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propriété, la religion, et même la famille. Ses iliscipies, connus sous le nom de Saints- Simoniens, formèrent une secte qui, après avoir développé avec un succès momentané lesspécieusesdoctrinesdumattre sur l’économie sociale, perdit tout crédit lorsque, passant de la théorie à la pratique, elle voulut établir une hiérarchie nouvelle, proclama l’égalité absolue de l’homme et de la femme, prétendit modifier le mariage, abolir l’hérédité, régénérer la famille en substituant, à la filiation naturelle une filiation toute conventionnelle, et môme instituer un culte nouv. Couverts de ridicule, les St-Simoniens furent en outre accusés devant les tribun, d’attentat à la morale publique, et virent dissoudre leur association par une sentence judiciaire ( 1833 ). Les principaux écrits de Saint- Simon sont: [' Introduction aux travaux scientifiques du xixe siècle (1808); une Nouvelle encyclopédie (1810), dont il ne parut qu’une livraison; De la réorganisation de la société européenne (1814), avec Augustin Thierry ;Y Industrie (ISll) ;[' Organisateur, journal social (1820); le Système industriel (1821); le Catéchisme des Industriels (1824); Opinions littéraires , philosophiques et industrielles ( 1825); le Nouveau christianisme (\S2b). M. Olinde Rodrigue avait commencé, en 1832, une édition complète de ses œuvres qui n’a pas été achevée.

SAINT-SIMONISME. Voy. saint-simon (Henri de).

SA1NT-SORL1N, bourg du dép. du Rhône, à 22 kil. S. O. de Lyon; 1,600 hab. Jadis ch.-l. d’un marquisat qui appartint à la maison de Savoie-Nemours. SA1NT-SORL1N (desmàrets de). Voy. desmarets. SA1NT-SULP1CE-LES-CHAMPS, ch.-l. de cant.

(Creuse), à 13 kil. N. O. d’Aubusson ; 1,200 hab.

saint- sulpice - les- feuilles , ch.-l. de cant. (Haute-Vienne), à 36 kil. N. E. de Bellac; 1,844 hab.

SA1NT-SYMPHORIEN, eh.-l. de cant. (Gironde), à 21 kil. O. de Bazas; 1,725 hab.

saint-symphorien-de-lay, ch.-l. de cant. (Loire), à 10 kil. S. E. de Roanne; 4,045 hab. Toiles de coton, mousselines, broderies.

saint-symphorien-d'ozon, eh.-l. de cant. (Isère), à 36 kil. N. de Vienne; 1,692 hab. Couvertures de laine, blanchisseries de toile, charnoiseries.

SAINT - SYMPHORîEn - LE - CHATEAU OU SUR-COIZK ,

ch.-l. de cant. (Rhône), à 26 kil. S. O. de Lyon; 1,790 hab. Château. Mousseline; carrière de pierre.

SA1NT-THEGONEC, ch.-l. de cant. (Finisterre), à 12 kil. S. O. de Morlaix; 3,836 hab.

SAINT-THOMAS, île du golfe de Guinée, à 200 kil. N. O. du cap Lopez, par 0° 26’ lat. N., 4° 24’ long. E.; 20,000 hab. Ch.-l., Saint-Thomas (résidence d’un évêque). Pic Ste-Anne (2,400 m.). Climat chaud et malsain, mais sol fertile; menu bétail. — Cette île est aux Portugais; elle fut découverte en 1471 par Vasconcellos le jour de la Saint- Thomas : d’où le nom qu’il lui donna.

saint-thomas, une des îles Vierges (Antilles); 6,000 hab. Hautes montagnes, sucre, coton et rhum. Commerce actif. Cette île est au Danemark. saint-thomas, dans l’Inde. Voy. san-thomé. SAINT - TRIVIER DES COURTES, ch.-l. de canton (Ain), à 30 kil. N. O. de Bourg; 1,477 hab.

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