ST5-MAR
SAINTE-LIGUE. Outre la coalition formée en îbîl entre le pape Jules II, Ferdinand-le-Catholique et la république de Venise, contre Louis XII {Voy. ligue-sainte), on connaît encore sous ce nom la Sainte - Ligue rie Cognac , formée le 22 mai , 1526 , entre François I , le pape et Venise, contre Charles - Quint , pour rompre le traité de Madrid;
— la Sainte- Ligue d'Avila, formée en 1620 contre Charles-Quint entre les communes de Castille (Padilla en fut le chef); les actes de la Ligue Mirent tous lieu au nom de la reine Jeanne- la -Folle : cette ligue , toute nationale d’abord, finit par devenir hostile aux nobles ; elle fut anéantie par la défaite de Padilla à Villalar (1522), et par la prise de Tolède (1522) ; — enfin la Ligue contre Henri III. F. ligue.
SAlNTE-LlVRADE, ch.-I. de canton (Lot-et- Garonne), à 10 kil. O. de Villeneuve d’Agen; 3,087 hab. Prunes confites.
SAINTE-LUCIE, une des Antilles anglaises, au N. de celle de Saint-Vincent, par 63° 22’ long. O., 14° 7’ lat. N. (pointe N.): 45 kil, sur 16.; 25,000 hab. Ch.-l., Port-Castries ou le Carénage. Montagnes et belles vallées ; au S. volcan éteint , dit la Soufrière. Divisée en deux parties, la Basse-Terre et la Cabesterre. Elle appartint tour à tour à la France et à l’Angleterre, à qui les traités de 1814 l’ont laissée.
— Une des îles du Cap-Vert, par 27° long. O., 16° 45’ lat. N. Déserte.
SAINTE-MARGUERITE (île), la plus grande des îles de Lerins. Voy. lerins.
SAINTE-MARIE (île), île de la mer des Indes, sur la côte E. de Madagascar, dont elle n’est séparée que par un canal de 5 à 8 kil. ; 5,000 hab. ; ch.-l. St-Louis. tir< u|nr pal u France dès 1760. C’est auj. notre seul établissent, sur la côte E de Madagascar ; il dépend du gouverneur de l'île Bourbon.
sainte-marie-aux-mines, ch.-l. de canton (Ht- Rhin), dans une belle vallée, sur la Liepvrette, à 35 kil. N. O. de Colmar; 1 1 ,542 h. Mines de plomb etde cuivre (une seule est exploitée). Nombreuses teintureries en rouge , fabriques de toiles peintes renommées, qui occupent 20,000 ouvriers. Commerce de kirschenwasser et autres articles. — Cette ville est toute récente ; elle doit surtout son rapide développement à Reber (1731-1816), de Mulhouse, qui y impor ta le tissage de coton en 1758, et mérita d’être surnommé YOberkampf des Vosges.
Sainte-marie-d’oloron, ch.-l. de canton (Basses- Pyrénées), près d’Oloron ; 3,442 hab.
Sainte-marie-ottery, ville d’Angleterre (Devon), à 4 kil. S. E. d’Exeter; 3,000 hab. Serges, flanelles.
SAINTE-MARIE (Honoré de). Voy. honoré.
SAINTE-MARTHE, en Colombie. V. santa-marta.
SAINTE - MARTHE , famille du Poitou qui a fourni à la France un grand nombre d’hommes distingués dans les lettres et dans les emplois publics aux xvi* et xvn* siècles.
sainte-marthe (Scévole de), dont le véritable nom était Gaucher , qu’il échangea contre celui de Scévole, Sccevola , qui en est la traduction latine, né en 1536 à Loudun, mort en 1623, fut contrôleur-général des finances en Poitou (1571), puis président des trésoriers de France. Il se montra fort attaché à Henri fil et Henri IV, résista aux Ligueurs, assista [lux Etatsde Blois, M’Ass. desNotabies del597. Maire ieLoudun,il y futsurn. ieP ère de la patrie. Onadelui Gallorum docirinâ illustrium elogia (1598, in-8), quelques poésies françaises et des poésies latines estimées, parmi lesquelles on remarque Pædolrophta, poème sur la manière d’élever les enfants.
sainte -marthe ( Scevole II et Louis de ) , frères Jumeaux , fils du précédent, nés à Loudun, en 1571, morts, le premier en 1660, le deuxième en 1666. Ils s appliquèrent tous deux à l’histoire par les conseils du président de Thou, furent créés en 1620 ons^.llera et historiographes du roi , et rédigèrent
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V Histoire généalogique de la maison de France , Paris, 1619 et 1647, 2 vol. in-fol., et le Gallia christiana (1656), 4 vol. in-fol. Scév. s’associa dans ce dernier travail ses trois fils: Pierre-Scévole, Nicolas- Charles, et Abel-Louis de Sainte-Marthe.
sainte-marthe (Abel-Louis) , fils de Scévole II (1621-97), entra chez les Oratoriens, devint général de l’ordre , fut censuré par l’archevêque de Paris Harlay et disgracié sous Louis XIV comme suspect de jansénisme, et fut forcé de se démettre. Il recueillit de riches matériaux pour le Gallia chrisliana , et pour un recueil plus vaste encore, Y Or bis christianus.
sainte-marthe (DenisDE),né en 1660, m. en 1725. 11 entra chez les Bénédictins de la congrégation de Sl- Muur, et fut élu général en 1720. Il refondit, avec le secours de ses confrères, le Gallia chrisliana, auquel ses ancêtres avaient attaché leur nom , et publia sous le même titre un ouvrage entièrement neuf (avec les continuations, il forme 14 vol. in-fol. , 1715-1856). On lui doit aussi une Vie de Cassiodore (1694) «t une Histoire de Grégoire-le-Grand (1697).
SAINTE-MAURE, ville de France, cn.-l. de canton (Indre-et-Loire), à 30 kil. de Chinon ; 2,534 hab. Cette ville a donné son nom à une ancienne maison de Touraine qui a fourni plusieurs branches, dont les principales sont celles des marquis de Nesle et comtes de Joigny , et celle des seigneurs, puis ducs de Montausier.
sainte-maure , l’anc. Leucade , une des îles Ioniennes, sur la côte du sandjakat de Janina, au N. des îles de Céphalénie et de Théaki : 80 kil. de tour; 17,500 hab. Ch.-l., Amaxichi. Climat très chaud, boI peu fertile et sujet aux tremblements de terre Voy. ioniennes (îles).
SAlNTE-MENEHOULD, ch.-l. d’arr. (Marne), à 40 kil N. E. de Chàlons, sur l’Aisne, entre deux rochers, près de l’Argonne; 3,9t>2 h. Collège. Aux environs, verreries , faïences. — Souvent assiégée, notamment en 1039, 1089. 1590, 1616. 1652 et 1 653(cette fois par Louis XIV). Concini y traita en 1614 avec Ips grands révoltés. — L'arr. a 2 cant. (Dommartin, Sainte-Menehould, Ville-sur-Tourbe) , 82 communes, et 36,812 hab.
SA1NTE-MÈRE-EGLISE , ch.-l. de cant. (Manche), à 17 kil. S. E. de Valognes; 1,670 hab.
SAINTE-PALAYE (J.-B. de la curne de), savant français, né à Auxerre en 1697, mort en 1781, membre de l’Académie des Inscriptions (1724) et de l’Académie Française (1758), travailla surtout sur nos vieux romanciers, et recueillit 4,000 notices de manuscrits français. Il a laissé : Mémoires sur l'ancienne chevalerie , Paris, 1759-81, 3 vol. in- 12 (2* édition, 1826, 2 vol. in-8), beaucoup de Mémoires dans le recueil de l’Académie des Inscriptions, plus de 100 vol. in-fol. de manuscrits, dont 40 furent achetés par le roi : on y trouve un Dictionnaire des antiquités françaises.
SAINTE-REINE, ville de France. Voy. alise.
SA1NTE-SEVÈRE, ch.-l. de cant. (Indre), près de l’Indre, à 12 kil. S. E. de la Châtre; 961 hab.
SAINTE-SUZANNE, ch.-l. de cant. (Mayenne), à 37 kil. E. de Laval; 1,722 hab. Ruines de vieux remparts (dont une partie fut, à ce qu’on croit, vitrifiée par la foudre). Plusieurs papeteries.
SAINTE-UNION. Voy. ligue.
SAINTES, Mediolanum ou Santones, ch.-l. d’arr, (Charente-infér.), sur la gauche de la Charente, à 72 k. S. E. de la Rochelle; 9,559 h. Siège de lacouf d’asTses, tribunal de commerce et de iro instance, bourse; église calviniste, collège communal, biblio» thèque, pépinière départementale, dépôt d’étalons. Restes d’antiquités (naumachie, aqueduc, etc.). Aux env., bons vins. — L/anc. Santones fut détruite en 850 par les Normands. S. Louis battit les Angl. à Saintes rn 1 242. Celte v. souffrit beauc.des guerres de religion;
\ s’y tint plus, synodes. Jadis cap. de la Sair. longe.
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et évêché (transféré depuis à la Rochelle). Saintes fut de 1790 îi 1810 le ch.-l. de la Charente-Inférieure. On y fait naître Bernard de Palissy. — 8 cant. (Buries, Coze, Getnozac, Pons* Saint-Porchaire, Saujon, plus Saintes, qui compte pour 2), 109comm.,et 101,871 h.
saintes (les), groupe de l’archipel des Antilles, par 64° 1* long. O., 15° 54' lat. N., à 12 kil. de la côte S. de la Guadeloupe; deux îlots principaux, dits l’iin Terre d'en haut ou du Vent, l’autre Terre d’en Bas ou de dessous le Vent ; 1,160 hab. Bons mouillages , sol aride ou peu fertile (café renommé, un peu de maïs, etc.). — Découvertes par Colomb,
Îui les nomma los Sanios (1493); occupées par les rançais (1618), et pourvues par eux de fortifications formidables, qui les firent nommer le Gibraltar des Indes Occidentales. Occupées par les Anglais de 1794 à 1809, elles furent rendues à la France en 1814 : mais les fortifications étaient détruites. SAINTES (Claude de). Voy. sainctes (Claude de). SAINTES-MARIES (les) ou NOTRE-DAME-DE- LA-MER, ch.-l. de cant. (Bouches-du-Rhône), à 27 kil. S. O. d’Arles ; 837 hab.
SA1NTONGE, Santones , anc. province de France, partie du grand-gouvernement de Saintonge-et-Angoumois, entre l’Océan et l’Aunis, l’Angoumois, la Guyenne, le Poitou: 100 kil. sur 48. Elle se divisait en Haute et Basse-Sa intonge : la lre au S., la 2e au N. Chefs-lieux, Saintes, pour la Haute-Saintonge , et pour la Saintonge tout entière; Saint- Jean-d’Angély pour la Basse. Dans la Haute-Saintonge se distinguait le Brouageais (ch.-l., Brouage), où se fait le meilleur sel du royaume. — Ce pays, occupé primitivement par les Santones, fut d’abord compris dans la Gaule Celtique, puis dans la 2® Aquitaine. Les Francs l’occupèrent sous Clovis; il at ensuite partie du duché de Guyenne, et passa aux Anglais par le mariage d’Eléonore de Guyenne avec Henri II. Charles V la réunit à la France en 1375.
SAiNTONGE-ET-ANGOUMOis(grand-gouv. de), avec le pays d’Aunis, anc. division de la France , borné à l’O.
Çar l’Océan et à l’E. par le Berry , au N. par le oitou et au S. par la Guyenne. Ch.-l. général , Saintes. Division, 3 parties : Saintonge, Angoumois, .Aunis. Quelquefois on annexait l’Aunis au Poitou. SA1NTRA1LLES. Voy. xaintrailles.
SAIS, auj. Sa, ville de l’Egypte ancienne, dans le grand Delta au N., près du lac de Butus, avait un temple de Neith-Isis, dans lequel on lisait cette inscription : « Je suis ce qui a été, ce qui est, ce qui sera ; et nul n’a encore soulevé le voile qui me couvre. » SA1SSAC, ch.-l. de cant. (Aude), à 25 kil. N. O. ie Carcassonne; 1,831 hab. Drap, forges.
SAIT1QUE (branche), canal du Nil qui allait de la branche Agathodæmon au lac de Bulus.
SAKAR1A, Sangarius, riv. de la Turquie d’Asie (Anatolie), naît dans le sandjakat d’ Angora, traverse celui de Sultan-Euni, sépare ceux de Boli et de Kodjah-ili, et tombe dans la mer Noire, par 28° 18’ long. E., 41° 9’ lat. N., après un cours de 450 kil.
SAKATOU , ville de Nigritie, dans le roy. de Haoussa, par 13° 6’ lat. N., 3° 52’ long. E., à 225 kil. O. de Cachena, près d’un affluent du Djoliba ; 80,000 hab. environ. Résidence du souverain des Feîlataha. Ville assez régulière, avec murailles; deux grandes mosquées, marché spacieux ; le palais du sultan forme comme une petite ville. Grand commerce avec l’intérieur. — Sakatou fut bâtie en 1805 par le cheik fellatah Othman Danfodio, après la conquête du Gouber, du Kano, du Haoussa, du Cobbi, et d’une partie du Niffé, pour être la capitale de son nouvel empire : son nom signifie halte. L’Anglais Clapperton visita cette ville en 1823 et 1826, et y mourut en 1827.
SAKKARAH, ville de la Basse-Egypte (Djizeh), à 13 kil. S. de Djizeh, près de l’emplacement de l’anc. Memphis. On voit aux environs des caveaux où sont
des momies et 1 1 pyramides, dont la plus ancienne (antérieure à celles de Djizeh) aurait, dit-on, 7,iX)0 ans, et un fameux sphinx, dont la tête est celle du roi Thoutmosis XVI 11.
SAKMARA, riv. de la Russie d’Asie (Orenbourg), coule près de 800 kil. au S. O., et se jette dans l’Oural. Elle reçoit l’ik et le Salmieh.
SAKTl, divinité indienne, épouse de Brahma, est la même que Maia. Voy. maia. — On nomme aussi Saktis les trois grandes déesses de la trinité indienne ; l’épouse de Brahma se distingue alors par le nom de Para-Sakti (grande Sakti).
SAL (ilha-do— ), une des îles du cap Vert, au N. de Boavista, par 22° 50’ long. O., 16° 38’ lat N. ; 70 kil. de tour. Beaucoup de sel (très beau) ; œufs de tortue, etc. Très peu d’habitants.
SALA (la), ville du roy. de Naples (Principauté Cil.), sur une colline, à 80 kil. S. E. de Salerne; 5,600 hab. ; palais épiscopal. On croit que c’est l’ancienne Murcellana , détruite par le roi goth Totila.
sala, ville de Suède (Westeras), à 30 kil. N. da Westeras ; 2,100 hab. Aux environs, mine d’argent (jadis la plus riche de la Suède), fonderie, martinets; sources minérales.
sala-de-partinicio, ville de Sicile (Trapani), au S. et près d’Alcamo; 9,800 hab.
sala ou isala, riv. du pays des Bataves, auj. l’ys- SEL. Voy. YSSEL, FRANCS SALIENS et SALIQUE (loi)„ sala (Roy. de), état de l’Afrique centrale, au N. E. du Congo, par 18° long. E. et sous la Ligne, a pour capitale Missel ou Monsol.
SALA (Ange), médecin de Vicence , mort après 1639 à Gustrow, quitta sa patrie pour cause de religion, et alla pratiquer son art à Zurich, La Haye, Hambourg. 11 fit plusieurs découvertes importantes en chimie, bien qu’il crût au grand-œuvre. On a de lui : Opéra medico-chymica , Francfort, 1647, ou Roueu, 1650, in-4 ; il faut y distinguer l’ Anatomia vilrioli, Genève, 1609-1613, in— 1 2 ; les deux traités De variis lùm chyrnicorum, lùm galenicorum errori bus in prœparalione medicinali commissis, 1602.
sala (Nicolas), compositeur italien, maître de chapelle à Naples, né vers 1710, m. en 1800, est auteur d’un Traité du contrepoint fort estimé. SALAI), comitat de Hongrie. Voy. szalad. SALADIN ( Malek-an-Nasr Salah-Eddyn , vulg.), premier sultan ayoubite d’Egypte, fils du kurde Ayoub, se signala dès sa jeunesse par ses exploits contre les Chrétiens , servit en Egypte pour le compte de l’atabek Noureddin (1164-69), devint visir du dernier calife fatimite Adhed-Ledinillah, mit fin au califat d’Egypte (1171), puis profita de la mort de Noureddin (1173) et de la minorité de Saleh-Ismaïl, fils de ce prince, pour s’emparer de la régence de l’atabékiat de Syrie (1175), et pour se rendre indépendant en Egypte. 11 joignit à ses provinces la plus grande partie de la Mésopotamie. Attaqué par les Chrétiens , il fut vaincu à Ramla (1178), mais il vainquit à Panéade, battit Guy de Lusignan en plusieurs rencontres, notamment à Tibériade (1187), et la même année mit fin au royaume de Jérusalem par la prise de sa capitale. La chute de Jérusalem détermina la 3* croisade ; mais , malgré la bravoure des Chrétiens, et surtout de Richard Cœur-de-Lion , Saladin sut maintenir sa conquête, il mourut en 1193, laissant un frère, Malek-Adel, et 17 fils. Son empire fut divisé en 8 ou 9 états ayoubites. Saladin était actif, politique, et généreux autant que brave. Les Chrétiens mêmes lui attribuaient de belles qualités.
saladin u, sultan ayoubite d’Alep (1227-29), tenta en vain de reconquérir l’Egypte; il fût assassiné par des officiers tartares. Saladin I était son bisaïeul.
SALADO ( Rio-), nom de deux riv. des Prov.- Unies de Rio-de-la-Plata, l’une qui naît dans la partie N. O. du gouv. de Buénos-Ayres, coule au S. E.,