Saxe actuelle
saxe (Boyaume de), un des états de la Conféd. germanique, entre 9°-13° long. E., et 60°-5l° 30’ lat. N., a peur bornes les Etats prussiens du N. O. au N. E., la Bohême à l’E. et au S., la Bavière au S. O., la principauté de Reuss-Greitz et le duché de Saxe- Altenbourg à 10.; 225 kil. de l’E. à l’O., sur une largeur moyenne de 100 : 14, 700 kil. carr., et 1,687,141 lmb. Capitale, Dresde. On le divise en 5 cercles :
Misnie, ch.-l., Dresde.
Leipsick, Leipsick.
Erzgebîrge, Fr.eyberg.
Voigtland , Plauen,
Lusace, Bautzen.
L’Elbe arrose ce royaume à l’E. ; ses autres rivières sont la Saale, l’Elster, la Pleisse , les deux Mulde. Sol fertile, surtout en grains ; beaucoup de montagnes, où l’on exploite des mines très riches (fer, plomb , étain , cuivre , argent, cobalt , arsenic, houille). Industrie immense. Grand commerce, surtout par Leipsick. Université dans cette dernière ville. L'instruction est très répandue ; c’est en Saxe que se parle l'allemand le plus pur. Le gouvernement est une monarchie constitutionnelle. La religion dominante est le luthéranisme ; mais la famille royale est catholique. Le roi a 4 voix à la diète générale, et occupe le 4e rang dans la confédération germanique. L’armée est de 15,000 hommes (dont 12,000 de contingent), le revenu publicde 36 millions environ. — L’état qui porte auj. le nom de roy. de Saxe date de l’an 1422, époque à laquelle l’empereur Sigismond transféra le titre de duc de Saxe et la dignité électorale à la maison de Misnie [Voy. ci-dessus 3* duché de saxe). Frédéric-le-Belliqueux, premier duc de Saxe de cette nouvelle maison, fut un des plus puissants princes de l’Allemagne. Ernest et Albert, ses petits-fils, s’affaiblirent en partageant leurs états (1485). Ernest, l’aîné, conserva, avec les titres de duc et d’électeur, le cercle électoral et la Thuringe , et les pays orientaux de la Saxe. Frédéric- le-Sage, son successeur, exerça une grande influence sur les affaires de l’Allemagne, et fut vicaire de l’empereur en son absence. Il fonda l’université de Wittemberg (1502), favorisa de tout son pouvoir la réforme, et eut une grande part à la ligue de Smalkalde. Son 2« successeur, J ean-Frédéric-le-Magnanime, se vit enlever, après la défaite de Mühlberg (1647), le duché de Saxe, ainsi que la dignité électorale, qui furent transférés par Charle3- Quint de la ligne aînée à la ligne cadette ou albertine (1647). Maurice de Saxe fut le premier duc de cette 2e ligne. Quoiqu’il fût la créature de Charle»- Quint, il resta luthérien , et même maintint con stamment la liberté protestante. Pendant la guerre de Trente-Ans, les électeurs de Saxe se déclarèrent successivement pour la Suède et pour l’Autriche. En 1697 , l’électeur Frédéric-Auguste I abjura le luthéranisme ; la même année, il joignit à la Saxela couronne de Pologne , ce qui l’engagea dans des