‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 998 sur 1261 · MARTHE · texte numérisé non relu

MARTHE

SCEY-SUR-SAONE, ch.-l.decant. (Haute-Saône), à 17 kil. N. O. deVesoul; 1,921 hab. Beau château. Haut-fourneau ; source salée.

scey-en-varais, village du dép. du Doubs, à 16 kil. S. E. de Besançon, sur la Loue; 500 hab. Château qui a donné son nom à une famille noble.

SCHA BAN 1 ( Melik-el-Kamel) et SCHABAN II (Melik-al-Aschraf), nom de deux sultans baharites d’Egypte (1344-46 et 1363-77). Voy. Égypte.

SCHÆrFER. Voy. schqeffer.

SCHÆSBUHG,v. de Transylvanie. Voy. segesvar.

SCHAFFHOUSE , Schaffhausen, Scaphusia, ville de Suisse, ch.-l. du canton de Schaffhouse, sur la droite du Rhin, à 72 kil. E. de Bâle ; 7,700 hab. Collège, gymnase. Coutellerie 5 soies, cotons, etc. Patrie de l’historien J. Muller. — Schafi'liouse fut d’abord un hameau de pécheurs (vme siècle et suiv.), devint ville impériale au xme, tomba, en 1330, au pouvoir de l’Autriche, redevint libre en 1415, et en 1501 fut admise parmi les cantons. Près de la v., le Rhin forme une magnifique cataracte (à Laufon).

schaffhouse (canton de), le plus septentrional de la Suisse , est presque tout entier enclavé dans le sud du grand-duché de Bade : 24 kil. sur 22 , 450 kil. carrés; 35,300 hab. (presque tous réformés). Le Rhin l’arrose. Climat doux, sol fertile. Ambre, fer, excellent acier, etc. Commerce actif. Grand conseil de 74 membres , petit conseil de 24.

SCHAH. Voy. chah.

SCHAHPOUR, roi de Perse. Voy. sapor.

SCHAMMAI, docteur juif. Voy. hillel.

SCHAMS-EDDYN (Ilemitch ou Altumach) , roi de Delhy, était tartare de naissance, et fut d’abord esclave. Il devint gendre et fils adoptif de Cothbeddyn-Aïbek, usurpa le trône sur l’héritier légitime, Aram-Chah (1210), eut à étouffer diverses révoltes, fit la guerre au roi de Pendjab, Ildouz, le vainquit et joignit son royaume à ses états, ainsi que le Béhar, le Bengale, le Malwa, Oudjein, et fonda une dynastie qui subsista près d’un siècle : son ûls, Rokn-eddyn-Firouz-Chah, lui succéda (1236).

SCHARD (Simon), né vers 1535, mort en 1573 à Spire, assesseur à la Chambre impériale, était habile en histoire et en droit, et est célèbre par son Germanicarum rerum quatuor velustiores chronographi , Francfort, 1566, in-fol. (c'est le 1er recueil qu on ait publié des historiens d’Allemagne ; les quatre auteurs que contient ce recueil sont : Turpin, Réginon de Prum, Sigebert de Gemblours,’ Lambert d’Aschaffenbourg), et par son Opus historicumde rebus yermanicis , Bâle, 1574, 4 tomes en 3 vol. in-fol. Son Lexicon juris poulifccà est à l'Index.

SCHAUEN BOURG ou SCHAUMBOURG, Castrum sveculaiionis et Theorosburgum , château situé sur les bords du Weser, entre Rintelnet Oldendorf, bâti, Llil-ou par Drusus, frère de Tibère, et relevé en 1033 nar Adolphe l de Sanderslel en [Voy. 1 art. suivant),

schauenbourg (comté de), ancien état de l’em¬

pire d’Allemagne , sur le Weser, entre les comtes de la Lippe et de Ravensberg et les principautés de Kalenberg et de Minden. 11 prit naissance en 1033 quand Adolphe I de Sanderslebcn releva ou bâtit le château de Schauenbourg, et forma un petit état qui fut immédiat sur-le-champ. Un de ses descendants (Adolphe III) fut pourvu du comté de Holstein (1106), mais en 1247, sa postérité se partagea en deux lignes, Kiel et Rendabourg ; puis celle-ci, qui avait entre autres possessions Schauenbourg, se subdivisa en trois branches, et c’est la 3e (celle d’Adolphe-l’Aîné, 3* fils de Gérard I), qui reçut Schauenbourg et Pinneberg (1281). Cette branche, dite lre maison de Schauenbourg , ne s’éteignit qu’en 1640, dans la personne d’Othon YI. Elisabeth, mère de ce dernier, lui succéda, puis elle légua son héritage à son frère Philippe de Lippe (de la branche cadette), qui commença une 2* maison; mais Pinneberg avait été pris par le Danemark; les ducs de Brunswick s’étaient saisis de trois bailliages ; les trois cinquièmes du reste passèrent à Hesse-Cassel; de sorte que la 2° maison de Schauenbourg (ou Lippe-Schauenbourg) ne garda que Btickebourg et Stadthagen avec leurs districts. Cette maison, au reste , se subdivisa en deux branches, et la première s’étant éteinte en 1777, c’est la 2« (Lippe- Alverdissen) qui règne auj. (Voy. l’art, suiv.). Le comte reçut le titre de prince en 1807, quand il eut adhéré à la Confédération du Rhin.

schauenbourg ou schaumbourg (principauté de lippe-), état de la Confédération germanique, borné au N. E. par le Hanovre, au N. O. par la Prusse el le Hanovre : 560 kil. carr. ; 26,000 hab. Capit., Bückebourg. Div., 6 bailliages. Beaucoup de grains. Houille. Ce pays fut constitué en 1648 par le traité de Westphalie, et n’est qu’un démembrement de l’ancien comté de Schauenbourg. Voy. ci-dessus.

SCHAUMBOURG. Voy. schauenbourg.

SCHEELE (Ch.-Guill.) , célèbre chimiste, né à Stralsund en 1742 , mort en 1786, d’une famille pauvre, parvint avec beaucoup de peine à devenir propriétaire d’une pharmacie à Kœping , et fut nommé membre de l’Académie royale de Stockholm. On lui doit la découverte de plusieurs principes chimiques (oxygène, chlore, manganèse, molybdène, hydrogène arseniqué, hydrure de soufre, acides lactique , gallique , hydrocyanique , etc.), et il figure parmi les créateurs de la chimie organique. Ses Traités et Mémoires (insérés d’abord dans le recueil de l’Académie royale de Stockholm) ont été publiés sous le titre de Collection des recherches de C.-G. Scheele sur la physique et la chimie , Berlin, 1793. Diétrich a traduit en français son Traité de lair et du feu, Upsal, 1777, qui passe pour son chef-d’œuvre.

SCHE1D (Everardj, Scheidius , savant hollandais* né en 1742 à Àrnheim, mort en 1795, professeur à l’université de Leyde, émit des idées neuves et fécondes en philologie et popularisa celles de Lennep. On lui doit, entre autres écrits : Glossarium arabicolalinum manuale (en partie extrait de Golius), Leyde, 1769; Opuscula de ratione studii , 1786-92.

SCHE1DT (Chrét.-L.)f historien, né en 1709 à Waldenbourg (Hohenlohe), mort en 1 761, fut professeur de droit public en Danemark, instituteur du prince royal, et vint s'établir à Brunswick, où il fut! nommé bibliothécaire et historiographe. 11 a fourni beaucoup d'articles de droit et d’histoire à la Gazette de Gœtlingue et autres recueils, adonné le 1er vol. d’une Bibliotheca Gcedmgeusw, Gœttingue, 1758, et a achevé les Origines guelficœ de Leibnitz. — Un autre Scheidt (Balthazar), recteur de l’académie de Strasbourg, se rendit célèbre au xvn<' siècle comme théologien. On lui doit : Nucléus talmudicus.

SCHE1NER (Christophe), Jésuite et astronome, né en 1575 à Mundelheim (Souabe), mort er. 1650* fut professeur de mathématiques à Ingolstadt, péril. 102

SCHE — 1618 — SCHI

fectionna l’hélioscope , disputa à Galilée l’honneur d’avoir vu le 1er (1610) les taches du soleil, écrivit Contre les découvertes de Galilée et soutint l’immobilité de la terre. Il devint recteur à Neiss, maître de mathématiques de l’archiduc Maximilien et directeur du prince Charles. Ses principaux ouvrages Sont : les Disquisitiones mathemaiicae , Ingolstadt , 1614, in-4, et Oculus , sive fundametnum opiicum, Deux-Ponts, 1619, in-4.

SCHELESTADT, dite aussi Sélestat ou Schletittadt, ville de France (Bas-Rhinl, ch.-l. darr., à 44 toi. S. O. de Strasbourg, sur l’ill; 9,700 h. Collège. Jolie ville. Industrie; grand commerce. C’est là que fut inventé le vernis à poterie à la fin du xme siècle). Cette ville occupe l’emplacement de l’ancienne Elsebus , détruite par Attila. Elle fut repeuplée au xm* siècle, devint une des dix villes impériales de l’Alsace, fut prise par les Suédois en 1632 et cédée à la France en 1648. — L’arr. de Schelestadt a 8 cant. (Schelestadt, Barr, Benfeld, Erstein, Markolsheim, Obernay, Rosheim, Villé) ; 114 comm., et 134,887 hab.

SCHELHORN (J.-George), grand bibliographe, né en 1694 à Memmingen, mort en 1773, prédicateur, bibliothécaire et co-recteur de l’Académie de sa ville natale, etc., a publié Amœnilates liiierariœ , Francfort et Leipsick (Hlm), 1724-31, 14 tom. en 7 vol., petit in-8; Amœnilates hisioriœ ecclesiasticœ et liiierariœ , Francf. et Leips. (Ulm), 1737, 2 vol. in-8, etc.

SCHELLENBERG , nom de plusieurs bourgs d’Allemagne, dont un en Bavière (H. -Dan.), àlOk. S. O. de Salzbourg ; 500 h. — Mont, de Bavière, près de Donawert, où Marlborough défit les Bavarois en 1704.

SCHELLER (Em.-J.-Gér.), savant, né en 1735 à Ihlow (Saxe), mort en 1803, fut recteur du lycée de Giibben et du gymnase de Brieg. Il a laissé, entre autres ouvrages , deux dictionnaires réputés classiques en Allemagne , savoir : le Petit dictionnaire latin-allemand et allemand-latin , Leipsick, 1779 ; le Grand dictionnaire latin-allemand et allemand-latin , Leipsick, 1783, 3 vol.

SCHELL1NG ou TER-SCHELLING , île de Hollande (Frise), dans la mer du Nord, au S. O. d’Ameland : 26 kil. sur 5 ; 4,000 hab.

SCHEMNITZ, ville de Hongrie (Honth), sur la Schemnitz, à 44 kil. N. d’Ipoly-Sagh ; 17,000 hab. Célèbre école des mines, collège de Piaristes, etc. Vitriol. Patr. de l’astron. Hell. Aux env., mines d’or et d’argent, les plus riches de ia Hongrie (de l’Europe peut-être) , et qui occupent 12,000 ouvriers. Schemnitz existait dès l’an 1000. — Il ne faut pas la confondre avec Ghemnitz, ville de Saxe. Voy. chemnitz.

SCHENCKEL (Thomas), mnémoniste, né en 1547 à Bois-le-Duc, mort en 1630, inventa des procédés de mémoire artificielle, et parcourut l’Europe, vantant son art avec emphase. Il obtint quelques succès dans les universités de Louvain, Douay , Wurtzbourg, Paris ; mais il finit par perdre ses disciples, et mourut obscur en Allemagne. On a de lui : De Memonâ libri II, in-8, réimprimé sous le titre de Gazophylacium arlis memoriœ , Strasbourg, 1660, in-12, et traduit en frunçais par Le Cuirot sous eelui de Magasin des sciences, Paris, 1623, in-12.

SCHENECTADY, ville des Etats-Unis (New- York), sur le anal d’Erié et la Mokawk, à 28 kil. N. O. d’Albany ; 7,000 hab. Beau pont. Collège dit de l’ Union, etc.

SCHENK (cross-), bourg de Transylvanie, ch.-l. de comitat, à 48 kil. N. E. d’Hermanstadt.

SCHERÈMETOV (boris pétrovitch, comte de) , un des généraux de Pierre-le-Grand , conseilla au czar d’éviter tout engagement général avec Charles XII ( 1708), eut grande part à la victoire de Pultava (1709), suivit Pierre dans la campagne du Pruth, conquit Riga et la Livonie, défit le rebelle Stenko sur les bords de la mer Caspienne, et mourut en 1719.

SGI1ERER (Barth.-L.-Jos.), général français, né

à Delle, près de Béfort, en 1735, mort en 1804, était le fils d’un boucher. Il servit d’abord en Autriche, déserta, et, après avoir mené à Paris une vie très dissipée, entra dans l’armée française, où il se trouvait major en 1789. Il se distingua à l’armée de Sambre-et-Meuse (1794) comme général de division, passa, comme général en chef, à l’armée d’Italie, remporta la victoire de Loano, devint ministre de la guerre (1797); mais sa rapacité souleva contre lui d’unanimes accusations et il quitta promptement le ministère. Il retourna en Italie où il éprouva des revers, et donna sa démission (1799). Nommé par le Directoire inspecteur des troupes françaises en Belgique, il fut accusé de nouveau, et se vit obligé de prendre la fuite. Après le 18 brumaire, il rentra dans l’obscurité. On a de lui un Précis des opérations du général Schérer en Italie , 1798, in-8.

SCHEUCHZER (J.-Jacq.), médecin et naturaliste suisse, né en 1672 à Zurich, mort en 1733, parcourut l’Allemagne, fut nommé, en 1696, médecin de la ville de Zurich, puis professeur de physique et d’histoire naturelle. Ses œuvres et ses collections scientifiques ont rendu d’éminents services à l’histoire naturelle. On cite surtout son Muséum dilu vianum , Zurich, 1716, in-8; Homo diluvii testis , 1726, in-4 ; Physique sacrée , Ulm (en ail.) et Amst. (en franç.), 8 vol. in-foL, 1732-37.

scheuchzer (J.), grand botaniste, frère du précédent (1684-1738), servit en Hongrie, fut secrétaire du comte de Marsigli , devint ingénieur du comte de Zurich (1712), secrétaire des états du comté de Bade (1732) , professeur d’histoire naturelle à Zurich (1733). On a de lui, entre autres ouvrages, YAgrosiograpliia , Zurich, 1774, in-4.

SCHEUT, château de Belgique (Brabant mérid.), à 5 kil. O. de Bruxelles. 11 s’y livra, en 1356, une sanglante bataille entre les Brabançons et les Flamands ; ces derniers furent vainqueurs.

SCHEYB (Fr. -Christophe de), savant allemand né en Souabe en 1704, mort en 1777, fut secrétaire du comte de Harrach, vice-roi de Naples, et mourut conseiller aulique. On lui doit divers ouvrages et publications, entre autres une superbe édition de la Table de Peuiinger , Vienne, 1753, in— fol., reproduit en Italie, 1809, et à Leipsick, 1824, in-fol.

SCHIAVONE (André medui.a, dit le), c.-à-d. le Slavon , peintre, né en 1522 à Sebenico en Dalmatie, mort à Vicence en 1582, fut protégé et employé par le Titien et le Tinloret. Son dessin est incorrect, mais le mouvement, le coloris, la composition décèlent partout en lui un grand peintre. Le musée du Louvre a de Schiavone une Tête de saint Jean Baptiste, qu’on a attribuée à Raphaël.

SCHI EDA M, ville de Hollande (Hollande mérid.), sur la Schie, près de son embouchure dans la Meuse, à 7 kil. O. de Rotterdam ; 10,000 hab. Petit port (un canal l’unit à Delft). Bourse, hôtel-de-ville et autres édifices. Eau-de-vie de grains, porcs, etc. D’épais brouillards couvrent toujours cette ville.

SCHILLER (J.-Fréd.-Christophe) , célèbre poëte allemand, né à Marbach (Wurtemberg) en 1759, était fils d’un capitaine. Il inclinait vers la carrière ecclésiastique, maison le plaça à l’école militaire de Ludwigsbourg ? il étudie ensuite le droit, puis la médecine , entra comme chirurgien dans un régiment, se livra en même temps au goût naturel qui l’entraînait vers les lettres, et commença dès lors écrire des poésies et des pièces de théâtre. 11 voulut quitter le service, après avoir fait jouer sa pièce des Brigands (1781); mais n’ayant pu obtenir l’agrément du duc de Wurtemberg , il s’enfuit. Après diverses aventures, il fut nommé conseiller du duc de Saxe- Weimar , et professeur d’histoire à léna (1789)., Grandissant sans cesse en talents comme en réputation. il entra en liaison avec toutes les notabilités littéraires de l’Allemagne , et fut classé parmi les

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premiers écrivains de son pays. En 1793, il adressa une apologie de Louis XVI à la Convention. D’une ,santé débile , il renonça de bonne heure aux fonctions pénibles de l’enseignement, et vint, en 1797, se fixer à Weimar, où il fut comblé des bontés du duc régnant. 11 y mourut le 9 mai 1805, à 46 ans. Schiller est un des coryphées du genre romantique. Il est connu surtout par ses tragédies, qui sont au nombre de neuf : les Brigands , Fiesque , Cabale et Amour , Don Carlos , Wallenstein , Marie Stuart , Jeanne cT Arc, la Fiancée de Messine, Guillaume Tell. Les trois premières, sans manquer de beautés, sont des ouvrages fort défectueux, et offrent tous les caractères d’une période d’indécision ; les dernières, plus vraies, plus morales, d'un genre plus élevé , sont d’un ordre tout différent, et ont valu à leur auteur le titre de régénérateur du théâtre allemand. On a encore de Schiller beaucoup de poésies diverses, où brillent la verve, l’imagination , l’originalité, la grâce; des ouvrages historiques, qui le placent aussi à un des premiers rangs dans ce genre : Y Histoire de la défection des Pays-Bas , Y Histoire de la guerre de Trente- Ans, une foule d’articles de critique, entre autres son Traité sur la poésie naïve et sentimentale dans les Heures (journal littéraire). Schiller était intime ami de Gœthe , auquel sans doute il dut une partie de ses idées et de ses progrès. Il rédigeait en commun avec lui Y Almanach des Muses. Les Œuvres de Schiller (en allemand) ont été publiées à Tubingue 1812-16, 12 vol. in-8; Vienne, 1816, 26 vol. in- 1 2, et Leipsick, 1824, 18 vol. in-8. Nous avons en franç. ses Poésies, trad. par Marmier; son Théâtre , par Barante, Paris, 1821, 6 vol. in-8 ; la Guerre de Trente- Ans, trad. par Champfeu, 1803, 2 vol. in-8, et par Mailher de Chassai, 1820, 2 vol. in-8; la Défection des Pays-Bas , trad. par Châteaugiron, 1827, 2 vol. in-8.

SCHILLING (Fréd.-Aug.) , romancier allemand, né en 1766 à Dresde , mort en 1839 , servit longtemps dans l’artillerie, devint capitaine en 1807 , mais donna sa démission bientôt après , et vint se fixer à Freyberg d’abord , ensuite à Dresde. Ses nombreux romans ont eu beaucoup de lecteurs; Schilling y montre de l’imagination ; ses tableaux ëont vifs et vrais ; il réussit surtout dans le comique ; mais il ne respecte pas toujours la décence. Il a aussi donné un drame, Elise Colmar , 1783. Ses Œuvres complètes ont paru à Dresde, en 52 vol., 1828.

SCHILTIGHEIM , bourg de France , ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), près de 1111, à 3 kil. N. de Strasbourg ; 2,794 hab. Huiles diverses, etc.

SCHIMEG, comitat de Hongrie. Voy. schumeg. SGH1MMELPENN1NCK (Rutger-Jean), homme d’état hollandais, né en 1761 à Deventer ou à Rotterdam, mort en 1825, fut d’abord célèbre comme avocat, eut part aux efforts des Provinces-Unies en 1785 et 86 pour accomplir une révolution sage et modérée, se distingua en 1796 à la Convention nationale batave par sa modération comme par son éloquence, fut, en 1798, ambassadeur à Paris, plénipotentiaire au congrès d’Amiens (1802), puis ambassadeur à Londres, reçut partout des marques d’estime, gouverna la Hollande pendant 16 mois (1805-1806), sous le titre de grand-pensionnaire, et signala son passage par le rétablissement du crédit et l’introduction d’un bon système de finances, vécut dans la retraite pendant le règne de Louis Bonaparte, qui cependant le consulta souvent, fut comblé d’honneurs par Napoléon après l’incorporation de la Hollande au grand empire, et devint membre du Sénat conservateur de France.

11 fut nommé membre de la première chambre des états-généraux lors de l’établissement du royaume des Pays-Bas. 11 mourut aveugle.

SCH1NNER ou SK1NNER (Matlh.), dit le Cardinal Sion, né dans le Valais près de Sion vers 1470, d’une

famille pauvre, devint curé, chanoine, puisévêque de Sion (1600J, se fit l’agent zélé du pape Jules 11, et détacha les Puisses de l’alliance française (1510) reçut avec le chapeau de cardinal, le litre de légat apostolique et le commandement général de l'Italie pour le pape, fut I âme de toutes les intrigues qui eurent lieu en Suisse contre la France, marcha à la tê*e des Suisses qui vinrent combattre François 1 en Italie (1615), et, après la bataille de Marignan, leva encore un corps de 6,000 hommes qui firent du mal aux Français. Ses biens dans le Valais furent confisqués par le parti français. 11 s’en vengea en décidant Charles-Quint à mettre au ban de l’empire George Supersax, son principal adversaire dans le v ulais , et en faisant mettre tout ce pays en interdit par Léon X. Il mourut en 1522.

SCHIO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 23 kil. N. O. de Vicence; 6,600 hab. Tanneries, teintureries, soieries, draps. Ville très ancienne.

SCH1HAGH (Adam-Théophile), agronome du xvme siècle, mort en 1773 , était pasteur en Lusace ; il tonda dans ce pays une des premières sociétés d’agriculture, et fit de curieuses découvertes sur les abeilles et les moyens de les multiplier. On a de lui : Traité des Abeilles, Leipsick, 1768; Culture des Abeilles des bois, 1774 ; Histoire naturelle de la reine des Abeilles, trad. en franç., 1787. — Un autre Théophile Schirach, natif aussi de Lusace(l743- 1804), fut professeur de philosophie à Ilelmstædt, et fonda en 1780, à Altona, un Journal politique qui subsiste encore. On lui doit : Claris poetarum classicorum, IlaGe, 1 768 ; Biographie des Allemands,

1 7 7 0 ; H istoire de Charles VI, 1 7 7 6 ; une trad. allem. des Vies de Plutarque, ctc-

SCH1RAZ,. ville de Perse. Voy. chiraz.

SCH1RMECK , ch.-l. de cant. (Vosges) , sur la Bruche, à 32 kil. N. E. de Saint-Diey; 1,415 hab. k ilatu res de coton. Ecole fond .par Ferd. d . d’Orléans.

SCHISME, nom donné en général à toute séparation religieuse d’hommes unis jadis dans une môme loi. Les schismes les plus fameux dans l’histoire sont : 1° celui qui se forma chez les Juifs en 962 av. J. -G., sous Roboam fils de Salomon, et d'où naquirent les deux royaumes d’Israël el de Juda {Voy. ces noms); — 2° celui qui sépara l’Eglise grecque de la communion avec l’Église romaine, et qui, provoqué par Photius (862), fut consommé par le patriarche Cerularius en 1063 ; on le connaît sous le nom de schisme d’Orient; — 3° celui qui eut lieu après la double élection d’Urbain VI et de^ Clément VII, en 1378 (il dura 39 ans et fut terminé en 1417 par l’élection de Martin V ; quelques-uns l’étendent jusqu’à l’abdication de Félix V en 1449 et lui donnent 71 ans) ; on lenomme 1 egrand schisme d' Occid., — 4° le schisme d’Angleterre, qui sépara les Anglais de la communion romaine sous Henri VIH en i 634 , et constitua l’Église anglicane; — 5° celui qui partagea les Musulmans en Sunnites ou tradilionnaires (qui admettent les trois califes prédécesseurs d’AÎi) , et Chyites (qui regardent le seul Ali commé légitime, et les trois autres comme usurpateurs). Ce dernier schisme, qui a commencé dès la mort de Mahomet (632) , subsiste encore, et a toujours joué un grand rôle en Orient-

SCHLADM1NG, bourg des Etals autrichiens (Styrie), sur lEns; à 86 kil. O. de Judenbourg; 1,006 hab. Usines à fer, à cuivre , etc. C’est là qu’a été découvert par Vest le mélaldit junonium, en 1817.

SCHLAN ou SLANY, v. de Bohême, cft.-l. du cer cle de Rakonitz, à 27 kil. O. de Prague; 3,000 hab.

SCHLEGEL (J.-Êlie), poëte allemand, né en 1718 à Meissen (Saxe), mort en 1749, étudia le droit, se fit connaître de bonne heure par des imitations en vers des classiques latins et grecs (surtout de Sophocle et d’Euripide), et par quelques pièces de théâtre, suivit l’ambassadeur Spener en Danemark, comme

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secrétaire d’ambassade, devint professeur à l’université de Soroë, et mourut à 31 ans, épuisé par ses travaux. Ses tragédies, célèbres jadis, ne se lisent j)lus ; la meilleure est Hermann. On a vanté aussi sa Beauté muette , comédie en vers. On lui doit, de plus, un poëme sur Henri-le-Lion, duc de Saxe et de Bavière, plusieurs bons morceaux historiques, et des articles dans la Bibliothèque de Gottsched, etc. 11 avait imité avec bonheur plusieurs tragédies grecques. Ses Œuvres ont été recueillies (Copenhague et Leipsick, 1766-70, 5 vol. in-8), par son frère J. -H. Schlegel, professeur d'histoire à Copenhague, auteur d’une Histoire des rois de Danemark de la maison d’Oldenbourg, 1771-76. — Un autre frère, Jean-Adolphe ( 1721-93), pasteur à Hanovre, était aussi un poëte estimé (on fait surtout cas de ses Cantiques sacrés, Leipsick, 1766) ; il fut père de deux écrivains célèbres, Auguste-Guillaume et Frédéric Schlegel.

schlegel (Auguste-Guillaume) , critique et poëte •allemand, né en 1767 à Hanovre, mort à Bonn en 1845, était fils de J. -Adolphe. Il étudia à Gœttingue sous la direction de Heyne, se fit connaître par une excellente traduction de Shakspeare, traduisit aussi avec un grand succès plusieurs pièces de Calderon, fonda avec son frère l'Athénée , journal littéraire, qui eut une grande vogue; fit à Berlin (1801), puis à Vienne (1808), des cours de littérature où il s’occupait surtout du théâtre ancien , et qui le placèrent au premier rang des critiques, excita en France quelque scandale par sa Comparaison de la Phèdre de Racine et de celle d'Euripide, exhuma le poëme national des Niebelungen, fut nommé en 1818 professeur de littérature à Bonn, donna la même année un Essai sur la littérature provençale, s’occupa surtout dans ses dernières années de littérature indienne, et traduisit deux grandes épopées indiennes, le Ramayana, 1823; VHitopadesa, 1832. Auguste-Guillaume est lui-même auteur de poésies fort estimées. 11 fut très étroitement lié avec Mm* de Staël, et fut l’ami de Goethe et de Schiller.

schlegel (Frédéric), frère du précédent, né à Hanovre en 1772, publia en 1797 un roman d’un genre original , Lucinde , passa ensuite quelques années à Paris pour y faire des recherches, donna à son retour en Allemagne un Traité sur la langue et la sagesse des Indiens; fit imprimer en 1811 un Cours de littérature, devenu célèbre (on y trouve pour la première fois peut-être une théorie du genre romantique); le fit suivre d’un cours d Histoire , professa à Vienne en 1827 et 1828 des cours sur la Philosophie de la vie et sur la Philosophie de l'histoire, et mourut en 1829 d’une attaque d’apoplexie. Né dans le protestantisme, il s'était converti au catholicisme. Pendant l’invasion des Français en Allemagne, il composa des poésies patriotiques qui lui méritèrent le surnom de Tyrtée de l’ Allemagne. 11 passa une grande partie de sa vie à Vienne, fut employé par Metternich comme écrivain politique, rédigea des proclamations contre la France, et se montra grand partisan des doctrines absolutistes et théocratiques, surtout dans son dernier ouvrage la Philosophie de l'histoire (traduit par l’abbé Léchât). M. Duckett a traduit de l’allemand son Histoire de la littérature ancienne et moderne, Paris, 1829, 2 vol. in-8. Les deux frères Schlegel ont été longtemps regardés dans leur pays comme les arbitres du goût. Du reste, Frédéric est placé bien au dessous de Guillaume. Frédéric Schlegel avait épousé la fille du célèbre juif Mendelssolin.

SGHLE1DEN, ville des Etats prussiens (Province Rhénane), à 4 kil. S. de Gemünd ; 1,500 hab. Ghâleau, filature de laine, couvertures, ustensiles en fer. Patrie de l’historien Sleidanus (Phiîippson).

SGHLEIERMAGH ER ( Frédéric-Ernesl-Daniel ) , pnilologue et théologien, né à Breslau en 1768 , mort à Berlin en 1834 , étudia la théologie à Halle

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et à Berlin, traduisit de l’anglais le9 sermons de Blair et de Fawcett (1798), e* se distingua luimême comme prédicateur. S étant lié avec les frères Schlegel , il prit part à Y Athénée qu'ils publiaient, et conçut avec Frédéric Schlegel le projet d une traduction de Platon; mais il entreprit seul ce grand travail, et en fit paraître 6 volumes (Berlin, 1804- 1828); c’est le plus bel ouvrage que l’Allemagne possède en ce genre ; il est fort à regretter que l’auteur n’ait pu l’achevei. 11 fut en 1802 appelé à Halle comme professeur extraordinaire de théologie et de philosophie, et prédicateur de l’université ; il revint en 1807 à Berlin, y fut nommé en 1809 pasteur de l’église de la Trinité, devint l’année suivante professeur ordinaire, et fut reçu en 1811 à l’Académie de Berlin. Il se distingua par son éloquence non moins que par son érudition dans ses cours et dans ses prédications. Outre sa traduction de Platon, Schleiermacher a publié divers recueils de ses sermons, et plusieurs écrits sur des questions d’histoire, de philosophie et de théologie.

SCHLE1Z, ville murée d’Allemagne, ch.-l. de la principauté de Reuss-Schleiz , à 6 kil. N. E. de Saalburg ; 4,700 hab. Beau château , résidence du prince. Drap , cotonnade , mousselines , etc. Patrie de J.-Fréd. Bottcher ou Bœttinger (inventeur de la porcelaine de Saxe).

schleiz (princip. de reuss-). Voy. reuss-schleiz.

SGHLESTADT. Voy. schelestat.

SGHLESW1G. Voy. sleswig.

SCHLEUS1NGEN, ville des États prussiens (Saxe), ch.-l. du cercle d’Henneberg, à 51 kil. S. O. d’Erfurt; 2,105 hab. Drap, lainages, blanc de céruse, moulins divers, etc. Commerce en bois.

SCHLIGHTEGROLL (Ad.-H.-Fréd. de), savant biographe, né à Gotha en 1764, mort en 1822, avait été bibliothécaire du duc Ernest de Saxe-Gotha, adjoint et conservateur du cabinet des médailles, président de l’académie de Munich , et a donné entre autres ouvrages, le Nécrologe des Allemands , 34 vol. in-8, 1790-1806 (recueil indispensable à tous ceux qui s’occupent de biographie).

SCHLOEZER ou SCHLOETZER ( Aug.-L. de), historien, né en 1735 à Jagstad (Hohenlohe), mort en 1809, fit sa théologie à Wittemberg, et apprit les langues orientales à Gœttingue, passa trois ans en Suède comme instituteur, se plaça auprès de Gér.-Fréd. Müller en Russie pour l’aider dans ses travaux historiques, apprit en peu de temps le russe, le polonais, le slavon , acquit d'immenses connaissances historiques, put ainsi rendre à Müller les plus grands services, et fut adjoint à l’Académie (1762); mais il excita l’envie, et éprouva des dégoûts qui le déterminèrent à quitter la Russie ; il se retira à Gœttingue, où il devint professeur de philosophie et de politique (1767). Irascible, tranchant, bizarre, là, comme en Russie, il fut eu butte à plus d’un désagrément. Schlœzer a créé l’histoire de la Russie, tant en découvrant des sources inconnues avant lui, qu’en bannissant à jamais par une critique sévère les fables jadis admises. Ses principaux écrits sont: Histoire de la Lithuanie jusqu'en 1569, dans V Histoire universelle anglaise , 1776 ; Tableau de l’Histoire de Russie, Brême, 1768, in— 1 2; Recherches sur les lois fondamentales de la Russie, Brême, 1777, in-12. On lui doit des éditions de Nicon, de Nestor, des Lois d'Iaroslav I.

SGHLOSBERG, ville de Hongrie. Voy. sasvàr.

SGHLOSSBERG, ville de Transylvanie. Voy. deva.

SGIILUSSELBOURG , d’abord Nœtebourg, ville et forteresse de la Russie d’Europe, ch.-l. de cercle, sur le lac Ladoga et la Neva, à 32 kil. E. de Saint-Pétersbourg; prison d’état (où fut détenu le czar Ivan VI, depuis le moment où il fut détrôné jusqu’à sa mort, 1741-65).

SGHMALKALDEN. Voy. smalkaujs.

SCHN — 1621 — SCliO

SCHMIDT (Benoît), un des grands publicistes allemands, ne en 1726 à Vorclilieiin (Bamberg), m. en 1778, était catholique. 11 fut successivement professeur extraordinaire de droit à l’université de Bamberg , conseiller aulique du prince - évêque de Bamberg, enseigna les Instilutes , le droit des gens, et l’histoire de l’Empire, fut professeur de droit public et féodal à Ingolstadt (17GI) , et laissa, entre autres ouvrages, Principia juris gerrnanici anliquissimi, antiqui , medii pariter} aique liodierni , Nuremberg, 1766, in-8.

Schmidt (Michel-Ignace), historien, né en 1736 à Arnstein (évêché de Wurtzbourg) , mort en 1794, remplit diverses fonctions publiques dans sa patrie, et mourut à Vienne, conseiller aulique, après avoir donné des leçons d’histoire à l’archiduc François (depuis empereur}. On a de lui V Histoire des Allemands (1778-1793); il en a donné 11 vol. in-8, qui vont jusqu’en 1626 ; 1 1 autres volumes, rédigés sur ses matériaux par Milbiller, conduisent cette histoire jusqu’en 1806. J. -Ch. Thibault de Laveaux en a traduit en français une partie, 9 vol. in-8, 1784, etc. Ce vaste ouvrage, fruit de recherches patientes, jouit d’une grande autorité.

Schmidt (Christophe), dit Pliiseldeck , historien, né en 1740 à Nordheim (Gœtlingue), mort en 1801, enseigna l’histoire et le droit public au C arolinum de Brunswick, fut mis à la tête des archives de Wolfenbuttel, passa plusieurs années en Russie, et laissa de bons ouvrages sur l’histoire de ce pays : Histoire de Russie, Riga, 1773 ; Matériaux pour l'histoire de Russie depuis Pierre I, 1777. — Son fils, Conrad-Fréd. Schmidt-Phiseldeck, 1770-1832, fut professeur de théologie à Copenhague (1794) ; il a laissé des écrits sur la théologie, la philosophie et l’histoire, notamment : une Exposition de la philosophie critique (de Kant), en latin, 1796; l’Europe et l’Amérique, Copenhague, 1820, etc.

SCHMIEDEBERG, ville des Etats prussiens (Silésie) , à 12 kil. S. de Hirschberg; 3,800 hab. Toiles, cotonnades, canevas, etc.

SCIIMOELNITZ , ville de Hongrie (Zips) , à 28 kil. S. O. d’Einsiedel ; 6,600 hab. Usines à cuivre, hôtel des monnaies (pour cuivre). Aux environs riches mines de cuivre, argent, fer.

SCHNECTADY. Voy. schenectady.

SCHNEEBERG, c.-à-d. mont de neige, nom de plusieurs montagnes d’Allemagne dont la plus haute est en Autriche, dans la partie S. O. du cercle inférieur de Wienerwald, par 47° 46’ lat. N., 13° 27 long. E.

schneeberg, ville du roy. de Saxe (Erzgebirge), sur une haute montagne, à 40 kil. S. O. de Chemnitz ; 7,400 hab. Dentelles, blondes, bière, imprimerie , passementerie, usines pour l’exploitation des mines d’argent, fer, plomb, cobalt, bismuth et de la terre à porcelaine, qu’on trouveaux environs.

SCliNEEKOPP (mont), dans la chaîne du Riesengebirge, sur la limite de la Silésie et de la Bohême, au S. E. de Schmiedeberg ; 1,686 mètres (point culminant de la chaîne et de toute l’Allemagne au N. du Danube).

SCHNEIDER (Conrad-Victor) , médecin , né à Bitterfeld, vers 1610, mort vers 1680, professeur à Wittemberg, et médecin de l’électeur de Saxe, fit Connaître la vraie texture de la membrane pituitaire, qui a gardé son nom, et laissa beaucoup d’écrits , dont plusieurs sont encore dignes d’être lus.

schneider (Eulogs ou J.-Gcorge), démagogue, né en 1766 à VVipfeld (évêché de WiirtzboiN'g) , était prêtre catholique. 11 venait d’être nommé prédicateur de la cour de Stuttgard, lorsque la révolution commença. 11 se rendit en France , fut nommé vicaire - général de l’évêque de Strasbourg , devint ensuite maire de Haguenau, accusateur public près , le tribunal criminel et fut en Alsace 1 agent le»

plus actif des fureurs démagogiques; il allait de ville en ville, et comme en triomphe, traînant à sa suite des juges , le bourreau et la guillotine ; Saint- Just et Lebas l’accusèrent de conspiration et le firent condamner à mort (1794). Ce Schneider était bon helléniste, et a traduit en allemand les Hornélies de saint Jean-Chrysostôme sur saint Matthieu et saint Jean, Augsbourg, 1786 et 87.

schneider (J.-Gottlob) , philologue et naturaliste (1760-1822), né aux environs de Hubertsbourg, en Saxe , s’adonna d’abord à l’étude de la philologie à Leipsick , vé(*it plusieurs années à Gœttingue dans la détresse , aida Brunck à Strasbourg dans ses travaux (1777-80), trouva chemin faisant du tempr pour étudier à fond l’histoire naturelle, occupa 34 ans la chaire de philologie , tant à Francfort-surl’Oder qu’à Breslau , et finit par être nommé dans celte dernière ville premier bibliothécaire. On a de lui un excellent Dictionnaire grec-allemand , d’admirables éditions de l’ Histoire des animaux d’Aristote, Leipsick, 1811, 4 vol. in-8 ; des Œuvres de Théophraste, Leipsick, 1818-21,6 v. in-8;des Scrip* tores reirusticœ veteres latmi, Leipsick, 1794, 4 vol. in-8 ; etc. On lui doit aussi de nombreux ouvrages d’histoire naturelle ; il s’est surtout proposé d’expliquer les passages des anciens qui avaient rapport à celle science.

J SCHNEPFENTHAL, village du duché de Saxe- Cobourg - Gotha , près de Waltershausen. Salzmann y établit en 1784 une célèbre maison d’éducation , d’aDrès les idées de Basedow et de Campe.

SCHOEFFER(Pierre), un aes .nventeurs de l’imprimerie, né à Gernsheim (Hesse-Darmstadt), était copiste à Paris en 1449. Il fut le subordonné, puis l’associé et le gendre de Fust, et, à la mort de son beau-père (1466), devint seul maître de l’imprimerie. 11 mourut en 1602. Schœffer semble avoir, pour sa part, imaginé les poinçons, qu’il substitua aux matrices fondues qu’on employa d’abord.

SCHOELL (Maximil. -Samson-Fréd.), savant historien, né en 1766 aux environs de Sarrebrück, mort en 1833, fut élève de Koch, entra comme précepteur dans une famille russe, visita avec ses élèves l’Italie, la Suisse, Saint-Pétersbourg, Berlin, dirigea une maison de librairie à Râle, puis à Paris (1802), fut sur le point de faire faillite en 1812, obtint de l’emploi au cabinet diplomatique du roi de Prusse (1814), et depuis ce temps fut attaché soit à l’am< bassade prussienne en France, soit au cabinet du roi à Berlin, reçut les titres de conseiller de légation, de conseiller de régence, et remplit diverses missions. H a beaucoup écrit. Ses ouvrages principaux sont : le Cours d’histoire moderne des états européens, Paris, 1830-1834, 46 vol. in-8, ouvrage capital et plein de faits, mais inégal ; V Histoire abrégée des traités de paix depuis celui de Westphalie), Paris, 16 vol. in-8, 1816-18 (reproduit en partie dans les 22 derniers vol. du Cours d'histoire)-, ['Histoire abrégée de la littérature romaine, 4 vol. in-8, 1815 ; ['Histoire abrégée de la littérature grec que, 1813, 2 vol. in-8; 2« édition, 8 vol. in-8, 1823-26 ; Congrès de Vienne, 1816, 2 vol. in-8; Recueil de pièces officielles, 1814-1816, 9 vol. in-8 ; Éléments de chronologie, 1812, 2 vol. in- 18.

SCHOEN (Martin), dit en France le Beau Maitin, orfèvre, peintre et graveur au burin, né en 1420 à Culmbach, mort en 1486, est, suivant les Allemands, l’inventeur de la gravure en taille-douce, que l’on attribue vulgairement à Finiguerra ; d’autres regardent cette invention comme antérieure è l’un et à l’autre. Son Œuvre consiste en f 60 pièces originales env. (rares). Il résidait à Colmar.

SCHOENAU, ville des État? autrichiens (Autriche), à 6 kil. S. E. de Krumbach. Beau château, qui appartint au prince de Montfort (Jérôme Bonaparte).

sehqenau (GROSS-), ville du roy. de Saxe (Lusace),

SCHO — J 822 — SCHO

à 11 kil. O. de Zittau; 4,000 hab. Grande fabrique de toile damassée, canevas de couleur, tapis, etc.

SCHOENBOURG (maison de), en Saxe, en Hesse et en Bavière, issue d’Alban, comte de Zwiekau

E. Ernest, mort en 1634, donna naissance à lignes, chacune subdivisée en deux branches : 1° Schœnbüurg-Stein-VValdenbourg et Schœnhourg- Stein-Hartenstein ; 2° Schœnbourg-Penigk-Penigk et Schœnbourg-Penigk-Rochsburg. 11 n’y a jamais eu de principauté ou de comté de Schœnbourg, et jamais les possessions de cette maison n'ont formé un fief immédiat. Celles de la ligne aînée étaient formées des quatre seigneuries de Waldenbourg, Hartenstein, Lichtenstein, Stein (304 kil. carrés ; 46,000 hab.) ; à la ligne puînée sont cinq seigneuries : Penigk, Glauchau, Remissau, Rochsburg et Wèchsclburg (3 1 5 kil.carr.) ; mais celles-ci ne produisent que 126,000 fr., ou un tiers du revenu de celles de la ligne aînée. Le chef de la branche de Waldenbourg a le titre de prince depuis 1790.

SCHOENBRUNN, Fous bellus, nom de plusieurs lieux de l’Allemagne, dont le plus célèbre est un bourg des États autrichiens (Autriche propre), à 3 kit. S. ü. de Vienne; 400 hab. Beau château impérial avec magnifique jardin botanique. Il fut commencé par Joseph I et achevé par Marie-Thérèse. Napoléon y établît son quartier-général en 1806 et 1809, et y signa la paix avec l’Autriche, 14 oct. 1809.

SCHOENEBECK, ville des Etats prussiens (Saxe), à 13 kil. S. E. de Magdebourg, sur l’Elbe ; 4,900 h. Salines importantes.

SCHOENECK, ville du roy. de Saxe (Voigtland), à 18 kil. S. E. de Plauen ; 1,000 hab. Grande industrie : instruments de musique ; drap, toile, mousseline ; eau-de-vie ; forges. Poix, noir de fumée.

SCHOENHOF, ville de Bohême (Saatz), à 2 kil. E. de Maschau, ch.-l. de seigneurie. On y voit un des plus beaux châteaux du royaume.

SCHOEPFL1N (J. -Dan.), savant publiciste et historien, né à Sulzbourg (Bade), en 1694, mort en 1771, fut nommé en 1720 professeur d’éloquence et d’histoire à Strasbourg et remplit cette chaire pendant 61 ans. il devint en outre conseiller et historiographe de France, membre correspondant de l’Académie des Inscriptions. 11 est un île ceux qui fondèrent la science de l’histoire politique. On lui doit, entre autres ouvrages : Alsatia illustrata , Colmar, 1761-62, 2 vol. in— fol. ; Alsaiia cevi mero- Vingici, carolingici, saxonici, salici et suevii diplomatica , 1772; Historia Zœringo-Dadensis , etc. SCHOLAR1ÜS (George). Voy. gennade.

SCHOLASTIQUE (la). On nomme ainsi la philosophie qui fut enseignée au moyen âge (du ix® au xvi® siècle), et qui prit naissance dans ies écoles ecclésiastiques fondées par Charlemagne ; elle a pour caractère essentiel l'union plus ou moins intime de la philosophie, surtout de la dialectique, avec la théologie. On peut y distinguer trois époques : 1° l’enfance (du IXe à la fin du xn® siècle), dans laquelle la philosophie est entièrement subordonnée à la théologie ( uncilla iheologiœ) ; la science se constitue par les travaux d’Alcuin, J. Scot Erigène, Lanfranc , saint Anselme de Cantorbéry, Abélard, Pierre Lomliard, Jean de Salisbury ; le réalisme platonique domine à cette époque ; on y voit pourtant naître le nominalisme, enseigné par Roscelin (1089), mais il est bientôt étouffé ; — 2° l’âge mûr (aux xnr et xiv* siècles) ; la philosophie, incorporée à la théologie, devient presque son égale; la science, étendue et complétée par la connaissance des ouvrages d’Aristote et les leçons des Arabes, reprend une existence à elle ; elle reçoit des formes arrêtées par les travaux des plus célèbres docteurs: Alexandre Je Haies, Albert-le-Grand, saint Thomas fl Aquin son disciple, Duns Scot remplissent cette uurioue; 1 école se partage entre les Scotistes et les

Thomistes; l’art de l’argumentation est poussé au plus haut degré ; — 3‘ la vieillesse ou la décadence (aux xiv® et xve siècles). La philosophie se sépare peu à peu de la théologie; le nominalisme renaît, professé hardiment par Occam, Buridun, P. d’Ailly, et faiblement combattu par W. Burleigh, Thomas de Bradwardine, etc. On sent de plus en plus le vide de la philosophie régnante ; enfin (aux xvi* et xvii® siècles) la scholastique disparaît devant la connaissance plus approfondie des systèmes antiques et les enseignements de Bacon et de Descartes. Paris fut, surtout dans les deux premiers âges, le principal siège de la scholastique ; son université était fréquentée par des milliers d’écoliers de toutes les nations.

SCHOLASTIQUE (sainte), vierge, sœur de saint Benoit, vivait auprès du mont Cassin, où demeurait son frère, et fonda l’ordre des Bénédictines. Elle mourut vers 643. On la fête le 10 février.

SCllOMBERG (Henri, comte de), maréchal de France, né à Paris en 1683 d’une famille originaire de Misnie, servit d’abord l’empereur Rodolphe 11, fut ensuite ambassadeur de France tant en Angleterre qu’en Allemagne, devint surintendant des finances ( 1 G 1 9), et chef du ministère (1621), fut éloigné en 1626, ruais bientôt rentra en grâce et obtint le bâton de maréchal. Il chassa les Anglais de l’île de Ré, se signala en Piémont, vainquit les rebelles du Languedoc à Castelnaudary, où fut pris Montmorency (1632), et mourut la même année gouverneur du Languedoc. — Sa fille, Jeanne de Schomberg, épousa un duc de Liancourt.

schombehg (Charles, duc de), connu d’abord bous le nom de duc d’Halluyn, né en 1601, fils du précédent, lui succéda au gouvernement du Languedoc, vainquit les Espagnols à Leucate (1636), devint peu après maréchal de France, prit Perpignan; il perdit sa faveur à la mort de Louis XIII, fut privé du gouv. du Languedoc, et ne reçut en échange que celui de Metz. 11 commanda avec assez de succès, mais sans avantage pour lui, l’armée de Catalogne. 11 mourut en 1666. 11 avait épousé en secondes noces (1646) Mlle de Ilautefort, femme d’une rare beauté, que Louis XI II avait aimée, mais sans qu’elle eût souffert en rien dans sa réputation. Elle fut disgraciée pour avoir frondé Mazarin. Elle mourut en 1691, à 76 ans.

schomberg ( Armand-Fréd. de ) , maréchal de France, mais d’une autre famille que les précédents, naquit vers 1619 , perdit son père quelques mois après, fut privé de toute sa fortune tant par l’infidélité de ses tuteurs que par des confiscations, servit sous Rantzau , sous le prince Henri-Frédéric d’Orange, puis passa en France (1660), et, devenu lieutenant-général, se signala par des faits d’armes éclatants, eut grande part à la victoire des Dunes (1668), prit Bergues, gagna la bataille de Viilaviciosa (1666), qui affermit l’indépendance du Portugal, fut chargé du commandement de l’armée de Catalogne, prit Figueira et d’autres forteresses aux Espagnols! reçut le bâton de maréchal en 1676, et montra les mêmes talents à l’armée des Pays-Bas. Professant le culte protestant, il quitta la France lors de la révocation de ledit de Nantes; après avoir cherché fortune en Portugal, dans le Brandebourg, il s’attacha à Guillaume III, suivit ce prince lors de son expédition en Angleterre (1688), et périt à la bataille de La Boyne (1690).

SCHONÆUS (Cornélius), poète latin du xvi® siècle, né à Gouda, est auteur de comédies latines tirées de l’Ecriture Sainte, dans lesquelles il a imité avec assez de bonheur le style de Té.rence. Elles furent publiées sous le titre de Tereniius Christianus, Anvers, 1670, et Amsterdam, 1629.

SCHÜPFHEIM, ville du grand-duché de Bade, ch.-l. de bailliage, à 19 kil. N. E. de Bâle ; 1,200 h

SCIIR — i(i

SCHOTT (André), savant Jésuite, né à Anvers en $562, vint de bonne heure en Espagne, fut profeseeur de langue grecque et de rhétorique à Tolède, puis à SaragOvSse (1584), et enfin à Rome. 11 mourut dans cette ville en 1629. Il a laissé, entre autres ouvrages : Ilispania illustrata, 1603-8, 4 vol. in-fol ; Hispaniœ bibliotheca, 1608, in-4 ; Adagia Grœcorum , 1612 : Tabulez rei nummariæ Romanorum Grœcorumque , etc., 1616. On lui doit encore de nombreuses éditions, ainsi que des Notes sur Sénèque, Cornélius Nepos, etc.

SCHOTT (Gaspar), physicien, de l’ordre des Jésuites, né en 1.608 à Kœnigshofen (Wurtzbourg) , enseigna la théologie et les mathématiques à Palerme , puis vint à Rome où il étudia sous le P. Kircher, avec lequel il se lia étroitement, et se fixa vers 1658 à Wurtzbourg, où il se livra à l’enseignement des iciences physiques. Il mourut en 1600. On a de lui, entre autres ouvrages curieux : Magia universalis naturce et artis, 4 vol. in-4, 1657-69; Physica curiosa , 1662 ; Technica curiosa sive mirabilia artis , 2 vol. in-4, 1664, etc.

SGHOUTEN (Guill. CORNELissEN ) , navigateur hollandais , natif de Horn, commanda la Concorde dans l'expédition de Lemaire, au S. de l’Amérique (1615), eut la principale part à la découverte du détroit dit de Lemaire, et exécuta depuis plusieurs grands voyages : il mourut en 1625 dans la baie d’Antongil à Madagascar , en revenant en Europe. On a donné son nom à un groupe d’îles qu'il découvrit au N. de la Nouvelle-Guinée en 1616. Le voyage de Schouten au S. de l’Amérique a été publié à Amsterdam en 1 6 1 7 par Aris Classen, et traduit en français, Amsterdam, 1618.

schouten (Gautier), de Harlem, voyagea comme chirurgien sur un vaisseau de la Compagnie des Indes, revint à Amsterdam (1665) au bout de sept ans d’absence, pendant lesquels il avait visité Java, les Célèbes, leroy.d'Aracan, etpuMia un Voyage aux Indes-Orientales, Amsterdam, 1676, in-4, traduit en français, Amsterdam, 1708, 2 vol.

SCHOUTEN, groupe d’îles de l’Océan équinoxial, au N. Ë. de la Papouasie, par 133° 35’ long. E., 0° 50’ lat. S. Découv. par Guill. Schouten en 1616.

SCUOü\ ALüV, noble famille russe, contribua à placer sur le trône l’imp. Elisabeth, sous laquelle elle jouit d’un grand crédit. On eounaît surtout Pierre et Alexandre, Ivan, leur cousin, et André, fils de Pierre. — Ivan fut conseiller privé de l’impératrice et eut une grande influence sous son règne. C’est lui qui fournit à Voltaire les matériaux de son Histoire de Pierre-le-Grand. — Pierre fut fait comte en 1746, puis feld-maréchal ; il inventa dans la guerre de Sept-Ans un nouveau genre de canons et d'obus qui porta son nom. — André Schouvalov, fils de Pierre, naquit à Moscou (1727), fut chambellan et favori d'Elisabeth , qui le chargea de diriger les progrès des arts et de la civilisation dans ses états, voyagea par toute l’Europe, resta longtemps à Paris, remit de riches présenl* à Voltaire dans Ëerney , de la part de Catherine 11, pensionna La Harpe en le chargeant de le tenir au courant de toutes les nouvelles littéraires de France (ce qui donna naissance à la Correspondance littéraire de ce critique avec le comte de Schouvalov), et mourut en 1798. Il tournait fort bien le vers français, et publia, entre autres pièces: une E pitre à Ninon (1774) et une E pitre à Voltaire. Il mérita d’être surnommé le Mécène de la Russie.

SCHOïTWËN (île), en Hollande (Zélande), au N. de l’île Noord-Beveland, n’est séparée du Dayveiand que par un étroit canal : 24 kil. sur 8 ; villes, Zieriexee (cii.-l.), Rrouwershaven. Grains, garance.

SCHREVEL1US (Cornélius), philologue de Harlem, né vers 16ï6, mort vers 1667, dirigea longtemps le collège de Leyde. Il a composé, entre autres ouvrages, le célèbre Lexicon manuale grœco-

*3 — SCHU

latinum, qui, bien que fort médiocre, a été longtemps classique ( réimprimé par Fl. Lécluse, Paris, 1820, traduit en franç. par Quénon, 1809). Schrevelius fui un des principaux collaborateurs de la collection dite Variorum : on lui doit Juvènal (1648), Hésiode (1660), Térence (1651), Virgile (1652), Horace (1 653), etc.

SCHROECH (Luc), médecin d Augsbourg, né en 1646, mort en 1730, membre, puis président de V Académie des curieux de la nature, a laissé plusieurs savants ouvrages, entre autres : Pharmacopœa Augustana (c.-à-d. d’Àugsbourg), 1673, souvent réimprimée; Moschi historia , 1682; Hygea Augustana, 1682.

SCHROECKH (J.-Mathias), né à Vienne en 1733, mort en 1808, professeur d’éloquence, puis d’histoire à Wittemberg. Il a laissé, parmi divers travaux remarquables : Histoire de l'église chrétienne (jusqu’à la Réforme), Leipsick, 1768-1803, 36 vol.; Histoire de l'église chrétienne (depuis la Réforme), Leipsick, 1804-19, 8 vol. ; Histoire universelle ,6 vol., 1779-84 (traduite en français), Leipsick, 1784-90, Ce dernier ouvrage est très répandu.

SCHROEDER (J.-Joachimf, orientaliste, né à Neukirchen (Hesse-Cassel) en 1680, mort en 1756, enseigna les langues orientales ei l’histoire ecclésiastique à Marbourg, parvint avec des peines infinies à obtenir une connaissance approfondie de l’arménien, et publia la meilleure grammaire qu’on ait de cetle langue : Thésaurus linguce armenicœ, in-4.

SCHUBART (Chrétien-Frédéric-Daniel), écrivain et musicien allemand, né dans le comté de Lunebourg en 1739, mort en 1791 à Stuttgard , déploya de bonne heure une imagination brillante et un beau talent en musique ; mena longtemps une vie désordonnée , changeant sans cesse de ville et de carrière, fut directeur de musique à Ludwigsbourg, entreprit en 1768 à Augsbourg sa Chronique al~ lemande, journal populaire traitant de tout (politique, littérature, beaux arts), et rédigé avec une verve, une gaîté et une indépendance fort étranges en Allemagne, fut jeté dans une forteresse en 1777 pour avoir annoncé faussement la mort de Marie- Thérèse, y resta dix ans, et n'en sortit qu’à la demande de Frédéric-le-Grand. On a de lui de belles poésies, et un volume intitulé Chants de la prison, 1785. Schubart n’est point irréprochable , mais il a l’âme et le ton du vrai poëte ; on cite surtout son Hymne à Frédéric-le-Grand, et son JuiJ éternel. Il commença une Histoire de sa vie, qu’acheva et publia son fils, Louis Schubart, conseiller de légation prussien. Il laissa manuscrites des Idées sur l’esthétique de la musique (publiées par le même).

SCHULF.MBERG (J.Mondejeux de), maréch. de France, se trouva à la bataille de Prague (1620), défendit courageusement les places de Coblentz (1632), Hermenslein (1637), Arras (1654), et fut fait maréchal de France par Louis XIV (1658). Il mourut en 1671.

SCHULENBOURG (J.-Mathias, comte de), général allemand, né en 1661 près de Magdebourg, mort en 1747, servit d’abord le Danemark, puis la Pologne, et fit les campagnes de Sobieski, sauva les débris de l’armée saxonne battue en 1700 par Charles XII, opéra une belle retraite derrière l’Oder (1704), prit part à la guerre contre Louis XIV (1708), s’empara de Tournay , fut un des vainqueurs de Malplaquet, commanda glorieusement l’armée vénitienne contre les Turcs (17 16), soutint un siège dans Corfou et poursuivit les assiégeants jusqu’en Albanie, où il mit le siège devant JSoutan. La paix d<9 Passarovitz arrêta ses succès. 11 mourut en 1747.

SCHULTENS (Albert), orientaliste, né en 1686 à Grœningue, mort en 1760, fut pasteur de Wassenaar, puis professeur de langues orientales à Franeker et ensuite à Leyde. On le regarde comme le restaurateur des études orientales au xvm* siècle ;

SCHU — 1624 — SCHW

il savait l’hébreu, l’arabe, le chaldéen, le syriaque. Ses Origines hebrœœ, Franeker, i 724—38 , 2 vol. in-4 ; Ses Institutiones ad fundamenta linguæ hebraicce, Leyde, 1737 ou 36, in-4, sont des ouvrages remarquables, et il en a laissé beaucoup d’autres. — Son iils et son petit-fils occupèrent avec distinction la chaire de langue orientale à Leyde.

SCHULZE (J.-H.), savant médecin, né à Colbitz (Magdebourg) en 1687 , mort en 1744 , était fils d’un pauvre tailleur; il fut successivement instituteur au pœdagogium de Halle, professeur d’anatomie à l’université d’Altdorf, professeur d’éloquence et d’antiquités à l’université de Halle. 11 savait également la médecine, les antiquités, la philologie et les langues arabe, syriaque, chaldéenne, éthiopienne, samaritaine. Son principal ouv. est VHistoria medicime arerum initio ad annum Romœ 535, Leips., 1728.

schulze (Benj.), orientaliste, était missionnaire luthérien au service du Danemark , et mourut en 1760, après s’être distingué par son zèle. 11 possédait la connaissance des langues hindoustane, malabare, telinga, etc., et a laissé entreautresouvrages : le Maître de langues occidentales et orientales (en allem.) , contenant 100 alphabets, des tables polyglottes , les noms de nombre et l’oraison dominicale en 200 langues ou dialectes, Leipsick, 1738, in-8.

schulze (Gottlob-Ernest), philosophe, né en 1761 àHeldrungen (Thuringe), mort en 1833, professeur de philosophie à Helmstædt (1788), puis àGœllingue (1810), commença à se faire connaître par des travaux sur l’histoire de la philosophie platonicienne (de Ideis Platonis, 1786), puis publia, 60us le titre d’Ænésidème (Helmst., 1792), un ouvrage sceptique, dans lequel il attaquait les nouvelles doctrines de Kant et de Reinhold, et qui fit en Allemagne une grande sensation : le surnom d’Ænésidème lui en est resté. 11 a depuis écrit de nombreux ouvrages sur presque toutes les parties de la science.

SCHUMEG ou SCHIMEG , comitat de Hongrie (cercle au delà du Danube) , entre ceux de Szalad au N. et à l’O., de Yeszprim au N. E., de Tolna et de Baranya à l’E., la Croatie et l’Esclavonie au S.: 130 kil. sur 90; 200,000 hab. Ch.-l., Kaposvar. SCHUMLA, ville de Turquie. Voy. choumla. SCHURMANN (Anne-Marie de) , femme célèbre par sa science, née à Cologne en 1607 dans la religion protestante, savait le latin, le grec, l’hébreu, l’éthiopien, était bonne musicienne, peignait, sculptait, gravait avec talent. Elle quitta tout d’un coup le monde, où elle brillait, pour se retirer dans la solitude de Lexmund, près de Vianen (1653), tomba dans les erreurs du piétisme, suivit dans ses courses Labadie, qui même, dit-on, devint son époux, continua sa mission après la mort de ce fanatique, et mourut dans le dénûment ( 1678). On a d’elle: Opuscula hebrcea , græca, latina , gallica, prosaica et melrica, Leyde, 1648. Ses œuvres sont à l'Index.

SCHUTT (île), en Hongrie, dans les comitats de Presbourg et de Kœmœrn, entre un bras du Danube et la Vag : 80 kil. sur 16. Ch.-l., Bischdorf. (Kœmœrn aussi est dans cette île).

SCHUTZ (Chriat.-Gottfried) , philologue , né en 1747 à Dederstædt (Mansfeld) , mort en 1832, fut inspecteur du séminaire théologique de Halle, professeur de poésie et d’éloquence à léna (1779), puis revint comme professeur à Halle, et y resta jusqu’à sa mort. On lui doit la publication d’un Journal général de littérature, des éditions très estimées de Cicéron, Leipsick, 1814-20, 20 vol. in-12; d'Eschyle, Halle, 1809-21, 5 vol. ; d'Aristophane, 1821; un traité De particulis latinis , 1784. schutz ou schutze (Gaspard). Voy. sagittarius. SCHCYLKiLL, riv. des Etats-Unis (Pensylvanie), naU dans les mont. Bleues, arrose Ueading, Plnladel- S unit ^ Delaware, après un cours de <UO lui. terribles débordements, surtout en 1850.

SCHWAB (J.-Christophe), savant allemand (1743 • 1821), né à llsfeld (Wurtemberg), passa plus de 50 ans à Stuttgard, soit comme professeur, soit comme chef de bureau des expéditions françaises. 11 cultivait avec un égal succès la littérature, l’histoire , la philosophie et les mathématiques; il découvrit une nouvelle théorie des parallèles. 11 eut cinq mémoires couronnés par diverses académies. On remarque surtout celui qui roule Sur les causes de i universalité de la langue française, et sur les chances de durée de celle vogue (1785); Frédéric II lui fit offrir, à l’occasion de ce morceau, une chaire à l’école militaire de Berlin, maisilneputl’accepter. J. -C. Schwab combattit un des premiers la philosophie de Kant. — Son fils Gustave Schwab s’est distingué comme littérateur élégant; il a traduit en vers latins plusieurs des chants d’Uhlandeten ail. plus, poèmes fr. M. en 1847.

SCHWABACH, ville de Bavière (Rezat), à 15 kil. S. O. de Nuremberg, sur une rivière de même nom, affluent de la Rednitz ; 7,000 hab. Tissus de coton, drap, tabac, épingles, fil de fer, papier, etc. L’industrie de cette ville doit son origine à des Français expulsés par la révocation de l’édit de Nantes.

SCHWÆCHAT, bourg des Etats autrichiens (Autriche) , à 12 kil. S. E. de Vienne, sur la Schwæcliat ou Schwambach (affluent du Danube) ; 2,000 hab. Cotonnades, ustensiles vernissés en fer blanc. Aux env. , petite colonne qui indique l’emplacement du camp de Sobieski en 1683.

SCHWARZ ou SCHWARTZ (Berthold), moine bénédictin ou cordelier de Fribourg (enBrisgau), ou, selon d’autres, de Cologne , qui vivait au commencement du xiv® siècle , passe vulgairement pour être l’inventeur de la poudre, que d’autres font remonter à Roger Bacon (mort vers 1292), et dont l’origine paraît même être beaucoup plus ancienne. Un raconte qu’ayant mis dans un mortier du salpêtre , du soufre et du charbon pour une expérience chimique, il y laissa ptH- hasard tomber une étincelle qui produisit une explosion terrible ; il n’eut plus qu’à renouveler ce que le hasard lui avait appris.

SCHWARZA , nom de plusieurs petites rivières d’Allemagne , notamment : deux dans les Etats autrichiens, l’une dans l’archiduché d’Aulriche(Wienerwald), qui se joint au Pitten pour former la Leitha, l'autre en Moravie, affluent de la Taya; — un affluent de la Saale, qui donne son nom aux principautés de Schwarzbourg qu’elle arrose ; — un affluent de la Werra en Saxe, etc.

SCHWARZBOURG, pays d’Allemagne, était jadis compris dans le cercle de Hte-Saxe, et divisé en deux parties distinctes : le comté supérieur , qui est enclavé au milieu des duchés de Saxe et du gouvernement prussien d’Erfurt , et le comté inférieur, qui est une enclave de la Saxe prussienne. Ce pays est actuellement partagé entre deux branches de la maison de Schwarzbourg, dont les possessions, qui ont titre de principautés , forment deux des états de la Confédération germanique : celle de Schwarz bourg-Rudolstadt et celle de Schwarzbourg- Sonder shausen. La première possède la plus grande partie du Comté supérieur avec l’extrémité orientale du Comté inférieur ( 1,025 kil. carrés ; 60,000 hab.; villes: Rudolstadt, Schwarzbourg, Frankenhausen, Stadtilm). Les possessions de la seconde sont surtout dans le comté inférieur (930 kil. carrés ; 50,000 hab. Villes : Sondershausen, Arnstadt, Breitenbach). La Saale et ses affluents , Géra, 11m, Unstrutt (avec le Wipper ) sont les rivières principales du Schwarzbourg. Le commerce et l’industrie y sont assez prospères. Le gouvernement est monarchique absolu dans Sondershausen ; monarchique limité par des états dans Rudolstadt. Les deux princes sont luthériens ; ils ont la 15® place àladièteordinaireav8C Oldenbourg et Anhalt : ils ont deux voix dans l’assemblée générale. — La maison de Schwarzbourg

SCHW — 1625 — SC 1Â

remonte au moins au xi* siècle. Au xii* vivait Gonthier , dont le fils aîné continua les Schwarzbourg, tandis que le cadet fut la souche des Kœfernburg, éteints au xiv« siècle. En 1349, Gonthier de Schwarzbourg fut élu empereur par le parti opposé à Charles IV. En 1552, la maison se partagea eu 2 lignes, Arnstadt (auj. Sondershausen), et Rudolstadt. Elles obtinrent, la lre en 1697 et la 24 en 1710, le rang de princes.

schwarzbourg, ville (mais non capitale) de la rincipauté de Schwarzbourg-Rudolstadt , à 8 kil. . E. de Kœnigsee ; 300 hab. Château qui fut le berceau de la famille régnante.

SCHWARZENBERG, nom de plusieurs endroits d’Allemagne , entre autres un château de Bavière ( Rezat ), entre Würtzbourg et Anspach , sur une haute montagne , au pied de laquelle se trouve la ville de Marktscheinfeld ; c’est le ch.-l. d’une seigneurie médiate qui appartient aux princes de Schwarzenberg; — une ville du roy. de Saxe (Erzgebirge) , à 38 kil. S. O. de Chemnitz ; 1,300 hab.

SCHWARZENBERG (Ch. -Philippe, prince de), général autrichien, né à Vienne en 1771, mort en 181 9, devint, en 1799, lieutenant-feld-maréchal, se distingua à Hohenlinden (1800), et dans la campagne de 1805; fut envoyé comme ambassadeur à Saint-Pétersbourg et à Paris (1809), où il négocia le mariage de Napoléon et de Marie-Louise , commanda les Autrichiens auxiliaires de la France pendant la campagne de Russie; puis devint, lors de la défection de l’Autriche, le général en chef des troupes alliées. 11 ménagea d’abord Napoléon, ne voulant que le mettre dans la nécessité de transiger sous la médiation de l’Autriche , puis il marcha franchement sur Paris, entra dans cette ville par suite de la convention signée avec Marmont, et mit ainsi fin à la guerre. De retour à Vienne, il présida le conseil aulique de guerre. Dans un bal que le prince de Schwarzenberg donnait à Paris , à l’occasion du mariage de Marie-Louise (1810), et où se trouvait réunie avec Napoléon l’élite de la cour impériale , un incendie terrible éclata et üt périr une foule de personnes distinguées.

SCHWAZ, ville des Etats autrichiens (Tyrol) , à 22 kil. N. E. d’inspruck; 8,000 hab. Porcelaine, couteaux, azur, vert de Hongrie, bonnets de coton. Ouvrages en til de cuivre doré et argenté; manufacture de tabac. Couvent de Franciscains; maison de correction. Aux env., riches mines de cuivre etcl’argent.

SCHWEDT, ville des Etats prussiens (Brandebourg), sur l’Oder, à 20 kil. N. E. d’Angermünde ; 4,200 hab. Aux env., beau château de Monplaisir.

SC1IWE1DN1TZ , ville forte des Etats prussiens (Silésie) , sur la Weistritz, à 44 kil. S. 0. de Breslau ; 10,000 hab. Eglise catholique (clocher le plus haut de la Silésie). Drap, chapellerie, bonneterie, rubans, toiles, imprimerie sur toile, etc. Chef-lieu jadis d’un duché souverain, auj. chef-lieu de cercle. Cette ville est célèbre par les nombreux sièges qu’elle eut à soutenir, et surtout par celui que le français Gribeauval soutint pour Marie-Thérèse, pendant plus de deux mois, contre toutes les forces de Frédéric II (1761-62). Les Français s’en emparèrent en 1807, et détruisirent ses fortifications.

SCHWEIGHÆUSER (Jean), savant philologue, né en 1742 à Strasbourg , mort en 1830, était fils d’un pasteur. 11 se destina d’abord à la théologie , apprit l’hébreu, le syriaque et l’arabe, vint à Paris étudier sous de Guignes, visita l’Allemagne, l’Angleterre, la Hollande, fut nommé, en 1770, professeur de philosophie à Strasbourg, puis professeur de langues grecque et orientales, fit un cours de littérature à l’Ecole centrale du Bas-Rhin , et fut enfin nommé professeur de grec et doyen de la faculté de Strasbourg. On lui doit des éditions très estimées Û’dppien. 4782-1785, 3 vol. in-8 ; de Suidas , 1789,

des Epicteteœ pliilosophice monumenia , 1 799,5 v. in-8 , de Polybe, de 1789 â 1795, 9 vol. in-8; d 'Athénée 1801-1807 , 14 vol. in-8; de Cebès , Strasbourg 1806; d' Hérodote (avec glossaire), 1816, 8 vol. in-8des Lettres de Sénèque , 2 vol. in-8, 1808-1809, etc.’

SCHWE1NFURT, Dévoua, Trajectum Suevorum.

ville de Bavière (Bas-MeinV, sur le Mein, à 37 kil! N. O. de Würtzbourg; 6,000 hab. Hôtel-de-ville! Toiles, tabac, blanc de céruse, pierres à fusil, etc. — Jadis ville impériale. Cédée à la Bavière en 1802.

SCHWENCKFELD ( Gasp. de) , sectaire , né en Silésie en 1490, mort à Ulm en 1561, était chanoine du chapitre de Liegnitz. Il fut un des premiers adhérents de Luther , mais il se brouilla bientôt avec lui , prêcha des opinions nouvelles , et forma une secte qui compte encore quelques adhérents en Silésie. 11 n’admettait pas que l’Ecriture Sainte eût été inspirée, voulait que les hommes attendissent sans discussions et en silence que Dieu leur révélât les dogmes vrais, et tendait à réunir les Catholiques et les Réformés. Il a laissé plus de 80 ouv., presque tous très rares : Quœstiones aliquot de ecclesiâ chris tianâ , 1561 , in-8; Novissima Scliivenckfeldianorum confessio, Wittemberg, 1726, in-4, etc.

SCHWÉRIN, Squirsina, ville d’Allemagne, capit. du grand-duché de Mecklembourg-Schwérin, sur le bord O. du lac de Schwérin, à 50 kil. S. E. de Lubeck; 13,000 hab. Château fortifié dans une île qui communique à la ville par un pont. Résidence du grand-duc, siège du gouvernement, etc. Jolie église gothique , château et jardins agréables , galerie de tableaux, cabinet d’histoire naturelle. Collège militaire , société biblique. Drap , chapeaux de paille , blanc de baleine , etc. — Prise par les Prussiens en 1759; occupée par les Français en 1806.

schwérin , ville des Etats prussiens (Posen), sur la Warta, à 25 kil. O. de Birnbaum ; 3,600 hab.

SCHWÉRIN (Christophe, comte de), général prussien, né en Poméranie en 1684, mort en 1757, fit ses premières armes en 1704 dans les Pays-Bas contre la France, passa au service du duc de Mecklembourg, puis du roi de Prusse (1720), et fut mis par Frédéric II à la lête de son armée (1740), remporta sur les Autrichiens la victoire de Molwitz (1741), qui donna la Silésie à la Prusse, fut nommé gouverneur de Neiss et de Brieg, commanda un corps en Bohême (1744), reprit les armes au commencement de la guerre de Sept-Ans (1756), et fut tué à l’attaque de Prague.

SCHWETZ ou SWIEC1E , ville des États prussiens (Prusse), ch.-l. de cercle, à 55 kil. S. O. de Marienwerder ; 2,500 hab. Château.

SCHW1TZ ou SCHWYTZ, ville de Suisse, ch.-l. du canton de Sehwilz, au pied de deux rochers (Haken et Mythen), à 105 kil. E. de Berne ; 5,400 hab. Ce n’est qu’un gros bourg. Brûlé en 1642, il a été assez bien rebâti. On y voit la grande bannière donnée aux Suisses par le pape Jules II.

schwitz (canton de), un des 22 cantons de la Confédération suisse et un des 4 cantons forestiers ou Waldstættes, entre ceux d’Uri, Unterwald, Zurich, Lucerne, Claris et Saint-Gall : 50 kil. sur 30 (du N. au S.); 680 kil. carrés ; 44,200 hab.; ch.-l., Schwitz. Pays très montagneux, 4 vallées principales, lacs, pâturages; climat assez doux. Jadis il avait pour sujets Küssnacht, Pfæffikhon, etc. Le gouv. y est démocratique. C’est un des trois cantons où naquit la liberté suisse, et qui se confédérèrent à Brunnen (1315); Brunnen même en fait partie. Le canton de Schwitz a donné son nom à la Suisse entière.

SCI1Y1TES, secte musulmane. Voy. chyites.

SCIACCA, Thermœ Selinunlincc, ville de Sicile (Girgenti), sur la mer, à 64 kil. N. O. de Girgenti. Commerce de grains, huile, soude, soufre. Aux environs, mines de soufre, salines, sources minérales renommées. Sciacca avait naguère plus de

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