AUVE
Pannonie supérieure. Elle fut réunie à l'empire romain tous Tibère, ver» l'an 33 de J.-C. A partir du y* siècle, elle Tut tour à tour envahie par les Huns, lia Ostrogoths, les Boicns, le» Vandale», le» Longolards, et cntln partagée entre le» Bavarois et lei Avaria , jusqu à l'époque où Cbarleinagne « en empara (701 tin 928, Henri-l'Oiseleur , voulant opposer 'me l'arriére aux incursions des llougn is, érigea l'Autriche en mar-rravi.it. En 9o'2, Othon II en investit LéopoIddeBabenberg(ou Hambrrzl.doul les di scendants possédèrent cette province, d'abord sous le titre de margraves, puis sous celui île marqub (98<M, et prirent enfin la titre dfl durs à partir de l'an 11ÔG. Apres l'extinction de cette famille 12 l'Autriche passa eu ire les mains de l'empereur Frédéric II; d Otto. ar, roi de Bohême; puis dans celle de Rodolphe de Habsbourg, empereur d'Allemagne. Cedernier donna l'Autriche à son fils Albert (1282), dont les descendants l'ont conservée depuis, d'abord sous le titre de dues, et, à nai tir de 1 453, sous celui a archiducs. La maison de Habsbourg ou d'Autriche qui. depuis Rodolphe, avait déjà fourni pl usicurs empereur» à l'Allemagne, vit cette dignité devenir hén ditaire chei elle à partir de l'avènement d'Albert II. en 1138. K\ ou. Allemagne.) A cette époque, I Autriche s'était déjà agrandie de la Styrie (118KJ. « la Urtiiolc et des domaine» héréditaire» de Bodolphe de Hambourg, savoir lAlaace, la Souabc et la Suisse (1282; : mai», en 1307, la Satan l'était renoue indépendaide. Le mariage de Maximilien avec Marie de Bourgogne (1477) donna à la maison d Autriche le» Pavs-Ba» et une grande partie de la Bourgogne, et l'avènement de Charles-Quint y Joiput 1 Espagne avec se» immenses possession» dans lui deux monde». Mais, par le lurtagc de 1621 entre Uiarks-Quint et l'archiduc Ferdinand, son frère, les Pays-liaa et le cercle de Bourgogne échurent à la branche espagnole d'Autriche ; Ferdinand conserva larchiduché d Autriche et toute» se» dépendances, auvn.elles il joignit la B(diéme, la Hongrie, les
trois évéchés, la Mora>ie, laSilc\ic et la Lusaco. Le traité do Westphalie ( 1648) enleva cette dernière province, am -i que l'Alsace, à l'Autriche, qui répara cette porte par l'acquisition de la Transylvanie et de la Croatie. A la paix d Utrecht [1713), l'Autriche reçut, comme héritage de Charles 11, roi d'Espagne, le cercle de Bourgogne, le duché de Mantoue, les royaume» de Naple» et de Sardaigne; en 1714. elle B£pgfls o« dernier royaume contre la Sicile. Après 1735. elle rendit les Deux-vSiciles à 1 infant don Carlos et recul en échange Parme , Plaisance et Cuastalla. r? »î ' ^ Drancn« masculine de la maison d'Aui u e, 8 tUl,t éleintc* M *«at» héréditaire» échurent a Marie-1 hérèse, dont le mari, François de Lorraine ,on89 démêlés . reconnu empereur en 80111 le nom de François I, et devint le
chef de la nouvelle maison d'A«nic/ie-Lorrain«. aujourd hui régnante. En 1806, lor» de la dissolution de 1 empire germanique, l'empereur François II abdiqua le litre d'empereur d'Allemagne, et, se bornant à ses états héréditaires, il prit le titre d empereur <T Autriche. Les guerres de la révolution et les campagnes de 1805 et 1809 avaient enlevé à l'Autriche une grande partie de se» |K>i*es*ion» en Allemagne et en Julie : mai» les événemeut» de 1815 lui rendirent ses anciennes province», à l'exception du cercle de Bourgogne, dont la perte fut compensée P*r 1 acquisition de» provlnoe» lombarde» et vénitiennes ou |la||e k„ f8;)9, à la suite de la bataille de So fer, no l'Autriche perdit la Loinbardie, que ISapoleon 111, vainqueur, c.'daauroi de t-ardaigne , , Emixreurt d'Autriche :
r rançois I (Il comme emp. d'AHem ) î«nA.iftir Ferdin. 1, 1835.aM.cn fav. defSc ISSt ÎSS'
AUTUN, Bibrocu, puis Augusiodunum , ville do France (Saône-et-Loire), près de l Arroux, à 82 kiL N. O. de Micon; ch.-l. d'an-.: 10.435 hab. Evècbi. Collège. Bellecathédrale.ChamiMle-Mars.Ruines.aro do triomphe , etc. Fondée par le» Phocéen» ; cap. des Eduens, et l'une des ville» les plu» importantes de la Gaule (chef électif, dit vergobrel; sénat des Druides; école druidique où l'on venait de très loin); elle fut très imporiante sous l'empire romain; elle contenait une fameuse école de rhétorique. Augusiodunum fut le foyer de la révolte de Sacrovir (qui se tua aux environs) en 21 ; elle fut assiégée 7 moi», prise et détruite par Tétricus au m* sieck, rebâtie par Constantin au rv ; saccagée par les Sarrasins, 731; par le» Normands, 888.— L'arr. d Autun a 8 cantons (Issy-l Évèque, Lucenay-l'Evèque, Couches, Mesvres, Epinac, Montccni», St-I^ger-*ous- Beuvray. plus Autun), 87 communes et 87,356 hab. AUTUN (Jehan d '). Voy. autho*.
AUTUN01S, partie du duché de Bourgogne, comprenait le» bailliage» d'Autun, de Moiitcenis, do Semur en Hrionnaia el de Bourbon-Lancy.
AUTl'RA, riv. de Gaule, auj. I klre.
AUVERGNE, Arvcrni, ancienne prov. de France, entre le Bourbonnais, le Foret, le Vélay, le Limousin, le Qucrcy, la Marche et le Roucrgue, avait pour capit. Clermont-Fcrrand. L'Auvergne forme, auj. les dep. du Puy-de-Dôme et du Cantal el l'arr. de Brioude dan» celui de U IL-Loire. Elle 8e divisait en B.-Auvergne, au N., ch.-l. Clermont; villes principale» : Riom, Àigueperse, Volvic, Brioude, Evaux, Cliambon, Billom, Cusset, Issoire, la Chaise-Dieu, Lange. i. ; et ll.-Auvergne, au S., ch.-l. St-Flour ; autres villes : Chaudes-Aigues, Mutai, Mauriac, Aurillae, Montaalvy. La B.-Auvergne, qu'on appelait aussi Limogne, est célèbre par sa fertilité. Le sol de l'Auvergne offre partout des trace» volcaniques. Les nombreuses montagnes qui la rouvrent sont presque toute» de» volcans éteint» et dont les éruptions ont cessé à une époque inconnue. Les monts d'Auvergne se ratUchent aux Cévennes par le mont Margeride; ils peuvent se partager en quatre groupes principaux : lo Plomb du Cantal, le Céiallier, le mont d'Or, et le Puy-do-Dôine. — Les Arverni, qui ont donné leur nom à l'Auvergne, furent un des peuples le» plus puissants de la Gaule Transalpine et les rivaux redoutable» des Eduens avant la conquête des Romains. C'est de l'Anémie que sortit Vercingétorix, le plus opiniâtre adversaire de César, et dont la soumission entraîna celle de la Gaule entière. Sous las Romains, l'Anémie fut longtemps florissante, elles lettres y furent cultivées avec succès. En 475, les Wisjgolhs s'en emparèrent; Clovis l'enleva à ces derniers en 507. Sous les rois de la première race, l'Auvergne devint un comté dépendant de l'Aquitaine. Au viu* siècle, l'histoire fait mention d'un comte d'Auvergne, nommé Blandin, qui soutint îa duc Waïfre contre Pepin-le-Bref. Après lui diverses maisons occupèrent successivement ce comté. En 070, il devint héréditaire dans celle des vicomtes d'Auvergne, vassaux des ducs d'Aquitaine. En 1166 il fut divisé en 2 parties: comté d'Auvergne (appartenant à la branche cadette de la maison), el Dauphiné d'Auvergne (à la branche aînée). Le comte fut confisqué par Philippe- Auguste : le Dauphiné (qui comprenait une partie do la Li magne et la moitié de la ville de Clermont) passa par mariage, en 1428, à la maison de Montpensier, branche de la maison de Bourbon. Un 2* comté d'Auvergne fut érigé en faveur de Guillaume XI, dont le fils obtint en outre le comté de Boulogne ; puis ces deux comté» arrivèrent par mariage à l'ancienne famille de la Tour, dite dès lors de la Tour-d'Auvergne. En 1524. la comtesse Anne légua le comté d'Auvergne à Catherine de Médicis, et celle-ci le transporta en 1589 à Charles d'Angoulême, ûls naturel de Charles UL