‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 111 sur 567 · AZAR · texte numérisé non relu

AZAR

AZYM

AYMON (le due), prince dea Ardennes, Saxon d'origine, obtint de Charlemagne le gouvernement du pays dont Alby était la capitale, avec le litre de duc de Dordogne, et lui père des quatre preux que nos romanciers ont célébrés sous le nom des quatre fils Aymon. Ils avaient pour nom Renaud, Guichard, Alard et Richardet: ils possédaient en commun, selon la légende, un seul cheval, qui est devenu célèbre sous le nom de Bavard. C'est sous Charlemagne que l'on place leur existence. On dit que l'aîné , Renaud de Montauban , qui a été immortalisé par rAriosle, après s'être illustré par ses exploits guerriers , se 01 moine. Frois&ard raconte leur histoire dans sa Chronique loin, m, eh. 18). 11 existe un ancien roman de Huon de Villeneuve, Intitulé Hisiotre de* quatre fils Aymon, dont M. Brès a publié une nouvelle édition, Paris 1829. in-32.

AYMM (Jean), curé du Dauphiné, embrassa le calvinisme et se réfugia eu Suisse, puis en Hollande, où il se maria. 11 fit paraître à La Haye plusieurs écrits fort hostiles au Saint-Siège : Métamorphoses de l'Eglise romaine, 1700; Tableau de la cour de Rome, 1707 ; De* synodes des Églises réformées de France, 1710. 11 aaussi publié à La Hâve, en 17 1 8. les Actes d'un concile tenu a Jérusalem en 1672 et 1673, dont il avait «oustrait lesoriginaux à l.i bibliothèque du Roi.

AYOS ou EYOS, peuple de laNigrilie maritime, au N., près des monta Kong. On dit que leur roi peut mettre 100,000 hommes sur pie*'

AYOUB1TES, dynastie turque qui -*gna sur l Égypte et la Syrie, fut fondée en 1171 par Saladin, fils d'Ayoub, qui renversa les califes fatimites ; elle fut renversée à son tour par les Mamelouks-ltaharites en 1254 . Plusieurs princes de cette dynastie fond, desétals indép. à Alep,Hama, Dama», en Aiménie et dans l'Yémen.

AYR, Erigena, ville d'Ecosse, ch.-l. d'un comté de même nom, à 108 kil. S. 0. d Edimbourg ; 7,500 hab.

ayr (comté d'), en Ecosse, entre ceux de Renfrew, Lanark, Dunfries, Galloway, la mer d'Irlande et le golfe de la Chde ; 90 kil. sur 42 ; 136,000 hab. Ch.-l., Avr. Agriculture florissante; beaucoup de bestiaux. Industrie métallurgique et autres.

AYRAUT (Pierre), Petrus ,Ërodius, savant jurisconsulte, né à Angers en 1530, mort en 1001, fut d'abord avocat au parlement de Paris, puis lieutenant-criminel d Angers. 11 a laissé des Plaidoyers, Paris, 1598, et des ouvrages de jurisprudence, dont le plus estimé est De l'ordre et instruction judiciaire chez tes Grecs et les Romains. Un de ses fils s'étant fait jésuite sans son consentement, il composa a cette occa«:on un Traité (te la puissance palertulle.

AYRER, ancien |>oete dramatique allemand, vivait à la fin du xvi* siècle à Nuremberg, où il était notaire et procureur. On a réuni ses œuvres à Nuremberg, 1618, in-folio. Ses pièces offrent une gaieté vive, mais souvent grossière.

AZAMOR, ville de I empire de Maroc, sur la Morbéja, à son embouchure dans l'Atlantique, est située par 10» 38" long. 0., 33» 16" lat. N.; 1,000 hab. Port dangereux et peu propre au commerce.

AZAN1A , auj. côte d'Ajan. On l'appelait parfois Barbaria , d'où le nom de Barbaricus sinus donné à l'espèce de golfe qui commence au sud du cap Noti Cornu (auj. dos Boxas), et qui s'étend audelà de la ligne.

AZARA (don Joseph-Nicolas, chevalier d), diplomate espagnol, né en 1731, dans l' Aragon, fut longtemps ambassadeur à Rome, où il exerça une grande influence, et où il protégea de tout son pouvoir les savants et les artistes; il était particulièrement lié avec le cardinal de Bernis et le peintre Mengs. Dans ses dernières années, il fut chargé de l'ambassade de France, et mourut à Paris en 1804. H a traduit en e*uagnol la Vie de Cicéron de Middleton, Ma-

uim en e-paguol la Vie de Cicéron de Middleton, Ma- r- m wjuuanpour. ver

arid. 175*0. & vol. ln-4; la Géographie detEspojjnt AZZ0N V°V- ™» tl EsTB

de Bowles, et a publié les écrits de Mengs avec une

vie de ce peintre. — On doit à un de ses frères, don Félix, d'Intéressant* Voyages dans t Amérique méridionale .publiés par Walkenaër, Paris, 4 vol. in-8.

AZARIAS, roi de Juda (803-752 av. J.-C.), défit les Philistins, vainquit les Arabes et les Ammonites, fit abattre les murs de Geth, de Jamnie et d'Axolh. Ayant voulu s'attribuer les fonctions du sacerdoce, il fut frappé de la lèpre. On le nomme aussi Ozias.

AZAY-LE-RIDEAU, ch.-l. de cant. (Indre-et- Loire), sur l'Indre, à 22 kil. S. 0. de Tours, à 24 kil. N. E. de Chinon ; 1,750 hab.

AZCOYTIA. ville d'Espagne. Voy. àzpettu.

AZERBAÏDJAN ou AZERBIDJAN , province de Perse. Voy. aderbidjan.

AZILLAH, ville d'Afrique (Maroc). Voy. arsillk.

AZINCOUBT, Asi'ncurwm en laUn moderne, village de France (Pas-de-Calais), à 10 kil. N. de Hesdin; env. 500 hab. Les Français y furent taill 's en piéetr, sous Charles VI, par Henri V, roi d'Angleterre, le 25 octobre 1415.

AZIO, nom moderne d'Acftum. Voy. actidm.

A '.N AU. comte de Vaaeonie (Gascogne), fut < " en 8" par Pépin, roi d Aquitaine, de réduire la Navarre; il réussit dans cette entreprise, mais il garda pour lui sa conquête (831). Il prit le titre de comte de Navarre que ses descendants changèrent en celui de roi, et fut ainsi la tige des rois de Navarre. M. en 83". 11 descend. d'Hunald d'Aquitaine.

AZON, savant jurisconsulte du xu* siècle, mort en 1200 ou 1225, enseigna le droit à Montpellier et à Bologne, peu après ïrnérius; composa plusieurs savants ouvrages réunis sous le titre île Summa Azoms, et une Glose sur le Digeste et le Code Spire, 1482), qui jouit longtemps d'une grande autorité.

AZOTH, ville de la Pentapol» de PalesUne, aux Philistins, sur la côte de la Méditerranée, au N. d'Ascalon et à 10. de Jérusalem. C était là qu'on adorait l'idole de Dagon.

AZOV, ville de Russie d'Europe dans le gouvernement de Ekalérinoslav, sur le Don, à 32 kil. de l'embouchure de cette riv. dans la mer d'Aiov, et à 1,750 kil. S. E. de Pétersbourg. Mauvaises fortifications; port ensablé. A peine fiO maisons: 1,300 hab. Fondée au xu* a., par les Génois, à l'O. de l'anc. Tanaïs, sous le nom de Tana. Prise par Tamcrlan en 1 3112, par les Turcs en 1471, par les Busses en lG'.tG, rendue aux Turcs en 1711, démaiitelée à la paix de Belgrade, 1739 ; cédée à la Russie en 1774.

azov (mer d"). en latin Palus Mœotts, golfe de la mer Noire, à laquelle elle est unie par le détroit d lénikaleh, et dont elle forme l'extrémité septentrionnle ; elle prend son nom de la ville d'Aaov.

AZPEYTIA ou AZCOYTIA, ville d 'Espagne, à 13 kil. N. O.de Tolosa. Aux environs, hautes mont, dont une, I'haraiz, contient des carrières de jaspe.

AZRRK, riv. d'Egypte. Voy. bahr-el-azrkï.

AZTEQUES, peuple indigène de l'ancien Mexique. Voy. MEXIQUE.

AZUELA, riv. de Colombie, naît sous l'équateur, court à l'E., puis au S. E., et tombe dans le Coca : coura, 480 kil.

AZUN (vald ), dans lea H.-Pyrénées, débouche à l'O. du val d'Argelès, à 4 kil. S. 0. d'Argelèa. On l'a nommé l'Eden des Pyrénées.

AZYMES (c.-à-d. sans levain), pain* que les Israélites faisaient cuire la veille du jour de Pâques, en mémoire de ce que leurs ancêtres , au moment dm quitter l'Egypte, avaient fait un repas avec du pain sans levain. On appelait ce jour la Jéte des Azymes. On donne an-si le uoin dtt tMUnt azymes aux pa;ns dont presque tous les Catholiques se sel vent pour la consécration du Irès-saiulsacrcinent do l'Eucharistie.

AZYMGOR. ville de l'Inde anglaise (Calcutta), à M) k. N. h. de Djouaoponr. Ocr. par lea Angl. en 1801.

BXBE

B , dans les abréviations des noms propres , signifie : Balbus, Brutus, Bnrrhus; devant les noms de saints ou de saintes, Beatut, Beata-, devant les noms modernes, Baptiste.

BAADER (François-Xavier de) , mystique allem., M à Munich en I76S, m. en 1841 . fut professeur de philosophie à Munich et conseiller supérieur des mine*. 11 avuit d'abord cultivé avec soin les sciences naturelle»; il se livra ensuite tout entier à la philosophie et chercha à la concilier avec les dogmes du catholicisme , au moyen d'un mysticisme qui approche de la folie. Parmi ses ouvrages, on remarque les Leçons de la dogmatique spéculative, 1830; 1 Ecole préparatoire de la théologie spéculative , 1828; Il a aussi laissé un traité sur Y Extase, 1817.

H A AL, c.-a-d. seigneur . divinité de» Chaldéens, des Babyloniens et des Phéniciens , paraît n'être autre chose que le soleil. Cependant 1 historien Josèphe la confond avec Mars, d'autres avec Jupiter et avec l'Hercule Phénicien. Les Israélites abandonnèrent souvent le culte du vrai Dieu pour adorer cette Idole. Il y avait plusieurs idole» d un rang secondaire qui portaient le nom de Baal ; le» principales sont : Baal-Berith, le seigneur de l'alliance ; Baal- Gad, le dieu du bonheur ou de la fortune ; Baal-Péor ou Belphéyor, le dieu Priape desMoabite»; Baal- Scaen ou Baat-Samen, le seigneur du ciel ; Baal- Tsephon, le dieu sentinelle ; Bacd-zebuth ou Belzébuth, le dieu chasse-mouche , etc. Le nom de Baal a Uni par être un nom commun que les Chaldéens donnaient, non seulement aux dieux et aux astres, mais à leurs rois. (Voy. bélcs.)

BAALBEK. Voy. balbei.

BAASA , roi d'Israël, fut d'abord général du roi iNadab , fils de Jéroboam. Il conspira contre ce pMri"«, le tua au siège de Gebbethon, et usurpa le irÔ! t (942-919 av. J.-C.). Il extermina toute la faiiUm- le Jéroboam se souilla de crimes, et se livra a l u loterie. Il fut battu par Asa, roi de Juda.

BABA, nom commun à 2 villes de Turquie » ô™« wnu LuroP«. * M Ml. N. E. de Urisse : 2,000 hab. ; I autre en Asie , à 120 kil. S. 0. de Oallipoli. On fabrique dans celle-ci ries lames renommées pour couteaux et sabres.

BABA, sectaire turc, tenta, vers l'an 1240, do renverser la doctrine de Mahomet, et prétendit être lui-même l'envoyé de Dieu. Il commença à prêcher sa doctrine à Amasie, la répandit dans toute l'Anatolic , et se fit un grand nombre de partisans qu'il arma , et à la tête desquels 11 se rendit redoutable. Les Mahométans furent obligés, pour le réduire, de s aider du secours des Franc».

BA BA-DAGH, ville de la Turquie d'Europe (Roumélie), à 62 kil. S. E.deBrahilow , 10,000 hab Importante et assez forte ; elle commerce par le port de hara-Kerman qui «n est voisin. — On nomme aussi Balia-Dagh une chaîne de montagne» de la Turquie dAsie, qui est une ramification du Taurus. Elle traverse l'Anatolie de TE. à 10.

SarÎvKAW* Voy' *"h-ali-chah.

BAhKk , surnommé le Libertin et t Impie, fameux imposteur persan du h» siècle de l'hégire Ox- siècle de notre ère), enseigna une doctrine abominable qui permettait le meurtre et le libertinage , et la répandit les arme» à la main. Il résista FMMant T|n(rt ans w génénuu deg ^ fl

trembler eur empire, fl fut enfin vaincu en 837

Îm J «.** ° MoUs*,;m> <lul M Al couper les bras et I« Jambe*, et ût traîner son corps dans Bagdad. dabkl, c.-è-d. confusion, nom donné dans l E

. * une. Immense que les fils de Noé cuudrulslrent à Babylone pour atteindre le? cicux.

BABR

Déjà elle s'était élevée à une hauteur prodigieuse . lorsque Dieu, pour punir leur audace , mit la confusion dans leur langage ( 2907 ). C'est , d'après le récit de MoTse, à dater de ce moment qu'aurait commencé la diversité des langues. Hérodote raconte qu'il existait de son temps à Babylone , dans le temple consacré à Bélus, une tour très haute et dont la plate-forme servait d'observatoire aux Chaldéens. Il est à supposer que cette tour fut construite sur les ruines de l'antique tour de Babel , si ce n'est point cette tour elle-même.— Le mot Babel, dans les livre» saints , désigne la ville de Babylone.

BAB-EL-MANDEB, c.-a-d. porte des larmes, détroit fort dangereux, par lequel la mer Rouge communique avec la mer d'Oman. Il a 62 kil. de long, et est situé par 40° 40' long. E., 12° 38" lat. N.

BARENBERG ou BAMBERG (comte* de), fam. ail. ancienne , qui faisait remonter son origine aux anciens rois rrancs.Vers 866. Henri, comte de Babenberg, avait le titre de duc des Francs orientaux. 11 défendit les frontières de l'Empire contre les Bohèmes et le» Serbes. En 982 , l.éo|>old, comte de Babcnberg, devint margrave d'Autriche ; sa maison con serva cette dignité jusqu'en 1246, qu'elle s'éteignit.

BABEUF(r r.-Noel), fameux démagogue connu sous le nom de Gracchus qu'il se donnait lui-même, né àSt- Quentin en 1 762,futd abord arpenteur et commissaire à terrier. Ayant été poursuivi pour crimede faux, il réussit à se soustraire à cette accusation. Il professa les principes les plus démagogiques, et obtint plusieurs place» éminentes dans l'administration. Après la chute de Robespierre il publia un écrit politique

Îu'il intitula: le Tribun du peuple, par Gracchus \abeuf;\\ proposait une nouvelle loi agraire, c.-A-d. le partage de toute» les terres et de toute» les richesses entre les citoyens pauvres, et attaquait avec violence te Directoire et le» conseils ; il dirigeait en même temps le club des Egaux, dits Babouvistes, et fermait un plan d'Insurrection pour détruire la constitution de I an m. Traduit pour ces faits devant une haute cour de justice à Vendôme, il fut condamné À mort. Il subit le supplice le 6 prairial an v ( 24 mai 1797); il avait cherché à se frapper d'un poignard, mais il n'avait pu y réussir.

RABIN (François), professeur de théologie à Angers, né dans cette ville en 1651, mort en 1734, est auteur des 18 premiers vol. de* Conférences du diocèse d'Angers , ainsi que du Journal ou Relation de tout ce qui s'est passé dans CuniversiU au sujet dt la philosophie de Descartes, 1679, in-4. BABINGTON (conjuration de). Voy. marie stcart BABOLEIN (saint), premier abbé de l'abbaye de SWMaur-des-Fossés près de Paris, avait été disciple dt saint Colomban et moine de l'abbaye de Luxeuil ; il mourut vers 660 ou 670. On célèbre sa fête le 26 juin.

BABOUR (Mohammed), descendant de Tamcrlan, né en 1 488, fut proclamé en 1494 souverain des Mongols dans la Tartarie occ. réduisit Satnarcande qui s'était révoltée, entreprit la conquête de l'Indostau, 1606, soumit leCandahar, leCaboul, Delhv, Agrah, et fondaainsi YEmpire mogolde l'Inde. 11 m. en 1 630. Sa dyn. a régné dans l'I nde plus de 2 siècles et demi après lui, et n'a fini qu'au xix* siècle. Buboura rédigé luimême en langue mogole la Relation de ses conquêtes et YHistoire de sa vie. Ce curieux ouvrage a été traduit en anglais par J. Lejden et W. Lrskine . Lond., 1826. f BABOUVISTES. Voy. babecf.

BABRIL'S »u par corruption GABRYAS, p> < kgrec qui mit un vers choliambiques les fables d Esope. L'élégance de sa diction a fait croire qu'il vivait du temps de Kioo et de Moschus. D'autres lefleceilt

BACC

i te temps d'Auguste. On ne connaissait de lu! que

Selques fragments conservés par Suidas (pub. par ray, et par Bercer, Munich, 1816). M. Mynns a trouvé en 1 843, au mont Alhoa, on Mas. complet. Cea fable*, mises en prose sous le Bas-Empire, sont le fond des fables que nous avons sous le nom d'Esope.

BABYLAS (saint) , martyr, fut évêque d'Antioche vers 237; il fut persécuté sous l'empire de Dèce, et mourut dans les fers en 2S1 . On le fêle le 24 janvier.

BABYLONE, Babylon, eapit. de la Chaldée et de toute la Babylonie, sur l'Euphrate, par 42» long. R., 30* 19' lat. N. . dans le voisinage de U ville actuelle d Hilleh. Elle avait plus de 40 kil. de tour, on y admirait de superbes quais, 100 portée de brome, des jardins suspendus qu'on comptait parmi les merveilles du monde, un temple de Bélus {Voy.

el) ; des murailles très hautes, d'une largeur extraordinaire, et flanquées de 250 tours; beaucoup de palais, etc. Il ne reste de cette immense ville que -les ruines à peine connues. — Bubylone fut bâtie par Nemrod , puis agrandie par Bélus , et fut la capit.de la Babylonie, puis du vaste empire d'Aaayrie; elfe s'éleva rapidement à la plus grande prospérité et sa maintint à un très haut rang, non seulement après la chute de Sardanapale (759) , mais après celle de Nabonid ou Balthaiar, lorsqu elle fut prise par Cyrus, en 538 av. J.-C. Au temps d'Hérodote elle était encore U 1™ ville du monde. Elle déclina ensuite jus-

Sau temps d'Alexandre (330). Ce conquérant l'avait lisie pour être la capitale de son empire, et il l'aurait rendue plus magnifique qu'elle n'avait jamais été ; mais sa prompte mort et la fondation de Séleude en précipitèrent la décadence. Babylone existait encore, mais petite et presque Tide, lors de laconquéte du * empire perse parles Arabes.— Les Juifs furent 70 ans captifs à Babylone (605-536). Cette v. est, dans 1 Ecriture, le type d'une ville riche et puissante, mail corrompue. — L Egypteavaitaussiunc Babyl.,

de la f \ au point où le canal de Trajan se rend lans le Nil. On croit que c'est auj.lo Caire ou BaéouU

bahlouk empire de), fondé par Nemrod, vers 2646 av. J.-C. Il eut 8 rois de la dynastie de Nemrod. puis H tomba aux mains des Arabes (2218) et fut alors démembré en petits royaumes, entre autres Elan, Sennaar, Babvlone: 6 rois arabes régnèrent dans ce dernier état (de Mardocentès à Nabonad). Ver* 1993 parut Bélus, qui sortit de Ninlve, mais qui fit de Babylone la capitale de son empire, dit premier empire d'Assyrie, et qui eut pour successeurs Ninus, Sémiramis Nlnyas, et une foule d'autres rois inconnus jusqu'à Sardanapale, qui périt en 759 {Voy. Assyrie). A la chute de ce dernier prfnc*. le royaume de Bahyiont, sans être complètement indépendant, fut cri^me.tfUclx-de relui de Ninivc,qui forma un second empire d' A <syrie. B. eut pour rois Bélésis, 759 ; Na- ConasRar. 747; Nadius, Chinxlr, Porus, llulée.de 733 4 721 ; Mardokempad et 5 princes encore plus obscurs jusqu'en 688; puis vint une anarchie complète, suivie bientôt d une entière soumission au royaume de Ninive. Maie en 625 Ninlve fut soumise à son tour, et l'Assyrie devint province du royaume de Babylone sous les rois Nabopolassar, 625; Nabuchodonosor II, 605; Evilmérodac, 562; Nérigllssor, 560; Laborosoarchod, 565; Nabonld ou Labinet (le Balthaiar de T Ecriture J de 554 à 538, jusqu'au moment où le roy. de Babylone devint la proie de Cyrus.

BABÏ LONIE, Babytonia, contrée d'Asie, au S. de la Mésopotamie et au H : i golfe Persique, se divisait en Babv1r,nie pn nent dite, entre l'Euphrate el le TVre : /.'iWùee, dVnuii le confluent des deux fini ves jusqu'au golfe Persiqwj et Sltacène à ln\ ™! pniian«Je.T Babylone, U ui jEiopous, Urchoé, Siiace, Ctésiphon, Séleuclc.

BACAIM, ville ie l'Inde anglaise Bombay), par m ; 34" long. E., 1». 20' laU N., d" llle de Miscitc. Prise aux Portugais par lu .Mahratlee

1552 ; puis enlevée à ceux-d par les Anglais, 1780.

BACCALAH Y SANNA (Vincent1, marquis de St-Philippe, né en Sardalgne de parents espagnols, se distingua comme général et homme d'état sous Charles II et Philippe V, rois d'Espagne, et mourut en 1726. Il a laissé une Histoire de ta monarckk du Hébreux, écrite en latin, La Haye, 1727, 2 vol. ln-4, traduite en français; et des Mémoires sur Philippe V, en espagnol,* traduits par Demauve, Paris, 1756.

BACCAHACH , ville de Prusse. Voy. aacBAïuca.

BACCABAT, ch.-l. de canton (Meurthe), à 24 kil. S. E. de Lunéville; 1,950 hab. Grands fabrique de verres et cristaux.

BACCHANALES, Bacchanalia, fêtes de Bacchus. prirent naissance en Egypte, d'où elles s'introduisirent successivement en Phénicie, en Grèce et en Italie. Les femmes seules y furent d'abord admises; mais ensuite les hommes y parurent, et leur présence occasionna de tels désordres que le sénat romain fut obligé d'en défendre la célébration (186 av. J.-C.): mais la loi ne fut que peu de temps en vigueur, et, sous l'empire, les Bacchanales furent célébrées de nouveau avec plus de licence que jamais.

BACCHANTES, femmes qui célébraient les mystères de Bacchus. Les premières qui portèrent et nom furent les nymphes nourrices de Bacchus, qui le suivirent à la conquête dee Indes. Les Bacchante! couraient ça et la échevelées, demi-nues ou couvertes de peaux de tigres, la tète couronnée de lierre et le thyrsc à la main. Elles répétaient fréquemment le cri ivoé (courage, mon llls), comme pour rappeler les triomphes de Bacchus sur les Géants.

BACCHIADKSou BACCHIDES, famille] de Corinthe, descendait d Hercule par P de Prumnis, qui régnait sur Corinthe vers 986 av. J.-C. Cette famille gouverna la ville pendant neuf générations. Elle fut dépouillée de l'autorité par Cypsélua, 667 av. J.-C. {Voy. ce nom). Selon quelques auteurs, les Baochiadcs descendaient d- Bacchus par une fille de ce dieu nommée Barr >*.

BACCHIDES, général de Démétrius Soter. àm Syrie et gouverneur de la Mésopotamie, vint en Judée pour y rétablir le grand-pontife AWm*. il combattit Judos M;icliabéc,qui necraigiiil pasdt ' « taquer avc« des forces très-inf. (il n'avait que 800 t. .), et qui périt dans le combat. Barchidès fut ensuite contraint par Jonathan Marh.ibée d'abandonner la Judée.

BACCH1GLIONE, Medoacus minor, rlv. da roy. Lomlwird-Véniticn, passe à Viccnce. a Padoue, et là se divise en 2 bras, dont l'un se jette dans U Brenta, et l'autre dans le golfe Adriatique. Sous Napoléon ( 1806-1 8 14J, cette rlv. donna son nom à un dép. du roy. d'Italie qui avait pour ch.-L Vicence.

BACCHUS. dieu du vin, Ûls de Jupiter et de Sémélé, princesse thébaine. Sa mère ayant péri pendant qu'elle le portait dans son sein, Jupiter fit retirer de son corps Bacchus par Yulcain, le mit dans sa cuisse, et l'y garda le reste des neuf mois. Dèe qu'il fut né, on le mit enlre les mains d lno, sa tante, qui l'éleva avec le secours des Nymphes, jusqu'à ce qu'il fût en âge d être Instruit par les Muses et par Silène. Dès son enfance, U triompha de tous les dangers auxquels Junon , jalouse de sa mère , l'exposait continuellement. Devenu grand , il fit la conquête des Indes avec une armée d hommes et de femmes portant, au lieu d'armes, des thypses chargés de raisins et des tambours : puis il alla en Egypte, où U enseigna l'agriculture aui mortels, planta la vigne, et fut adoré comme le dieu du vin. D Egypte il vint en Phrygie, où il fut initié aux mystère» de la mère des dieux. Dans la guerre des Géants, il se transforma en lion, et fll des merveilles animé par Jupiter , qui lui errait sans cesse « Êvoi », e.-4-d. courage, mon fils! Bacchus punit sévèrement tous ceux qui voulurent s'opposer à l'établissement de son culte LVoy. «jith*x, untiv**

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