‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 12 sur 567 · ABDA · texte numérisé non relu

ABDA

ABBACH . Tille de Bavière (cercle de la Rcgen), i 8 kil. S. 0. de Hatisbonne ; 640 hab.; eaux thermales. L'empereur Henri 11 y naquit.

ABBADIK (Jacques), célèbre ministre et théologien prolestant, né à Nay, dans le Béarn, en 1054, ou, selon d'autres, en 1668 : se fixa d'abord à Berlin, où il devint ministre de l'église réformée française: puis en Angleterre , où il fut fort bien traité par le roi Guillaume; il mourut à Londres en 1727. Il a fait plusieurs ouvrages théologiques, dont les plus connus sont le Traité de ta Religion chrétienne (2 vol. iu-S, Botlerdaiii, lt.S-4 et IGSÏ>), fort estime des prolestants, mais mis à l'Index à Borne, et l'Art (te se connaître stn-mtuèe, 1 vol. in-8, Butt., 1692.

ABBAS, oncle de Mahomet, s'opposa d'abord, les armes à la main, aux entreprises de son neveu ; mais ayant été vaincu, il se soumit, reconnut Mahomet pour prophète et lui rendit le» plus grands services. Il mourut en 652, très vénéré des musulmans. Un de tes descendants fut chef de la dynastie desAbbassides.

abbas i, au le Grand, régna des iabï sur ifl hhoraçan, et usurpa le trône de Perse en 1690, après en avoir renversé son père et avoir tué ses deux frères. Il agrandit son empire, dont il transporta la capitale * ispahan, et mourut eu 1628, coin cri de gloire. 11 a. ait souillé sa vie par d'horribles cruautés.

abbas l! , issu du précédent, succéda en 1612 à son père Séty. n'étant encore âgé que de 13 ans, et mourut en 1666, à 36 ans. il conquit le Candahar el eut un règne heureux. 11 aimait les arts cl accueillait les étrangers. Chardin clTavernier se louent de son affabilité.

abbas ni , ûls du malheureux Thamas , n'avait que 8 mois quand Thamas Kouli-Kan déposa son père et le mit sur le trône pour régner lui-même en son nom, 1732. Il ne vécul que 4 ans.

ABBAS (aBOUL). VotJ. ABOIX-ABBAS.

ABBASSIDES, dynastie de califes musulmans qui remplaça la dynastie des Ommiadcs, descendait de la famille du prophète par Abbas, oncle de Mahomet, et eut pour chef un arrièrc-petit-flls de ret Abbas, nommé Ahoul-Abbas-al-SaiTuli, qui montasur le trône l'an 760 de J.-C., l'an 128 de l'hégire. On compte 37 califes de celle famille, qui régnèrent depuis l'an 750 jusqu'à l'an 1268, époque à laquelle Ilotilagou, pclil-ûlsde Gengis-Kan, s'empara de Bagdad. {Voy. CALIFKS.) Les Abbassides n'étaient pins califes que de nom depuis qu'un d'eux, Al-Bhadi Billah, eut créé, en 935 , la dignité d'émir-at-omrnh (chef des chefs). — Ils conservèrent, même après la prise de Bagdad, le titre de califes et le pouvoir spirituel, Bérutriés pn Kfrvpte. ils ne s'y éteignirent qu'en I53S.

ABBAYE (pris, de I L prison militaire, située prèsde 1 ancienne abbaye de Saint-Germain- * 1 - - — I i ■ , à Paris. Pendant la révolution, on y renferma une foule de personnes de toute condition, accusées disposition au régime républicain. Le 2 et le 3 septembre 1792, des forcenés, conduits par Gaillard dit Tappe-dur, y massacrèrent 164 prisonniers, dont 18 prêtres. Parmi les prisonniers se Irouv. le comte Montmorin de SainUllérem, I abbé L. niant, Carotte ctSombreuil. L'Abbaye fut depuis, et jusqu'en 16Ô2, une prison militaire. Démolie on 1S54.

ABBE, du syrien abbas .qui vient lui-même de l'hébreu ab, père, nom que porte le supérieur d'un monaslére ou le chef d'un ordre monastique. On distinguait des abbét réguliers et des abbés commendataires : les

{tremiers exerçaient à la foi» le pouvoir spirituel et e pouvoir temporel ; les autres étaient souv. des laïques qui jouissaient d une partie des revenus el qui abandonnaient la puissance spirituelle aux mains d'un délégué appelé prieur claustral. Ces abbés commendataires apparaissent dès la seconde race, où ils ■ont désignés sous le nom lalin û'abbacomites. Les moines, en donnant ee titre d abbé a. un seigneur puis- ", bous sa protection ; c'est à ce

litre que plusieurs rois de France et des princes du sang, Hugues Capet, Philippe I, Louis VI, les ducs d'Anjou, etc., portèrent le titre d'abbé. Ces sortes d'abbés ont aussi donné naissance aux abbés de cour du dernier siècle : c'étaient des cadets de famille* nobles qui prenaient le titre d'abbés, en expectativ» d une abbaye qu'ils ne possédaient pas encore. Le titre d'abbé a flni par s'appliquer indifféremment i tout homme revêtu d'un caractère ecclésiastique.

ABBEV1LLE, Abbatis villa, jadis capit. du comté de Ponthieu, en Picardie, auj. ch.-l. d'arrond. .Somme), sur la Somme, à 43 kil. N.O. d'Amiens à 158 kil. de Paris (172 par la route d'Amiens); 1 9.0OO hab. Place forle; port où peuvent entrer le» navires de 100 à 150 tonneaux. Trib. de 1" insl. et de comm. : collège communal; belle église gothique dite de Saint-Wulfran ; hosp. d'enfant* trouvés ; casernes ; haras royal. Industrie variée : filatures ; fabr.de tapis etc. Elle eut jadis des uuauuf. roy. de vcloun û Utrech l ^f. en 1661 ) , et de draps fins ( 1 66.'.) . S. Louis y sigoaeo 12.V.» ■ m ti.ti'é-piirend lit plus, prov.aux And. Pair, du card. Alegrin, desgeogr. Briet, Duval, N Sanson; du méd. Hccquet, du graveur Aliamet, du coui[ os. J.-F. Lesueur, du poète Millevoye.— L'air, a 1 1 c.: Abb. (qui compte pour 2), Ailly-lfaut-Clocher, Aull, Créey, Gamaehes, Hallencourl, Movenneville, Kouvion. Bue, St-Yal« ry; 1 78 comm. et 133,300 h.

ABBON, en lalin Abba Ccniuus, moine de l'ab baye de Saint-Germain-des-Prés , morl vers 023, ■ laissé plusieurs écrits dont le principal est un poem? lalin en 3 livres, sur le siège de Paris par les Normands en 886 , siège auquel il avait assisté. Ce jioi'mo a été publié pour la première fois, en 1588. par P. Pilhou, dans son recueil des chroniqueurs. I! a été traduit dans la collection des Mémoires sur l'histoire de France de M. Guizot, et plus récemment |>ar M. Tarannc, 1835, in-8.

abbon , Abbo Floriacentis, abbé de Fleury, mort en 1004, joua un rôle assez imj>ortant sous le ro; Bobert. Il a laissé quelques écrits , entre autre; un Abrégé de la vie de 91 papes (Mavencc, 1602. in-4).

ABBOT 'George), archevêque de Cantorbéry, n<! en 160.1 àCuildford, mort en 1633. 11 était fils d'un tisserand el s'éleva graduellement aux premières dignités de l'église. Jacques I avait eu lui la plu? grande confiance ; il l'employa h traduire en anglais le Nouveau Testament cl A îudr les églises d'Angleterre et d'Ecosse. Il fût disgracié h la Cn de sa vie pour avoir courageusement résidé ,\ des ordres injustes du roi. Hélai! un zélé puritain. Il a laissé plusieurs écrits: le seul qui se lise encore aujourd'hui est une Histoire de* musmcrci de ta Valu line.

ABBOTSFOBD, château d'Ecosse, résidence favorite de Walter Scott, sur la riv e droite de la Tweed, à I kil. de son confluent avec. l'Etlrick. Site pittoresque. Le château esl remarquable par la bizarrerie de soc architecture qui offre plusieurs genres confondus.

ABBOTS-LANGLEY.vill. d'Angleterre Hcrtford', à 30 kil. N. de Londres; 1,7(>0 hab. Il avait été donné par lo roi Jean » l'abbaye de Saint- Al Lan, et fut la patrie du pape Adrien IV (Nie. Brakcspearè).

ABBT (Thomas), écrivain allemand, né à l lin en 1738, mort en 176G, à l'âge de 28 ans, occupa d'abord une chaire de philosophie a Francfort-surl Oder, puis une chaire de mathématiques à Binteln en VVesIphalie. 11 composa un grand nombre d'ouvrages, dont les plus estimés sont : De la Mort pou la patrie; Du Mérite (souvent réimprimé). Il traduisit er allemand la Conspiration de Catilina de Salluste, et en français, les Recherches sur les sentiments moraux de M oses Mcndclsohn. Ses œuvres complètes ont été imprimées à Berlin, en 1790, 6 vol. in-8». Le traité Du Mérite a été traduit en français par J.-B. Dubois, Berlin, 1780, in-8.

ABDALLAH, père de Mahomet, né à la Mecque,

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